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18/10/2017

International Marathon Swimming Hall Of Fame 2018

Je suis très fier et honoré d'apprendre que je suis intronisé au côté des nageurs célébres de légende à l'International Marathon Swimming Hall Of Fame !

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http://dailynews.openwaterswimming.com/2017/10/jacques-tuset-honored-by-hall-of-fame.html?m=1

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont soutenu tout au long de ces dernières années afin de me permettre de réaliser toutes mes aventures aquatiques.

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Je deviens le 3ème Français à y figurer et je me rendrai à Windsor, à Londres, le 31 mars 2018, pour l'intronisation officielle.

A suivre ...

 

27/10/2016

Swim Mogador Island 2016

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Une île chargée d’histoire

Au large d’Essaouira (ancienne Mogador) se trouve un archipel constitué de deux grandes îles et de petits îlots proches de la côte. Cet Archipel, connu des Romains sous le nom d’iles Purpuraires, du latin purpura, nom de la couleur pourpre qui provient d’une matière première locale étonnante, le Murex. Il s’agit tout simplement d’un coquillage qui, une fois traité, devient une teinture et donne le pourpre. Cet Archipel fut visité durant toute l’Antiquité par les marchands méditerranéens. Des traces révélées par les fouilles archéologiques marquent le passage successif et la présence sur place des Grecs, Chypriotes, Phéniciens, Carthaginois et surtout Romains. L’île principale s’appelle « île de Mogador », « îlot de Mogador » ou « Grande île », elle s’étend sur 30 hectares et fut fortifiée au temps de Mohamed Ben Abdellah (18ème siècle). A l’exception de la présence de mouettes, goélands et de rares faucons Eléonore, l’ile est aujourd’hui déserte et ne laisse entrevoir que quelques ruines. Parmi ses ruines, une mosquée avec son minaret, quelques fortifications abandonnées et la prison de Mogador construite par le Sultan Moulay Abdelaziz au 19ème siècle.

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Cette prison encore bien visible de nos jours est un vaste carré à ciel ouvert de 150m de côtés, fermé par des murailles hautes de 3m, et sans aucune construction au milieu. Des tessons de verre au sommet de la muraille de la prison dissuadent tout visiteur. Pour y pénétrer et en sortir, il existe un passage unique à cinq portes de différentes tailles qui s’enchaînent les unes après les autres de la plus grande à la plus petite. L’histoire raconte que dans les premiers temps, il était permis aux prisonniers de s’installer sous des tentes. Mais l’autorisation fut rapidement retirée, lorsque quelques prisonniers, à la faveur de cet abri, ont tenté de creuser un tunnel pour s’enfuir : les habitants de cette prison ont donc été par la suite exposés été comme hiver à toutes les intempéries. Au début du 20e siècle, la prison fut utilisée pour accueillir les pèlerins à leur retour de la Terre Sainte, pour le contrôle médical réglementaire.
Aujourd’hui, l’île de Mogador est devenue une réserve biologique et ornithologique prisée. Afin de préserver la vie sauvage les îles sont fermées au public et seuls quelques pêcheurs sont autorisés à s’en approcher.

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De l’île de Mogador à Essaouira - 2,2km

Le samedi 22 octobre 2016 au matin, je marche avec mes accompagnateurs à travers les dunes de sable sur la plage d’Essaouira en suivant un dromadaire qui tracte ... notre bateau . A l’horizon, les îles, magnifiquement éclairées par le soleil qui se lève, protègent la baie contre les rouleaux de l’Atlantique. Lorsque nous arrivons au bord de l’eau qui commence à se retirer sous les effets de la marée, nous mettons immédiatement à flot l’embarcation. C’est avec un vent force 3 à 4 et des vagues de bord de presque 2 mètres que j’embarque sur le bateau moteur qui va me conduire 2km plus loin jusqu’à une petite plage située au sud de l’île, au pied de l’ancienne prison. Cette baie d’Essaouira est mondialement connue des véliplanchistes et des surfeurs car ici la force et la régularité des vents en font un « spot » de rêve. A l’approche de l’île, nous sommes secoués par les vagues provenant de l’Atlantique et les courants inverses causés par les effets de la marée. Le bateau ne peut s’approcher et c’est à la nage que je rejoins le lieu de départ de ce qui doit être ma 21ème évasion à la nage d’une ancienne île-prison jusqu’au continent.

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Lorsque je pose le pied sur le sable, je suis accueilli par des centaines de goélands qui tournent autour de moi. Tout comme le vent et les vagues, les cris des goélands font partie de l’atmosphère de l’île. Comme elle est interdite au public, ma présence les intrigues et ils me le font savoir par leur cri strident. Je marche sur le sable où, à demi enfoui, se trouve un canon du temps de la fortification de l’île. Je m’assied à ses côtés en attendant le moment du départ qui devrait être donné par le bateau accompagnateur. Malheureusement l’embarcation a noyé son moteur à cause des fortes vagues et ne peut plus assurer ma sécurité. Les goélands, de leur côté, se sont habitués à ma présence et quelques-uns s’approchent de moi par curiosité. L’attente commence à se faire longue et je profite de l’occasion pour contempler les différentes ruines. C’est un moment privilégié, car les visites sont interdites sauf dérogation à caractère scientifique. J’admire ce cadre magnifique. Evasion, détente, culture, bien-être… Je réalise à quel point mes aventures aquatiques peuvent me faire découvrir des sites extraordinaires.

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Soudain, les goélands se remettent à voler et crier dans le ciel, des embarcations arrivent aux abords de l’île pour m’accompagner et me font signe de me mettre à l’eau. Je jette un dernier regard vers l’île et sa prison et rentre progressivement dans l’eau. Je plonge dans cet océan Atlantique à 17°C qui me secoue dans tous les sens. Je suis emporté par les courants et repoussé par les vagues, un peu comme dans une « lessiveuse ». Je m’éloigne du bord pour être protégé de l’île et la remonte en la longeant. Je ne distingue que des falaises où se trouvent les fortifications avec leurs canons d’origine puis un petit port où seuls quelques pêcheurs accostent ponctuellement.

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A sa hauteur, je change de direction et me dirige vers la grande plage d’Essaouira. Les vagues me viennent de la droite et légèrement de dos. Je respire donc sur la gauche pour éviter d’avaler de l’eau. A chaque respiration, je distingue la ville d’Essaouira avec son vieux port, ses remparts et sa médina. De temps en temps lorsque je respire sur la droite je distingue les dunes et ses collines d'arganiers. Je me dirige vers la plage, les vagues sont de plus en plus puissantes et m’emportent, certaines font plus de 2 mètres, je nage au milieu des surfeurs et j’en termine avec mon évasion en faisant du bodysurf. Après plus de 2km, je pose les pieds sur la plage où je suis accueilli par la foule venue m’encourager. Parmi eux, il y a les nageurs qui vont prendre part à la 1ère édition du « Swim Mogador Island » ( une épreuve de 4km dans la baie pour promouvoir la natation en eau libre au Maroc), les dirigeants de Fédération Royal Marocaine de Natation et celles que je remercie chaleureusement pour leur incroyable talent d’organisation, Edith Molina et Renata Thieck Alami pour m’avoir permis de m’évader de ma 21ème île-prison.

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A la suite de mon évasion à la nage de l'île de Mogador à Essaouira, j'ai pu participer en collaboration avec la Fédération Royale Marocaine de Natation, à une sensibilisation aux risques de noyades, aux marées, aux courants et apporter des notions de base autour de la natation en eau libre à une cinquantaine d'enfants de l'Association "Au Coeur de L'amitié Euro-Marocaine". Une très belle initiative mise en place par les organisateurs Edith et Renata qui œuvre pour la pratique et le développement de l'eau libre au Maroc !

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17/02/2016

Le remake de "Papillon" en Guyane

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Les îles du Salut au large de Kourou, en Guyane Française, sont surtout connues pour le bagne qu’elles ont abrité. Elles furent d'abord nommées « Îles du Triangle » (en raison de leur disposition) par les premiers explorateurs puis prirent ensuite le nom sinistre d'« Îles du Diable » en raison des forts courants marins qui rendait leur accès très périlleux. C’est Jean-Baptiste de Chanvalon qui leur donna leur nom en 1763, quand il y installa des colons survivants d’une épidémie.

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Ensuite, détenus politiques et condamnés de droits communs vont se succéder de 1849 à 1946. Elles virent passer le Capitaine Dreyfus, Guillaume Seznec et le légendaire Henri Charrière, plus connu sous le surnom de Papillon qui inspira le film avec Steve Mc Queen et Dustin Hoffman en 1973. Les conditions de détention dans ce bagne étaient inhumaines. Il faut dire que le climat chaud et humide, la présence continuelle de moustiques et d’araignées venimeuses n’en faisait pas un lieu idéal de villégiature. Les bagnards ne survivaient en moyenne guère plus de cinq ans dans ces conditions. Si l’idée leur venait de vouloir s’évader, le seul moyen de s’en échapper était la nage et, malgré une eau chaude, ce sont les courants et les requins qui les attendaient, empêchant ainsi toute velléité d’évasion.

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De l’île Saint Joseph à Kourou - 14km

L’Ile St Joseph, l’une des 3 îles que composent les îles du Salut, fut choisie pendant la période du bagne, comme lieu de réclusion cellulaire, d'asile de fous et de cimetière des surveillants. Le traitement des forçats lui valut d'être surnommée « l'île du silence », « la mangeuse d'homme » ou qualifiée de « guillotine sèche ». Des ruines importantes y subsistent, envahies par la végétation, ce qui donne à l'endroit une ambiance très particulière.

