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28.03.2012

J'ai traversée la manche à la nage (livre)

J'ai reçu avec plaisir le dernier livre de Philippe Croizon intitulé : "J'ai traversé la Manche à la nage".

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J'ai eu la chance de participer à son extraordinaire aventure car il m'avait demandé des conseils pour sa traversée, il était venu s'entraîner à Palavas et je l'avais accompagné sur le bateau le jour J. J'ai donc la chance aujourd'hui d'avoir dans ma bibliothèque sportive un livre dédicacé par un nageur distingué de la Légion d'Honneur !

Je vous recommande cet ouvrage qui est un véritable exemple pour tous ceux qui ont un projet sportif qui leur tient à coeur et qui doivent affronter toutes sortes d'obstacles pour parvenir à leurs fins. En effet, Philippe explique comment il a su garder intacte sa motivation pour la Manche malgré les difficultés de l'entraînement, la recherche de financements, les problèmes de logistique... et bien sûr malgré son très lourd handicap. Donc c'est une belle leçon de courage et d'adversité pour atteindre un rêve qui semblait à beaucoup de personnes irréalisable. Ce livre témoigne aujourd'hui que réaliser un rêve est possible...

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Cette photo a été prise lors de la soirée de son exploit, nous étions tous euphoriques et je suis heureux que Philippe ait aussi relaté ce moment "déjanté" dans son livre !

22.01.2012

Stage eau libre à Palavas (34) en mai 2012

Nageurs, triathlètes, passionnés de nouvelles expériences, débutants ou confirmés, voici une info pour vous !

   Stage eau libre unique en France
du vendredi 18 au dimanche 20 mai 2012
(week-end de l'Ascension)
  

La ville de Palavas et la mer Méditerranée offrent un terrain de formation idéal pour les nageurs qui souhaitent se mettre au défi lors de raids ou de courses de longues distances à la nage en France et dans le monde.

Au cours de ce stage, vous serez encadrés par Cathy et moi-même, spécialistes de nage en eau libre. Nous avons effectué plus de 300 traversées à la nage, dont la traversée de la Manche, le Détroit de Gibraltar, parmi les plus mythiques.

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Au programme : des conseils théoriques, des activités sportives pour vous initier ou vous perfectionner dans cette discipline. Sans oublier une session nocturne en mer pendant laquelle vous allez découvrir de nouvelles sensations !

 

Ce stage est ouvert aux licenciés de plus de 18 ans FFN, FFTri, FFSS, FFESSM. Le port de la combinaison est accepté. Le nombre de places est limité à 20 stagiaires.

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Le programme du week-end sera le suivant :

  

Vendredi 18 mai:

* 14h : Accueil des stagiaires au Cercle Nautique de Palavas (rive droite)

* 14h - 16h30 : Présentation du groupe et session de nage en mer 

* 21h30 - 23h : Nage en mer de nuit (affronter sa crainte)

Samedi 19 mai:

*10h-12h : Session nage en mer avec une initiation au sauvetage (utilisation d'une planche de sauvetage...)

*14h-16h : Débat questions/réponses en salle (organisation, sécurité, ...)

*16h - 18h : Session de nage en mer

Dimanche 20 mai:

* 10h - 12h : Session en mer, mise en situation. Possibilité de participer au triathlon ou aquathlon de Palavas (programme, plan et inscription : http://www.triathlonduphare.com/) .

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Participation aux frais d'organisation du séjour :

- 75€ pour les 3 jours de stage 

Ce prix comprend : un bonnet de natation, un stick lumineux pour la séance de nuit, le prêt du matériel de sauvetage, le pique-nique du dimanche.

Ce prix ne comprend pas : l'hébergement et les repas à la charge du stagiaire (large gamme d'hôtel sur Montpellier et alentours, nous contacter si besoin)

 

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Si vous êtes intéressé par ce week-end spécial et unique en France dédié à la nage en milieu naturelvoici la fiche d'inscription (Inscription stage eau libre mai 2012.doc) à retourner complétée avant le 11 mai 2012.   

 

A bientôt !

 

23.12.2011

Soirée à l'Elysée...

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Le vendredi 16 décembre 2011, j'ai été invité au Palais de l'Elysée afin d'assister à la cérémonie de remise de la Légion d'Honneur à Philippe Croizon.

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Philippe Croizon est le nageur amputé des 4 membres qui, en septembre 2010, avait traversé la Manche muni de palmes en 13h20.

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J'avais fait parti de l'équipe qui l'a accompagné et soutenu lors de sa traversée. J'avais effectué le dernier kilomètre à ses côtés pour lui permettre d'atteindre le Cap Gris-Nez malgré des courants défavorables et ainsi lui permettre de réaliser son incroyable rêve.

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Félicitations Philippe, ta médaille est amplement méritée !!!

05.12.2011

Bain de Noël à Palavas 2011

Ce dimanche 4 décembre 2011 s'est déroulée la 5ème édition du bain de Noël de Palavas. Il s'agit plus précisément du bain organisé pour le Téléthon.

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Effectivement, ce bain traditionnel était organisé pour la bonne cause : récupérer des sous pour le Téléthon ! Et pour ce faire, les conditions climatiques étaient au rendez-vous : un temps ensoleillé et 16°C au thermomètre. Rien à voir avec celles de Noël habituellement.

Dans l'eau la température avoisinait les 15°C. Exceptionnel en cette période de l'année !!

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Toutes ces conditions ont permis de battre le record de fréquentation et c'est plus d'une centaine de baigneurs qui se sont jetés à l'eau. Les uns jouaient au ballon, les autres se courraient après. On se serait presque cru en été. Pour Cathy et moi, cela a été l'occasion d'une petite séance de natation d'une trentaine de minutes.

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Sur le sable, un public venu en nombre nous encourager, a permis de remplir abondamment les caisses du Téléthon en achetant des bonnets de Noël, des viennoiseries et en se réchauffant d'un vin chaud proposés par les associations palavasiennes.

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Pour ceux qui regrettent de ne pas avoir été des notres, rendez-vous à l'année prochaine !!!

 

21.10.2011

Bains de fin d'année

Les Fêtes de fin d'année arrivent et avec elles, les traditionnels bains de Noël.

Si vous connaissez d'autres bains organisés fin 2011 ou début 2012, n'hésitez pas à les mentionner en commentaires :

 

 

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Au programme* :

 

Dimanche 4 décembre :

Palavas – Plage St Pierre, rive droite à 11h

Cagnes/Mer – Ecole de voile à 10h

Dimanche 11 décembre :

Carnon – plage des Roquilles à partir de 11h

Samedi 17 décembre :

Valras Plage – à 11h

Sanary à 11h

Arcachon à 15h

Dimanche 18 décembre :

Nice – Plage du Ruhl

Saint Gildas de Rhuys (Morbihan)

Monaco – plage de la rose des vents à 10h30

Dimanche 25 décembre :

Agon-Coutainville (50) - à la cale du centre à 11h30

Samedi 31 décembre :

Agde – Village naturiste à 12h30

Dinard - plage de l'écluse à 15h00

Dimanche 1er janvier :

Saint-Malo - plage de la Hoguette à 11h00

Frontignan- Plage des Mouettes à 11h

Menton - Plage des sablettes à 11h

 * : Les dates sont à titre indicatif, se faire confirmer auprès des offices du tourisme.

19.09.2011

Balade parisienne

Le dimanche 18 septembre, c'est la journée du patrimoine, alors je me rends à Paris dans l'idée de visiter les quais de Seine avec ses fameux ponts et ses monuments. Mais à 7h du matin, il n'y a pas de bateau-mouche en service. Alors deux solutions s'offrent à moi : faire la visite à pied ou bien à la nage. Evidemment, j'ai choisi la 2ème solution. 

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Cela tombe bien car en ce dimanche de septembre est organisée la traversée de Paris avec palmes. C'est avec une centaines d'autres "touristes", dont Jean-Marie de la Palme Sétoise, que me jette à 7h30 du matin dans les eaux troubles de la Seine revêtu d'une combinaison obligatoire et de palmes. La températudre de l'eau est à 19°C, il fait plus chaud qu'à l'extérieur. 

