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28/05/2017

Quand utiliser une combinaison néoprène en eau libre ?

Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau règlement FINA sur les combinaisons des nageurs Eau libre est rentré en vigueur.

1 - au niveau FINA, voici les modifications :
- La température de l’eau la plus basse possible pour une compétition FINA en Eau libre reste inchangée à 16 degrés Celsius.
- Entre 16° et 18°, les combinaisons Néoprènes ou de polyuréthanes et bonnet sont obligatoires.
- Entre 18° et 20°, les combinaisons Néoprènes ou de polyuréthanes sont optionnelles.
- Plus de 20°, les combinaisons Néoprènes ou de polyuréthanes sont interdits.

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2 - Au niveau FFN eau libre le règlement FINA sur les combinaisons thermiques a été modifié de la façon suivante (Hors championnants de France :
- La température de l’eau la plus basse possible pour une compétition FFN en Eau libre est de 14°C degrés Celsius.
- Entre 14°C et 17,9°C : Les combinaisons thermiques (Néoprènes ou polyuréthanes) et bonnets sont obligatoires du début à la fin de la course.
- À 18°C et 19,9°C : Les combinaisons thermiques (Néoprènes ou polyuréthanes) sont optionnelles.
- À 20°C et plus : Lorsque la température de l’eau est supérieure ou égale à 20°C, les combinaisons thermiques (Néoprène ou polyuréthane) sont interdites.

3 - France Eau libre FFN : Règlement spécifique aux Championnats de France Eau Libre 2017 sélectifs pour les Équipes de France Eau libre 2017 :
Si les épreuves des championnats de France s’effectuent dans une eau entre 18°C et plus, le recours aux combinaisons thermiques (Néoprènes ou polyuréthanes) ne sera pas autorisé.

Voici un petit tableau récapitulatif pour savoir quand utiliser la combinaison néoprène sur les épreuves en eau libre ?

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 FINA : Fédération Internationale de natation Amateur - FFN : Fédération Française de Natation - CSA : Channel Swimming Association - MSF : Marathon Swimmers fédération - IWSA : Internationale Winter Swimming Association - IISA : Internationale Ice Swimming Association

Point important et non négligeable surtout financièrement : La FINA ne communiquera la liste des combinaisons Néoprène homologuées qu'à partir du 1er janvier 2018. Néanmoins, celles-ci restent obligatoires et d'une épaisseur comprise entre 3 et 5 mm lorsque la température de l'eau est inférieure à 18° C. Par conséquent, les nageurs qui utiliseront des combinaisons Néoprène en 2017 n'auront aucune garantie de pouvoir les réutiliser en compétitions internationales à compter du 1er janvier 2018.

28/02/2013

La natation en l'eau libre

La natation en eau libre correspond à toutes les épreuves qui se déroulent en mer, en lac ou en rivière.

Pour pratiquer cette discipline, le nageur est en maillot de bain et il peut s’équiper de lunettes protectrices, d’un bonnet de bain.

Afin de lutter contre le froid et les irritations dues au sel, il utilise de la graisse (vaseline, lanoline ou graisse à traire) qu’il se passe sur le corps.

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Lors de ces épreuves nautiques, le nageur en eau libre doit faire face aux éléments et il est confronté à une ou plusieurs forces naturelles que sont le vent, les courants ou les marées. Ces éléments ne sont jamais stables, ils peuvent varier tout au long du parcours, que ce soit en force pour le vent, en vitesse pour le courant et en ampleur pour les marées. C’est pourquoi dans la plupart des cas la notion de distance est faussée et l’on préfère parler en temps. Dans certaines épreuves et plus particulièrement celles effectuées en solo, la notion de durée de nage l’emporte sur le kilométrage. 8e466ceba5fff43fc9503503d9ffed7a.jpg

L’eau libre se différencie de la natation en piscine par le fait que le succès ne consiste pas seulement dans la victoire face à un autre concurrent, mais à l’accomplissement d’un parcours et à un dépassement de soi. L’exploit résulte uniquement par le fait d’être allé jusqu’au bout même s’il a fallu mettre deux fois plus de temps qu’un champion.

 

C’est pour ces différentes raisons qu’en natation en eau libre il y a deux formes d’épreuves :

 

La course en ligne :

La plus connue, celle où plusieurs nageurs prennent le départ en même temps et effectuent le même parcours. Ce type de course fait l’objet d’une organisation soumise à une règlementation, régie de nos jours essentiellement par les règles de la Fédération Internationale de Natation Amateur. L’objectif est d’aller jusqu’au bout de l’épreuve tout en essayant de prendre l’ascendant sur ses concurrents. On distingue 

+ La natation en eau libre qui correspond à toute compétition en milieu naturel à l’exception des épreuves de 10km.

