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07/09/2014

Résultats de la 8ème traversée de Palavas à la nage 2013

Palavasalanage2014[1].jpgVoici les résultats complets de la traversée de Palavas à la nage qui s'est déroulée le dimanche 7 septembre 2014 : traversée Palavas 2014.xls

Environ 150 nageurs ont participé aux trois épreuves proposées. Les bénéfices des inscriptions sont reversés à l'association France Choroïdérémie, maladie génétique orpheline qui entraîne la cessité.

Un grand merci à tous les bénévoles de Palavas Natation Sauvetage et du club Aqualove sauvetage pour l'organisation de cette 8ème édition

31/08/2014

De Spike Island jusqu’à Cobh en Irlande

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L’île de Spike est située dans le sud-ouest de l’Irlande dans le comté de Cork elle est accessible uniquement par voie maritime. Propriété du gouvernement anglais en 1779, elle est devenue par la suite une prison et a été surnommée "l'Alcatraz d'Irlande". Cette île-prison a abrité les prisonniers de l'IRA pendant la Guerre d'Indépendance Irlandaise (de 1919 à 1921) et notamment le fameux Richard Barrett, un des leaders de l'IRA de cette période. spike_island.jpg

Puis, suite au traité Anglo-Irlandais, l'île a été rendue à l'Irlande en 1938. Spike Island est restée une prison et une base militaire pour l’armée Irlandaise pendant des années. Plus récemment, elle a été utilisée comme Centre Correctionnel pour Adolescents, jusqu'à une rébellion générale des "prisonniers" en 1985, qui ont pris le contrôle de la prison en mettant le feu à un des blocs (connu maintenant sous le nom de Burnt Block). Le centre a fermé en 2004. Aujourd’hui l’île est vide et est devenue un site touristique que l’on peut relier par un service de ferries au départ de Cobh. SI2.jpg

Le dimanche 29 août 2014, dans le cadre de mon challenge des 7 îles-prisons à la nage pour France Choroïdérémie, je me rends au port de Cobh avec Ned Denison, spécialiste comme moi des évasions à la nage depuis des îles-prisons, et qui m’a spécialement organisé cette traversée. Sa compagne, Catherine Fravalo va nous accompagner sur le bateau. Nous rejoignons deux autres nageurs qui feront la traversée avec nous : Danny et John Walsh. SI3.jpg

C’est leur père, Dan, qui va nous conduire en bateau sur l’île et nous suivre pendant notre évasion. Dan connaît bien l’île car il y a passé son enfance, son père travaillait à la garnison et avait pour mission de tirer les coups de canon ! Le fils de Danny, Daniel, assurera notre sécurité en kayak, il restera à côté de Ned et moi pendant la traversée. SI1.jpg

C’est donc en bateau que nous nous rendons vers 7h30 sur l’île de Spike. L’activité touristique n’a pas encore débuté et l’île est déserte. Comme nous avons un peu de temps, avec Catherine et Daniel nous en profitons pour faire une petite balade et se rendre jusqu’à la prison. Il y a un très joli panorama sur le port de Cobh et le lieu porte encore les traces de son passé étrange et mouvementé. SI5.jpg

Vers 8h40 nous nous "évadons" et je laisse derrière moi l’île de Spike et sa prison. Je nage dans le deuxième plus grand port naturel au monde et me dirige en direction de Cobh. Plus connu sous le nom de Queenstown avant 1922, c’est aussi un des ports principaux des transatlantiques irlandais et le point de départ de millions d’Irlandais qui ont émigré en Amérique du Nord entre 1848 et 1950. Le Titanic effectua ici sa dernière escale avant de traverser l’Atlantique pour son fatal voyage vers New-York. L’eau est calme et la température de l’eau est de 14,5°C. Avec Ned, nous nageons ensembles côte à côte à un bon rythme. Nous avons lâché les 2 nageurs qui s’évadent avec nous. Daniel nous suit en kayak et Catherine prend des photos de notre évasion depuis le bateau. SI4.jpg

En nous dirigeant vers Cobh, je distingue en haut d'une butte, les pointes de la cathédrale néo- gothique de Saint-Colman qui montent la garde sur la ville. Sur les quais, une rangée de maisons aux couleurs de l'arc-en-ciel égaye le front de mer. Notre trajectoire de nage vers le point d’arrivée s’effectue en direction d’une ancienne église presbytérienne transformée aujourd’hui en musée, située sur la gauche de la ville. SI6.jpg

Nous traversons maintenant l’endroit où il est censé y avoir le plus de trafic. Le service portuaire est avisé de notre passage et en ce dimanche matin très tôt, il n’y a pas trop de circulation maritime. Le plan d’eau est calme, je ne distingue aucune vie marine, il y a 2 mois de cela un orque avait élu domicile dans le port mais il en était déjà reparti... DSCF3133b.jpg

Après 25 minutes de nage environ, nous arrivons à « l’Heritage Center » de Cobh au pied du Mémorial à Annie Moore (et ses 2 frères) qui fut la première immigrante enregistrée à Ellis Island aux Etats-Unis le 1er janvier 1892. Nous sortons de l’eau par un escalier sur les quais, je viens d’en terminer avec ma 5ème évasion à la nage de mon challenge !! SI8.jpg

Ned quant à lui en est à sa 4ème, au cours de ce week-end eau libre en Irlande une grande complicité s'est créée entre nous et je pense que nous allons programmer d’autres évasions ensemble ! !

30/08/2014

Entraînement avec les nageurs de Sandycove (Irlande)

sandycove0.jpgLe vendredi 29 août 2014 je débute un week-end d’eau libre en Irlande. A mon arrivée à l’aéroport de Cork en milieu d’après-midi je suis accueilli chaleureusement par Catherine Fravalo et Ned Denison, mes hôtes pour le week-end. Ned est un passionné et une figure de l’eau libre en Irlande et dans le monde, il a traversé la Manche, Catalina, Manhattan, Jersey-France et bien d’autres…Mon frère jumeau de nage en quelque sorte. Pour ce court séjour, il m’a concocté un programme de rêve. Cela commence dès le vendredi soir par 2 séances à Sandycove. C’est une petite île située dans l’estuaire de la rivière Pil près de Kinsale dans le comté de Cork. Elle est peuplée uniquement de chèvres sauvages qui apparaissent sur le logo des Nageurs de Sandycove. Nous arrivons à 18h à la cale de halage en face de l’île. Des nageurs sont déjà dans l’eau et d’autres se préparent. Sandycove1.jpg

Le concept du club est simple : il s’agit tout simplement d’une base d’entraînement pour nageurs de marathons. Les passionnés d’eau libre, une cinquantaine environ, se retrouvent pour nager et faire le tour de l’île, une, deux, voire plusieurs fois au cours d’une séance. Cela permet aux nageurs d’échanger leurs expériences, la plupart d’entre eux ont traversé la Manche et ce site est un endroit idéal pour ceux qui désirent s’y préparer. La température de l’eau est généralement plus froide que dans la Manche et donc idéale pour une bonne préparation. Des évènements en eau libre sont organisés tout au long de l’année autour de l’île. Chaque année, début juillet, Ned organise d’ailleurs un stage d’une dizaine de jours pour ceux qui désirent effectuer la traversée de la Manche ou autre grand raid aquatique… DSCF3188b.jpg

Avant de me mettre à l’eau je prends la température, l’eau est à 15°C mais Ned m’informe que tout autour de l’île on peut avoir des variations de température et qu’en fonction des endroits il peut y avoir facilement 2° de moins ! J’enfile le bonnet des Nageurs de Sandycove que m’a remis Ned et nous partons faire un tour de l’île ensemble. Le tour varie en fonction de la hauteur de la marée et fait environ 1800m que l’on contourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. On se dirige d’abord dans une eau calme en direction de la pleine mer, ensuite l’eau se rafraîchit progressivement et la mer devient de plus en plus houleuse. 

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Derrière l’île, nous sommes exposés à la pleine mer, il faut faire attention de ne pas être emporté vers les rochers par les vagues. Ned est habitué, il nage au plus près de l’île et je me mets dans son sillage car nous nageons à la même vitesse. Puis ensuite nous contournons l’île pour nous retrouver de nouveau dans une eau qui se réchauffe tout en devenant plus calme. Sur l’île verdoyante, j’arrive à distinguer quelques chèvres sauvages mais dans l’eau difficile de voir la faune marine. Je touche parfois quelques algues mais aucune autre surprise. Il arrive parfois, avec un peu de chance, de voir des lions de mer. 10357679_10204551010201764_5808457809175506326_o.jpg

On termine notre tour de l’île en reprenant pied à la cale de halage. Ned m’apprend que parmi ceux qui ont nagé à Sandycove, je suis le 103ème nageur à faire partie de ceux qui ont traversé la Manche. La soirée n’est pas encore finie car un tour de l’île est également organisé chaque année de nuit et cela tombe justement ce soir-là. Après un sympathique BBQ chez Ned, nous retournons pour être à 22h à Sandycove. Nous rejoignons d’autres nageurs, parmi eux 7 ont déjà traversé la Manche et les autres ont déjà participé à de grands marathons à la nage. Il fait beaucoup plus frais qu’en fin d’après-midi mais la mer est moins agitée au large. 

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Nous nous équipons de sticks lumineux accrochés à nos bonnets et me voilà reparti à refaire le tour de l’île. L’eau me semble plus froide que la fois d’avant, il faut dire qu’il y a aussi la fatigue du voyage. Nous nageons en petit groupe, je nage avec Ned et celle qui est à l’initiative de cette petite virée nocturne. Lorsque je nage, j’entends des petits cris au dessus de ma tête. Les chèvres sauvages ont laissé place à ce qui me semble être des chauves-souris. Mais cela ne trouble en rien notre nage et nous terminons notre tour de l’île tranquillement. Je vais avoir du mal à me réchauffer et de retour chez Ned une bonne douche chaude et un bon chocolat chaud de Catherine vont permettre heureusement de me requinquer avant la journée de samedi où il est prévu de nager dans d’autres endroits tout aussi agréables dans la région. loughtHyre.jpg

En dehors de Sandycove, il y a effectivement pleins d’endroits magnifiques près de Cork et même en Irlande en général pour nager. Ainsi dans la journée de samedi, je vais découvrir deux autres sites où les nageurs marathoniens se retrouvent la plupart du temps : Lough Hyre et le lac de Gougane Barra … 

Si vous comptez vous rendre en Irlande, n'hésitez pas à passer à Sandycove, vous y trouverez certainement des nageurs en train de s'entraîner tout au long de l'année, été comme hiver et vous découvrirez une belle région avec des nageurs dévoués à leur passion ... 