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Le soleil se lève à peine sur Paris, quand soudain en amont de l'Île Saint-Louis retentit un coup de sifflet. Les voies de la Seine sont ouvertes et voilà que l'excursion commence. Les spectateurs se pressent pour nous encourager ou prendre des photos afin d'immortaliser le passage de "quelques fous qui n'ont pas peur de tomber malade".

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Nous allons passer sous 17 ponts et passerelles. Sur les bords de rives, nous distinguons les principaux monuments de la ville : Notre-Dame, l'Hôtel de Ville, le Louvre, la Concorde, l'Assemblée Nationale et pour finir la Tour Eiffel. Car c'est bien là, sous le pont d'Iena, après 6km, que se termine notre excursion.

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J'ai mis, certes un peu plus de temps que si j'avais pris un bateau-mouche mais cette excursion aquatique reste unique.

Les résultats et les temps : Résultats de la traversee de paris avec palmes.pdf

28.08.2011

Traversée de Palavas à la nage 2011 : les résultats

Voici les résultats complets de la traversée 2011 : TRAVERSEE PALAVAS 2011.xls

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25.08.2011

Traversée de Palavas 2011 : le programme

C'est dans 3 jours qu'aura lieu la cinquième traversée de Palavas à la nage : dimanche 28 août 2011 à 18 heures.

Comme les années précédentes, les droits d’inscription de cette traversée populaire (5 euros avec possibilité de donner plus) seront  reversés au profit de l’association France Choroïdérémie (maladie génétique orpheline). 

 

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Ici les bénévoles de France Choroïdérémie : Maryvonne, Cathy et Marie-Cath.

 

Pour cette traversée deux distances possibles : 400m pour les 13 ans et moins (nés en 1998 et après) / 1000m pour les 14 ans et plus (nés en 1997 et avant).

Elle est ouverte à tous les licenciés (FFN, FFTri, FFSS, FFESSM,…) et toutes personnes munies d’un certificat médical de non contre-indication à la natation en milieu naturel. Seuls seront autorisés les maillots natation ci-dessous (les combinaisons sont interdites).

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Le programme :

16h début des inscriptions

17h30 briefing du 400m et du 1000m

18h départ du 400 m

18h30 départ du 1000m

20h remise des récompenses

20h30 appéritif 

 

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Merci de relayer cette information auprès des nageurs, de vos proches, de vos clubs, sur vos sites, blogs, ….

Essayons d’être encore plus nombreux que l’an passé pour soutenir l’association… « Rien que pour voir »

 

24.08.2011

Mercredi 24 aout a Jersey

Hier soir nous sommes alles nous entrainer avec le club de Jersey a St Catherine's Bay et nous avons appris la mauvaise nouvelle : nous ne pourrons pas effectuer la traversee de Jersey a la France pour cause de vent trop violent pour les jours a venir (force 4) Quelle deception ! C'est le moral dans le maillot que nous avons effectue l'entrainement d'une heure dans la baie protegee du vent.

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Aujourd'hui nous allons nous changer les idees en allant a la piscine pour faire ... de la piscine a vagues et du toboggan.

23.08.2011

Mardi 23 aout a Jersey

Peu d'espoir de nager entre Jersey et la France. Les vents pour cette semaine depassent Force 2 ce qui correspond a la force maximum pour prendre le depart. Reste peut-etre un espoir mercredi si les sites meteorologiques annoncent Force 2 pour demain pendant une duree de 12h ! Ce soir nous allons nous entrainer avec le club de Jersey longue distance swimming a St Catherine Bay. Nous saurons definitivement si nous nageons ou pas la traversee...

22.08.2011

Lundi 22 aout a Jersey

La traversee de Jersey a la France que Cathy et moi desirions realiser a la nage cette semaine, a de fortes chances (ou plutot malchances) de ne pas se faire. Les previsions meteorologiques ne sont pas en notre faveur. Un vent force 4 a 5 est annonce toute la semaine et rend tout depart conpromis. Esperons que comme d'habitude la meteo se trompe....

 

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Pour realiser la traversee entre Jersey et la France, 2 conditions doivent etre remplies. La premiere, il faut un faible coefficient de maree, la seconde il faut un vent inferieur a Force 2.

21.08.2011

Dimanche 21 aout a Jersey

Nous sommes arrives sur l'ile de Jersey samedi soir avec l'intention d'effectuer la traversee a la nage entre Jersey et la France. Ce matin, Cathy et moi avons rencontre les dirigeants du Jersey long distance swimmimg Club au court d'un entrainement en mer. Nous avons nage avec une cinquantaine de nageurs du club dans la baie de St Brelade's. La seance a duree un peu plus d'une heure dans une eau a 17,5C. Pour la suite des evenements, les dirigeants ont commence a nous dire que pour notre traversee cela risquait d'etre compromis. La meteo ne s'annonce pas favorable. Nous allons donc suivre les buletins meteos toutes les 12h avec peut-etre l'espoir d'une bonne nouvelle...

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PS: pardonnez moi en cas de fautes de frappes, je ne suis pas habitue au clavier "qwerty"

03.08.2011

Prochain raid...

Malgrè notre mésaventure au large de Los Angeles,  Cathy et moi avons repris le chemin de l'entraînement en vu d'un nouveau projet. Dans la semaine du 22 au 25 août,  nous avons programmé de nager de l'ïle de Jersey vers la France à la nage. cette traversée est mise en place et controlée par le Jersey Long Distance Swimming Club.

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La distance est d'environ 26km et ne s'effectue que pendant des marées de mortes eaux. Le départ se fait au nord-est de l'île, sur une plage dénomée "La Coupe". L'arrivée doit avoir lieu sur une plage entre St Germain-sur-Ay et Denneville en Normandie. En 2008, je n'ai pu la réaliser à cause des conditions météorologiques. J'espère que cette année nous aurons plus de chance.

15.07.2011

Un raid à vite oublier…

Samedi 7 juillet, Cathy et moi avons rendez-vous à 20h15 à la Marina de San Pedro (USA) pour retrouver tous ceux qui vont nous accompagner et nous assister lors de notre tentative de traversée du détroit de Catalina au large de Los Angeles.

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Lorsque nous embarquons sur nos bateaux respectifs, l’ambiance est plutôt au beau fixe et nous en profitons pour faire quelques photos-souvenir. A bord de mon bateau accompagnateur, il y a Fabienne mon épouse pour me ravitailler, Beth et Paul pour me suivre en kayak, Natalie et Mickael comme observateurs de l’association qui valide la traversée puis John le capitaine et ses 3 assistants pour piloter le bateau.

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Nous quittons la Marina sur le coup des 21h et traversons à vitesse réduite le port de San Pedro. Le bateau de Cathy est déjà parti depuis une bonne demi-heure. Natalie me lit le règlement de la traversée et les principes de sécurité à respecter. En chemin, sur des bouées ancrées, se reposent des phoques qui laissent penser que l’eau va être froide comme nous l’avions constaté la veille lors de notre dernière séance d’entraînement.

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Sur la plage, le thermomètre affichait selon les endroits entre 10 et 14°C. Lorsque nous atteignons le phare signalant la sortie du port, le bateau augmente sa vitesse et nous commençons à être secoués de tous côtés. La mer annoncée calme affiche en fait des creux de plus d’un mètre. La plupart des gens sur le bateau sont partis se reposer car la nuit s’annonce longue. Mon épouse, quant à elle, souffre déjà du mal de mer et commence à ravitailler…les poissons.

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Après 2h30 de traversée éprouvante (vous avez déjà passé 2h dans un tambour de machine ?) nous arrivons à proximité d’une toute petite plage très peu visible pour cause d'obscurité totale. Le bateau de Cathy est déjà en place, Bernard son mari commence à la graisser et Hervé, leur ami de longue date, est déjà dans l’eau sur un kayak. Sur mon bateau on sent déjà de la démotivation. Beth qui doit m’accompagner en Kayak ne se sent pas d’attaque pour me suivre avec ces conditions de vagues. Fabienne ne se sent plus capable de me ravitailler. Les observateurs ne sont pas chauds non plus car déjà pris par le mal de mer. Le pilote m’informe que normalement on part de nuit car les conditions sont bonnes mais là ce n’est pas le cas. Il y a des vagues d’un mètre environ mais cela ne devrait pas empirer. Seul problème c’est que si nous ne partons pas cette nuit, nous ne le feront jamais car pour les jours suivants, les courants ne sont plus favorables. Au moment où nous devons prendre une décision (qui tend vers l'annulation de la course) et à la surprise générale de mon équipage, Cathy s’élance de son bateau et débute sa traversée. La donne a changé et maintenant plus personne ne s’oppose à me faire prendre le départ de ce raid pour lequel je me prépare depuis des mois.