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Pour Ned Denison (nageur irlandais de 58 ans), Jills Vanegas (nageur Guyanais de 46 ans) et moi-même, ce sera notre lieu de départ pour tenter de nous évader à la nage. Le mercredi 17 février 2016, revêtus d’un simple maillot, de lunettes et d’un bonnet de bain nous sommes prêts à nous élancer depuis le ponton de l’île pour une traversée dans l’océan Atlantique et relier les 14km qui nous séparent de la terre ferme à Kourou. La météo annonce une mer agitée et des vents soufflant à 30km/h. C’est à 12h33 que nous plongeons dans une mer à 26.6°C, c’est beaucoup plus que les 18°C que l’on connaît habituellement. Il va falloir gérer différemment pour éviter l’hyperthermie.

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Dès le départ, le vent occasionne des clapots et des courants de surface qui nous font dévier de la trajectoire. Nous faisons une totale confiance à notre pilote de bateau qui nous accompagne et nous indique le cap à suivre. Il s’agit de Bruce Foulquier, de l’école de voile de Guyane, un local qui connaît très bien les lieux. Dans cette première partie, on s’oriente vers Cayenne, une direction impensable lorsque l’on veut aller vers Kourou depuis les îles. Mais les courants et le vent nous obligent à nager « en crabe » pour dériver le moins possible.

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Dans l’eau, on ne distingue rien, elle est couleur marron. Quelque part, c'est préférable car cela nous évite de voir la vie marine parait-il abondante dans les parages. A l’époque du bagne, les requins étaient très nombreux. Les morts étaient d'ailleurs jetés en pâture aux requins qui rappliquaient au son de la cloche annonçant le festin…
Tout se passe bien pour le moment, nous écoutons attentivement les consignes de nos accompagnateurs, Andrea Egea et Michael Mac Krabe, sur le bateau chargé de nous ravitailler toutes les 30’. Nous buvons et nous alimentons comme nous pouvons tout en nous laissant dériver par un courant défavorable.

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Après mon premier ravitaillement, je sens une décharge électrique sur mon bras : le filament d’une méduse vient de s’accrocher et le mouvement l’entraîne sur mon épaule. J’ai l’impression que mon épaule est paralysée. Je ne distingue rien dans cette eau marron et j’espère qu’il n’y en a pas d’autres. Celles que j’appelle communément les « Gardiennes des îles-prisons » viennent encore de frapper. Mes compagnons de nage n’ont pas l’air d’y avoir eu droit. La brûlure occasionnée par la piqûre va être douloureuse pendant plus d’une heure trente de nage et me laisser une jolie marque les jours qui suivront.

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Arrivés au milieu de l’Atlantique et une fois moins abrités par les îles, les conditions extrêmes pour nous sont au rendez-vous. On a des creux de 2 mètres, un vent à plus de 30km/h et des courants peu favorables. Nous montons et descendons au gré des vagues, nous avons l’impression d’être dans un manège ou une lessiveuse.

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Arrivés au 2 tiers, nous venons de réaliser le plus dur. Grâce à notre super pilote, nous avons réalisé une très bonne trajectoire. A partir de maintenant, plus nous nous approchons de la côte et plus nous allons nous faire aspirer vers elle grâce aux courants de marée générés par les effets de la marée montante. A grande vitesse, toujours secoués dans une mer agitée et parfois noire comme si on était en pleine nuit, nous nous approchons enfin du rivage.

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Portés par le courant et les vagues, nous atteignons notre but en 3h45. Après s’être embourbés dans les alluvions, nous allons à la rencontre des nombreux supporters venus nous accueillir sur la plage. Nous sommes heureux d’avoir pu réaliser cette très belle traversée à 3 pour la cause que je soutiens qui est celle de France Choroïdérémie !

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Les détails de notre parcours : on s’aperçoit qu'au final, malgré les courants défavorables mais grâce au bons conseils de notre pilote de bateau Bruce Foulquier, notre trajectoire a été parfaite.

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09/02/2016

Le journal "Direct Matin - Montpellier Plus" du 09/02/2016

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26/10/2015

Le journal "La Croix" du lundi 26 octobre 2015

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21/07/2015

Le journal "Le Parisien" du mercredi 21 juillet 2015

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01/03/2015

Rottnest Channel Swim 2015

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La Rottnest Island (''Rotto'' pour les australiens), qui signifie ''Nid de rats'' en hollandais, est une île située à une vingtaine de kilomètres de la côte occidentale de l’Australie, près de Fremantle et de Perth. Longue de 11km et large de 4,5km cette  ancienne terre aborigène a émergé des eaux il y a 7 000 ans lorsque la hausse du niveau de la mer a séparé l’île du continent. Elle était auparavant rattachée au reste de l'Australie. P1110449b.jpg

Avant de devenir l'île paradisiaque qu'elle est actuellement, Rottnest Island a servi de prison. D'août 1838 jusqu'en 1903, des prisonniers aborigènes furent envoyés sur l'île. Cette île servit d'établissement pénitentiaire pour les aborigènes du continent condamnés pour vol de bétail, incendie de forêt ou vol de légumes. On estime à 369 le nombre d'aborigènes enterrés sur l'île et à 3 700 le nombre total de prisonniers aborigènes ayant séjourné sur l'île. Pendant les deux guerres mondiales l'île servit de prison pour les ennemis : Allemands et Autrichiens pendant la Première Guerre mondiale, Italiens pendant la Seconde. 
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Aujourd'hui, l'île vit du tourisme, de la pêche et de la plongée. Avec de larges plages de sable blanc et fin, Rottnest Island attire chaque année de nombreux curieux mais aussi des fêtards qui profitent des bars branchés le long de la côte.. Classé réserve naturelle, l'espace insulaire est un bien que les australiens préservent avec ferveur.

Traversée de Cottesloe jusqu’à Rottnest (19,7km)

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Le 24 janvier 1956, Gerd Von Dincklage est la première personne à traverser le Détroit de Rottnest et c’est en 1991 qu’est organisée pour la première fois la course de la Rottnest Channel Swim avec 44 participants (16 en solo et 7 en relais de 4 nageurs). En février 2015, je me rends en Australie pour prendre part à la 25ème édition de cette traversée de 19,7km, qui est devenue au fil des années une épreuve très réputée dans le monde de l’eau libre.

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Le samedi 21 février à 4h00 du matin, le service météorologique prévoit un vent de 60km/h et une houle de 1m pour la journée, mais les gardes-côtes malgré tout donnent le feu vert pour l’organisation et le déroulement de la traversée. A 5h00 du matin, je me retrouve sur la petite plage de Cottesloe avec plus de 2400 autres nageurs.
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Il y a 324 inscrits en solo (40% de plus qu’en 2013) et 2100 nageurs en équipes de 2 ou 4. Dans le cadre de mon challenge des îles-Prisons à la nage je me suis inscrit dans la catégorie des nageurs solos avec le numéro 86. Les départs de la traversée sont prévus par vagues de 80 nageurs environ espacées de 10 à 15mn. Il y a au total 13 séries. Les 4 premières sont pour les nageurs solos et je fais partie de la 2ème vague qui part à 5h55.
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J’ai 45 minutes pour me préparer et comme la journée est annoncée très ensoleillée, mon épouse va me tartiner de crème solaire haute protection en grande quantité afin d’éviter d’être brûlé par le soleil. Je vais également peindre mes avants bras avec de la graisse colorée : vert pour l’avant-bras gauche et bleu pour l’avant-bras droit. Ceci afin d’être reconnu par mon bateau accompagnateur au milieu de tous les nageurs. A 5h45 pile, le départ est donné aux nageurs de la 1ère série, je dois maintenant me rendre dans l’aire de départ. 

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Il fait encore sombre et il y a un feu sur le sable au milieu de la zone de départ pour se tenir au chaud. Je n’ai pas encore plongé que je suis très fatigué. Je n’ai dormi que 2h la nuit dernière et je ressens la fatigue du décalage horaire (+7h) ; mais faire un peu moins de 20km n'est pas si inhabituel pour moi et je reste confiant. Un petit avion survole la plage, il tracte une banderole où il y a écrit : « Good Luck Rotto Swimmers ! » . Puis pour annoncer que le départ est imminent, un homme joue sur un rythme très lourd du Didgeridoo, un instrument de musique traditionnel des aborigènes.  04.jpg

C’est le compte à rebours et à 5h55, le départ est donné. Je marche et plonge dans l’océan indien, la température de l’eau est de 23°C. Nous suivons un long couloir matérialisé par 2 longues lignes d’eau, je longe celle située sur la droite comme convenu avec mon pilote de bateau. Après 500m matérialisé par 2 grosses bouées, des kayaks rejoignent les nageurs. Pour ma part je n’en ai pas car cela aurait occasionné un coût supplémentaire. Le kayak est recommandé par l'organisation mais pas obligatoire contrairement au bateau pour cette traversée.
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Le soleil commence à faire son apparition et après 1000m, une porte formée de 2 grosses bouées marque l’endroit où les bateaux peuvent rejoindre les nageurs. Vu depuis l’eau c’est assez impressionnant : il y a près de 800 bateaux qui scintillent par les rayons du soleil et qui attendent leur nageur. Parmi toute cette flottille se trouve celui de Digby, mon pilote, et son frère Tim à bord pour me ravitailler. Je nage la tête hors de l’eau, façon water-polo, pour essayer de distinguer mon bateau où mes accompagnateurs agitent un drapeau Français.
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J’ai 500m pour le trouver car au 1500m, il faut passer ensembles, nageur plus bateau. Une porte matérialise cette limite par un vieux 3 mats et un bateau de l’organisation sinon on est sorti de l’eau. Une centaine de mètres avant la porte fatidique, j’aperçois enfin le bateau de Digby qui me reconnait. Je peux me remettre à nager normalement et c’est parti pour une échappée à la nage de plus de 18km.
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Les conditions météos rendent la progression des plus difficiles, un vent de travers me déporte continuellement sur la droite et je suis ballotté par une houle d’environ 1 mètre. Comme le diront d’autres nageurs, nous sommes dans une « washing machine » (machine à laver). Un bateau accompagnateur d’une équipe relais va même en faire les frais, car après une mauvaise manœuvre par rapport aux vagues, il va se mettre à couler…et ce sera malheureusement terminé pour ce relais ! 483534-855f5496-b96d-11e4-a5f5-f6d8716b3afa.jpg