25/08/2014

Nager pour faire « Connaître les Syndromes Cérébelleux »

Entre le 1er et 6 septembre 2014, je traverserai pour la seconde fois la Manche mais cette fois en relais sous les couleurs de l’association « Connaître les Syndromes Cérébelleux [CSC] »  CSC banniere.jpg

Il s'agit d'une maladie rare ayant comme origine une atteinte du cervelet. Nous désirons récolter des dons pour financer la Recherche sur la thérapie génique de ces maladies héréditaires orphelines. Ce challenge à la fois sportif et solidaire sera réalisé par une équipe Franco-Suisse appelée « Team Petit Frère »  et composée de Michèle Chan (Suisse), François-Xavier Chagnaud (France), Sergio Bianchini (Suisse), Hugues Le Bel (France) et moi-même. Encore une belle aventure sportive et humaine en perspective !team petit frére blog.jpg

Pour Damien, Freddy ... et tous les autres, aider nous à faire avancer la Recherche !!!

Merci pour votre soutien et n’hésitez pas à faire la promotion de notre initiative !

09/08/2014

Vidösternsimmet en Suède - 21,5km

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Il s’agit d’une traversée à la nage en Suède de 21,5km dans le lac Vidöstern au sud de Värnamo dans le comté de Jönköping. En 2014, je participe à la 4ème édition de cette épreuve qui remporte un succès de plus en plus croissant vu le nombre d’inscrits d’année en année, une dizaine en 2011, une vingtaine en 2012, une trentaine en 2013 et environ 90 en 2014 ! Les organisateurs espèrent atteindre le chiffre de 200 nageurs l’année prochaine et pourquoi pas dans quelques années, faire parler de la Vidostersimmet en natation longue distance comme on parle de la Vasaloppet en ski de fond. DSCF2944.JPG

Le samedi 9 août, accompagné de mes proches (mon épouse et mes enfants), j'arrive à 6h00 sur la plage de départ d’Osudden à Värnamo, là les organisateurs s’affairent. Il fait assez frais, environ 13°C, et les bénévoles préparent un grand feu de bois pour les nageurs et accompagnateurs qui désirent se tenir au chaud. Je retrouve mes 2 amis Français qui vivent en Suède et qui ont gagné les éditions précédentes : Sylvain Estadieu (qui a traversé la Manche en papillon en 2013) et Nicolas Bathfield (ancien nageur de mon club de Montpellier, vainqueur en 2013). Ils me donnent quelques conseils pour la course et surtout m’aident à comprendre ce qui se dit. DSCF2943.JPG

La particularité de cette épreuve longue distance, c’est que chaque nageur ne dispose pas d'un bateau accompagnateur mais d’une bouée de sécurité à tracter. Cela permet ainsi d’augmenter le nombre de participants. Pour le ravitaillement, l’organisateur a prévu 4 sites (1 dans l’eau et 3 hors de l’eau) à passer obligatoirement. Je récupère donc ma bouée marquée de mon numéro de compétiteur, pas la peine donc de se faire numéroter au feutre sur le corps. Sur les 90 inscrits, nous sommes 7 nageurs à participer en maillot de bain : 3 Français, 2 Autrichiens, 1 Polonais et 1 Suédois. La température de l’eau est à 21°C, ce qui est très confortable pour un lac en Suède. DSCF2945.JPG

Un peu avant 7h00, les nageurs se regroupent sur une ligne de départ fictive large de 20 mètres quand soudain : BOUM !!!! Nous sommes surpris par le bruit d'un grand coup de canon annonçant le départ. Après une seconde d’hésitation, nous nous mettons à courir dans le lac. Cette partie du lac est très peu profonde et nous allons courir pendant plus de 200m avant de pouvoir commencer à nager. A partir de ce moment-là, nous allons traverser toute la longueur du lac en passant par 4 points de contrôle correspondants aux lieux de ravitaillements et en suivant une vingtaine de grosses bouées jaunes placées tous les kilomètres environ. A chaque bouée et entre les bouées sont positionnés des bateaux pour assurer la sécurité.
Le lac est calme et je nage tranquillement jusqu’au premier ravitaillement situé à 3700m, cela fait à peine 6 jours que j’ai nagé en Serbie et j’ai besoin de voir si mes épaules ont récupéré. Ce premier ravitaillement s’effectue dans l’eau depuis des pontons installés par l’organisation. On me tend mon ravitaillement personnel que j’avais remis au départ pour chaque site. Je bois rapidement ma boisson énergétique tout en prenant le temps d’admirer un drakkar Viking transportant les organisateurs et VIP près de moi. 
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Je repars avec un groupe de nageurs en combinaison qui avait pris du temps pour se ressourcer. Nous nageons dans le brouillard qui vient de faire son apparition l’espace d’une petite demi-heure, juste le temps d’inquiéter les organisateurs. Je me sens bien et j’arrive à tenir ce petit groupe jusqu’au 2ème point de ravitaillement situé 3900m plus loin. C’est une première pour moi car là, 50 mètres avant la table de ravitaillement situé sur la terre ferme, je suis obligé de marcher. Je passe de la position horizontale à la position verticale, les muscles de mes épaules se mettent à l’arrêt pour faire travailler ceux des jambes comme si l’épreuve était terminée. Mais non, il reste encore 14km à parcourir. Je vois ma famille m’encourager et cela me donne de l’énergie. Je m'avance jusqu’à la table où sont offerts toutes sortes de ravitaillements.DSCF2940.JPG

Attiré par ce qui m’est présenté, je laisse tomber ma boisson énergétique perso pour une barre chocolatée qui me fait plus envie !!! C’est l’occasion pour moi de tester pour une fois un aliment solide pendant une épreuve. J’ai encore une cinquantaine de mètres à marcher pour prendre le temps de mâcher et d’avaler cette gourmandise. Au moment de me remettre à nager…l’horreur !!! Mes muscles se sont refroidis et j’ai du mal à relancer. Je n’arrive plus à accrocher le groupe de nageurs en combinaison qui ne semble pas souffrir comme moi de cette transition. Le plus terrible encore, c’est que le prochain point de ravitaillement ne se situe qu’à 5500m. C’est à dire dans plus d’1h voir 1h30, alors qu’habituellement je me ravitaille toutes les 30mn. P1100019.jpg

Cela me parait durer une éternité mais heureusement que mes bras ont réussi à reprendre un bon rythme et que j’ai un nageur en point de mire pour me donner la cadence. Dehors, la météo est en notre faveur et le soleil alterne avec quelques passages nuageux. Au 3ème point de ravitaillement, je n’ai qu’une obsession, reprendre une voire deux barres chocolatées qui me fait tant envie depuis 5km. Là aussi, il faut sortir de l’eau pour s’alimenter, mais au lieu de me ressourcer, cela m’épuise encore plus. Je prends mon temps mais j’ai du mal à mettre à profit ces transitions hors de l’eau. J’ai des courbatures qui s’installent et c’est dur de repartir. DSCF2941.JPG

Comme le prochain ravitaillement est annoncé à 3400m, cela me motive un peu mais je nage avec les épaules très lourdes et j’ai du mal à sortir les bras de l’eau. Je me concentre sur les bouées placées environ tous les kilomètres, j’ai l’impression que cela dure une éternité entre chaque bouée mais pourtant lorsque je passe à côté je m’aperçois que j’ai un bon rythme. Je suis tellement concentré sur la trajectoire des bouées que je ne vois pas le 4ème point de ravitaillement. C’est lorsque je passe à sa hauteur à plus de 200m au large que je vais l’apercevoir. Comme il s’agit d’un passage obligatoire, je vais devoir impérativement faire un détour. Il vaut mieux car il n’y a plus rien jusqu’à l’arrivée située 5000m plus loin. Ce détour va bien me faire perdre plus d’une dizaine de minutes et me fatiguer physiquement et mentalement. Ce 4ème ravitaillement est aussi éprouvant que les autres musculairement et je vais prendre mon temps pour reprendre des forces. 10599285_10203828407903162_5468376652252942142_n.jpg

Les encouragements de mes amis venus m’accompagner en Suède pour la traversée (Anne et Gil qui m’avaient accompagné sur le Beltquerung ainsi que leurs fils) vont me donner la force de continuer et repartir. Il ne reste plus que 5000m à faire, cela va durer une éternité. Le vent s’est levé, mais de face, créant une difficulté supplémentaire avec un léger courant contraire à notre sens de nage… Je distingue au loin le petit pont situé une centaine de mètres avant l’arrivée. Je décide donc de ne plus suivre les 4 bouées qui longent le bord mais de tirer tout droit vers le point d’arrivée. Erreur !!! Je me retrouve à nager dans 20cm d’eau et à me racler les mains et les pieds sur des cailloux. J’essaie tant bien que mal de sortir de cet endroit hostile pour retrouver un peu plus de profondeur et effectuer les derniers kilomètres. Je passe une maison située à quelques mètres du pont, j’entends ma famille et mes amis m’encourager. Ça y est, je suis au bout de mes peines, la plaque d’arrivée est en vue … je termine ces 21,5km en 6h51’15, à plus d’une heure par rapport à ce que je comptais mettre. 10606201_10203829215683356_7136661361359381464_n.jpg

Je suis content d’avoir été jusqu’au bout de cette épreuve. Au classement je suis à la 24ème place (sur 66 arrivants) en étant le 1er des nageurs sans combinaison. A la sortie de l’eau, on me remet une médaille, un T-shirt et je réponds en anglais aux questions du commentateur. Après avoir mangé un bon plat de pâtes servi aux nageurs et bu quelques boissons gazeuses, je fini ensuite dans un jacuzzi construit sur le site de l’arrivée en 2 temps 3 mouvements par l’organisation. Cela permet de me ressourcer et décontracter les épaules. Je suis rejoint dans ce bain hyper chaud par Nicolas (7h15’15), Sylvain (7h17’32) et mon fils qui lui a brillamment participé ce même jour à une course de 500m. P1100044.jpg

Cette course est amenée à attirer de plus en plus de monde, car l’organisation est au top et bien rodée pour accueillir encore plus de nageurs. De nombreux partenaires soutiennent l’épreuve et offrent des produits aux nageurs, accompagnateurs et au public présents à l’arrivée mais également sur les sites de ravitaillement. L’ambiance y est très conviviale et familiale…

06/08/2014

L’île prison de Långholmen en Suède

Stockholm est une ville construite sur 14 îles, elle est riche en paysages aquatiques à la beauté et luminosité hors du commun. Långholmen est une de ces îles située au centre de la ville. Elle est en grande partie non bâtie et est couverte de végétation. 