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C’est l’ami de Beth qui m’accompagnera en kayak pendant la nuit, les vagues ne le dérangent pas mais on ne sent pas une très grande motivation de sa part. Beth quant à elle, se propose gentiment de me ravitailler à la place de Fabienne blanche comme un cachet d’aspirine et vidée de toutes ses tripes. Habituellement, on m’aide pour me graisser, mais là il faut que je me débrouille tout seul. Je ne peux pas faire impasse sur la graisse, vu la température de l’eau constatée les jours précédents. Muni de mes gants chirurgicaux pour éviter de mettre de la graisse sur les mains et ballotté au gré des vagues, je me contorsionne dans tous les sens afin de pouvoir me l’appliquer de partout en évitant d’en mettre sur les épaules.

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Après avoir accroché une lumière clignotante et un stick lumineux à mon maillot, je me jette à l’eau une trentaine de minutes après Cathy et rejoins la plage de départ au milieu des innombrables algues qui m’enlève une partie de la graisse. Mais l’eau à ma grande surprise est à 20°C !!! Là dans ma tête je me dis : « à 14°C, c’est une température idéale pour les phoques, mais à 20°C, c’est une température idéale pour…les requins ! » Surtout qu’il paraît que non loin de là, à Santa Barbara, rôdent des requins blancs qui aiment cette température. Les mêmes que dans « Les dents de la mer »... :-(  Dans ces cas là, on se dit que généralement, le requin n’attaque pas l’homme et que le kayak et les gens sur le bateau sont là pour veiller… Enfin je m’élance à 00h09 depuis la petite plage caillouteuse qui symbolise le départ. Après deux pas dans l’eau, je m’écroule dans 20 cm d’eau seulement  après avoir trébuché sur une grosse pierre. Ça commence bien !!! Heureusement, pas de dégâts. J’attaque mes premiers mouvements de bras la tête hors de l’eau pour nager au dessus des algues, les projecteurs du bateau en pleine figure. Après une cinquantaine de mètres, je rejoins mon Kayak et le bateau pour commencer mon raid nocturne. Dans l’eau, c’est le noir total, mes bras font des petites bulles vertes éclairées par la lumière de mon stick lumineux. Sur ma droite, le kayak éclairé par 3 sticks, rame paisiblement. Sur ma gauche, le bateau me casse les vagues mais m’envoie ses odeurs de fuel. Un bon coup d’éclairage de lampe torche m’annonce que je suis trop près du bateau et qu’il faut que je m’écarte. En plus cela m’évitera d’avoir les odeurs. Après 30’, c’est l’heure de mon premier ravitaillement, j’ai un peu de mal à l’absorber car un peu nauséeux suites aux gaz du bateau. Les ravitaillements suivants (du liquide  énergétique toutes les demi-heures), auront du mal à passer. Sur le bateau, il n’y a que Beth et les pilotes qui sont opérationnels, les autres sont allés se coucher ou vomir. Dans l’eau je distingue des formes gélatineuses et dès la première heure je commence à être piqué sur les bras et les épaules. La douleur n’est pas très forte, mais désagréable. Elle s’atténue au bout de quelques minutes. Devant moi, j’aperçois que je me rapproche du bateau de Cathy. La motivation me revient en me disant que lorsque je serai à côté d’elle, comme la température de l’eau est bonne, je nagerai à sa vitesse pour faire le chemin ensemble jusqu’au levé du soleil. Cela me permettra d’avoir son bateau, son kayak et Bernard pour nous encourager et assurer une plus grande sécurité. Au bout de 2h30 de nage, je distingue son bateau à une centaine de mètres de moi seulement, je me dirige dans sa direction tout content. Malheureusement, à chaque fois que je lève la tête je m’aperçois qu’il s’éloigne. Que se passe-t-il ? Je sors la tête, regarde tout autour de moi et interroge mon bateau, mais personne n’est capable de me dire ce qu’il se passe. En fin de compte Cathy vient d’abandonner au bout de 3h de nage atteinte de maux de ventre, de piqures de méduses et de difficultés à se ravitailler. Son bateau l’a ramenée directement au port après que son kayakiste soit tombé à l'eau ! Le trajet du départ qui nous a conduit de San Pedro à Catalina lui a été fatal. Pour moi c’est un coup au moral !

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Je me retrouve au milieu du Détroit avec un kayakiste pas très motivé, un bateau quasi-fantôme, des méduses et d’éventuels requins… J'ai l'habitude de dire qu'une traversée se fait 75% dans la tête et 25% dans les bras : là, je suis passé d’un coup à 90% dans la tête. Les bras qu’en a eux, heureusement,  vont bien. Ils tournent toujours à 66 mouvements par minutes, mais après 3h de nage et 12000 mouvements de bras, on m’informe que le kayakiste est fatigué et qu’il s’arrête pour aller se reposer me laissant seul face à mon destin. Je viens de passer à 99% dans la tête pour tenir le coup. Après 4h de nage l’épaule droite commence à me jouer des tours mais rien de grave, j’en ai connu d’autres. Puis cela va être la goutte qui fait déborder Catalina : je me retrouve l’espace d’un instant seul dans le noir à une cinquantaine de mètres de mon bateau. A ce moment, j’estime que je ne suis plus du tout en sécurité et que ma vie dans ce milieu inconnu est en danger. Pour comparer, j’ai l’impression de me retrouver comme un coureur qui fait un 100km dans la savane de nuit avec pour seule sécurité une voiture roulant à 50m de lui et dont les passagers sont endormis. Je ne donne pas cher de sa peau. C’est un peu ce que j’ai ressenti à ce moment là. Lorsqu’au bout de 4h40, j’annonce que je vais arrêter, personne n’essaie de m’encourager et de me motiver à continuer, j’ai l’impression que cela fait plaisir à tout le monde.

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La mort dans l’âme et peu fatigué je remonte à bord du bateau. Je viens de prendre un coup au moral, mais jamais je n’avais vécu des conditions d’accompagnements semblables auparavant. Sur le retour au port, personne ne viendra me voir pour savoir comment je vais à l’exception de mon épouse. Les observateurs n’ont rien noté.

Au final, une traversée à vite oublier … pour déjà se consacrer à notre prochain défi à Cathy et moi fin août !!

 

 

03.07.2011

Côte Vermeille 2011

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article de l'Indépendant : article de l'Indépendant du dimanche 19 juin 2011.JPG

01.07.2011

Prochain raid ...

Le vendredi 8 juillet 2011, si les conditions le permettent, Cathy et moi nagerons de l'ïle de San Catalina vers San Pedro (Los Angelès) sur une distance de 34km.

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La traversée débutera le jeudi 7 au soir aux alentours de 23h30 (8h30 le 08 heure française) pour se finir, espérons le, en fin de matinée (19h - 21h heure française)

27.06.2011

Traversée du lac d'Orta : 13km en Italie

Samedi 25 juin 2011, j'ai participé à la 3ème édition de la traversée du lac d'Orta en Italie. C'est un petit lac alpin situé dans le nord de l'Italie entre la Lombardie et le Piémont. Le cadre y est magnifique. Le lac fait 13,4km de long et 2,5km de large.

 

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Avec une centaine de nageurs, nous allons en effectuer la traversée dans sa longueur depuis la petite plage de Gazziano située au sud jusqu'à la ville d'Omegna au nord en passant entre le village d'Orta et l'île de San Giulio, le tout sur une distance de 13,2km et dans une eau à 21°C.

Contrairement à la légende typique d'Orta qui veut que "San Giulio (leur Saint Patron) jeta son manteau sur la surface du lac pour y grimper et à l'aide de son bâton ramer du village jusqu'à l'île pour chasser les monstres et le dragon", nous, nous allons traverser le lac pour le plaisir car « non competitiva » sur l'affiche, en tractant un ballon de plage avec notre numéro d'inscription.