Comme convenu, toutes les demi-heures Tim va me ravitailler en boisson énergétique à l’aide d’une perche. Avec la houle, cela ne sera pas évident et certaines de mes boissons seront mélangées avec de l’eau salée. Dans l’eau, j’ai longtemps distingué le fond à environ 5 mètres de profondeur. J’ai croisé quelques méduses, une urticante et les autres non puis lorsque c’est devenu plus profond j’ai vu beaucoup de plancton mais heureusement rien de plus inquiétant. Après 3h15 de nage, j’arrive à peine à la bouée des 10kms, psychologiquement, j’en prends un coup, je pensais la passer au bout de 2h30 – 2h45.
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Mais l’état de la mer a certainement réduit ma vitesse et ma fatigue du départ y a contribué aussi. Je pense que maintenant cela va aller mieux, surtout que je vais avoir des bouées plus souvent pour matérialiser les points kilométriques, ce qui est bon moralement. Entre le 10ème et le 12ème kilomètre, à force de boire de l’eau salée mélangée avec ma boisson énergétique et d’être ballotté par les vagues, je vais être hyper nauséeux et commencer à régurgiter tout mon ravitaillement. A partir de ce moment, je ne pourrai plus rien absorber.
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Autour de moi, je sens comme des mouvements anormaux, j’ai l’impression qu’il se passe quelque chose mais Digby et son frère me font signe que tout va bien. J’apprendrai plus tard à la sortie de l’eau, qu’au 10ème kilomètre a été aperçu un requin de 3 mètres qui a été canalisé par les lifegards. Durant toute la compétition, un hélicoptère spécial survolait le site de la compétition pour prévenir d’éventuelle présence de requins. Il me reste encore 7 kilomètres, dans ma tête, je me dis qu’en 2 heures j’en aurai certainement fini.
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Mais là je recommence à voir les fonds marins et ô surprise … je n’avance plus ! Je fais quasiment du sur-place, on m’avait prévenu, mais je n’avais pas imaginé que ce serait à ce point. J’ai l’impression d’être dans un « Flume », vous savez ces piscines à contre-courant. C’est l’horreur !!! Lorsque je m’arrête, j’ai l’impression de reculer. Sous l’eau, j’aperçois des méduses qui passent à toute vitesse. Je ne verrai pas le fond j’aurai l’impression d’avancer vite. Mais là, je fais quasi du surplace.
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Je vais même mettre à un moment 30’ pour faire un kilomètre. A l’esprit, il me revient une information que l’on nous avait donné la veille au brieffing : « A partir du 12ème kilomètre, ceux qui font demi-tour sont déclarés abandon ». Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire, mais maintenant oui ! En fin de compte ceux qui reculent et n’avancent plus sont retirés de l’eau. C’est hyper dur et maintenant pour y arriver tout se passe dans la tête. Je pense à tous ceux qui m’ont encouragé et soutenu avant mon départ, je pense à tous les copains de France Choroïdérémie, à mon épouse qui m’attend à l’arrivée et je me dis qu’il ne faut pas lâcher, malgré la fatigue, le peu de sommeil, je peux y arriver !!! Il faut juste que je tourne les bras et cela devrait passer, à un moment il n’y aura plus de courant contraire.
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Mais en fait il y en aura jusqu’à l’arrivée, même quand on a l’impression que cela diminue, ça continue encore. Je vais faire 9km en 3h30. 700 mètres avant l’arrivée, Digby et son frère vont devoir m’abandonner, car les bateaux n’ont plus le droit de nous accompagner, je vais nager seul avec d’autres nageurs. Tout au long du parcours j’aurai nagé avec du monde devant, derrière, sur les côtés, plus de 2400 nageurs dans l’eau c’est impressionnant.
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J’arrive enfin dans la zone d’arrivée, j’ai du mal à me lever, je suis vidé, épuisé, fatigué,…mais hyper ravi d’en avoir fini avec la 8ème évasion de mon challenge. J’ai mis 6h52’47 ‘’10 pour effectuer 19,7km ce qui correspond à 20’57 du kilomètre. Je n’aurai jamais imaginé cela avant mon départ. Je termine 126ème nageur solo (6ème de plus de 50 ans) sur les 260 qui ont réussi à terminer. A l’arrivée, je vais recevoir mon pack de finisher avec des lots super sympas (sac, veste molletonnée, polo...).
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Je vais mettre une bonne demi-heure avant de récupérer physiquement et me remettre à marcher. Comme certains le disent : « Cette traversée est une bonne préparation pour ceux qui désirent traverser la Manche ». Il y a en même qui disent avoir trouvé la Rottnest plus dur que la Manche !!!
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A 17h, la course est terminée et tous le nageurs solos sont conviés au pied du podium pour la remise des récompenses et la photo de groupe. Comme tous les autres nageurs, je vais recevoir une médaille souvenir gravée à mon nom. Avant de retourner vers Perth, avec mon épouse nous allons profiter d’un bon restaurant au bord de la mer après s’être promenés sur l’île et mis les pieds dans l’ancienne prison qui aujourd’hui est transformé en ... hôtel, le principal sponsor de l’épreuve : Karma Resorts Rottnest Lodge.
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Malgré les difficultés rencontrées ce jour-là, cette traversée fait partie des plus belles que j’ai réalisées à travers le monde avec une organisation hyper rodée. 2400 nageurs pour 19,7km, il n’y a qu’en Australie que l’on peut voir ça !!!

10/02/2015

"Natation Magazine" n°155 de Février 2015

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31/12/2014

L'hebdomadaire de "La Vie du Rail" du 31 décembre 2014

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28/12/2014

L’Indépendant du dimanche 28 décembre 2014

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01/12/2014

Open Water Swimming Magazine de décembre 2014

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06/11/2014

Direct Matin Montpellier Plus du jeudi 6 octobre 2014

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02/11/2014

Deux Français nominés aux ''WOWSA awards 2014''

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Chaque année depuis 2009, l'association mondiale de nage en eau libre (WOWSA – World Open Water Swimming Association) attribue différents Prix aux meilleurs représentants planétaires de la discipline. À cet égard, nous sommes deux Français nominés, Joanes HEDEL, dans la catégorie la plus prestigieuse ''Nageur de l'année'' pour son palmarès et moi-même, dans la catégorie ''Performance de l'année'' pour mes Traversées ''Evasions à la nage''. En s'inscrivant sur le site du WOWSA, vous pouvez nous soutenir en votant pour nous. C'est gratuit et il est possible de s'exprimer dans les deux catégories... 

Merci à vous !!!

12/10/2014

Sainte Marguerite - Cannes à la nage : l'île-prison du légendaire Masque de Fer

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L'île Sainte-Marguerite est la plus grande des quatre îles de Lérins, en face de Cannes. Elle est séparée du continent par un détroit de 1 300 m peu profond. Le Fort royal de l'île Sainte-Marguerite, bâti par Richelieu puis par Vauban, servit de prison d'état. Son prisonnier le plus célèbre, de 1687 à 1698, fut  le fameux « Homme au masque de fer », dont l'identité n'a jamais été établie. Après la révocation de l'édit de Nantes, le fort de l'île de Sainte-Marguerite fut l'un des quatre lieux d'emprisonnement des huguenots… La prison d'État est supprimée après la Révolution et devient prison militaire. masque de fer.JPG

Le maréchal Achille Bazaine y sera détenu après sa défaite contre les Prusses en 1870. Âgé de 63 ans, il réussira en 1874, à s’en évader dans des conditions rocambolesques en descendant une muraille de 23 mètres à l’aide d’une corde puis se rendra en Italie à l’aide d’un bateau de pêche qui l’attendait. Il est le seul prisonnier à s’en être évadé ! Au début du XXe siècle, le fort perd toute activité carcérale. L'armée quitte le fort avant son classement au titre des monuments historiques. Il accueille désormais le Musée de la Mer présentant des collections d'archéologie sous-marine.