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Sur cette île se trouve la prison de Langholmen que les suédois appellent « l'île prison ». Pendant plus de 250 ans, et jusqu'à sa fermeture en 1975, le plus célèbre pénitencier du pays de 500 cellules a accueilli les criminels les plus dangereux. 

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Les prisonniers ne pouvaient pas s’évader, mais en jetant un œil aux superbes alentours, on se demande bien pourquoi on voudrait en partir ? Le centre a été fermé en 1975, et a été reconverti en parc public. 

DSCF2709b.jpgAujourd'hui la prison change totalement de vocation, mais pas de peau, elle garde ses cellules qui ne servent plus à enfermer les prisonniers mais plutôt à accueillir les touristes. Les bâtiments ont été restaurés et réhabilités en un hôtel (où ils ont conservés la thématique de la prison) et une auberge de jeunesse.

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L'île de Långholmen est devenue un lieu de baignade incontournable, l´eau du lac qui entoure l´île est suffisamment propre. On y accède par deux ponts qui traversent Långholmskanalen. En suivant le chemin qui longe l'eau ou en remontant le parc vers l'ouest, on accède à la plage principale. Elle est souvent bondée et bruyante, aussi faut-il aller plus loin pour trouver des endroits plus secrets. 

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Voilà une occasion pour moi de réaliser une petite évasion de cette île-prison jusqu'à la terre ferme en traversant le Långholmskanalen large d'une trentaine de mètres environ. Après m'être évadé au milieu des nénuphars, j'en ai profité pour faire un petit entraînement en longeant le canal afin de profiter du calme et admirer le paysage. 

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03/08/2014

Le marathon international Jarak - Sabac en Serbie (19km)

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Dimanche 3 août, j’ai participé au 45ème marathon international Jarac-Sabac à la nage de 19km en Serbie le long de la rivière Save. La Save (Sava en serbe) est une rivière longue d'environ 1 000 km qui coule en Slovénie, en Croatie, en Bosnie-Herzégovine et en Serbie. C'est un affluent de la rive droite du Danube, qui conflue à Belgrade. On considère souvent qu'il marque la limite nord des Balkans. 

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Cette traversée est née un peu accidentellement en 1970, lorsqu’un groupe de nageurs traverse la Save d’une rive à l’autre. Cette traversée sans caractère officiel est notifiée par des étudiants sur les tablettes du club local de Sabac. L’année suivante, la compétition devient officielle et la présence d’un nageur hollandais donne un caractère international à l’épreuve. D’années en années, cette traversée a gagné progressivement en importance et est devenue une épreuve incontournable pour les nageurs en eau libre. Elle fait partie des plus anciennes épreuves de marathon en Europe. Depuis 1982, elle se nage sur la distance de 19km et se déroule le premier week-end d’août. Elle est connue également sous le nom de «Peace Race » (course de la paix) en la mémoire des 4500 habitants de Sabac qui furent, en 1941, contraints sous la menace de courir 22km en direction d’un camp Allemand à Jarak. Beaucoup de prisonniers ont survécu grâce à des habitants du village de Jarak qui leur ont donné de l’eau et du pain au péril de leur vie.

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Cette épreuve est organisée par mon ami Vojislav Mijic que j'ai rencontré à plusieurs reprises lors de mes traversées. Cela fait au moins 15 ans qu'il me propose de venir participer à son épreuve en Serbie et, cette année, j'ai enfin réussi à m'organiser. Cela a été un grand plaisir de le revoir avec son épouse à mon arrivée à l'aéroport. Sur le trajet qui nous emmène à l'hôtel, pendant plus d'une heure, nous n'avons pas arrêter de parler de notre passion : l'eau libre et toutes les traversées que nous avons respectivement réalisées. Je vais apprécier 2 jours pendant lesquels les organisateurs vont être aux petits soins de tous les nageurs et nous accompagner  aux différentes obligations protocolaires. 

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Le samedi 2 août, dès midi, nous avons rendez-vous dans un petit village près de Jarak avec la presse et les élus pour une présentation des nageurs. Je vais faire la connaissance de celui qui va me ravitailler tout au long de l'épreuve, il s'agit du beau-frère de Vojislav qui est habitué à l'épreuve et à déjà accompagné de nombreux nageurs. Je me sens rassuré malgré nos difficultés à nous comprendre. Le soir, après le contrôle médical et le briefing à l'hôtel, nous sommes amenés sur un podium situé sur la plage de « Stari Grad », le lieu d'arrivée de la course à Sabak, pour être présentés aux habitants de la ville. Présentation très rapide mais très sympathique car le lendemain matin une course de 19km nous attend... 

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Le dimanche 3 août, nous sommes conduits en autocar de l'hôtel jusqu'au lieu du départ. Nous arrivons vers 9h30 alors que la traversée est prévue à 11h. Cela laisse le temps aux nageurs et aux organisateurs de se préparer. Après le marquage et les vérifications réglementaires de rigueur (maillots, ongles coupés,...), je fais la connaissance de mon pilote de bateau et de la juge qui m'accompagneront tout au long de la traversée. Je retrouve également le beau-frère de Vojislav à qui je donne mon ravitaillement et la planification. Difficile de se comprendre et j'ai bien vite  l'impression que cela va se faire un peu comme il le sentira sur place... 

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Quelques jours avant la traversée, il y a eu de fortes pluies et le niveau de la Save a monté d'un mètre environ. L'eau dans laquelle nous allons nager est saumâtre et il y a un fort courant qui transporte des troncs d'arbres et des détritus. La course très attendue dans cette région de Serbie aura bien lieu et c'est à 10h50 que l'appel des nageurs commence. Ce n'est pas un peu de courant qui va faire peur aux 18 nageurs expérimentés venus de 10 nations différentes. 

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Le départ est donné à 11h00 et nous nous élançons dans cette eau à 23°C où je distingue à peine mon bras dans l'eau lorsqu'il passe sous moi. Le courant nous emporte à vive allure. Je me situe en arrière du peloton et mon bateau accompagnateur ne tarde pas à me rejoindre. Il m'indique la meilleure trajectoire et le meilleur courant, à bord ce sont des habitués du site. Le seul inconvénient, c'est qu'ils ont du mal à me prévenir des troncs d'arbres qui flottent en surface. J'ai vais ainsi en heurter quelques-uns pendant le parcours avec la crainte tout de même de me blesser. 

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Les ravitaillements, quant à eux, vont m'être donné moins espacés que prévu. Une initiative très judicieuse de la part de mon accompagnateur en raison de la rapidité de la course. Je suis parti pour nager 3h30 mais je sens que cela risque d'aller plus vite. Sur les côtés, le paysage défile à vive allure, en plus des troncs d'arbres, il faut se méfier des branches présentes qui peuvent à tout moment nous heurter. 

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Tout au long du parcours, il y a des panneaux qui nous indiquent le nombre de kilomètres qui restent à effectuer mais j'ai du mal à lire les chiffres inscrits. La seule chose que j'ai bien noté lors du briefing, c'est que le seul pont à passer se situe à 1km de l'arrivée. A un peu moins de 2 heures de nage, j'ai l'impression d'avoir nagé 10km et qu'il me reste 9km à nager. Je prends un ravitaillement et là j'apprends qu'il ne me reste plus que 5km. Incroyable, je vais certainement finir en moins de 3h !!! 

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Avec tous les bons nageurs présents, dont le belge Brian Ryckeman vice-champion du monde du 25km , ma crainte était de ne pas terminer dans les délais (moins d'une heure après l'arrivée du premier). Là, je repars hyper-motivé pour ces derniers kilomètres, je rentrerai certainement dans les temps ! Je nage toujours en faisant attention à ce qui se trouve devant moi, mais là c'est sous l'eau que je vais avoir une surprise. Je touche quelque chose de très visqueux qui se faufile dans ma main provoquant une sensation très désagréable !!! Impossible de voir ce que c'est, mais je continue en espérant ne pas renouveler l'expérience.

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Le fameux pont symbolisant le dernier kilomètre est en vue et, sur les côtés, les maisons de Sabac défilent à toute allure (soit environ 7km/h). Maintenant, en point de repère, il y a une forteresse en ruine qui signifie qu'il faut se rapprocher du bord si l'on ne veut pas rater la ligne d'arrivée. Mon bateau accompagnateur s'éloigne de moi et il ne me reste plus qu'à me diriger dans entonnoir qui me conduit à la plaque d'arrivée. Je termine les 19km en 2h49'!!! Un temps record pour une telle distance... et encore plus plus pour le premier qui effectue le parcours en 2h19' (l'équivalent d'un 12km).

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La journée se termine avec la remise des récompenses sur le même podium que la veille. Tous les nageurs sont chaleureusement applaudis et je reçois une récompense de l’organisation en tant que "moins jeune nageur de l'épreuve". Je tiens à féliciter et à remercier Vojislav pour son professionnalisme dans l'organisation de cette belle épreuve qui figure parmi les 3 principales manifestations organisées par la ville de Sabac. Une belle traversée que je conseille à des nageurs chevronnés...  

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Le lendemain, lors de mon retour à l'aéroport, je vais avoir droit, avant de prendre mon avion, à une visite guidée d'une heure de la ville de Belgrade... 

12/07/2014

La Cabrera Channel en Espagne (25km)

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Cabrera est une île de l'archipel espagnol des Baléares. Elle est située au sud de Majorque dont elle dépend administrativement. L'île fait partie de la municipalité de Palma de Majorque. L'archipel est classé comme un parc national de 100 km2 comprenant un musée, un château du XIVe siècle et un office de tourisme. Par le passé, l'île fut utilisée comme camp de réclusion pour les prisonniers français durant les Guerres napoléoniennes.

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Le samedi 12 juillet, une randonnée aquatique de 25km est organisée depuis l’archipel de Cabrera jusqu’à la plage de Sa Rapita à Majorque, il s’agit de la « Cabrera Channel » organisée par une société privée « BeWater ». Partir d’une île–prison, cette traversée sera pour moi une nouvelle évasion à la nage même si elle ne s’effectuera pas dans les règles habituelles de l’eau libre. En effet, la traversée se fait en un seul groupe accompagné de 3 bateaux moteur et 2 kayaks. Nous devons nager 55mn ensemble et nous arrêter 5mn pour nous ravitailler. Les nageurs doivent rester groupés pendant les 22km puis les 3 derniers kilomètres sont libres.