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Le matin de la course notre rendez-vous à lieu à Omegna où un bateau va nous emmener sur le lieu de départ. Je vais effectuer le trajet au côté de Marco, l'organisateur principal et nageur lui aussi. Tout au long du parcours, il nous fait un briefing sur les conditions de ravitaillement, le trajet, les points repérables, ...mais également nous avons droit à des commentaires touristiques sur le lac.

Cette traversée n'étant pas officielle (réglement FINA), tous les nageurs sont en combinaison à l'exception d'une dizaine de nageurs dont je fais parti. On me remet une bouée avec une ficelle à attacher autour du ventre pour la sécurité. Ce n'est pas la première fois que j'effectue une traversée dans ces conditions : j'avais nagé en 1994 dans le lac majeur (entre Brissago et Diranella) en tractant déjà un ballon. En fait, toutes les épreuves en lac dans cette région se font accompagné d'un ballon ! L'avantage c'est qu'on voit les nageurs de loin.

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Le départ est donné un peu après 10 heures sous un soleil éclatant. Il fait 26°C à l'extérieur et pas un nuage à l'horizon. Une superbe randonnée aquatique en perspective. 100 ballons se mettent à avancer en ordre éparpillé dans le lac, encadrés par une vingtaine de bateaux à moteur et une vingtaine de kayak. Tout autour de moi, les montagnes sont verdoyantes et des petits villages sont dominés par les clochers des nombreuses églises. J'évite de me laisser entraîner par le rythme soutenu des premiers nageurs, mon objectif principal est de voir mon état de forme 15 jours avant d'aller traverser le détroit de Catalina. Après 4,4km et après avoir dû nager quelque mètres à reculon pour récupérer mon ballon que j'avais perdu, j'approche du petit village d'Orta où se situe le premier ponton de ravitaillement. Ce petit village pittoresque à son centre d'intérêt  sur la place du marché où se trouve un palais communal style Renaissance de 1582. Là, j'entends et vois mes supporters, ma femme et mes deux enfants, venus pour m'encourager.

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Sur ma gauche je distingue la petite île de San Giulio avec son cloître baroque et sa grande basilique romane. Le cadre dans lequel je me trouve est magnifique et c'est dans ces moments là que l'on apprécie encore plus la discipline de l'eau libre. Encore quelques mètres et, à hauteur de l'Hôtel de ville, depuis un ponton, on me tend mon premier ravitaillement. Il s'agit d'une nouvelle boisson énergétique que je teste avant Catalina et malheureusement l'essai n'est pas concluant. Me voilà reparti pour ma promenade à la nage. Je quitte le petit village d'Orta et ses splendides habitations pour rejoindre 3,8km plus loin le 2ème point de ravitaillement. Je n'ai pas trop le temps d'apprécier cette partie du paysage, un nageur s'est mis dans mes pieds et me met la pression en me touchant.

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J'étais venu pour un entraînement et maintenant l'esprit de compétition reprend le dessus. Je nage pour essayer de le distancer et me fatigue inutilement. Arrivée au 2ème point de ravitaillement, je m'aperçois que je l'ai distancé et me raisonne pour éviter de me « mettre dans le rouge ». Je repars pour les 5,5km restant. Je peux admirer une cascade et je distingue au loin les maisons d'Omegna, la ville d'arrivée. Le vent vient de se lever et heureusement pour nous dans le bon sens.

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Il arrive parfois que le ballon me rattrape. Mes épaules deviennent lourdes et les inquiétudes avant Catalina apparaissent. Il faudra faire l'équivalent de 3 fois le lac d'Orta et là franchement je ne me sens pas capable de retourner vers le départ. J'entends de nouveau mes fidèles supporters et la ligne d'arrivée salvatrice n'est pas loin. A ce moment, je vois de part et d'autres, deux nageurs en combi qui me suivent. Il ne me reste plus qu'à faire un petit sprint final pour le fun !!!

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Je termine la traversée à la 18ème place en 3h24'28. Au final, je suis très satisfait de cette traversée que je conseille à tous les passionnés de nage en milieu naturel mais ne me rassure pas pour autant sur mes conditions physiques pour Catalina...

17.06.2011

L'Ocean's seven dans la presse (Objectif Catalina)

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15.06.2011

La Côte Vermeille à la nage 2011

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Samedi 11 juin 2011, Cathy et moi-même avons effectué la traversée d'Argelès à Cerbère (Pyrénées-Orientales) par la nage (sans combinaison ni palmes) sur 17 km dans une eau à 17C° afin de faire parler de France Choroïdérémie (maladie génétique qui entraîne la cécité), association que nous soutenons lors de la plupart de nos exploits sportifs.

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De part l'engagement de l'association dans cette aventure, la présidente de FC, Marie-Cath Grès-Faure a su fédérer la générosité des catalans en obtenant notamment l’hébergement gratuit pour nous et nos accompagnateurs dans le centre Azuréva d'Argeles. L'association a aussi tenu d’un stand à Collioure pour faire parler de la recherche sur cette maladie génétique.

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Le départ a eu lieu à midi depuis l’extrémité sud de la plage du Racou par une forte tramontane (force 4 à 5) mais sous le soleil ! Pour une question de sécurité nous étions assistés par des canoë-kayaks du « Central WindSurf » d’Argelès dans lesquels avaient pris place Jean-Yves et Thomas pour nous ravitailler en boissons énergétiques toutes les demi-heures. Tout au long du parcours de cette côte Vermeille et principalement à Collioure les membres de FC ont pu nous encourager.

 

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La mer était assez agitée (vague de 0,5 à 1 mètre) et, au niveau du Cap Béar, les premiers «maux de mer» se sont fait sentir. Afin de pouvoir passer ce cap réputé difficile lors de forte tramontane, nous avons dû fournir un effort conséquent qui s’est fait ressentir par la suite sur nos épaules hyper lourdes. Mais la motivation était plus forte et sous les encouragements incessants de nos accompagnateurs nous nous rapprochions progressivement de la pointe du Cap Cerbère. Un bateau du club de plongée de Cerbère croise notre chemin et nous fait une ovation.

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Lors de l'arrivée sur la plage de Cerbère quelques curieux sont venus nous accueillir. Je termine cette traversée de la côte Vermeille après 4h45 d'efforts et 6h05 pour Cathy.

 

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Les commerçants face à la plage ont tenu à témoigner leur admiration pour la cause et l’exploit sportif en apportant un cadeau-souvenir et en offrant une tournée à notre joyeuse équipe, sans oublier le club de plongée de la ville qui nous a encouragé dans les derniers mètres et prêter leurs installations afin de nous doucher et nous réchauffer !

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10.06.2011

Argelès - Cerbère 2011

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24.05.2011

Calendrier 2011 de natation eau libre en France

Ce calendrier reprend toutes les traversées à la nage que j’ai pu répertorier pour l’année 2011. Il n’est certainement pas complet et je compte sur vous pour l’enrichir.

Si vous constatez des erreurs ou si des épreuves ne sont pas mentionnées, n’hésitez pas à le mettre en commentaire, je modifierai le calendrier en conséquence.

Vous pouvez laisser également des commentaires pour nous faire part des épreuves pour lesquels vous gardez un bon ou mauvais souvenir, que vous conseillez ou déconseillez (sans oublier d’argumenter).