De l’île Ste-Marguerite jusqu’à Cannes (1,3km)

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Le dimanche 12 octobre au matin, je me rends avec Ned Denison et Jean-Yves Faure à Cannes. Nous avons rendez-vous à la plage située à la pointe Croisette près du célèbre « Palm Beach » avec Jean-Christophe, un kayakiste de Seafirst qui va assurer notre sécurité lors de cette évasion à la nage entre l’île Sainte-Marguerite et Cannes. Nous avons pris l'initiative de faire cette traversée nous-mêmes, ce qui nous permet, une fois sur l’île Sainte-Marguerite, d'effectuer une visite touristique du fort Royal. DSCF3528.jpg

Il y a beaucoup d activités culturelles sur l'île : le Musée de la mer mais aussi des centres d’animation et des séjours pour les jeunes. Nous nous dirigeons sur la « plate-forme aux citernes » où nous avons une vue splendide sur Cannes et sa croisette. Ce magnifique décor donne vraiment envie de s’évader à la nage, c’est alors que nous fuyons par la porte Marine à l’ouest de la forteresse pour nous diriger vers une petite plage en contrebas des remparts. DSCF3554.jpg

Le vent d’Est et le clapot annoncent une évasion qui ne va pas être de tout repos. Vers 11h, comme 3 fugitifs, nous débutons notre escapade en direction de Cannes. Pour la saison, la température de l’eau est agréable, plus de 22°C ! Dans ce détroit qui sépare l’île du continent, il y a peu de profondeur et l’eau claire me permet d’admirer la flore marine. J’observe des herbiers de posidonie, une espèce protégée en France depuis 1988. Ce ne sont pas des algues mais des plantes à fleurs, elles tirent leur nom du Dieu grec de la mer Poséidon et constituent un élément clé dans l’équilibre de l’écosystème marin de la mer Méditerranée. grande-nacre-posidonies-geom.jpg

En regardant bien, je découvre enfiché verticalement dans le sable au milieu de ces herbiers de Posidonie de nombreuses « grandes nacres », le plus grand mollusque bivalve de Méditerranée. Malgré la beauté du site, notre traversée n’est pas de tout repos, je suis gêné par le vent d’Est qui crée des vagues et m’empêche de respirer convenablement à droite. DSCF3560.jpg

Je suis donc obligé de modifier ma respiration et j’en profite pour regarder plus souvent devant moi. Cela permet de voir où nous devons nous rendre et la trajectoire à prendre. Le point de repère pour en terminer avec notre fuite sont les bâtiments du « Palm- Beach », ce lieu de prestige depuis plus de 80 ans où se déroulaient de somptueux gala. Pour la petite anecdote, la piscine de l’établissement fut, en 1946, le lieu du record du monde du relais 4 fois 200m effectué par les champions de l’époque. Après une vingtaine de minutes de nage nous arrivons sur la plage de sable du Palm Beach, quelques petits rochers méritent une certaine prudence pour éviter de se faire mal. DSCF3577.jpg

A la sortie de l’eau, nous sommes ravis de la traversée que nous venons d’effectuer et remercions chaleureusement Jean-Christophe qui nous a suivi et photographié lors de cette évasion. Les 3 évadés que nous sommes faisons le bilan respectif de nos évasions à la nage. Au compteur j’en suis à ma 7ème, Ned à sa 6ème et Jean-Yves sa 2ème … 

11/10/2014

Le Défi du Levant 2014

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L’île du Levant est une des îles de l’archipel d’Hyères (aussi appelées îles d’Or) située en mer Méditerranée face à la corniche des Maures dans le Var. L'île est une longue arête rocheuse qui culmine à 140m et s’étend sur 8 km de long pour seulement 1 km de large. Un dixième de sa surface est accessible au public, l’autre partie de son territoire est un terrain militaire. C’est sur ce domaine militaire que se trouve l’ancienne «colonie agricole» de Sainte-Anne. C’est ainsi qu’étaient baptisés les centres pénitentiaires et bagnes pour mineurs, autorisés par Napoléon III dans le but de vider les villes des orphelins, enfants abandonnés et jeunes mendiants.  

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 En 1855, le comte Henri de Pourtalès (1815-1876) achète l'île du Levant et crée légalement en 1860 une « colonie agricole » privée pour enfants afin d'exploiter l'île. Les premiers arriveront en février 1861 sur la plus sauvage et la plus belle des îles d’Or en Méditerranée. Et l’île, cernée par les flots, constitue une prison parfaite, un endroit difficile d’accès, un lieu où la sortie n’est d’aucun secours si on ne sait pas nager. La colonie pénitentiaire du Levant fonctionnera pendant 17 ans. De 1861 à 1878, une centaine d’enfants (dix pour cent des internés), dont quatre avaient moins de dix ans, sont morts au bagne de l'île du Levant car les conditions de vie austères, la malnutrition, les sévices sexuels et la maladie y avaient fait des ravages. Une « toute petite stèle », récemment posée, rappelle leur histoire...

De l'île du Levant jusqu'à Hyères (25km)

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L’idée de mettre en place une telle évasion a été lancée par Denis Colombe un nageur d’eau libre d’Isle sur Sorgues qui a fait son service militaire sur l’île du Levant et avait imaginé une traversée à la nage de l’île jusqu’au Lavandou soit une distance de 14km. En juin de cette année, il s’est mis en contact avec la municipalité d’Hyères et notamment Jean-Louis Viale l’adjoint spécial au Levant, afin d’obtenir le soutien logistique pour une dizaine de nageurs. Le projet a immédiatement séduit les élus de la ville de Hyères qui ont mis tous les moyens en place pour l’organisation de cette traversée baptisée « Défi du Levant 2014 ». Une seule obligation, l’arrivée doit se faire à Hyères et cela entraîne donc un nouveau parcours d’une distance de 25km. Denis, connaissant mes projets d’évasions à la nage pour France Choroïdérémie, propose aux élus que cette traversée soit également au profit de la recherche contre la maladie. DSCF3360.jpg

Son idée généreuse remporte un vif succès et tout va être mis en place pour ce défi. Le club de Natation l'Aquatic-club Hyérois et sont président Sylvain Barale, va être désigné le club support de événement et toute la logistique va être merveilleusement mise en place pour tous les nageurs et accompagnateurs. Mr Jean-Louis Viale et son épouse Lucienne vont œuvrer pour réserver aux participants un accueil formidable sur l’île du Levant. Pour cette belle aventure, sept amis nageurs ont répondu présents : Ned Denison (nageur irlandais qui m’avait invité en Irlande pour la traversée de Spike Island), Denis Colombe (à l’initiative du projet), Didier Padovani, Alain Barrucand, Philippe Fort, Lionel Guillen et moi-même. DSCF3373b.jpg

Une soirée au profit de France Choroïdérémie suivie d’un repas « spécial nageurs »  est organisée le vendredi soir dans le magnifique restaurant de Jean-Louis et Lucienne : « Le Gambaro ». Il s’agit d’une petite conférence où Jean-Yves et moi-même allons prendre la parole pour expliquer la maladie et les différentes actions menées par l’association. Lors de cette soirée, le discours de Jean-Yves (papa concerné par la maladie) sera très émouvant et grâce aux généreux donateurs présents, France Choroïdérémie récoltera plus de 1000€ de dons pour la recherche ! 10321070_10204272577672212_4685049754411592608_o.jpg

Le samedi 11 octobre au matin j’ai rendez-vous avec les 6 autres nageurs sur la petite plage située à côté du port de plaisance d’Héliopolis sur l’île du Levant. Les conditions météorologiques sont des plus désavantageuses. Le ciel est très orageux et le vent assez fort. Pendant que Jean-Yves, mon accompagnateur, installe les affaires pour mon ravitaillement à bord du bateau de Jean-Louis, je commence à me tartiner de crème solaire. DSCF3368.jpg

Les autres nageurs me regardent en souriant car le temps ne s’y prête pas du tout, mais mon expérience m’a appris que pendant plus de 6 heures de nage il pouvait y avoir des conditions météo complétement différentes. De plus ce produit immuniserait des piqûres de méduses, on va dire que c’est plus psychologique qu’autre chose car lors de ma traversée en Espagne cela n’avait rien fait, j’avais été bel et bien piqué. Je termine ma préparation en mettant de la graisse aux différents endroits où se produisent les frottements, puis avec les autres nageurs nous nous rendons vers le lieu de départ. DSCF3389.jpg

Lorsque nous arrivons au bord de l’eau, la pluie commence a tomber très vite cela devient un véritable déluge : « douche obligatoire !!! » comme avant d’aller à la piscine. On ne distingue même plus l’île de Port Cros située en face de nous, on a une visibilité d’à peine une centaine de mètres. Malgré ces conditions, nous nous mettons à l’eau aux environs de 8h40 et commençons notre évasion à la nage dans une eau à 22°C et des conditions extrêmes. Jean-Yves qui doit me ravitailler et Jean-Louis qui va piloter le bateau ont du mal à me repérer en raison de ces mauvaises conditions. 10700265_10204272612273077_6056008280118503568_o.jpg

Le bateau me rejoindra après que j’ai parcouru plus d’une centaine de mètres. Mais la pluie redouble de violence, les éclairs et le tonnerre grondent à quelques centaines de mètre de nous et pour couronner le tout le vent et les vagues nous arrivent de face. Je nage au milieu de la passe qui sépare l’île du Levant et l’île de Port Cros. Je distingue à peine le fort de Port-Man situé sur cette île. Il s’agit d’un ancien ouvrage militaire construit au 17ème siècle pour protéger la passe ainsi que l’accès à la rade. DSCF3404.jpg

Les conditions sont tellement désastreuses que j’ai l’impression que le Fort reste toujours à la même hauteur. La traversée s’annonce des plus difficiles !!! Et comme en milieu naturel, il faut faire avec la nature, en plus des conditions météo défavorables se rajoutent les désagréments liés à la vie marine : au fond de l’eau, je distingue des pélagia, ces fameuses méduses urticantes, qui, comme des gardiennes de l’île, semblent être présentes pour nous empêcher de nous évader. Heureusement pour nous, elles sont situées légèrement en profondeur hors de portée de nos bras. D’autres nageurs vont aussi avoir le privilège ou le désagrément de croiser des serpents de mer sur leur chemin. DSCF3411.jpg