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Cette randonnée aquatique peut se faire avec ou sans combinaison mais avec l’équipement d’évasion obligatoire suivant : une bouée avec un dossard, une paire de lunettes de rechange, un sifflet et 200 calories de produits énergétiques. A cette période de l'année, aux Baléares, l'eau est à 25-26°C et à l'extérieur il doit faire environ 35°C. Avec de telles conditions, j'effectue donc, en maillot de bain, la traversée comme un entraînement préparatoire à mes traversées estivales à venir...

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A 7h du matin, nous nous rendons tous en bateau jusqu’aux abords de Cabrera. Là, équipés de tout notre matériel, nous nous mettons à l’eau pour rejoindre le rivage. L’île est un parc national maritime et avec un peu de chance, il est possible de croiser des tortues et des dauphins ! Mais il en est tout autrement et, à défaut, de dauphins, ce sont des « pélagia » qui gardent bel et bien l’île pour dissuader toute échappée à la nage. Badigeonné de la tête aux pieds de « Médusyl » (pommade de protection solaire et contre les piqûres de méduses), c’est confiant que je prends le départ de cette randonnée ! 

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A 8h, le signal du départ libérateur est donné, et après une dizaine de mètres à nager en tractant tout mon bardas, je suis rapidement piqué au visage et à la cuisse par une belle méduse violette que je n’avais pas vu venir. Cela me pique et dans ma tête je pense à toutes les personnes qui me demandaient si le « Médusyl » était efficace. Là, je viens d’être fixé et la réponse est : non !!! Nous nageons en groupe avec un kayak qui nous donne la vitesse.

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Je nage en surveillant devant moi pour éviter une nouvelle rencontre malheureuse. La plupart de mes compagnons de nage, notamment ceux en maillot, auront eux aussi la malchance d’être piqués à leur tour… Mais ces méduses, assez éparses, ne nous arrêtent pas et nous continuons notre randonnée. Au bout de 55mn, nous sommes stoppés par un des bateaux moteur. C’est l’heure du ravitaillement !!! 2 bateaux gonflables sont mis à l’eau avec, dans l’un des boissons énergétiques et de l’eau, dans l’autre de l’alimentation solide (pain jambon-fromage, pain avec de la pâte chocolatée, barres de céréales, bonbons,….)

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Nous avons 5 minutes pour nous ravitailler. C’est plus long que lors de mes courses où en 5 secondes j'ai tout absorbé. J’en profite pour tester le ravitaillement solide et les sandwichs qui nous sont proposés. Le pain mouillé à l’eau salé n’est pas très agréable à avaler mais cela passe. Une fois les 5 minutes écoulées, nous repartons en direction de Majorque, les méduses ont disparu et l’île de Cabrera est déjà 3km derrière nous.

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Le plus dur est de reprendre sa nage car après les 5 minutes d’attente pour se ravitailler, les muscles se sont refroidis. Le rythme n’est pas très élevé, nous nageons à une vitesse d’environ 3,3km/h. Entre 2 ravitaillements, on s’arrête parfois pour attendre les retardataires. Heureusement que l’eau est chaude et que le soleil brille car à partir du 3ème ravitaillement, lors des 5 minutes d’attente je commence à ressentir des frissons et des courbatures avant chaque reprise. Nous nageons en pleine mer et toujours aucun dauphin en vue comme annoncé sur les brochures touristiques, seul un troupeau de nageurs avec des bouées oranges en plein milieu de la Méditerranée.

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A mi-parcours, le vent commence à se lever et la mer se ride rendant plus difficile la nage. Nous continuons notre progression comme elle a été programmée par les organisateurs jusqu’à notre 7ème ravitaillement. A partir de ce moment nous avons parcouru 22km, il nous en reste encore 3 pour finir. L’endroit où nous devons arriver sur la plage de Sa Rapita est à présent bien en vue.

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Un ultime ravitaillement et à partir de ce moment les derniers kilomètres sont libres et les nageurs peuvent aller à leur propre vitesse. Cette randonnée est sans classement mais chacun accélère et se met à nager à un rythme plus soutenu pour atteindre l’arrivée. Les fonds marins deviennent de plus en plus beaux avec du sable blanc et des rochers à quelques mètres sous moi. Je vois passer des raies qui rasent le sable… Les écarts entre nageurs s’agrandissent.

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Je nage mes derniers mètres au coude à coude avec un nageur en combinaison, nous sortons ensembles de l’eau pour franchir à pied en portant nos bouées, l’arche d’arrivée. Cette randonnée aquatique de 25km (un peu plus de 7h30) est une belle épreuve conviviale et je la recommande fortement à ceux qui désirent connaître les sensations de la longue distance ou se préparer en endurance pour des raids…

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La prochaine édition est prévue le samedi 4 juillet 2015 et les inscriptions sont déjà en ligne !

04/07/2014

Le magazine "Men'sHealth" de juillet 2014

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Quelques traversées chez mes voisins Catalans...

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En Catalogne, j'ai recensé plus de 70 traversées à la nage pour l'année 2014.
Il y a celles organisées par les clubs de la Fédération Catalane de Natation puis celles gérées par des sociétés comme NedaelMon, Swim CostaBrav
a, Marnathon, etc….

Les épreuves organisées par la Fédération Catalane en 2014 sont recensées dans ce document :  calendrier des traversees en Catalogne 2014.pdf

J'ai constaté qu'il y a un engouement certain pour la natation en eau libre chez nos voisins Catalans (plus de 2500 participants à la traversée de Bagnolas ! ) dont le côté festif lors de ces traversées donne une ambiance très sympathique. Ces épreuves, ouvertes à tous, organisées par les différentes sociétés attirent de nombreux nageurs et sportifs de tous horizons. Ces dernières peuvent être nagées avec ou sans combinaison ainsi qu'avec des bouées de sécurité. Certaines sont sans classement, juste pour le plaisir de nager et d’autres proposent plusieurs classements en fonction des catégories d’âge. Comme je n’habite pas très loin de la frontière espagnole, c’est avec grand plaisir que je me suis inscrit à quelques-unes d’entre elles :

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Lieu : Le Port de la Selva, Gerona
Date : le samedi 5.juillet 2014
Distance : 5500m en mer
Renseignements : Swim no limits

 

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Lieu : Barcelone,
Date : le dimanche 6.juillet 2014
Distance : 5700m en mer
Renseignements : Neda el Mon

 

Swim The Costa Brava 2014 

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Lieu : L’Escala , Gerona,
Date : du 19 au 21 septembre 2014
Distance : 12km en mer
Autres distances : 1500m, 3000, 6000m
Renseignements : Swim costa-Brava

  

Travesía Islas Medas 2014 NeMfotoB_MedesCAT.jpg 

Lieu : Torroella de Montgrí, Gerona,
Date : dimanche 2 novembre 2014
Distance : 5200m en mer
Renseignements: Neda el Mon

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23/06/2014

Marseille : le défi Monte-Cristo

Une des traversées les plus populaires en France

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Le château d’If fut édifié en 1527, sur ordre de François Premier au large de Marseille, dans les îles du Frioul. Bien que sa vocation première ait été de défendre l’accès de la ville contre les pirates barbaresques puis contre les Anglais, ce fort a servi essentiellement de centre d’incarcération pendant près de quatre siècles. Les deux premiers détenus à y être enfermés furent deux modestes pêcheurs provençaux en 1540 et les derniers furent libérés en 1914. Entre temps se succédèrent sans discontinuité, huguenots, républicains, révoltés et anarchistes avec parmi les invités les plus connus, le Marquis de Sade, Mirabeau et Auguste Blanqui, l’éternel enfermé. Devenu monument historique en 1926, la forteresse est depuis lors l’un des sites touristiques les plus visités de Marseille.

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La première édition du défi Monte-Cristo à la nage date de 1999. Inspiré de l’évasion mythique du romanesque Edmond Dantès d’Alexandre Dumas, ce défi est devenu une étape incontournable de la coupe de France d’eau libre depuis sa création. J’ai participé aux 6 premières éditions (de 1999 à 2005) de cette belle épreuve qui est devenue aujourd'hui le plus important rassemblement de la natation en mer en France! 

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Le rendez-vous des 2 premières éditions a eut lieu sur la plage des Catalans, à 5 minutes du Vieux-Port de Marseille. L’épreuve consistait en un aller/retour jusqu’au Château d’If. Pour la première édition, on espérait le vent pour chasser les méduses présentent en grande quantité. Mais le vent a soufflé si fort qu’il a également chassé... les nageurs ! L'accostage étant impossible au niveau du Cercle des Nageurs de Marseille et la sécurité ne pouvant être assurée, il y a eu quelques changements de dernière minute dans l’organisation.

 

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Afin de fuir le vent et les méduses, la course a finalement eut lieu vers un autre site tout aussi joli : celui de l’Estaque au pied du viaduc de Corbières. C’est donc loin du sillage d’Edmond Dantes que les 20 nageurs, que nous étions, avons effectué un parcours en triangle de 1200m matérialisés par des jerricanes en guise de bouée. Accompagnés de kayakistes, nous avons effectué ce parcours 4 fois avec pour décor au loin, à défaut de Château d’IF, les îles du Frioul et la « Bonne Mère ! ».

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L’année suivante, plusieurs épreuves sont inscrites au programme. Malheureusement, la Méditerranée déchainée en a encore décidé autrement. Le Mistral oblige les organisateurs à annuler le 500 mètres grand public et la traversée nocturne aux flambeaux. Mais les épreuves restantes ont largement donné satisfaction aux participants même si, cette année encore, la traversée prévue jusqu'au Château d'If a due être remplacée par un parcours en boucles face à la plage des Catalans.

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Pour la 3ème édition, le rendez-vous  est donné sur la plage du Roucas-Blanc au Prado. Le "village" de Monte-Cristo accueille les participants et les nombreux spectateurs. L’épreuve phare de 5km compte pour le championnat de FranceSon départ est prévu au Château d’IF. 

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Les nageurs sont transférés vers le Château d’If par bateau. Là, pas trop le temps de faire du tourisme, la visite en maillot est interdite. Une ligne est tendue à une vingtaine de mètres du quai nord du Château d’IF. Juste le temps d'admirer le château et de prendre une photo et c'est le départ.

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Les nageurs sans palme aux bonnets jaunes sont les premiers invités à prendre part au départ. Trente seconde plus tard, c’est au tour des nageurs avec palmes aux bonnets rouges de s’élancer. Direction Marseille en passant par le phare du Soudaras où nous avons à contourner une bouée. Ensuite direction la pointe d’Endourme pour contourner une autre bouée. C’est une longue ligne droite dans la bande des 300m qui attend les nageurs. Nous longeons la Corniche Kennedy, un long boulevard bien connu des marseillais qui longe la Méditerranée depuis la plage des Catalans jusqu’au Prado. Nous passons devant l’anse de la Fausse Monnaie et les Prophètes. L’arrivée s’effectue devant le village du défi sur la plage du Grand Roucas Blanc. Ca y est ! le défi Monte-Cristo porte bien son nom...