 

 Dimanche 13 février :

Étape 1 de la Coupe de France, au Vieux-Fort (Guadeloupe)

Samedi 7 mai :

Étape 2 de la Coupe de France, à Nouméa (Nouvelle-Calédonie)

Samedi 4 Juin :

Étape 3 de la Coupe de France, à Montargis Cepoy (Loiret) – 1,5km et 5km

Dimanche 5 Juin :

Étape 4 de la Coupe de France, à Montargis Cepoy (Loiret) – 3km et 15km

Jeudi 9 Juin :

Étape 5 de la Coupe de France et championnat de France 2011, à Pierrelatte (Drôme) – 10km

Samedi 11 Juin :

Étape 6 de la Coupe de France et championnat de France 2011, à Pierrelatte (Drôme) – 5km

Dimanche 12 Juin :

Étape 7 de la Coupe de France et championnat de France 2011, à Pierrelatte (Drôme) - 5km contre-la-montre individuel

Mardi 14 Juin :

Étape 8 de la Coupe de France et championnat de France 2011, à Pierrelatte (Drôme) - 25km

Dimanche 19 Juin :

Étape 9 de la Coupe de France, à Creil (Oise) – 1km, 2,5km et 5km

Dimanche 26 Juin :

Étape 10 de la Coupe de France, à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine)

Étape 11 de la Coupe de France, à Marseille (Bouches-du-Rhône) – 5km

Samedi 2 Juillet :

Étape 12 de la Coupe de France, à Vassivière (Haute-Vienne) – 2km, 5km et 10km

Dimanche 3 Juillet :

Étape 13 de la Coupe de France, à Cannes (Alpes-Maritimes)

Étape 14 de la Coupe de France, à Saint-Pardoux (Haute-Vienne) – 1,5km et 5km

Championnat de France des maîtres à Gap (Hautes-Alpes) - 3km

Vendredi 8 Juillet :

Étape 15 de la Coupe de France, à Compiègne (Oise) – 2,5km et 7,5km

Samedi 9 Juillet :

Étape 16 de la Coupe de France, à Granville (Manche) – 1km et 5km

Étape 17 de la Coupe de France, à Attichy (Oise) – 1,5km et 5km

Étape 18 de la Coupe de France, à Torcy (Seine-et-Marne) – 1,5km et 3km

Dimanche 10 Juillet :

Étape 19 de la Coupe de France, à Jablines-Annet (Seine-et-Marne) – 2,5km et 5km

Étape 20 de la Coupe de France, à Troyes (Aube) / Mesnil-Saint-Père (Aube) – 1,5km et 5km

Jeudi 14 Juillet :

Étape 21 de la Coupe de France, à Pierrelatte (Drôme)

Traversée de la baie de Saint Jean de Luz (Pyrénées Atlantique) – 1,5km

Samedi 16 Juillet :

Étape 22 de la Coupe de France, à Hostens (Gironde)

Dimanche 17 Juillet :

Étape 23 de la Coupe de France, à Hostens (Gironde)

Vendredi 19 Juillet : 

Étape 24 de la Coupe de France, à Gray (Haute-Saône) – 1km, 3km et 5km

Samedi 24 Juillet :

Étape 25 de la Coupe de France, à Bellecin (Jura) - 1km, 2,5km et 5km

Dimanche 25 Juillet :

Étape 26 de la Coupe de France, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie)- 1,5km et 5km

Mardi 2 août :

Traversée du canal d'Hossegor - 1 et 2km

Samedi 6 août :

Traversée du lac d'Aiguebelette (à vérifier)

Dimanche 7 Août :

Étape 27 de la Coupe de France, à Gérardmer (Vosges) – 2,5km et 5km

Mercredi 10 août :

Traversée de l'île d'Oléron plage du galon d'Or - 2,5km

Lundi 15 Août :

Étape 28 de la Coupe de France, à Annecy (Haute-Savoie) – 2,4km et 5km

Traversée de la baie de Saint Jean de Luz (Pyrénées Atlantique) – 1,5km

Lundi 22 Août :

Étape 29 de la Coupe de France, à Sète (Hérault)- 1km et 2,4km

Dimanche 28 Août :

5ème traversée du canal de Palavas (Hérault) – 400m et 1km

Étape 30 de la Coupe de France, à Redon (Ille-et-Vilaine) – 1,5km, 3km, 5km et 10km

Samedi 3 Septembre :

Étape 31 de la Coupe de France, à Seilhac / Tulle (Corrèze)

Étape 32 de la Coupe de France, à Dijon (Côte-d'Or) – 2,5km et 7,5km

Dimanche 4 Septembre :

Étape 33 de la Coupe de France, à Toulouse (Haute-Garonne) et championnat de France 2011 du 3 km contre-la-montre par équipe

Samedi 10 Septembre :

Étape 34 de la Coupe de France, à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) – 5km

Dimanche 11 Septembre :

Étape 35 de la Coupe de France, à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) – 10km

23.04.2011

A la conquête de l'Ocean's Seven

Les « Seven Summits » (7 sommets) sont les plus hautes montagnes des sept continents. Réussir à escalader ces montagnes est un défi pour les alpinistes et seuls les plus forts y sont parvenus. En 2007, 198 alpinistes ont atteint cet objectif couteux et exigeant physiquement.

Cathy et moi-même projetons de réaliser un énorme défi pour les deux ans à venir : essayer d’accomplir l’Ocean’s Seven.

Elle est constituée de : 

En natation marathon, la version similaire de la « Seven Summits » est « l’Ocean’s Seven »

(1) Irish Channel entre l’Irlande et l’Ecosse,

(2) Cook Strait entre les îles du Nord et du Sud de la Nouvelle Zélande,

(3) Molokaï Channel entre les îles d’Oahu et de Molokai à Hawaii,

(4) English Channel entre l’Angleterre et la France,

(5) Catalina Channel dans le sud de la Californie,

(6) Tsugaru Channel entre les îles d’Honshu et d’Hokkaido au Japon,

(7) Strait of Gibraltar entre l’Europe et l’Afrique.

 Aucun nageur n’a réussi à ce jour « l’Ocean’s Seven »

Atteindre cet exploit nécessite une capacité de nager dans les mers très froides ou très chaudes. Ce défi exige également que le nageur soit physiquement et mentalement préparé à surmonter toutes les conditions que connaissent les amateurs de l'eau libre : de forts courants, des vents violents et la vie marine.

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Comme le défi des alpinistes, « l’Ocean’s Seven » nécessite une énorme planification, du temps, des ressources financières et des équipes de soutien d'experts locaux compétents.

Nous avons déjà accompli deux de ces marathons et en avons programmé un pour l’été 2011. Ce projet ne peut être réalisable que tout autant que nous obtenions des soutiens financiers. Le but est également d’en faire bénéficier des associations.

Nous comptons sur vous pour nous donner quelques idées ou contacts… merci !

Je tiens à votre disposition un dossier de presse.

09.03.2011

Le premier Français à tenter la traversée de la Manche

Le premier français à tenter officiellement la traversée de la Manche est le célèbre nageur Georges Paulus, vainqueur de la traversée de Paris 1905 et des 6 heures en 1907. Il a l’intention de faire la traversée le mercredi 12 août 1908 et compte partir aux alentours de trois heures. Ce jour là c’est la pleine lune et les courants sont au plus fort. Il compte sur eux pour mener à bien sa tentative. Dès qu’il s’agit d’organiser et de promouvoir la natation de marathon, le Journal « L’Auto » est toujours présent. Ainsi le journal et son rédacteur L. Manaud prennent toutes les dispositions et prêtent un puissant concours pour que Paulus ait le plus de chance de réussir.

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Ils vont tout mettre en œuvre pour que l’organisation soit irréprochable. Le bateau vapeur convoyeur affrété par le journal porte le nom « Pole Star ». Le commandant de l’expédition est confié à Mr Paul Rivet, un vieux loup de mer. Son parcours est remarquable, dès l’âge de huit ans il a commencé à naviguer. Puis il a participé aux guerres de Crimée et d’Italie. Il a ensuite navigué comme patron de pêche et enfin ce qui est remarquable a effectué au cours de ses campagnes plus de 70 sauvetage (Cf La Presse 10/08/08) Il connaît tous les coins et recoins, les passages difficiles et les courants de la Manche. Il est celui qui doit guider au mieux Paulus vers la France. Toute la presse française et britannique est conviée par L Manaud à assister à la tentative. Il y aura de nombreux correspondants français avec « La Presse », « Le Matin » et « le Petit Calaisien » et le photographe Simons. Du côté britannique il y aura les correspondant des « Sporting Life”, “Daily mail”, “Sub-Editor”, “Dover Standart”… (Cf La Presse 13/08/08) Le médecin de la préfecture de la Seine, Paul Gardé, est le docteur officiel. Pour l’accompagner, il y a sa plus fervente supportrice, son épouse mais également quelques « sportsmen » qui ont contribué à la réalisation de la traversée, comme Mrs Riffaud, Dubonnet et Ouvrier.