Cela ne sera pas mon cas et j’en suis ravi ! La pluie est tellement violente que dans l’eau j’ai l’impression d’avoir un nageur devant moi qui tape des pieds. A ce moment, j’ai une pensée pour mes accompagnateurs qui doivent vivre un moment des plus désagréables et certainement doivent me maudire. Mais ils ne laissent rien paraître et, entre deux coup de tonnerre, ils m’encouragent à l'unisson comme si de rien n’était. C’est très motivant et j’en oublierai même les conditions difficiles… DSCF3415.jpg

Heureusement pour nous après une bonne demi-heure qui en paraissait le double, la pluie cesse et fait place enfin à des éclaircies. Le vent commence également à faiblir et à tourner en notre faveur. La traversée devient plus agréable et je distingue mieux tout ce qui m’entoure. Je suis maintenant dans la rade de Hyères avec, dans mon dos, les îles d’or, et face à moi le massif des Maures. DSCF3430.jpg

Les nuages disparaissent et je commence à me dire que j’ai bien fait de me mettre de la crème protectrice solaire. Jean-Yves me transmet mon ravitaillement toutes les demi-heures et lors de ces haltes requinquantes, je distingue que nous nous rapprochons de plus en plus du cap Bénat, une petite pointe rocheuse qui abrite un sémaphore de la Marine Nationale. Lorsque nous arrivons à au vue du cap, nous changeons de direction pour nous diriger vers Hyères qui se trouvait jusque-là sur ma gauche. DSCF3444.jpg

On effectue un petit détour connu avant notre départ car c’était la trajectoire obligatoire que nous devions emprunter pour des raisons de sécurité et d’autorisations. Maintenant je distingue sur ma droite le fort de Brégançon, cette ancienne résidence d’Etat utilisée comme lieu officiel de villégiature du Président de la République et sur ma gauche les îles d’Or que j’ai quittées il y a un peu plus de 3 heures. DSCF3441.jpg

Les épaules se font lourdes mais les encouragements de mes accompagnateurs et le vent d’est qui me pousse vers la destination finale me donnent de l’énergie. En fait, je ne pense plus à rien et je laisse tourner mes bras tout en regardant les fonds marins !!! Je nage un peu comme une machine qui s’arrête toutes les 30’ pour recharger les batteries. Mes accompagnateurs ne cessent de m’encourager et m’informer de ma situation par l’intermédiaire du tableau blanc, cela coupe à la monotonie de ma nage. 10733572_10204272643553859_6929787584291191334_o.jpg

Lors de mon ravitaillement des 5h30, je commence à bien distinguer les habitations de la ville de Hyères et Denis et Lionel, qui avait malheureusement dû arrêter leur traversée, me rejoignent dans l’eau pour terminer avec moi. Je commence à rencontrer quelques branches et troncs d’arbre. Suite aux fortes pluies, la rivière qui se jette non loin de la ville a drainé dans la mer pas mal de détritus. Certains peuvent même être dangereux. Des branches, telles des épées, peuvent m’embrocher. Denis va éviter de peu une... citrouille avant de jouer avec, tel un ballon. 10481388_10204995012625684_1810750117466238201_n.jpg

L’eau devient marron, on ne distingue plus rien, c’est de moins en moins agréable. Après 6h50 de nage, je pose enfin les pieds sur le sable, je suis accueilli par une haie d’honneur réalisée par les nageurs de l’Aquatic-Club Hyérois venus applaudir les nageurs-évadés à l’arrivée. Je suis félicité par Mr Francis Roux premier adjoint venu représenter le Maire et tout ceux qui ont œuvré pour la réussite de ce magnifique défi. 1462728_10204272636953694_2637824623594672603_o.jpg

Je tiens particulièrement à remercier Denis qui est à l’origine du projet, Jean-Louis et Lucienne Viale pour l’organisation, leur accueil chaleureux, et pour m’avoir accompagné en bateau, Sylvain Barale pour la mise en œuvre de la manifestation, Jean-Yves qui a été un super coach pendant toute la traversée et tous les autres acteurs (nageurs, accompagnateurs, partenaires, …) de cette belle traversée !!!!

 Article de presse : Var Matin 15102014.pdf

31/08/2014

De Spike Island jusqu’à Cobh en Irlande

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L’île de Spike est située dans le sud-ouest de l’Irlande dans le comté de Cork elle est accessible uniquement par voie maritime. Propriété du gouvernement anglais en 1779, elle est devenue par la suite une prison et a été surnommée "l'Alcatraz d'Irlande". Cette île-prison a abrité les prisonniers de l'IRA pendant la Guerre d'Indépendance Irlandaise (de 1919 à 1921) et notamment le fameux Richard Barrett, un des leaders de l'IRA de cette période. spike_island.jpg

Puis, suite au traité Anglo-Irlandais, l'île a été rendue à l'Irlande en 1938. Spike Island est restée une prison et une base militaire pour l’armée Irlandaise pendant des années. Plus récemment, elle a été utilisée comme Centre Correctionnel pour Adolescents, jusqu'à une rébellion générale des "prisonniers" en 1985, qui ont pris le contrôle de la prison en mettant le feu à un des blocs (connu maintenant sous le nom de Burnt Block). Le centre a fermé en 2004. Aujourd’hui l’île est vide et est devenue un site touristique que l’on peut relier par un service de ferries au départ de Cobh. SI2.jpg

Le dimanche 29 août 2014, dans le cadre de mon challenge des 7 îles-prisons à la nage pour France Choroïdérémie, je me rends au port de Cobh avec Ned Denison, spécialiste comme moi des évasions à la nage depuis des îles-prisons, et qui m’a spécialement organisé cette traversée. Sa compagne, Catherine Fravalo va nous accompagner sur le bateau. Nous rejoignons deux autres nageurs qui feront la traversée avec nous : Danny et John Walsh. SI3.jpg

C’est leur père, Dan, qui va nous conduire en bateau sur l’île et nous suivre pendant notre évasion. Dan connaît bien l’île car il y a passé son enfance, son père travaillait à la garnison et avait pour mission de tirer les coups de canon ! Le fils de Danny, Daniel, assurera notre sécurité en kayak, il restera à côté de Ned et moi pendant la traversée. SI1.jpg

C’est donc en bateau que nous nous rendons vers 7h30 sur l’île de Spike. L’activité touristique n’a pas encore débuté et l’île est déserte. Comme nous avons un peu de temps, avec Catherine et Daniel nous en profitons pour faire une petite balade et se rendre jusqu’à la prison. Il y a un très joli panorama sur le port de Cobh et le lieu porte encore les traces de son passé étrange et mouvementé. SI5.jpg

Vers 8h40 nous nous "évadons" et je laisse derrière moi l’île de Spike et sa prison. Je nage dans le deuxième plus grand port naturel au monde et me dirige en direction de Cobh. Plus connu sous le nom de Queenstown avant 1922, c’est aussi un des ports principaux des transatlantiques irlandais et le point de départ de millions d’Irlandais qui ont émigré en Amérique du Nord entre 1848 et 1950. Le Titanic effectua ici sa dernière escale avant de traverser l’Atlantique pour son fatal voyage vers New-York. L’eau est calme et la température de l’eau est de 14,5°C. Avec Ned, nous nageons ensembles côte à côte à un bon rythme. Nous avons lâché les 2 nageurs qui s’évadent avec nous. Daniel nous suit en kayak et Catherine prend des photos de notre évasion depuis le bateau. SI4.jpg

En nous dirigeant vers Cobh, je distingue en haut d'une butte, les pointes de la cathédrale néo- gothique de Saint-Colman qui montent la garde sur la ville. Sur les quais, une rangée de maisons aux couleurs de l'arc-en-ciel égaye le front de mer. Notre trajectoire de nage vers le point d’arrivée s’effectue en direction d’une ancienne église presbytérienne transformée aujourd’hui en musée, située sur la gauche de la ville. SI6.jpg

Nous traversons maintenant l’endroit où il est censé y avoir le plus de trafic. Le service portuaire est avisé de notre passage et en ce dimanche matin très tôt, il n’y a pas trop de circulation maritime. Le plan d’eau est calme, je ne distingue aucune vie marine, il y a 2 mois de cela un orque avait élu domicile dans le port mais il en était déjà reparti... DSCF3133b.jpg

Après 25 minutes de nage environ, nous arrivons à « l’Heritage Center » de Cobh au pied du Mémorial à Annie Moore (et ses 2 frères) qui fut la première immigrante enregistrée à Ellis Island aux Etats-Unis le 1er janvier 1892. Nous sortons de l’eau par un escalier sur les quais, je viens d’en terminer avec ma 5ème évasion à la nage de mon challenge !! SI8.jpg

Ned quant à lui en est à sa 4ème, au cours de ce week-end eau libre en Irlande une grande complicité s'est créée entre nous et je pense que nous allons programmer d’autres évasions ensemble ! !

06/08/2014

L’île prison de Långholmen en Suède

Stockholm est une ville construite sur 14 îles, elle est riche en paysages aquatiques à la beauté et luminosité hors du commun. Långholmen est une de ces îles située au centre de la ville. Elle est en grande partie non bâtie et est couverte de végétation. 

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Sur cette île se trouve la prison de Langholmen que les suédois appellent « l'île prison ». Pendant plus de 250 ans, et jusqu'à sa fermeture en 1975, le plus célèbre pénitencier du pays de 500 cellules a accueilli les criminels les plus dangereux. 

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Les prisonniers ne pouvaient pas s’évader, mais en jetant un œil aux superbes alentours, on se demande bien pourquoi on voudrait en partir ? Le centre a été fermé en 1975, et a été reconverti en parc public. 

DSCF2709b.jpgAujourd'hui la prison change totalement de vocation, mais pas de peau, elle garde ses cellules qui ne servent plus à enfermer les prisonniers mais plutôt à accueillir les touristes. Les bâtiments ont été restaurés et réhabilités en un hôtel (où ils ont conservés la thématique de la prison) et une auberge de jeunesse.