+ Le marathon de natation qui est une épreuve en eau libre couvrant une distance de 10km.

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Ces épreuves s’effectuent selon différents types de parcours  :

- La traversée : comme son nom l’indique, cela consiste à traverser d’un point à un autre un bras de mer ou un lac.

- La ligne droite : comme pour la traversée, le nageur part d’un point et arrive à un autre, seulement tout au long du parcours il longe un rivage. Ce type d’épreuve a souvent lieu en rivière, mais également en mer et en lac. L’avantage que procure ce type d’épreuve si le site le permet, c’est qu’il donne aux spectateurs la possibilité de suivre et d’encourager les nageurs tout au long du parcours.

- L’aller et retour : le nageur part et arrive au même endroit après avoir contourné une bouée ou un obstacle naturel. Si le parcours s’effectue le long d’un rivage, les spectateurs ont la possibilité de suivre plus facilement la course. parcours.JPG

- Le circuit : le nageur part et arrive au même endroit après avoir effectué un ou plusieurs tours d’un circuit repéré par des bouées ou des obstacles naturels. Ce type de parcours est fréquent en plan d’eau ayant une surface réduite. Très avantageux pour le public, car s’il y a plusieurs tours, il voit souvent passer les nageurs et il y a possibilité d’un point de ravitaillement fixe.

Dans ces deux derniers cas, les changements de direction sont matérialisés par des bouées ou des embarcations fixes visibles par les nageurs.

Ces courses doivent s’effectuer, comme le règlement le prévoit, dans des eaux soumises à des courants ou des marées de faible importance et d’une température supérieure à 16°C. La profondeur, en tous points de la course, doit être supérieure à 1 mètre, le départ et l’arrivée s’effectuent dans l’eau. Le site doit être convenable et la sécurité physique des nageurs assurée.

 

Les Raids :

De tout temps, les plus médiatisés, il s’agit d’exploits sportifs effectués individuellement, en « solo », sur des distances importantes et souvent dans des conditions difficiles. Le nageur doit souvent lutter contre le froid, les courants, la vie marine, le trafic maritime… Il s’agit souvent de traverser un bras de mer, un estuaire ou de descendre une rivière. L’objectif pour certains est d’aller jusqu’au bout. Pour d’autres il s’agit d'établir un record comme la première traversée réalisée, le temps le plus rapide, le plus jeune ou le plus vieux nageur, la première double ou triple traversée (par exemple 2 ou 3 fois la Manche non stop), ou le plus grand nombre de traversées effectuées par une même personne.

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Le nageur s’organise lui-même en faisant valider sa traversée par l’intermédiaire d’un officiel habilité ou d’un huissier. Il peut également accomplir son raid avec l’aide d’associations qui valident l’exploit. Le règlement de référence utilisé lors des raids est celui établi par la Channel Swimming Association, organisme fondé en 1927 et habilité à valider les traversées de la Manche.

D’ailleurs, le raid le plus connu est sans aucun doute celui de la traversée de la Manche. Chaque été, de nombreux nageurs n’hésitent pas à se jeter à l’eau sur les traces du capitaine Matthew Webb afin de relier à la nage l’Angleterre à la France sur une distance d’environ 33km. Environ deux traversées sur dix aboutissent.

Pour effectuer ces raids, il faut être un nageur confirmé, en bonne condition physique, et avoir effectué une préparation adéquate plusieurs mois à l’avance.

06/11/2010

La réglementation pour les courses

Les courses de natation en eau libre font l’objet d’une organisation soumise à une règlementation, régie de nos jours essentiellement par les règles de la Fédération Internationale de Natation Amateur (FINA) :

 

Les principales évolutions du règlement FINA :

En 1985, devant l’intérêt des nageurs amateurs pour les courses de marathon à la nage, la Fédération Internationale Amateur de Natation (FINA) crée en son sein une commission longue distance qui organise dès 1986 une épreuve dite de coupe du monde amateur sur 25km. Elle se déroule en Angleterre sur le lac Windermere.

En 1988, le premier règlement de la discipline est rédigé par la FINA et en 1991 ont lieu les premiers Championnats du monde 25km à Perth en Australie, dans la rivière Swann.

Sur ce premier règlement, il n’est pas question de natation en eau libre mais de natation de longue distance.

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De 1997 à 2001 : le règlement devient celui de la natation en eau libre. On distingue la natation de longue distance correspondant aux épreuves inférieures ou égales à 25km et la natation marathon correspondant à toutes les épreuves sur des distances supérieures à 25 km

De 2001 à 2009 : La natation longue distance devient toutes les épreuves inférieures ou égale à 10km et la natation marathon devient toutes les épreuves supérieures à 10km.