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Paulus s’est entraîné très sérieusement toute l’année pour essayer de franchir la fameuse nappe d’eau qui sépare la France de l’Angleterre. Une semaine avant, il se rend à Calais pour profiter des derniers jours qui lui restent avant sa tentative, afin de parfaire son entraînement en pleine mer et régler les derniers détails. (Cf La Presse 10/08/08Paulus est très confiant et a effectué sa dernière sortie en mer le lundi après midi. Mr Stauber, un des plus réputé pilote de Douvres, il est le fils du pilote qui accompagna le fameux capitaine Webb dans la légendaire traversée, a assisté à cet entrainement et a déclaré : « Paulus est le nageur le plus rapide que j’ai vu ici jusqu’à ce jour » (Cf La Presse 13/08/08)

La veille Paulus dine en compagnie de tout ceux qui participent à l’expédition et il explique aux journalistes présent comment il s’est préparé depuis le début de l’année pour tenter de renouveler l’exploit de Webb. Il a établi son tableau de marche sur une moyenne de 3km200 à l’heure, ce qui est une vitesse rapide pour les nageurs de l’époque. A dix heures du soir, Paulus part se coucher pendant que les accompagnateurs terminent les préparatifs.

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Le mercredi 12 août 1908, après quelques minutes de repos, à une heure du matin, tout le monde est debout. Paulus est tout heureux et prêt à réussir. A une heure trente, tout le monde quitte l’hôtel des Cygnes pour se diriger vers la grande jetée. Là, amarré dans le port, le bateau vapeur « Le pole star » les attends. A bord, Paulus fait ses derniers préparatifs. Il en profite pour se faire enduire le corps d’une graisse spéciale qui doit lui permettre de résister au froid. A deux heures du matin, tout le monde est prêt. Quelques minutes plus tard, à 2h27, Paulus se jette à l’eau du haut de la grande jetée des « bateaux poste » à Douvres. La tentative vient de commencer, Paulus nage à belle allure. C’est la pleine lune, le temps est clair et la mer calme. (cf la Presse 13/08/08). Il est très bien dirigé par le pilote Ouvrier. A 2h50 Paulus est à 4km500 du départ. Il avance à 10 km/h environ, avec la force des courants. Mais de minutes en minutes cette mer calme commence à devenir mauvaise. Elle ne gêne en rien la progression du nageur qui paraît à l’aise. Soudain, c’est l’affolement ! Au milieu de cette mer houleuse les accompagnateurs du bateau perdent de vue le nageur. Gros moment d’angoisse à bord, Mme Paulus l’appelle en criant. La tête de Paulus apparaît sur la cime des vagues et leur répond tranquillement : « Ne vous inquiétez pas de moi, je ne vous perd pas de vue, tout va bien » (Cf La Presse 14 août 1908) Gros soulagement à bord. A 3h30 Paulus approche du Varne, véritable colline de sable sur de la roche au un tiers de la Manche. Là les courants sont plus forts car il y a beaucoup moins de profondeur. A ce moment il vient de parcourir 8km. Paulus ne montre aucun signe de fatigue. La mer est maintenant très mauvaise et le bateau à vapeur est très secoué. A l’intérieur, cela devient l’apocalypse, la plupart des passagers sont pâles puis verts. Ils ont du mal à se tenir à tout ce qu’ils trouvent, mât, bastingage, cordage, filets de pêche… Certains offrant aux poissons le dîner de la veille. A 4h27 Paulus a parcouru 14km500, à bord, seul le docteur Gardé et Mme Paulus sont légèrement indisposés. Tout le monde à bord est malade et incapable de s’occuper du nageur. Lui, de son côté, continue de nager comme si de rien était. A 5h27 Paulus a parcouru 17km. Seule son épouse continue de l’encourager. Elle essai péniblement de le ravitailler avec du chocolat chaud. Le bateau à l’air d’un vrai champ de bataille avec tous les corps allongés et malades. A 6h17 Après avoir absorbé trop d’eau de mer, Paulus se plaint de fortes coliques et de vomissement. Les larmes aux yeux et peu fatigué, il abandonne, après avoir parcouru 11 miles marin soit exactement 20km372 en 3h50’. A 11h le « Pole Star » arrive à Calais, une dizaine d’accompagnateurs en ressortent complètement défaits. Seul Paulus, son épouse et le docteur Gardé sont plus d’aplomb.

De l’avis des journalistes anglais qui ont suivi la tentative, ils estiment, de par leur expérience, que Paulus est l’homme certainement le plus qualifié pour renouveler l’exploit et de rajouter : « Burgess et Holbein n’auraient peut être pu tenir trois miles par une mer aussi mauvaise ; il est courageux votre homme ! ». (Cf la Presse 14/08/08) Mais Paulus, déçu, annonce clairement : « qu’il renonçait à jamais à tenter la fameuse traversée » (Cf La Presse 13/08/08) Encore une fois la traversée vient d’échouer.

Mais son choix de partir un jour de forte marée était-il judicieux ? Ne valait-il pas mieux attendre un moment plus propice et des conditions climatiques plus clémentes ?

09.02.2011

Catalina Channel : les contacts

Cathy, ma sœur de nage, et moi-même allons tenter de traverser cet été le Catalina Channel, et en ce qui concerne l'organisation, c’est un peu le même principe que pour la Manche.
Pour nager ce détroit de 34km entre l’île de Santa Catalina et San Pedro (à Los Angeles), nous avons dû prendre des contacts sur place et faire des réservations : le minimum nécessaire incontournable pour pouvoir réaliser un tel défi.

Tout d’abord, il faut se rendre sur le site web de Catalina Channel Swimming Federation (CCSF) afin de retirer le dossier d’inscription d’une dizaine de pages. La CCSF est l’association qui validera la traversée en fournissant un officiel sur le bateau.
A partir de là un avant-goût de marathon commence :

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Il faut obtenir un pilote parmi ceux accrédités par la CCSF et trouver une date qui convienne en fonction de notre calendrier aquatique estival. Contrairement à la Manche où il faut réserver un pilote pendant une période précise, là on réserve pour un jour donné uniquement. Dans ce cas, il faut espérer tomber sur de bonnes conditions météo ce jour-là !
En ce qui me concerne, je suis en relation avec Heather de Outrider Sport Fishing qui propose des bateaux pour la traversée. Il faut bloquer une date. Il y a déjà pas mal de nageurs qui ont réservé et il ne me reste que le vendredi 8 juillet 2011.

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La date est alors arrêtée et de son côté Cathy peut également nager le même jour avec un autre pilote de bateau.
Seule contrainte, nous allons devoir partir de nuit. En effet, d’après les courants, nous quitterons le port de San Pedro avec nos bateaux vers 21h le 7 juillet. Après une traversée en bateau d’environ deux heures, nous atteindrons la plage de Doctor’s Cove sur l’île de Catalina, C’est depuis cette plage qu’aura lieu le départ de notre traversée à la nage, vers 23h30-minuit.

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Pour notre sécurité, en plus du bateau accompagnateur, il est recommandé de se faire assister par une personne en kayak. Pour cela j’ai pris contact avec Beth, une kayakiste américaine habituée à accompagner les nageurs. Elle connaît bien ce détroit pour l’avoir souvent fréquenté. Elle sera mon ange-gardien pendant la traversée. Ce jour-là sera aussi celui de son anniversaire. Elle nous a d'ores et déjà invités à faire la fête avec sa famille le soir de l'arrivée !

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La date étant bloquée, il m’a fallu par la suite passer des examens médicaux et faire valider les 4 pages du dossier prouvant mon aptitude à participer. Merci à Christian du MANUC d’y avoir contribué. J’ai réservé mon billet d’avion et l’hébergement pour cette période, et voilà comment se programmer une petite semaine de vacances et de sport aux US en compagnie de mon épouse…
Le dossier bouclé en 2 mois, tout est envoyé à la CCSF. A ce jour tout est « OK », la traversée aura donc bien lieu le vendredi 8 juillet 2011.