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L'île de Långholmen est devenue un lieu de baignade incontournable, l´eau du lac qui entoure l´île est suffisamment propre. On y accède par deux ponts qui traversent Långholmskanalen. En suivant le chemin qui longe l'eau ou en remontant le parc vers l'ouest, on accède à la plage principale. Elle est souvent bondée et bruyante, aussi faut-il aller plus loin pour trouver des endroits plus secrets. 

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Voilà une occasion pour moi de réaliser une petite évasion de cette île-prison jusqu'à la terre ferme en traversant le Långholmskanalen large d'une trentaine de mètres environ. Après m'être évadé au milieu des nénuphars, j'en ai profité pour faire un petit entraînement en longeant le canal afin de profiter du calme et admirer le paysage. 

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12/07/2014

La Cabrera Channel en Espagne (25km)

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Cabrera est une île de l'archipel espagnol des Baléares. Elle est située au sud de Majorque dont elle dépend administrativement. L'île fait partie de la municipalité de Palma de Majorque. L'archipel est classé comme un parc national de 100 km2 comprenant un musée, un château du XIVe siècle et un office de tourisme. Par le passé, l'île fut utilisée comme camp de réclusion pour les prisonniers français durant les Guerres napoléoniennes.

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Le samedi 12 juillet, une randonnée aquatique de 25km est organisée depuis l’archipel de Cabrera jusqu’à la plage de Sa Rapita à Majorque, il s’agit de la « Cabrera Channel » organisée par une société privée « BeWater ». Partir d’une île–prison, cette traversée sera pour moi une nouvelle évasion à la nage même si elle ne s’effectuera pas dans les règles habituelles de l’eau libre. En effet, la traversée se fait en un seul groupe accompagné de 3 bateaux moteur et 2 kayaks. Nous devons nager 55mn ensemble et nous arrêter 5mn pour nous ravitailler. Les nageurs doivent rester groupés pendant les 22km puis les 3 derniers kilomètres sont libres.

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Cette randonnée aquatique peut se faire avec ou sans combinaison mais avec l’équipement d’évasion obligatoire suivant : une bouée avec un dossard, une paire de lunettes de rechange, un sifflet et 200 calories de produits énergétiques. A cette période de l'année, aux Baléares, l'eau est à 25-26°C et à l'extérieur il doit faire environ 35°C. Avec de telles conditions, j'effectue donc, en maillot de bain, la traversée comme un entraînement préparatoire à mes traversées estivales à venir...

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A 7h du matin, nous nous rendons tous en bateau jusqu’aux abords de Cabrera. Là, équipés de tout notre matériel, nous nous mettons à l’eau pour rejoindre le rivage. L’île est un parc national maritime et avec un peu de chance, il est possible de croiser des tortues et des dauphins ! Mais il en est tout autrement et, à défaut, de dauphins, ce sont des « pélagia » qui gardent bel et bien l’île pour dissuader toute échappée à la nage. Badigeonné de la tête aux pieds de « Médusyl » (pommade de protection solaire et contre les piqûres de méduses), c’est confiant que je prends le départ de cette randonnée ! 

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A 8h, le signal du départ libérateur est donné, et après une dizaine de mètres à nager en tractant tout mon bardas, je suis rapidement piqué au visage et à la cuisse par une belle méduse violette que je n’avais pas vu venir. Cela me pique et dans ma tête je pense à toutes les personnes qui me demandaient si le « Médusyl » était efficace. Là, je viens d’être fixé et la réponse est : non !!! Nous nageons en groupe avec un kayak qui nous donne la vitesse.

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Je nage en surveillant devant moi pour éviter une nouvelle rencontre malheureuse. La plupart de mes compagnons de nage, notamment ceux en maillot, auront eux aussi la malchance d’être piqués à leur tour… Mais ces méduses, assez éparses, ne nous arrêtent pas et nous continuons notre randonnée. Au bout de 55mn, nous sommes stoppés par un des bateaux moteur. C’est l’heure du ravitaillement !!! 2 bateaux gonflables sont mis à l’eau avec, dans l’un des boissons énergétiques et de l’eau, dans l’autre de l’alimentation solide (pain jambon-fromage, pain avec de la pâte chocolatée, barres de céréales, bonbons,….)

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Nous avons 5 minutes pour nous ravitailler. C’est plus long que lors de mes courses où en 5 secondes j'ai tout absorbé. J’en profite pour tester le ravitaillement solide et les sandwichs qui nous sont proposés. Le pain mouillé à l’eau salé n’est pas très agréable à avaler mais cela passe. Une fois les 5 minutes écoulées, nous repartons en direction de Majorque, les méduses ont disparu et l’île de Cabrera est déjà 3km derrière nous.

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Le plus dur est de reprendre sa nage car après les 5 minutes d’attente pour se ravitailler, les muscles se sont refroidis. Le rythme n’est pas très élevé, nous nageons à une vitesse d’environ 3,3km/h. Entre 2 ravitaillements, on s’arrête parfois pour attendre les retardataires. Heureusement que l’eau est chaude et que le soleil brille car à partir du 3ème ravitaillement, lors des 5 minutes d’attente je commence à ressentir des frissons et des courbatures avant chaque reprise. Nous nageons en pleine mer et toujours aucun dauphin en vue comme annoncé sur les brochures touristiques, seul un troupeau de nageurs avec des bouées oranges en plein milieu de la Méditerranée.

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A mi-parcours, le vent commence à se lever et la mer se ride rendant plus difficile la nage. Nous continuons notre progression comme elle a été programmée par les organisateurs jusqu’à notre 7ème ravitaillement. A partir de ce moment nous avons parcouru 22km, il nous en reste encore 3 pour finir. L’endroit où nous devons arriver sur la plage de Sa Rapita est à présent bien en vue.

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Un ultime ravitaillement et à partir de ce moment les derniers kilomètres sont libres et les nageurs peuvent aller à leur propre vitesse. Cette randonnée est sans classement mais chacun accélère et se met à nager à un rythme plus soutenu pour atteindre l’arrivée. Les fonds marins deviennent de plus en plus beaux avec du sable blanc et des rochers à quelques mètres sous moi. Je vois passer des raies qui rasent le sable… Les écarts entre nageurs s’agrandissent.

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Je nage mes derniers mètres au coude à coude avec un nageur en combinaison, nous sortons ensembles de l’eau pour franchir à pied en portant nos bouées, l’arche d’arrivée. Cette randonnée aquatique de 25km (un peu plus de 7h30) est une belle épreuve conviviale et je la recommande fortement à ceux qui désirent connaître les sensations de la longue distance ou se préparer en endurance pour des raids…

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La prochaine édition est prévue le samedi 4 juillet 2015 et les inscriptions sont déjà en ligne !

04/07/2014

Le magazine "Men'sHealth" de juillet 2014

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25/06/2014

Présentation vidéo des Seven Prison Island Swims

23/06/2014

Marseille : le défi Monte-Cristo

Une des traversées les plus populaires en France

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Le château d’If fut édifié en 1527, sur ordre de François Premier au large de Marseille, dans les îles du Frioul. Bien que sa vocation première ait été de défendre l’accès de la ville contre les pirates barbaresques puis contre les Anglais, ce fort a servi essentiellement de centre d’incarcération pendant près de quatre siècles. Les deux premiers détenus à y être enfermés furent deux modestes pêcheurs provençaux en 1540 et les derniers furent libérés en 1914. Entre temps se succédèrent sans discontinuité, huguenots, républicains, révoltés et anarchistes avec parmi les invités les plus connus, le Marquis de Sade, Mirabeau et Auguste Blanqui, l’éternel enfermé. Devenu monument historique en 1926, la forteresse est depuis lors l’un des sites touristiques les plus visités de Marseille.

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La première édition du défi Monte-Cristo à la nage date de 1999. Inspiré de l’évasion mythique du romanesque Edmond Dantès d’Alexandre Dumas, ce défi est devenu une étape incontournable de la coupe de France d’eau libre depuis sa création. J’ai participé aux 6 premières éditions (de 1999 à 2005) de cette belle épreuve qui est devenue aujourd'hui le plus important rassemblement de la natation en mer en France! 

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Le rendez-vous des 2 premières éditions a eut lieu sur la plage des Catalans, à 5 minutes du Vieux-Port de Marseille. L’épreuve consistait en un aller/retour jusqu’au Château d’If. Pour la première édition, on espérait le vent pour chasser les méduses présentent en grande quantité. Mais le vent a soufflé si fort qu’il a également chassé... les nageurs ! L'accostage étant impossible au niveau du Cercle des Nageurs de Marseille et la sécurité ne pouvant être assurée, il y a eu quelques changements de dernière minute dans l’organisation.

 

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Afin de fuir le vent et les méduses, la course a finalement eut lieu vers un autre site tout aussi joli : celui de l’Estaque au pied du viaduc de Corbières. C’est donc loin du sillage d’Edmond Dantes que les 20 nageurs, que nous étions, avons effectué un parcours en triangle de 1200m matérialisés par des jerricanes en guise de bouée. Accompagnés de kayakistes, nous avons effectué ce parcours 4 fois avec pour décor au loin, à défaut de Château d’IF, les îles du Frioul et la « Bonne Mère ! ».

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L’année suivante, plusieurs épreuves sont inscrites au programme. Malheureusement, la Méditerranée déchainée en a encore décidé autrement. Le Mistral oblige les organisateurs à annuler le 500 mètres grand public et la traversée nocturne aux flambeaux. Mais les épreuves restantes ont largement donné satisfaction aux participants même si, cette année encore, la traversée prévue jusqu'au Château d'If a due être remplacée par un parcours en boucles face à la plage des Catalans.