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En 2014, je viens de réaliser ma 4ème évasion de cette île-prison mythique. Depuis sa première édition qui comportait une vingtaine de nageurs, le défi Monte-Cristo est devenu au fil des ans un challenge exceptionnel grâce certainement à ce lieu historique et légendaire connu du monde entier qu’est le château d’IF.

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Aujourd'hui, deux heures après l’ouverture des 1400 inscriptions (700 nageurs avec palmes et 700 sans palmes), la traversée affiche complet. Félicitations aux organisateurs qui ont su trouver le secret des belles traversées à la nage : ravitaillement à gogo, kiné, ostéopathe, sécurité au top, animations, vestiaires, récompenses sympas…

Pour vous inscrire, surveillez le site dès le début de l’année : http://www.defimonte-cristo.com/

 

Resultats Monte Cristo 2014 (depart du chateau d'If).pdf

Resultats Monte Cristo 2004 (depart du chateau d'If).pdf

Resultats Monte Cristo 2003 (depart du chateau d'If).pdf

resultats Monte Cristo 2001 (départ du Château d'If).pdf

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12/06/2014

Le bonnet des "7 Prison Island Swims" d'Aquadeus

Après le maillot, c'est le bonnet en silicone spécial "Evasion" des "7 Prison Island Swims" qui vient d'être mis en vente sur le site d'Aquadeus. 2 coloris sont proposées : jaune ou blanc. Sécurité et esthétisme, idéal pour vos entraînements en milieu naturel !!! bonnet aquadeus (1).jpg

30/05/2014

La vie marine en eau libre

Lorsque le nageur s’aventure en milieu naturel, il ne doit pas perdre de vue qu’il entre dans un monde peuplé d’innombrables espèces vivantes aquatiques et qu’il est considéré comme un intrus. La crainte d’une mauvaise rencontre existe et il faut l’accepter. Il est nécessaire d’apprendre et de reconnaître les principales espèces, pas forcement très agréables, que tout nageur risque de croiser fréquemment dans nos lacs, mers et rivières.

 

Les algues :

Ce sont des plantes marines qu’il est possible de rencontrer aussi bien en mer, qu’en rivière. Elles flottent généralement, sur ou, près de la surface de l’eau. algues.jpg

Elles ne sont pas dangereuses, mais le fait de nager au milieu des algues peut entraîner chez le nageur un moment de panique et faire en sorte qu’elles s’entourent autour de son corps. Pour cela il est nécessaire de retrouver son calme et de nager tranquillement. Ce n’est pas évident car ces plantes sont visqueuses et peuvent laisser penser à des espèces animales indésirables.

 

Les méduses (en mer) :

Elles peuplaient les océans il y a déjà 600 millions d’années. Il s’agit d’animaux invertébrés au toucher gélatineux qui aiment à flotter à la surface de l’eau et qui suivent généralement les courants. Il en existe de plusieurs variétés. aurelia.jpg

La plus répandue et la plus commune sur nos côtes est celle de couleur transparente et gélatineuse appelée « Aurelie » (Aurelia aurita) ou méduse lune. Généralement la piqûre d’aurélie n’est que peu urticante. Certains nageurs ne ressentent absolument rien, alors que d’autres ressentiront une petite inflammation superficielle de quelques heures. Il n’est pas rare l’été de voir les enfants s’en amuser. Pour le nageur le plus désagréable est de nager dans un ban et sentir une masse gélatineuse entre ses doigts et sur le corps. Pelagia_noctiluca.jpg

La méduse urticante la plus connue sur nos côtes et détestée des nageurs est sans aucun doute la « Pelagia noctiluca ». Elle a la faculté de briller dans le noir lorsqu’elle est dérangée. Elle peut être saisie par le corps mais il faut éviter les tentacules qui possèdent le venin. Un contact avec l’une d’entre elle se caractérise par une sensation violente et soudaine de brûlure voir de décharge électrique. La douleur va croître pendant environ trois quarts d'heure, et des zébrures rouges et gonflées vont strier la peau aux endroits touchés.

Par leur aspect « translucide » elles sont souvent invisibles et il est très difficile en nageant de les situer mais si vous en voyez une ou si l’accompagnateur en signale une, il est raisonnable de la contourner et d’éviter ainsi tout contact. meduses.JPG

Si malgré tout vous entrez en contact avec une de ces méduses, il ne faut pas s’affoler. Le fait de continuer à nager dans l’eau de mer doit apaiser la sensation de brûlure. A la sortie de l’eau voici quelques conseils :

- retirez délicatement les filaments visibles restés sur la peau à l’aide d’une pince à épiler où avec les mains équipées de gants.

- appliquez du sable mouillé et grattez avec une raclette ou une carte type celle de crédit pour enlever les filaments invisibles laisser sur la peau,

- Continuer à nettoyer la piqûre à l’eau de mer, et non à l’eau douce pour éviter d’aggraver les effets du venin, le vinaigre peut être utilisé pour certaines espèces,

- Passer en temps utile une pommade à base de corticoïdes ou un antihistaminique, prescrit par un médecin, pour aider à calmer la douleur et les démangeaisons (se renseigner également auprès de son pharmacien).

 

La dermatite cercarienne (lac et étang) :

Plus communément appelé chez les nageurs la « puce de canard ». Ce parasite microscopique, s’attrape dans certains de nos lacs lors de traversées en eau peu profonde et herbeuse, et provoque une réaction cutanée. Semblable à une piqûre de moustique, elle s’intensifie au cours de la nuit. Elle régresse au bout de quatre à cinq jours. dermatite cercaria.jpg

Pour éviter que ces parasites ne pénètrent dans la peau, le nageur doit à la sortie de l’eau se doucher immédiatement et se frotter à l’aide d’une serviette. Dès l’apparition des premiers signes, apposer de la glace afin de soulager l’irritation puis consulter son médecin ou un pharmacien afin qu’il prescrive une crème. L’éruption disparaît sans laisser de traces en 10 à 20 jours.

 

Les vives (en mer) :

« Vive » comme la douleur du nageur malchanceux qui pose le pied sur ce poisson. Cet animal marin vénéneux se niche dans le sable à fleur d’eau, il est impossible de le voir. On les rencontre dans l’est de l’Atlantique et de la Méditerranée à la mer Noire. Les vives se tiennent près des côtes l’été et plus au large l’hiver. Le venin est injecté par l’épine dorsale et 2 épines operculaires et sa piqûre est très violente. Elle provoque une enflure locale et des crises de tétanie, mais sans conséquence grave. Même mort, la vive reste dangereuse.vive.jpg

Le pied piqué va être endolorit environ une heure. Il faut savoir que les sécrétions animales sont généralement détruites par la chaleur. Pour cela il faut marcher dans le sable chaud, cela permet également de faire circuler le sang. Sinon, tremper le membre atteint dans l'eau chaude à 40°C pendant 20 à 30 minutes ou approcher à fleur de peau sans la toucher, une cigarette pendant 3 minutes.

Pour le nageur, les risques de marcher sur une vive ne se présentent qu’au départ ou à l’arrivée.

Un conseil pratique pour éviter de rentrer en contact avec cet animal : marcher en traînant les pieds dans le sable afin de provoquer la fuite de l’animal.

 

Les requins (en mer) :

Contrairement à ce que pensent certains nageurs, les requins sont bien présents sur les côtes françaises et notamment en Méditerranée. requin.jpg

Pour les « squalophobes », pas de panique… les requins ont toujours été très nombreux dans nos mers, mais sont la plupart du temps invisibles car très éloignés des côtes et à de grandes profondeurs. Les requins en Méditerranée sont surtout de jeunes spécimens et la plupart des espèces sont inoffensives !

 

Voici énumérées quelques créatures qui espérons le ne vous feront pas reculer devant vos projet d’entraînement ou de course. Car les chances de les rencontrer sont minimes, surtout si vous vous situez dans des zones surveillées. N’hésitez pas à demander conseil aux sauveteurs qui connaissent le secteur et peuvent vous indiquer la présence ou non de ces animaux indésirables. 074.JPG

D’autre part la mer et la rivière offrent d’autres espèces vivantes de toute beauté et inoffensive qui peuvent vous accompagner lors de vos sorties.

19/05/2014

Le magazine "LAYALINA Montpellier" de mai 2014

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eau-libre.fr : un nouveau site sur l'eau libre en France

site aquablog eau libre.jpgUn tout nouveau site sur la natation en eau libre a été mis en ligne en février 2014. Il s'appelle eau-libre.fr. C'est un site créé par Fabrice Billaud, passionné de nage en milieu naturel, qui a pour but de faire connaître et promouvoir la nage en eau-libre sous toutes ses formes. Avec de nombreux reportages et des annonces d'événements en France et dans le monde, il est à consulter ... sans modération !

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15/05/2014

Le maillot des "7 Prison Island Swims" d'Aquadeus

Le maillot spécial "Evasion" en série limitée des "7 Prison Island Swims" est en vente sur le site d'Aquadeus. Pensez à la fête des pères ou bien à vous équiper d'un maillot d'évadé pour le défi Monte-Cristo ! 