En 2005, L’épreuve du 10 km est retenue par le Comité International Olympique (CIO) pour faire parti du programme Olympique et devient la distance olympique de la natation en eau libre. La première édition a lieu lors des « Jeux de Pékin 2008 ». Cette distance devient le «10km marathon olympique»

De 2009 à 2013 : En 2009, malgré le mécontentement des puristes qui prônent pour que le terme de marathon corresponde à des épreuves de plus de 25km, le règlement FINA modifie ses définitions dans la logique des Jeux et la natation marathon devient l’épreuve couvrant une distance de 10km. Toutes les autres distances devenant des épreuves de natation en eau libre.

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Le règlement FINA en vigueur de nos jours est le suivant :

 

Règles de la FINA eau libre 2009-2013.pdf

 

Additif à l’article OWS 6.16 1 sur les épreuves françaises :

Délai de fin de course à partir de l’arrivée du premier,

- Pour les épreuves des Championnats de France : 5 km = 30’, 10 km = 45’, 25 km = 1h15’

- Pour les autres épreuves les délais de courses seront indiqués lors de la réunion technique.

 

 

La liste des maillots de bain autorisés par la FINA :

 

Sur le site de la FINA

05/11/2010

La réglementation pour un raid

Si vous effectuez un raid sous le couvert d’une association reconnue qui valide la traversée, il faut vous rapprocher d’elle pour connaître toutes les modalités. L’association fournira un observateur qui notera et validera la traversée.

Lorsque vous effectuez une traversée avec une organisation personnelle, il vous faudra la présence d’un « huissier » ou une personne reconnue et compétente qui remplira un rapport de la traversée. Pour être ensuite officialisée et archivée, il faudra faire parvenir le document suivant, dument complété, au secrétariat de l’International Open Water Swimming Hall of Fame :

Application_for_Recording_a_Marathon_Swim.pdf

 

Le règlement à respecter à travers le monde pour valider officiellement sa traversée, est celui établi par la Channel Swimming Association (CSA).

 

En voici les principaux thèmes :

 

Aides Artificielles :

Lors d’une tentative de traversée, le nageur n’a pas le droit d’utiliser ou de se faire aider par une aide artificielle d’aucune sorte, mais il est permis d’utiliser de la graisse avant de nager, utiliser des lunettes, porter un bonnet, un pince-nez, des bouchons d’oreille et un maillot.

 

Tenu de bain :

Le maillot doit être d’un matériau n’offrant pas de protection thermique ou de flottabilité et doit être sans manches et sans jambes : « Sans manche » désigne que le maillot ne doit pas s’étendre au-delà de la fin de l’épaule sur le bras supérieur, « sans jambes » désigne un maillot qui ne peut s’étendre sur le haut de la jambe en dessous du niveau de l’entrejambe.

Le maillot de bain autorisé est repris dans le document suivant :

 Swim_Costumes.pdf

 

Bonnet de bain

Le bonnet ne doit pas offrir une protection thermique ou de flottabilité. L’observateur devra approuver le maillot et le bonnet. Le nageur doit s’assurer, avant le départ, que son maillot et son bonnet soient approuvés. Sa traversée ne sera pas reconnue si la tenue n’est pas conforme.

 

Bâtons lumineux

Le nageur doit porter 2 bâtons lumineux lors d’une traversée de nuit.

 

Pour qu’une tentative soit officiellement reconnue

Le nageur doit entrer dans l’eau en partant de la terre ferme et doit également arriver sur la terre ferme de la côte opposée. En cas d’arrivée sur des falaises abruptes, il doit les toucher.

 

Pour des traversées multiples

Le nageur doit, dès que ses pieds touchent le sol, se rendre sur la terre ferme (il ne peut se déplacer latéralement de plus de 200m). Il doit ensuite retourner immédiatement à l’eau. Là, il peut se tenir debout ou assis pendant 10mn. Pendant ce temps, il ne doit pas être touché par une autre personne, mais peut se ravitailler, se graisser, se soigner par lui-même. Il doit alors,  en accord avec l’observateur, faire le chemin le plus direct vers l’eau assez profonde, et recommencer sa nage. Le temps passé avant le début de la nage retour doit être ajouté à la durée de la traversée ultérieure.

 

Durant la nage

Aucun contact physique avec le nageur ne doit être fait par toute personne.

 

Le temps de nage

Le temps commence à partir du moment où le nageur entre dans l’eau et s’arrête lorsqu’il termine l’épreuve dans les conditions énoncés ci-dessus.

 

La validation

L’observateur est responsable du respect des règles. Pour qu’une traversée soit reconnue ; elle doit être accompagnée par des positions graphiques du pilote et par le rapport de l’observateur indiquant les incidents de parcours, le temps, les marées, la méthode d’alimentation, etc…