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A cette occasion, nous nagerons certainement pour faire parler de cette maladie génétique rare qu’est la Choroïdérémie. Maladie pour laquelle Cathy et moi nous effectuons de temps en temps des défis en eau libre afin d’informer le public et de collecter des fonds pour soutenir les programmes de recherches scientifiques sur la Choroïdérémie. Nous sommes en contact avec des membres de Choroideremia Research Foundation Inc aux Etats-Unis pour essayer d'optimiser la pub autour de notre traversée.

26.01.2011

Première tentative de la Manche par une femme

Depuis l’exploit du capitaine Matthew Webb qui traversa la Manche le 23 août 1875, chaque été, de fin juillet à fin septembre, de nombreux nageurs en quête de publicité tentent de l’égaler. Au début du 20ème siècle, des femmes n’ont pas craint de s’élancer sur les traces du capitaine.

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En 1900, c’est à une baronne roumaine, Mme Walburger de Isacescu, que revient l’honneur d’être la première femme à tenter de renouveler la prouesse de Webb. Championne du Wien Amateur Swim Club, elle a déjà réalisé des exploits en endurance. Elle a nagé de Wien à Presbourg et retour (61km) en 7h03’ et de Stern à Wien (77km) en 8h03’. (Cf : La Presse 25 août 1900) Elle décide donc, fin août 1900, de venir en France pour tenter la traversée de Calais à Douvres. La nageuse se met à l’eau le 6 septembre 1900 à 7 heures du matin à marée basse. La mer est clapotante et le vent du nord est contraire, mais cela n’empêche pas la baronne d’aller tenter l’impossible. Une fois dans l’eau, la Manche et ses courants marins poussent la nageuse pendant 6 heures vers son objectif. Malheureusement, ces mêmes courants l’entraînent ensuite à la dérive pendant 4 heures vers l’ouest, l’épuisant en vain dans sa conquête de la gloire. Vers 5 heures de l’après midi, après avoir tenue la mer pendant 10 heures et avoir nagé l’équivalent d’une trentaine de kilomètre, Mme Walburger de Isacescu, transie de froid, doit sur l’ordre de ceux qui l’accompagnent, se résoudre à abandonner les larmes aux yeux. D’après de savants calculs de la part de ses accompagnateurs, si la baronne avait maintenu son rythme, elle aurait pu arriver à Douvres le lendemain vers midi au plus tôt, soit l’équivalent de 30 heures d’efforts. (Vie au grand Air 16 septembre 1900)

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Il n’en demeure pas moins qu’à son retour sur la terre ferme, elle est attendue par plusieurs centaines de personnes venues l’ovationner. Une chambre au Casino de Calais lui est préparée et après une nuit de sommeil, elle se lève comme si rien ne s’était passé la veille, prouvant à la presse son incroyable résistance et sa capacité de récupération.

15.12.2010

Catalina Channel

La Catalina Channel est la version américaine de la traversée de la Manche. Elle se nage entre l’île de Santa Catalina et Los Angeles en Californie, États-Unis. La distance la plus courte est de 33,7 K (21 milles) de la plage dite de Doctor's Cove sur l’île de Santa Catalina à la péninsule de San Pedro.

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Au niveau des difficultés rencontrées, la Catalina Channel est comparable en tout point avec la traversée de la Manche : eau froide (surtout près des côtes), de forts courants, des vents violents… mais également la possibilité de croiser une vie marine agressive (migration de baleines, grands troupeaux de dauphins et possibilité de présence de requins…)

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La première réussite de la traversée a eu lieu en 1927. Un riche homme d’affaire américain, William Wrigley Junior, grand producteur de chewing-gum et propriétaire de l’île, séduit par l’exploit de la nageuse américaine Gertrude Ederlé dans la traversée de la Manche en 1926, décide d’organiser une traversée afin de promouvoir son île. Une récompense de 25000$ est proposée au vainqueur. Le Canadien George Young remporte le « Wrigley océan Marathon » à la nage en 15 heures 44 minutes. Depuis ce jour, 199 nageurs ont réussi cette traversée.

Elle fait parti des 7 plus grands raids de natation en eau libre dans le monde (Ocean’s Seven). Avec ma collègue Cathy, nous allons tenter d’effectuer la traversée en juillet 2011. Les premiers échanges d’e-mails avec l’association et les pilotes de bateaux ont d’ores et déjà commencé…

17.11.2010

La Pleine Eau à Paris au début du 19ème siécle

 « Le Parisien aime la Seine, comme le Vénitien aime l’Adriatique. L’enfant de Paris, s’il le pouvait, ferait de son fleuve une mer » Dès leur plus jeune âge, le premier plaisir des enfants de la Seine est de s’essayer à nager. Bien avant d’autres activités physiques de l’époque comme l’escrime, la gymnastique et l’équitation, la natation prend une place importante dans leur éducation. Jusqu’à la fin du 18ème siècle, l’enseignement de la nage n’est soumis à aucune règle et aucune discipline. Mr Gérard Deligny, un maître de nage propriétaire d’un établissement sur les bords de la Seine, a le premier l’idée de fonder une école de natation. Paris devient la première ville en France et dans le monde a ce doter d’un établissement où l’art de la natation est enseigné avec un « corps d’instituteurs et de principes. »

 

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Au tout début du 19ème siècle, Paris compte deux écoles de natation placées aux deux extrémisées du fleuve. La première, la plus ancienne, est située en aval de la Seine, à l’extrémité du quai d’Orsay, près du pont de la concorde. Elle est tenue par Mr Deligny, l’inventeur. Cet établissement est fréquenté par les nageurs du grand monde. Sous le consulat et l’Empire, la natation est un exercice des plus à la mode. Paris a son « gentleman poisson » et deux corporations, sans aucunes rivalité, voient le jour : les caleçons bleus et les caleçons rouge. « Les caleçons bleus étaient en natation ce que les cordons bleus sont en cuisine ». Celui qui porte cette distinction se doit de le justifier et sa nage doit être irréprochable, voir même remarquable. Dès qu’un caleçon bleu ou rouge nage, tous les baigneurs accourent sur les rives pour le contempler. « L’aristocratie des caleçons était toute intellectuelle ». La seconde, plus en amont est située quai de Béthune, à la pointe est de l’île St Louis. Elle est tenue par Mr Petit et possède une clientèle d’étudiants qui vient du quartier latin.

 

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Ces deux établissements sont composés d’un espace renfermé par quatre galeries disposées en forme de rectangle. Les nageurs peuvent s’adonner à leur plaisir dans un espace banalisé et clos. Mais le moment tant attendu de la journée par les meilleurs élèves de l’école de natation est celui de la Pleine Eau.

La Pleine Eau est le dernier enseignement de la natation, c’est l’essai que l’élève veut réaliser pour tester ses forces et ces compétences dans l’eau en dehors de l’enceinte de l’établissement. La Pleine Eau sort de l’école et prend place sur un bateau, qui arbore le pavillon national. L’équipage du bateau est composé d’un rameur et d’un maître de nage responsable de cette sortie. Il doit s’assurer que les candidats à la Pleine Eau présents n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Auquel cas, ils seront obligés de nager près du bateau et ne pas s’en éloigner. Pour les autres, ils pourront voguer librement. Les nageurs, enveloppés dans leur peignoir, prennent place le plus aisément possible à bord de l’embarcation avant de remonter la Seine. Pour l’école de Mr Deligny, la Pleine Eau remonte de la pointe extrême du quai d’Orsay jusqu’au Pont Royal. Pour celle de Mr Petit elle remonte de l’école jusque sous les arches du pont d’Austerlitz, au-delà de la gare. Elles correspondent toutes les deux à une distance d’environ 1500 mètres.