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07/05/2014

France 3 Languedoc-Roussillon (19/20) du mercredi 7 mai 2014

Reportage télé qui a suivi ma traversée à la nage entre Robben island et Big-Bay au Cap en Afrique du Sud

03/05/2014

Freedom Swim 2014 (Afrique du Sud)

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Robben Island (en anglais) ou Robbeneiland (en afrikaans) est une île d'Afrique du Sud, située au large du Cap, dans la Table Bay (baie de la Table) à 7km à l'ouest de la côte de Bloubergstrand. L'« île aux Phoques » (Robben signifie en néerlandais ou afrikaans « phoques ») doit son nom aux nombreux mammifères observés en 1652 par les colons hollandais dans les eaux froides entourant l'île. carte traversée.jpgLe rôle de l'île dans le passé conflictuel de l’Afrique du Sud remonte aux débuts du colonialisme lorsque le premier colon néerlandais à gagner le Cap, Jan van Riebeeck, s’est querellé avec le chef local, Autshumato, qui lui servait d'interprète. Un malentendu culturel a entraîné le bannissement de ce dernier à Robben Island. L’île aux phoques était l’endroit parfait pour une prison, en raison des forts courants et des eaux froides mais l'interprète s’en évada sur une barque à l'aide d'un complice. A de très rares exceptions près, les tentatives d'évasion de Robben Island ont toutes échoué et la plupart des évadés se sont noyés durant la longue nage jusqu'à la côte. blog 1.JPGDe nos jours Robben Island est devenue un symbole mondial des droits de l'Homme, après avoir été utilisée comme prison, léproserie, hôpital psychiatrique et poste militaire de défense. Au 20ème siècle, les opposants noirs au régime de l’Apartheid, condamnés à de longues peines, y furent internés dont notamment trois futurs présidents sud-africains (Nelson Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma) blog 2.JPGAujourd'hui la prison a cédé la place aux touristes et cet ancien site de détention est devenu un véritable challenge pour les nageurs en eau libre. Cette année, dans le cadre des célébrations des 20 ans de la Démocratie en Afrique du Sud, l'épreuve annuelle d'eau libre, la Freedom Swim, s'est déroulée le samedi 3 mai 2014avec comme parcours Robben Island jusqu'à Big Bay, Blouberg près du Cap.

affiche pour blog.jpgC'est dans une eau à 12-13°C et sur une distance d'environ 7,5km au milieu des courants que les nageurs ont participé dans les différentes catégories proposées par les organisateurs : nageurs solo en maillot (25 nageurs), nageurs solo en combinaison (14 nageurs), nageurs en relais en maillot et nageurs en relais en combinaison. Dans le cadre de mon challenge des 7 îles-prisons à la nage, c'est dans la catégorie des nageurs en maillot que je me suis inscrit !!! blog 3.JPGJ’ai rendez-vous le samedi matin entre 7h30 et 8h au Nelson Mandela Gateway, située sur le Waterfront de Cape-Town. Ce quartier portuaire a été transformé en zone de restaurants et de magasins. Sur le chemin qui me mène de l’hôtel au lieu de rendez-vous, je passe devant de nombreuses devantures d’organismes touristiques qui proposent des excursions pour aller à la rencontre des grands requins blancs avec de grandes photos de squales toutes dents dehors ! Voilà de quoi mettre un peu plus de pression et de stress avant la traversée !!! blog 4.JPGJ’arrive sur le lieu de rendez-vous où je suis accueilli par les organisateurs pour le marquage et le docteur (ici en rouge) pour un contrôle médical. Il prend mes pulsations et la température (37.3°C) avant de me donner le feu vert pour participer. blog 5.JPGAux environs de 9h, nous embarquons sur une des navettes rapides, toutes baptisées selon les patronymes de prisonniers politiques embastillés au fil de l'histoire, qui doit nous conduire à la prison de Robben Island. Dans le port, un phoque nage aux abords du bateau ce qui confirme que l’eau n’est pas très chaude. La traversée en bateau s’effectue sous un épais brouillard avec une mer très calme, un peu ambiance des « Dents de la Mer » !!! Mais rassurez-vous, aucun requin blanc n’a été signalé dans cette zone, dixit les organisateurs. blog 6.JPGLorsque nous arrivons dans le port de l’île aux phoques, le brouillard s’est dissipé et laisse entrevoir quelques vestiges sinistres témoins, depuis le 17ème siècle, de ce paysage insulaire. Robben Island et sa prison symbolisent le triomphe de la liberté et de la démocratie sur l’oppression. Tout y est emprunt d’émotion. blog 7.JPGC’est dans ce port que je vais me préparer et m’enduire de graisse. Muni du maillot de bain spécialement dessiné pour moi par Aquadeus et du bonnet fourni par l’organisateur, c’est vers 11h30 que je vais prendre le départ de la traversée avec les autres nageurs. Lorsque je me jette à l’eau, je suis saisi par la température de l’eau qui dépasse légèrement les 13°C. Je me dirige vers la sortie du port où un phoque se dore au soleil. Une fois sorti du port, je rejoins le bateau qui va m’accompagner tout au long de la traversée de la Table Bay (la baie de la Table du nom de la montagne de la Table qui surplombe Cape Town). blog 8.JPGA bord de la petite embarcation pneumatique, il y a Chris et Shaun qui auront pour rôle de s’occuper de ma sécurité, de m’orienter et de me ravitailler… C'est la première fois qu ils font cela ! Quelques minutes à peine après les avoir rejoint, un animal passe en dessous de moi à toute vitesse, j’ai bien l’impression qu’il s’agit d’un dauphin. Le moment est à la fois flippant et magique et Shaun me confirme alors qu’il s’agit d’un dauphin. J’espère avoir l’occasion de le revoir mais cela ne sera plus le cas. Je continue de nager dans cette eau saumâtre et admire le magnifique paysage qui m’est offert lorsque je respire du côté droit. blog 9.JPG

J’ai une magnifique vue de la Table Mountain (Montagne de la Table) nom qui provient de sa forme sommitale. Elle culmine à 1086 mètres d’altitude et sa superficie au sommet est de 3km2. Elle est encadrée de part et d’autre de 2 collines Lion’s Head et Devil’s Peak qui laissent penser à 2 endroits pour s’asseoir autour de la table… je ne me lasse pas d’admirer ce magnifique paysage qui vient récemment d’être élu parmi les 7 nouvelles merveilles de la nature au monde. blog 10.JPGJe continue à nager tout en essayant de scruter les fonds marins et dans l'attente d’une éventuelle surprise. Après une heure de nage, par l’effet certainement des courants, l’eau se rafraîchit considérablement et affiche les 12°C. Juste un petit degré de différence, mais c’est énorme lorsque l’on nage. Alors que je ne ressentais pas le froid jusque-là, cette différence de température va m’y faire penser jusqu’à la fin. J’espère à ce moment là ne pas finir en hypothermie. blog 11.JPGJe distingue de mieux en mieux la côte où je dois arriver, mes accompagnateurs me font des signes pour m’orienter vers l’arrivée. A trop les regarder, je ne fais plus attention à ce qu’il y a dans l’eau quand soudain je reçois comme une décharge à l’épaule. Je viens de croiser une méduse. Cela me pique mais la douleur n’est pas forte, j’espère ne pas avoir à en croiser de nouveau. Je suis à 300m de l’arrivée lorsque mon bateau d’accompagnement me quitte pour laisser la place aux sauveteurs de Big Bay. Ceux-ci vont m’accompagner au milieu des vagues avec leur planche de sauvetage jusqu’à l'arche d arrivée. blog 12.JPGJe suis au coude à coude avec un autre nageur et j’effectue mes derniers mètres en courant sur la plage afin de franchir la ligne d’arrivée. Je viens de terminer la 4éme traversée de mon challenge des 7 Îles-prisons au continent à la nage dans un temps de 2h02’57’’. Dès que j’ai franchi le portique d’arrivée, on me remet une médaille, une serviette et un bonnet en laine puis je suis pris en charge par un sauveteur qui va m’accompagner dans un local transformé en hôpital de fortune. blog 13.JPGC’est un passage obligé pour tous les compétiteurs. Un médecin prend mes pulsations et la température : 34,5°C. Je suis obligé de rester tant que ma température n’est pas remontée au dessus de 35°C. J’en profite pour me changer et boire quelques boissons chaudes avec les autres nageurs. Après une vingtaine de minutes, je retourne voir le médecin qui m’annonce 36,3°C. Je peux donc quitter les lieux et rejoindre mon épouse sur la plage pour assister à la fin de la course.  

 

resultats Freedom swim 2014 (nageurs en maillot de bain).pdf

01/05/2014

Le magazine "Coureurs d'Ecume" d'Avril - Juin 2014

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26/04/2014

Zoot Swim Games – Costa Brava Swim 2014

Un nouveau concept en eau libre !!!zoot swim games.jpg 

A Montgat, près de Barcelone, le « Malamar Wakepark » est un gros « cable park » (téléski nautique) pour les passionnés de wakeboard, wakeskate,… Ce parc est situé en bord de mer, au milieu de palmiers avec des cabines colorées pour se changer et un bar accueillant avec des tables en forme de planches de surf. C’est dans ce parc que « Costa Brava Swim » a la fabuleuse idée d’organiser une épreuve d’eau libre pas comme les autres. Le samedi 26 avril, les wakeboaders ont cédé la place aux nageurs pour une course par élimination dans le bassin géant d’eau de mer de 200m de long, 50m de large et normalement d'1m40 de profondeur. 4X-swim-games.jpg

Un petit tour et puis s’en va….

Chaque série est formée par un groupe de 4 nageurs qui concourent sur le même circuit d’environ 300m. Au départ chaque nageur tient une bouée qui lui a été attribuée puis, au signal du départ, les concurrents s’affrontent sur un parcours en forme de 8 jusqu’à l’arrivée. Aucune attitude agressive ou violente envers un autre nageur n'est tolérée, on ne peut donc tirer, bousculer un concurrent sous peine de disqualification. Les 2 premiers nageurs franchissant la ligne d’arrivée sont qualifiés pour le tour suivant et ainsi de suite jusqu’à la finale. 

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Pour mon premier essai dans ce style de course, je nage dans la catégorie des plus de 25 ans, l'eau dans le bassin est à 18°C et la profondeur n'est en réalité que de 70 cm. Pendant toute la course, ma traction des bras est modifiée par le peu de profondeur. Nous sommes donc 4 nageurs et les 2 premiers seront qualifiés pour le second tour. 

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Dès le départ, mes adversaires (en combi) me devancent et je sais déjà que je ne ferai qu'un tour de sélection. Pour rejoindre la bouée, il suffit de suivre le câble du téléski qui est au-dessus de nos têtes dans la trajectoire. Au loin, je distingue Barcelone et la tour bleue Agbar qui se détache du décor. Le retour vers les bouées jaunes d'arrivée s'effectue sans trop d'illusion et je termine en 4ème position. Avec de bons enchaînements entre les séries et une superbe organisation, en moins de 2 heures la compétition est bouclée. Ensuite on profite de l ambiance catalane, pour flâner dans le petit village sportif : une boisson , un massage offerts et le slogan de l organisateur qui restera dans les annales : "je suis un animal aquatique " !

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4 nageurs, 3 tours de qualif, 1 vainqueur !!!! Ce concept de course par éliminations en eau libre est très intéressant et pourquoi pas à développer. Très visuel pour le public, il pourrait aussi se réaliser d'une façon encore plus attrayante en piscine à vagues...  