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Pour la 3ème édition, le rendez-vous  est donné sur la plage du Roucas-Blanc au Prado. Le "village" de Monte-Cristo accueille les participants et les nombreux spectateurs. L’épreuve phare de 5km compte pour le championnat de FranceSon départ est prévu au Château d’IF. 

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Les nageurs sont transférés vers le Château d’If par bateau. Là, pas trop le temps de faire du tourisme, la visite en maillot est interdite. Une ligne est tendue à une vingtaine de mètres du quai nord du Château d’IF. Juste le temps d'admirer le château et de prendre une photo et c'est le départ.

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Les nageurs sans palme aux bonnets jaunes sont les premiers invités à prendre part au départ. Trente seconde plus tard, c’est au tour des nageurs avec palmes aux bonnets rouges de s’élancer. Direction Marseille en passant par le phare du Soudaras où nous avons à contourner une bouée. Ensuite direction la pointe d’Endourme pour contourner une autre bouée. C’est une longue ligne droite dans la bande des 300m qui attend les nageurs. Nous longeons la Corniche Kennedy, un long boulevard bien connu des marseillais qui longe la Méditerranée depuis la plage des Catalans jusqu’au Prado. Nous passons devant l’anse de la Fausse Monnaie et les Prophètes. L’arrivée s’effectue devant le village du défi sur la plage du Grand Roucas Blanc. Ca y est ! le défi Monte-Cristo porte bien son nom...

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En 2014, je viens de réaliser ma 4ème évasion de cette île-prison mythique. Depuis sa première édition qui comportait une vingtaine de nageurs, le défi Monte-Cristo est devenu au fil des ans un challenge exceptionnel grâce certainement à ce lieu historique et légendaire connu du monde entier qu’est le château d’IF.

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Aujourd'hui, deux heures après l’ouverture des 1400 inscriptions (700 nageurs avec palmes et 700 sans palmes), la traversée affiche complet. Félicitations aux organisateurs qui ont su trouver le secret des belles traversées à la nage : ravitaillement à gogo, kiné, ostéopathe, sécurité au top, animations, vestiaires, récompenses sympas…

Pour vous inscrire, surveillez le site dès le début de l’année : http://www.defimonte-cristo.com/

 

Resultats Monte Cristo 2014 (depart du chateau d'If).pdf

Resultats Monte Cristo 2004 (depart du chateau d'If).pdf

Resultats Monte Cristo 2003 (depart du chateau d'If).pdf

resultats Monte Cristo 2001 (départ du Château d'If).pdf

resultats Monte cristo 1999 (1ere edition parcours de remplacement).pdf

 

12/06/2014

Le bonnet des "7 Prison Island Swims" d'Aquadeus

Après le maillot, c'est le bonnet en silicone spécial "Evasion" des "7 Prison Island Swims" qui vient d'être mis en vente sur le site d'Aquadeus. 2 coloris sont proposées : jaune ou blanc. Sécurité et esthétisme, idéal pour vos entraînements en milieu naturel !!! bonnet aquadeus (1).jpg

15/05/2014

Le maillot des "7 Prison Island Swims" d'Aquadeus

Le maillot spécial "Evasion" en série limitée des "7 Prison Island Swims" est en vente sur le site d'Aquadeus. Pensez à la fête des pères ou bien à vous équiper d'un maillot d'évadé pour le défi Monte-Cristo ! 

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07/05/2014

France 3 Languedoc-Roussillon (19/20) du mercredi 7 mai 2014

Reportage télé qui a suivi ma traversée à la nage entre Robben island et Big-Bay au Cap en Afrique du Sud

03/05/2014

Freedom Swim 2014 (Afrique du Sud)

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Robben Island (en anglais) ou Robbeneiland (en afrikaans) est une île d'Afrique du Sud, située au large du Cap, dans la Table Bay (baie de la Table) à 7km à l'ouest de la côte de Bloubergstrand. L'« île aux Phoques » (Robben signifie en néerlandais ou afrikaans « phoques ») doit son nom aux nombreux mammifères observés en 1652 par les colons hollandais dans les eaux froides entourant l'île. carte traversée.jpgLe rôle de l'île dans le passé conflictuel de l’Afrique du Sud remonte aux débuts du colonialisme lorsque le premier colon néerlandais à gagner le Cap, Jan van Riebeeck, s’est querellé avec le chef local, Autshumato, qui lui servait d'interprète. Un malentendu culturel a entraîné le bannissement de ce dernier à Robben Island. L’île aux phoques était l’endroit parfait pour une prison, en raison des forts courants et des eaux froides mais l'interprète s’en évada sur une barque à l'aide d'un complice. A de très rares exceptions près, les tentatives d'évasion de Robben Island ont toutes échoué et la plupart des évadés se sont noyés durant la longue nage jusqu'à la côte. blog 1.JPGDe nos jours Robben Island est devenue un symbole mondial des droits de l'Homme, après avoir été utilisée comme prison, léproserie, hôpital psychiatrique et poste militaire de défense. Au 20ème siècle, les opposants noirs au régime de l’Apartheid, condamnés à de longues peines, y furent internés dont notamment trois futurs présidents sud-africains (Nelson Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma) blog 2.JPGAujourd'hui la prison a cédé la place aux touristes et cet ancien site de détention est devenu un véritable challenge pour les nageurs en eau libre. Cette année, dans le cadre des célébrations des 20 ans de la Démocratie en Afrique du Sud, l'épreuve annuelle d'eau libre, la Freedom Swim, s'est déroulée le samedi 3 mai 2014avec comme parcours Robben Island jusqu'à Big Bay, Blouberg près du Cap.

affiche pour blog.jpgC'est dans une eau à 12-13°C et sur une distance d'environ 7,5km au milieu des courants que les nageurs ont participé dans les différentes catégories proposées par les organisateurs : nageurs solo en maillot (25 nageurs), nageurs solo en combinaison (14 nageurs), nageurs en relais en maillot et nageurs en relais en combinaison. Dans le cadre de mon challenge des 7 îles-prisons à la nage, c'est dans la catégorie des nageurs en maillot que je me suis inscrit !!! blog 3.JPGJ’ai rendez-vous le samedi matin entre 7h30 et 8h au Nelson Mandela Gateway, située sur le Waterfront de Cape-Town. Ce quartier portuaire a été transformé en zone de restaurants et de magasins. Sur le chemin qui me mène de l’hôtel au lieu de rendez-vous, je passe devant de nombreuses devantures d’organismes touristiques qui proposent des excursions pour aller à la rencontre des grands requins blancs avec de grandes photos de squales toutes dents dehors ! Voilà de quoi mettre un peu plus de pression et de stress avant la traversée !!! blog 4.JPGJ’arrive sur le lieu de rendez-vous où je suis accueilli par les organisateurs pour le marquage et le docteur (ici en rouge) pour un contrôle médical. Il prend mes pulsations et la température (37.3°C) avant de me donner le feu vert pour participer. blog 5.JPGAux environs de 9h, nous embarquons sur une des navettes rapides, toutes baptisées selon les patronymes de prisonniers politiques embastillés au fil de l'histoire, qui doit nous conduire à la prison de Robben Island. Dans le port, un phoque nage aux abords du bateau ce qui confirme que l’eau n’est pas très chaude. La traversée en bateau s’effectue sous un épais brouillard avec une mer très calme, un peu ambiance des « Dents de la Mer » !!! Mais rassurez-vous, aucun requin blanc n’a été signalé dans cette zone, dixit les organisateurs. blog 6.JPGLorsque nous arrivons dans le port de l’île aux phoques, le brouillard s’est dissipé et laisse entrevoir quelques vestiges sinistres témoins, depuis le 17ème siècle, de ce paysage insulaire. Robben Island et sa prison symbolisent le triomphe de la liberté et de la démocratie sur l’oppression. Tout y est emprunt d’émotion. blog 7.JPGC’est dans ce port que je vais me préparer et m’enduire de graisse. Muni du maillot de bain spécialement dessiné pour moi par Aquadeus et du bonnet fourni par l’organisateur, c’est vers 11h30 que je vais prendre le départ de la traversée avec les autres nageurs. Lorsque je me jette à l’eau, je suis saisi par la température de l’eau qui dépasse légèrement les 13°C. Je me dirige vers la sortie du port où un phoque se dore au soleil. Une fois sorti du port, je rejoins le bateau qui va m’accompagner tout au long de la traversée de la Table Bay (la baie de la Table du nom de la montagne de la Table qui surplombe Cape Town). blog 8.JPGA bord de la petite embarcation pneumatique, il y a Chris et Shaun qui auront pour rôle de s’occuper de ma sécurité, de m’orienter et de me ravitailler… C'est la première fois qu ils font cela ! Quelques minutes à peine après les avoir rejoint, un animal passe en dessous de moi à toute vitesse, j’ai bien l’impression qu’il s’agit d’un dauphin. Le moment est à la fois flippant et magique et Shaun me confirme alors qu’il s’agit d’un dauphin. J’espère avoir l’occasion de le revoir mais cela ne sera plus le cas. Je continue de nager dans cette eau saumâtre et admire le magnifique paysage qui m’est offert lorsque je respire du côté droit. blog 9.JPG