 

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Pendant le trajet, les nageurs discutent en fumant le cigare et se remémorent les exploits de l’école. Parmi les souvenirs de Pleine eau, il y a ceux du temps des caleçons bleus et des caleçons rouges. Les nageurs montaient en fiacre à la sortie de l’école pour se rendre à Passy (16ème arrondissement de Paris depuis 1860). Là, ils nageaient environ 10 kilomètres jusqu’à Saint Cloud et les meilleurs nageurs ne remontaient pas dans le bateau avant d’être arrivé jusqu’au bout. Progressivement, le bateau de la Pleine Eau arrive sous le pont et se met en travers pour se laisser dériver. Les nageurs, fiers, jettent un regard satisfait aux curieux amassés sur le parapet puis plongent à l’eau « avec toute la grâce possible ». Là, ils pratiquent les différents styles de nage qu’ils ont appris lors de leur éducation. Ils font la « marinière », la « coupe » ou la « planche » tout en rêvant de la conquête d’une belle dame qui les regardent d’en haut. Ils en oublient que ces curieux accordent le même regard à un chat ou un chien qui se noie. Mais le bateau s’éloigne et il faut penser à nager pour le rejoindre. Le maître de nage est là pour rappeler les nageurs qui tardent trop. Pour les meilleurs nageurs, la Pleine Eau ressemble à une petite balade alors que pour les écoliers qui découvrent il s’agit d’une incroyable excursion. Tout au long du parcours, les nageurs croisent des charognes flottantes et autres désagréments semblables, il s’agit là des petits inconvénients de la Pleine Eau. Enfin, les nageurs arrivent à hauteur de l’école et remontent à bord du bateau qui les conduits à l’établissement. Là, au restaurant ou au café, en fumant un cigare, ils se remémorent leur descente.

 

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Les deux écoles vivaient sans concurrences, chacune avait son public. Malheureusement, vers la moitié du 19ème siècle, le monde parisien, si nageur, montre progressivement de l’indifférence à son fleuve et la seine est délaissée. Le succès de fréquentation des écoles de natation va en diminuant et la Pleine Eau disparaît. Malgré tout d’autres exploits de Pleine Eau sont réalisés dans la Seine par des nageurs comme ce passionné de natation de 22ans, Mr Paillard. En juillet 1859, il établit un record de natation en traversant la Seine de Paris à Asnières. Il effectue environ 24 km en sept heures. (Source, « La Presse » de 1900)

 Source et extraits : « Paris dans l’eau » de E. Briffault

Illustrations : dessins de Bertall

 

16.11.2010

Première tentative officielle de la Manche à la nage

La première annonce officielle d’une tentative de traverser la Manche à la nage vient d’Angleterre. J. B. Johnson, un nageur très connu à Londres pour ces exploits, annonce, après avoir effectué la descente de la Tamise à la nage, qu’il désire traverser le « Channel ». Des affiches sont aussitôt placardées un peu partout dans la ville de Londres pour annoncer sa tentative. Les paris vont bon train et les chances de réussite lui sont de 100 contre 1. Surtout que pour réaliser le pari, les conditions fixées sont les suivantes : Il doit accomplir la traversée d’une seule traite en moins de 12 heures et doit nager sans aide de n’importe quelle sorte.

Le 23 août 1872, jour fixé pour effectuer son pari, une foule s’est déplacée par millier pour assister à l’événement. C’est sans compter sur les conditions climatiques, peu favorable ce jour là. Pour ne pas décevoir son public, J. B. Johnson effectue alors, quelques démonstrations de nage.

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Le lendemain 24 août, c’est à du grand spectacle que se livre J. B. Johnson. Il descend les rues de Douvres dans un chariot pour se rendre au port, avec une trentaine de médailles épinglées sur sa poitrine. Une fanfare l’accompagne pendant trois heures au milieu des milliers de spectateurs. Arrivé au port, l’entrée lui est interdite par le responsable du port. Ce refus, pour raison de sécurité certainement, est du au fait que la trop grande foule qui le suit ne peut accéder aux quais. Que cela ne tienne, le nageur embarque sur un bateau d’escorte et s’éloigne du quai afin que les spectateurs puissent le voir. Il se met alors à l’eau à 10h40 sous les acclamations du public. Il nage un peu plus d’une heure et parcourt environ 7 miles avant de remonter à bord de son embarcation estimant qu’il en a fait assez. (NY Times du 08/09/1872)

Ce ne sera pas le premier ni le dernier nageur à prétendre traverser la Manche afin de se faire remarquer.

La presse n’en fait donc pas un très gros écho dans ces colonnes. Mais le peu qu’elle en a parlé inspire quand même les imaginations et les prétendants vont se succéder.

04.11.2010

Nage en eau libre - DVD

DSCF4757 [800x600].jpgPour la première fois en France un DVD sur les techniques de l'eau libre vient de paraître. Il est à l'initiative de Loïc Branda, 8 fois champion de France eau libre et 5ème aux championnats du monde sur 25 km à Rome en 2009.

Ce DVD a pour mérite d'initier les nageurs ou triathlètes qui se lancent dans la natation en eau libre, de donner les principales techniques de base de la discipline. Il permet ainsi d'éviter les erreurs que commettent les néophytes.

Ce DVD est composé de 3 chapitres :

Le premier, se déroule en milieu naturel, il s'agit d'exercices simples et efficaces pour appréhender la natation en lac, mer ou rivière.

Le petit plus : ces exercices pratiques sont schématisés pour une meilleure compréhension (flèches directives).

Le petit moins : Il n'y a pas de conseils pour effectuer un virage à la bouée par exemple, ni pour optimiser un départ.

Le deuxième chapitre se passe en piscine, Loïc revient sur les techniques de nage propres à l'eau libre.

Le petit plus : le travail sur l'arrivée est agrémenté d'images réelles de compétition.

Le petit moins : d'autres techniques sont abordées, il manque des images en situation en milieu naturel pour les illustrer. Le ravitaillement par perche n'est pas mentionné.

Le troisième, au cours d'une compétition (La Monte-Cristo à Marseille), Loïc refait un tour d'horizon de ce qui a été vu auparavant dans le DVD et se penche point par point sur les diférentes étapes depuis l'inscription jusqu'aux étirements d'après course..

Le petit plus : on y assiste à l'inventaire du sac du parfait nageur en eau libre.

Le petit moins : Dommage que la course en elle-même ne soit pas filmée plus longtemps et agrémentée de commentaires sur ce qu'il faut faire et ne pas faire.

Depuis une quinzaine d'années, de plus en plus de nageurs se lancent dans cette discipline qu'est l'eau libre. Jusqu'à ce jour, en France, personne n'avait pris l'initiative de créer un DVD sur le sujet, pas même la FFN. Loïc Branda a eu le courage de le réaliser et le produire, et même si quelques plans auraient pu être coupés ou mieux cadrés, ce DVD a le mérite d'exister ! 

Vous pouvez vous le procurer en vous rendant sur le site : http://www.loicbranda.com/page13.html

Ce DVD est au prix de 22,50 euros

20.10.2010

Marseille-Cassis : la panne sèche

Le conflit social en cours nous oblige à annuler notre défi de relier Marseille à Cassis par la nage. L'objectif principal de cette traversée était de faire connaître l'association France Choroïdérémie en région PACA et éventuellement récolter des fonds. La situation de blocage du port de Marseille et Fos-sur-Mer nous vole la vedette !

Malgré tous nos efforts et ceux de nos connaisaances et amis sur place, nous avons en plus rencontré les pires difficultés pour trouver un bateau et un pilote pour chacun des nageurs (Cathy et moi), des problèmes pour trouver une salle pour faire notre brieffing la veille, sans parler du carburant pour les voitures et les bateaux bien sûr qu'il faut nourrir pendant 22 km ! Tout ceci, agrémenté par la mauvaise foi de notre hôtel à Cassis qui avait demandé un chèque (encaissé rapidement) pour la réservation d'une chambre pour ma famille (4 personnes) et d'une chambre pour deux (pour Cathy) alors que c'est la fin de leur saison, et nous ne pouvons même pas obtenir de cet hôtel un avoir pour l'année prochaine, c'est sûr ce n'est pas dans cet établissement que nous retournerons si la traversée doit avoir lieu un jour (cela fait  2 ans de suite qu'elle est ajournée, la faute à pas de chance car Marie-Cath de FC se démène pourtant avec passion sur ce projet).

Vous l'aurez compris, la semaine écoulée a été assez stressante pour Cathy et moi, avoir à  se soucier de problèmes d'organisation polluent nos entraînements et notre motivation, ce qui n'est jamais très bon ! Espérons que ce projet prenne jour enfin et que le diction jamais 2 sans 3 ne s'applique pas cette fois-ci...