27/03/2014

Journal "La Gazette de Montpellier" du jeudi 27 mars au mercredi 2 avril 2014

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27/02/2014

S'évader pour France Choroïdérémie

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Armé de mon seul maillot, Je poursuis mon exploit : relier à la nage sept prisons célèbres, basées sur des îles au continent le plus proche. La finalité de cet exploit est avant tout sportive, mais je souhaite à chaque traversée porter les couleurs de France Choroïdérémie afin de pouvoir récolter des dons afin de financer le programme de recherche sur la thérapie génétique à l'INSERM de Montpellier qui est sur le point d'aboutir. france choroideremie blog.jpg

Pour aider la recherche, je vous suggère de faire un don à France Choroïdérémie ou de faire la promotion de mon initiative en allant sur la page de collecte du défi.
Les dons sont reversés par Alvarum. C'est très facile et 100% sécurisé.

Merci pour votre soutien!

23/02/2014

Les Sept Îles-Prisons à la Nage (Seven Prison Island Swims)

drapeau%20anglais.jpgEntre liberté et évasion…

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« Nager procure un sentiment de liberté et d’évasion, nager en milieu naturel, sans combinaison ni palmes, donne la sensation d’être libre comme l’eau ». C’est dans cet état d’esprit que je me suis lancé un nouveau challenge intitulé « Seven Prison Island Swims »

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Ce challenge a pour objectif de relier à la nage 7 célèbres prisons basées sur des îles au continent le plus proche. Réaliser cet exploit nécessite de nager dans les mers très froides ou très chaudes mais également d’être physiquement et mentalement préparé pour surmonter toutes les conditions que connaissent les nageurs de extrême : de forts courants, des vents violents et la vie marine.

Descriptif des épreuves :

 

Au 20ème siècle et même avant certaines de ces îles-prisons permettaient d’isoler les prisonniers politiques ainsi que les détenus les plus infâmes. Au 21ème siècle, ces condamnés ont cédé leur place aux touristes. Ces anciens sites de détention deviennent un véritable challenge pour les nageurs désirant se confronter à des eaux froides et de forts courants.

1- L’île d’Alcatraz (USA)
alcatraz.jpgLieu : D’Alcatraz jusqu’à l’Aquatic Park de San-Francisco aux USA
Distance : Course de 2,4km
Date : réalisé en 2000
Les conditions : De forts courants, une vie marine abondante et une eau très froide à 12°C
Pour la petite histoire : Le complexe pénitentiaire d'Alcatraz est une prison construite sur une île de la baie de San Francisco. Forteresse militaire de 1850 à 1909, puis une prison militaire de 1909 à 1933 et prison fédérale de haute sécurité de 1934 à 1963, Alcatraz est une prison dont la réputation cristal-fleche_35-55532.jpgest internationale grâce à l'accueil de prisonniers célèbres comme le gangster de Chicago Al Capone.

2- Le Château d’If (France)
CHTEAU~1.JPGLieu : Du château d’If jusqu’à la plage du Prado à Marseille en France.
Distance : Course de 5km 
Date : réalisé en 2003 et 2004
Les conditions : Un vent très fort. La traversée à la nage dénommée, le Défi de Monte-Cristo s’effectue depuis 1999 tous les ans au mois de juin
Pour la petite histoire : Edifié au 16ème siècle sur un îlot de l’archipel du Frioul au centre de la rade de Marseille, ce château a essentiellement servi de prison pendant ses 400 ans cristal-fleche_35-55532.jpgd’utilisation officielle. Rendu célèbre dans le monde entier par le Roman d’Alexandre Dumas, « Le Comte de Monte-Cristo ».

3- Fort Boyard (France)
fort_boyard.jpgLieu : De Fort Boyard à la plage des Minimes à La Rochelle en France.
Distance : Raid solo de 18km 
Date : réalisé en 2009
Les conditions : De forts courants
Pour la petite histoire : Édifié comme forteresse militaire au 19ème siècle, le fort est transformé en prison quelques années à peine après son achèvement. Il sert de prison pour des soldats prussiens de la Guerre franco-prussienne de 1870, puis pour les prisonniers politiques de cristal-fleche_35-55532.jpgla Commune comme le journaliste et homme politique, Henri Rochefort.

4- L’île de Robben (Afrique du Sud)
robben-island.jpgLieu : De Robben Island à Blouberg Beach au Cape en Afrique du Sud
Distance : Raid solo de 7,5km 
Date : 3 mai 2014
Les conditions : Une eau froide avoisinant les 13°C et une vie marine abondante
Pour la petite histoire : « Robben Island » a été utilisée comme prison, léproserie, hôpital psychiatrique et poste militaire de défense. Au 20ème siècle, les opposants noirs au régime de l’apartheid, condamnés à de longues peines, y furent internés dont notamment trois futurs présidents sud-3608797619.jpgafricains (Nelson Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma)

5- L’île de Spike (Irlande)  

Spike-island.jpgLieu : De l’île de Spike dans le port de Cork jusqu’à Cobh en Irlande 

Distance : Course de 1,8km 

Date : début septembre 2014 

Les conditions : De forts courants et une eau froide 

Pour la petite histoire : L’île abrita un monastère, une forteresse ainsi qu’une prison. Celle-ci a servi de lieu de détention des prisonniers de l’IRA pendant la guerre d’indépendance Irlandaise et gagna la réputation « d’Alcatraz Irlandais ». Après le traité anglo-irlandais, la prison deviendra, dans les années 80, un établissement correctionnel pour jeunes jusqu’à sa fermeture en 2004. 

6- L’île de Gorée (Sénégal) 
goree.jpgLieu : De la plage de la Voile d’Or à Dakar jusqu’à l’île de Gorée au Sénégal.
Distance : Course de 5,2km
Date : fin septembre 2014
Les conditions : plus de 500 participants
Pour la petite histoire : L’île abrite l’ancienne « prison des esclaves » et le fort d’Estrées. La « Maison des Esclaves » est un édifice historique, datant du 18ème siècle et servant de prison temporaire, avant expulsion forcée des africains vers les territoires esclavagistes. Le fort d’Estrées est une citadelle construite entre 1852 et 1856. A partir de 1940, il sera utilisé comme prison civile et ce jusqu’en 1976.

7- L’île de Rottnest (Australie) 
rottnestIsland.jpgLieu : De la plage de Cottesloe sur le continent jusqu’à Rottnest près de Perth en Australie
Distance : course de 19,7km 
Date : février 2015
Les conditions : De forts courants et une vie marine abondante.
Pour la petite histoire : D'août 1838 jusqu'en 1931, l'île servit d'établissement pénitentiaire pour les aborigènes du continent condamnés pour vol de bétail, incendie de forêt ou vol de légumes. On estime à 3 700 le nombre total de prisonniers aborigènes ayant séjourné sur l'île. Pendant les deux guerres mondiales l'île servit de prison pour les ennemis.

Pour consulter le dossier de presse :   

dossier presse seven prison islands.jpg

06/02/2014

La première Française à tenter la traversée de la Manche

A partir de 1920, après le déminage des plages, la Manche est à nouveau retentée par les nageurs du monde entier. jeanne sion le matin.jpgComme tous les ans, d’août à septembre, la traversée de la Manche prend une part importante dans l’actualité. Mise en valeur par la presse mondiale, elle attire de part et d’autre du Détroit, un grand nombre de nageurs et de nageuses n’hésitant pas à sacrifier du temps et de l’argent pour rééditer l’exploit de Webb et Burgess.

Parmi les nageuses, une Française, Jeanne Sion, née à Dunkerque en 1889. Elle est la petite fille du marin Frédéric Sion, propriétaire et fondateur en 1853 d’une école de natation sur l’un des 2 plans d’eau ouverts à Dunkerque : le « Carré Sion ». A Dunkerque, "Sion et natation riment". Jeanne apprend à nager dès 3 ans avec son père Joseph Louis. Elle se familiarise rapidement avec le milieu aquatique. Dans sa ville, elle est une véritable héroïne. On la surnomme « l’ondine, fille des corsaires ». En 1922, à l'âge de 33 ans, elle espère devenir la Première nageuse à traverser le détroit. Elle est soutenue par la presse et encouragée par toute une population. C’est une sportive d’exception et elle est considérée comme l’une des premières candidates sérieuses à la traversée de la Manche. Malheureusement, lors de sa tentative du dimanche 7 septembre 1922, elle revient à terre à bord du convoyeur "Ravageur" après avoir échoué à 4 miles de Douvres. Elle avait nagé pendant 14h30 et aurait fait, dira le capitaine du Ravageur, 71km. Pourtant très en forme, elle a abandonné à la suite d'un violent mal de gorge provoqué par l'eau salée et le mauvais système de ravitaillement.

De 1924 à 1926, à plusieurs reprises, elles seront 3 nageuses à tenter l'exploit de devenir la "première femme" à figurer au palmarès de la traversée de la Manche. Elles sont à la fois, 3 rivales et 3 amies, n'hésitant pas à suivre les diverses tentatives des unes et des autres à bord du bateau convoyeur, peut-être aussi par espionnage sportif ! Il y a les américaines Harrison et Ederlé ainsi que la Dunkerquoise Sion. 08-06_traversee_feminine_manche_2_lightbox.jpg

En 1924, parmi toutes les prétendantes, la Française est la première à s'élancer du Cap Gris-Nez dans la nuit du 22 juillet mais il n'y a pratiquement personne pour relater sa tentative, car en même temps se déroulent à Paris les Jeux Olympiques d'été. Pour sa traversée, Mlle Sion est convoyée par un remorqueur calaisien habitué des tentatives : "Le Champion". Il avait accompagné avec succès Enrico Tirabosch en 1923, le 4ème nageur à réussir la Manche. Ce 22 juillet, Mlle Sion, profite d'un temps absolument calme et d'une mer à l'apparence d'un lac pour disparaître de l'horizon en direction des côtes anglaises. Entraînée ensuite par les courants et surtout épuisée par le froid, elle abandonne en fin de matinée à 7 miles (11km) des côtes anglaises. Elle est retirée de l'eau et ramenée à Calais par le remorqueur. Une quinzaine de jours plus tard, c'est au tour de Mlle Harrisson de tenter sans succès la traversée.

Rejointes en 1925 par l'américaine Gertrude Ederlée qui espère accomplir cet exploit, elles tenteront toutes les 3 la Manche sans succès. Mlle Sion est de nouveau la première à s'élancer du cap Gris-Nez avec cette fois-ci une centaine de personnes rassemblées sur la plage pour assister au départ. P1070677.JPG

A bord du remorqueur à pris place l’Américaine Harrisson en tenue de bain, prête pour « entraîner » sa rivale. C’est ainsi que l'on appelle les personnes qui se mettent épisodiquement à l’eau pour accompagner le nageur dans l’effort. Cette année-là, elle échoue à seulement 3600m du but mais dira-t-elle "beaucoup plus par l'appréhension de la nuit opaque que par le froid ou la fatigue". Elle est la première femme à s'être rapprochée aussi près du but et elle n'hésite pas à déclarer à la presse qu'elle renouvellera une prochaine tentative. Elle retentera à plusieurs reprises et sans succès la traversée jusqu'à la réussite de l américaine Gertrude Ederlé le 6 août 1926 en 14h32' ...