J’ai une magnifique vue de la Table Mountain (Montagne de la Table) nom qui provient de sa forme sommitale. Elle culmine à 1086 mètres d’altitude et sa superficie au sommet est de 3km2. Elle est encadrée de part et d’autre de 2 collines Lion’s Head et Devil’s Peak qui laissent penser à 2 endroits pour s’asseoir autour de la table… je ne me lasse pas d’admirer ce magnifique paysage qui vient récemment d’être élu parmi les 7 nouvelles merveilles de la nature au monde. blog 10.JPGJe continue à nager tout en essayant de scruter les fonds marins et dans l'attente d’une éventuelle surprise. Après une heure de nage, par l’effet certainement des courants, l’eau se rafraîchit considérablement et affiche les 12°C. Juste un petit degré de différence, mais c’est énorme lorsque l’on nage. Alors que je ne ressentais pas le froid jusque-là, cette différence de température va m’y faire penser jusqu’à la fin. J’espère à ce moment là ne pas finir en hypothermie. blog 11.JPGJe distingue de mieux en mieux la côte où je dois arriver, mes accompagnateurs me font des signes pour m’orienter vers l’arrivée. A trop les regarder, je ne fais plus attention à ce qu’il y a dans l’eau quand soudain je reçois comme une décharge à l’épaule. Je viens de croiser une méduse. Cela me pique mais la douleur n’est pas forte, j’espère ne pas avoir à en croiser de nouveau. Je suis à 300m de l’arrivée lorsque mon bateau d’accompagnement me quitte pour laisser la place aux sauveteurs de Big Bay. Ceux-ci vont m’accompagner au milieu des vagues avec leur planche de sauvetage jusqu’à l'arche d arrivée. blog 12.JPGJe suis au coude à coude avec un autre nageur et j’effectue mes derniers mètres en courant sur la plage afin de franchir la ligne d’arrivée. Je viens de terminer la 4éme traversée de mon challenge des 7 Îles-prisons au continent à la nage dans un temps de 2h02’57’’. Dès que j’ai franchi le portique d’arrivée, on me remet une médaille, une serviette et un bonnet en laine puis je suis pris en charge par un sauveteur qui va m’accompagner dans un local transformé en hôpital de fortune. blog 13.JPGC’est un passage obligé pour tous les compétiteurs. Un médecin prend mes pulsations et la température : 34,5°C. Je suis obligé de rester tant que ma température n’est pas remontée au dessus de 35°C. J’en profite pour me changer et boire quelques boissons chaudes avec les autres nageurs. Après une vingtaine de minutes, je retourne voir le médecin qui m’annonce 36,3°C. Je peux donc quitter les lieux et rejoindre mon épouse sur la plage pour assister à la fin de la course.  

 

resultats Freedom swim 2014 (nageurs en maillot de bain).pdf

01/05/2014

Le magazine "Coureurs d'Ecume" d'Avril - Juin 2014

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27/03/2014

Journal "La Gazette de Montpellier" du jeudi 27 mars au mercredi 2 avril 2014

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27/02/2014

S'évader pour France Choroïdérémie

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Armé de mon seul maillot, Je poursuis mon exploit : relier à la nage sept prisons célèbres, basées sur des îles au continent le plus proche. La finalité de cet exploit est avant tout sportive, mais je souhaite à chaque traversée porter les couleurs de France Choroïdérémie afin de pouvoir récolter des dons afin de financer le programme de recherche sur la thérapie génétique à l'INSERM de Montpellier qui est sur le point d'aboutir. france choroideremie blog.jpg

Pour aider la recherche, je vous suggère de faire un don à France Choroïdérémie ou de faire la promotion de mon initiative en allant sur la page de collecte du défi.
Les dons sont reversés par Alvarum. C'est très facile et 100% sécurisé.

Merci pour votre soutien!

23/02/2014

Les Sept Îles-Prisons à la Nage (Seven Prison Island Swims)

drapeau%20anglais.jpgEntre liberté et évasion…

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« Nager procure un sentiment de liberté et d’évasion, nager en milieu naturel, sans combinaison ni palmes, donne la sensation d’être libre comme l’eau ». C’est dans cet état d’esprit que je me suis lancé un nouveau challenge intitulé « Seven Prison Island Swims »

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Ce challenge a pour objectif de relier à la nage 7 célèbres prisons basées sur des îles au continent le plus proche. Réaliser cet exploit nécessite de nager dans les mers très froides ou très chaudes mais également d’être physiquement et mentalement préparé pour surmonter toutes les conditions que connaissent les nageurs de extrême : de forts courants, des vents violents et la vie marine.

Descriptif des épreuves :

 

Au 20ème siècle et même avant certaines de ces îles-prisons permettaient d’isoler les prisonniers politiques ainsi que les détenus les plus infâmes. Au 21ème siècle, ces condamnés ont cédé leur place aux touristes. Ces anciens sites de détention deviennent un véritable challenge pour les nageurs désirant se confronter à des eaux froides et de forts courants.

1- L’île d’Alcatraz (USA)
alcatraz.jpgLieu : D’Alcatraz jusqu’à l’Aquatic Park de San-Francisco aux USA
Distance : Course de 2,4km
Date : réalisé en 2000
Les conditions : De forts courants, une vie marine abondante et une eau très froide à 12°C
Pour la petite histoire : Le complexe pénitentiaire d'Alcatraz est une prison construite sur une île de la baie de San Francisco. Forteresse militaire de 1850 à 1909, puis une prison militaire de 1909 à 1933 et prison fédérale de haute sécurité de 1934 à 1963, Alcatraz est une prison dont la réputation cristal-fleche_35-55532.jpgest internationale grâce à l'accueil de prisonniers célèbres comme le gangster de Chicago Al Capone.

2- Le Château d’If (France)
CHTEAU~1.JPGLieu : Du château d’If jusqu’à la plage du Prado à Marseille en France.
Distance : Course de 5km 
Date : réalisé en 2003 et 2004
Les conditions : Un vent très fort. La traversée à la nage dénommée, le Défi de Monte-Cristo s’effectue depuis 1999 tous les ans au mois de juin
Pour la petite histoire : Edifié au 16ème siècle sur un îlot de l’archipel du Frioul au centre de la rade de Marseille, ce château a essentiellement servi de prison pendant ses 400 ans cristal-fleche_35-55532.jpgd’utilisation officielle. Rendu célèbre dans le monde entier par le Roman d’Alexandre Dumas, « Le Comte de Monte-Cristo ».

3- Fort Boyard (France)
fort_boyard.jpgLieu : De Fort Boyard à la plage des Minimes à La Rochelle en France.
Distance : Raid solo de 18km 
Date : réalisé en 2009
Les conditions : De forts courants
Pour la petite histoire : Édifié comme forteresse militaire au 19ème siècle, le fort est transformé en prison quelques années à peine après son achèvement. Il sert de prison pour des soldats prussiens de la Guerre franco-prussienne de 1870, puis pour les prisonniers politiques de cristal-fleche_35-55532.jpgla Commune comme le journaliste et homme politique, Henri Rochefort.

4- L’île de Robben (Afrique du Sud)
robben-island.jpgLieu : De Robben Island à Blouberg Beach au Cape en Afrique du Sud
Distance : Raid solo de 7,5km 
Date : 3 mai 2014
Les conditions : Une eau froide avoisinant les 13°C et une vie marine abondante
Pour la petite histoire : « Robben Island » a été utilisée comme prison, léproserie, hôpital psychiatrique et poste militaire de défense. Au 20ème siècle, les opposants noirs au régime de l’apartheid, condamnés à de longues peines, y furent internés dont notamment trois futurs présidents sud-3608797619.jpgafricains (Nelson Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma)

5- L’île de Spike (Irlande)  

Spike-island.jpgLieu : De l’île de Spike dans le port de Cork jusqu’à Cobh en Irlande 

Distance : Course de 1,8km 

Date : début septembre 2014 

Les conditions : De forts courants et une eau froide 

Pour la petite histoire : L’île abrita un monastère, une forteresse ainsi qu’une prison. Celle-ci a servi de lieu de détention des prisonniers de l’IRA pendant la guerre d’indépendance Irlandaise et gagna la réputation « d’Alcatraz Irlandais ». Après le traité anglo-irlandais, la prison deviendra, dans les années 80, un établissement correctionnel pour jeunes jusqu’à sa fermeture en 2004. 

6- L’île de Gorée (Sénégal) 
goree.jpgLieu : De la plage de la Voile d’Or à Dakar jusqu’à l’île de Gorée au Sénégal.
Distance : Course de 5,2km
Date : fin septembre 2014
Les conditions : plus de 500 participants
Pour la petite histoire : L’île abrite l’ancienne « prison des esclaves » et le fort d’Estrées. La « Maison des Esclaves » est un édifice historique, datant du 18ème siècle et servant de prison temporaire, avant expulsion forcée des africains vers les territoires esclavagistes. Le fort d’Estrées est une citadelle construite entre 1852 et 1856. A partir de 1940, il sera utilisé comme prison civile et ce jusqu’en 1976.

7- L’île de Rottnest (Australie) 
rottnestIsland.jpgLieu : De la plage de Cottesloe sur le continent jusqu’à Rottnest près de Perth en Australie
Distance : course de 19,7km 
Date : février 2015
Les conditions : De forts courants et une vie marine abondante.
Pour la petite histoire : D'août 1838 jusqu'en 1931, l'île servit d'établissement pénitentiaire pour les aborigènes du continent condamnés pour vol de bétail, incendie de forêt ou vol de légumes. On estime à 3 700 le nombre total de prisonniers aborigènes ayant séjourné sur l'île. Pendant les deux guerres mondiales l'île servit de prison pour les ennemis.

Pour consulter le dossier de presse :   

dossier presse seven prison islands.jpg

16/06/2009

Fort Boyard - La Rochelle 2009

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