Pour quelques malheureux kilomètres, Jeanne Sion passera dans l’anonymat le plus total laissant à l’américaine les fastes d’une parade New-Yorkaise avec plus de 2 millions de personnes…

30/01/2014

Le marquage des nageurs en eau libre

Lors des épreuves en eau libre chaque concurrent est identifié par un numéro de course qui lui est attribué. En arrivant sur le site de la compétition, le nageur doit se rendre au secrétariat pour s'inscrire ou valider son inscription et récupérer son numéro. marquage secreteriat.jpg

L'organisation procède alors au marquage de chaque nageur sachant que le règlement FINA OWS 6.14 prévoit que : « Tous les nageurs doivent avoir leur numéro de compétition clairement affiché sur le haut du dos, sur les bras et les mains ». 

marquage main.jpg

En fonction des organisations, cette inscription est réalisée à l’aide d’un gros marqueur indélébile ou, depuis peu, sous formes de transferts résistants à l’eau. Il s’agit de tatouages du style de ceux que l’on trouve dans un chewing-gum "costaud", on pose le papier sur la peau (numéro côté peau), on met de l'eau, on appuie bien, on enlève le papier et hop ! 

marquage tatouage.jpg

Le numéro colle tout seul. Aucun souci au niveau de l'application, il est juste recommandé de le mettre à un endroit où il n’y a pas ... de poils !

 

 

Très important : l’inscription du numéro ou le transfert sur la peau doivent se faire impérativement avant d’appliquer la crème protectrice et/ou la graisse. marquage graissage.jpg

 

Mon conseil pratique : Une fois l’épreuve terminée et pour éviter de me promener avec mon numéro inscrit sur la peau, j’utilise généralement de l’eau de Cologne ou des lingettes pour bébés pour l’enlever facilement.

 

Pour les épreuves nécessitant un bateau d’escorte, le numéro de compétition du nageur est affiché sur une plaque de telle sorte qu'il soit clairement visible des deux côtés du bateau. Pour les compétitions internationales la plaque doit aussi mentionner  le drapeau national de la Fédération du nageur. marquage bateau.jpg

 

Sur certaines épreuves, les organisateurs peuvent également vous remettre avant le début de la course un ou deux bracelets émetteurs (avec toutes les données du nageur) qui devront obligatoirement être utilisés Cette technologie du "microchip transponder" est capable de donner les temps intermédiaires pendant l’épreuve ainsi qu’à l’arrivée. marquage tranpondeur.jpg

Tous les concurrents ont alors  l’obligation de porter le «microship transponder» durant toute la course : sur le poignet avec lequel le nageur compte toucher la plaque d’arrivée s’il n’y a qu’un bracelet ou bien sur chaque poignet (impérativement lors des championnats internationaux) s’il y en a 2. Il faut savoir que dans le règlement FINA, « tout concurrent qui terminera la course sans un bracelet sera disqualifié ». (OWS 7.2.2) De ce fait si un concurrent perd un de ces bracelets, il doit en informer immédiatement un Officiel responsable sur l’eau afin de procéder au remplacement. 

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18/01/2014

"Nageur de l'Extrême" : mon site officiel

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J'ai décidé de créer un site internet qui regroupe mes raids passés et à venir, "Jacques Tuset, nageur de l'extrême" (http://www.xtremswimmer.com/)ainsi que toutes mes aventures aquatiques hors normes. Je vous invite à y surfer !

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Bien entendu, le blog de Waterplouf continue d'exister avec ses infos pratiques (pour les inscriptions aux épreuves notamment), ses conseils, l'histoire de la discipline et les nouvelles en tout genre.

Et enfin, vous pouvez également retrouver des informations sur ma page Facebook 

Voilà de quoi garder le contact  ;-)

17:58 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (0)

06/12/2013

Magazine Montpellier Notre Ville de décembre 2013

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20/11/2013

Open Water Swimming (livre 2)

open water swimming munatones.jpgOpen Water Swimming : Steven Munatones

Le but ultime de ce livre écrit en anglais est de fournir des conseils aux nageurs et triathlètes pour nager plus vite et avec plus d'efficacité en milieu naturel. L'auteur, Steven Munatones, est un entraîneur professionnel de natation en eau libre aux USA. Il a été entraîneur de l'équipe nationale US lors des championnats du monde eau libre 2004, consultant pour la télé américaine lors du 10km des JO de 2008, membre de la commission eau libre FINA, rédacteur en chef du site "Daily News of Open Water Swimming",... Il est également à l'initiative du grand défi intitulé "Ocean Seven" pour les nageurs de l'extrême. Son livre, "Open Water Swimming", est une mine d'informations et de recommandations fondées sur des observations d’athlètes de haut niveau à l'entraînement et en compétition, des recherches scientifiques solides et les expériences personnelles de l'auteur.

18/11/2013

Magazine "La Vie du Rail" du mercredi 13 novembre 2013

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24/10/2013

Le Serpentine Swimming Club de Londres

La Serpentine est un lac artificiel de 11 hectares et d’une profondeur maximale de 12 mètres situé à Hyde Park à Londres en Angleterre. C'est en 1730 que la reine Caroline, épouse de George II, ordonna de créer une retenue sur la rivière Westbourne, dans le cadre d'un réagencement de Hyde Park et de Kensington Gardens. À cette époque, cette rivière formait onze étangs naturels dans le parc. Il fut mené à bien entre 1730 et 1733 par le jardinier royal Charles Bridgeman. creation serpentine.JPG

La Serpentine fut l'un des premiers lacs artificiels conçus pour avoir une apparence naturelle dans le pays. Il comporte également une île dans sa partie orientale. L’espace ouvert de Hyde Park, attirait, comme il le fait aujourd’hui, les londoniens pour les loisirs. Par temps chaud, certains n’hésitaient pas à se rafraîchir dans les eaux du lac et se rencontraient de façon informelle pour nager ensemble. Dès le début du 19ème siècle, des courses sont organisées et attirent un grand nombre de spectateurs. Afin de formaliser leur activité, un groupe de nageurs s’est organisé pour créer un club. serpentine ngeur dessin.JPG

Le Serpentine Swimming Club est un club londonien de natation en eau libre ouvert toute l’année sur la Serpentine et affilié à l’Amateur Swimming Association. C'est le plus vieux club de natation d'Angleterre. « Just get on with it » est le dicton utilisé par les membres du SSC, un groupe de nageurs aguerris et éclectiques. L’activité principale du club tourne autour des courses à handicap qu’elle organise tous les samedis matin à 8h00. Les combinaisons y sont strictement interdites. La plus connue des courses est la « Peter Pan Christmas Race Day », elle se déroule le matin de Noël depuis 1864 sur la distance de 100 yards (91,4m). A cause des risques inhérents à la nage en eau glacée, la course est réservée uniquement aux membres du Serpentine Swimming Club. Pendant les mois d’hiver, la température de l’eau est très faible et le lac est parfois gelé, tandis que l’été, l’eau peut atteindre des températures avoisinant les 20°C.  blog membre.jpg

Pour être membre de l’association il en coutera 20£, mais la séance d’essai est gratuite. Les membres sont autorisés par le « Royal Parks » à nager dans le lac tous les matins entre 6h et 9h30. Lors d’un week-end londonien, je n’ai donc pas hésité à me rendre à Hyde Park afin de me joindre aux membres du Serpentine Swimming Club pour une séance de nage dans les eaux fraîches de la Serpentine. Fin octobre, je me rends donc très tôt à Hyde Park. Il est à peine 7 heures du matin, il fait encore nuit et une légère pluie s’abat sur le parc. En me dirigeant vers le Lansbury's Lido construit en 1930 où se trouve le local du club, je croise des coureurs matinaux qui arpentent les chemins du parc faiblement éclairés. 

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Lorsque j’arrive sur les bords de la Serpentine, qui fut le théâtre de l’épreuve du 10km marathon eau libre des précédents Jeux olympiques d'été de 2012, j’aperçois sur la rive sud l’espace banalisé de la piscine du Lido délimité par des bouées blanches. Il n’y a encore personne dans l’eau (à part des canards et des cygnes) et, lorsque j’arrive devant la porte d’entrée du vestiaire du club, la porte est « closed ». Pour y accéder, il y a un digicode dont seuls les membres connaissent le numéro. J’attends quelques minutes quand une dame qui s’occupe de l’entretien des vestiaires vient gentiment m’ouvrir la porte. Elle me fait remplir les formalités et signer le « Guest Book » pour pouvoir utiliser les installations tout en respectant le règlement. Le vestiaire est mixte et un peu spartiate avec des toilettes où tout y est entassé : bouées de sauvetage, trophées, théière … blog piscine.jpg

Je rejoins le plan d’eau en maillot de bain et bonnet sur la tête, les nageurs en combinaison y sont vus d’un mauvais œil car ils ne rentrent pas dans l’esprit du club. Comme ce n'est pas mon cas, tout va bien ! Dehors il fait environ 13°C et l’eau est annoncée à 11°C. L’espace banalisé dans lequel je suis autorisé à nager fait environ 110 yards et tout le long du parcours j’ai pied. Je vais nager seul au milieu des cygnes et des canards pendant une vingtaine de minutes. Aux environs de 8 heures, les premiers membres du SCC arrivent et me rejoignent dans l’eau. Je fais quelques longueurs avec eux. blog nage.jpg

Après une bonne demi-heure de nage, je rejoins le vestiaire. Il s’est rempli et une dizaine de nageurs se côtoient tout en se préparant pour leur séance matinale. Les membres sont de tous âges et je croise même des enfants d’une quinzaine d’années tout excités d’aller faire un plouf dans les eaux fraîches du lac. Dans le vestiaire, un thermos d’eau chaude est à disposition pour ceux qui désirent se faire du thé ou du café. Ce club a véritablement une âme et je quitte les lieux avec une envie profonde d’y revenir un jour… peut-être en 2014 où le club fêtera ces 150 ans !!!

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Pour ceux qui désirent plonger dans la Serpentine pour le plaisir et dans des eaux plus tempérées, la piscine du Lansbury's Lido est ouverte tous les week-ends de printemps et tous les jours d’été. Le Lido est doté de sauveteurs professionnels et est ouvert au public (payant) de 10h00 à 18h00. En plus de la zone de baignade de 100m, il y a une pataugeoire pour enfants, des tables et des chaises, des chaises longues et un bar.