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13/07/2018

Open Water Swimming Magazine (May 2018)

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07/07/2018

De Belle-Ile à Quiberon 2018 (France)

Le temps d'un weekend du 6 au 8 juin 2008 à la découverte de Belle-île en mer dans le cadre d’une évasion solo.
 
La citadelle Vauban

Cette Citadelle Vauban dominant la rade de Le Palais symbolise mille ans d’histoire à Belle-Ile-en-Mer !
Bâtie sous la forme d'un fort au XIe siècle, elle servit de prison aux douze complices de l’empoisonneuse en série des années 1600, Catherine Deshayes dite « la Voisin ». Remaniée par Vauban à partir de 1683, la citadelle a défendu l’île contre les pirates, les Espagnols et surtout les Anglais. A partir de 1848, elle devient dépôt de Belle-Île et accueille des prisonniers. Durant les 2 conflits mondiaux, elle fut une prison pour les officiers allemands pendant la Première Guerre mondiale, avant d'être occupée par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale qui utiliseront les mêmes cellules pour y détenir des prisonniers anglais, français, et même bellilois. Ces générations de détenus ont laissé des graffitis sur les murs et les bat-flancs de leurs cellules mais elles s'effacent malheureusement au fil des années.
 
J'en ai profité pour faire une baignade au pied de la citadelle afin de faire quelques repérages et gouter l’eau. Une nage avec quelques passages sympathiques dans des cavités creusées dans les falaises.

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La colonie de Haute Boulogne:

A Belle-Ile se trouvait la colonie de Haute-Boulogne, un des centres de rééducation les plus connu autour duquel s'est forgée la légende noire d'un bagne d'enfants parmi les plus répressifs. Jouxtant la citadelle Vauban, au Palais, des bâtiments ont été construits pour y recevoir des détenus politiques puis à partir de 1880 de jeunes détenus, que l'on appelait aussi « colons », souvent coupables de vol ou de délits mineurs et dont l'indiscipline était l'un des faits reprochés les plus courants...
La colonie pénitentiaire agricole et maritime avait pour vocation de former les jeunes aux métiers de la mer. Les apprentis matelots s'exerçaient d'abord sur un trois-mâts ensablé dans la cour puis sur trois bateaux dans le port du Palais.

La discipline était extrêmement sévère. Brimades, corvées et violences y étaient monnaie courante.

L’année 1940 marque la fin officielle des « bagnes d’enfants ». En 1945, la colonie de Belle-Île devient alors un institut public d’éducation surveillée (IPES). L’établissement a été fermé définitivement le 1er septembre 1977.

J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer et de discuter avec d'anciens colons mais surtout j'ai pu visiter cet ancien bagne pour enfants, aujourd'hui fermé au public, grâce à l'adjoint au maire du Palais délégué à la culture. Un moment chargé d'émotion, partagé avec l’équipe qui m'accompagnera lors de ma future évasion entre Belle-Ile et Quiberon pour France Choroïdérémie. Un site qui devrait être amené à devenir un musée à la mémoire de tous ces jeunes colons qui y ont été détenus...

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L'émeute de 1934

Pour la petite histoire sur la colonie de haute Boulogne, en 1934, une émeute a éclaté dans la colonie après qu’un des enfants ait été roué de coups par les surveillants pour avoir mordu dans un morceau de fromage avant de manger sa soupe. Il s’en est suivi l’évasion de 55 pensionnaires. Pour rattraper les fugitifs, une « battue » est organisée, avec une prime de 20 francs offerte aux touristes et aux habitants de Belle-île, pour chaque garçon capturé.

Ce fait divers sera suivi d’une campagne de presse très virulente, et inspirera à Jacques Prévert son célèbre poème « La Chasse à l’enfant » dont voici un extrait :
"... Qu’est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent ! ..."

Auraient-ils pu réussir à la nage ?

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Evasion de Belle-Ile à Quiberon

Le samedi 7 juillet 2018, je réalise une nouvelle évasion à la nage avec un départ au pied de cette ancienne colonie pénitentiaire de Belle-île et une arrivée sur le continent à la grande plage de Quiberon. Je parcours une distance de 15km au milieu de celles que je surnomme les "gardiennes des prisons", à savoir les méduses. Une superbe traversée dans de très bonnes conditions escorté par la SNSM Quiberon et mes accompagnateurs William Tuset, Sophie Larivet et Jean-Jacques Bureau. Un parcours avec une trajectoire parfaite correspondant à celle des bateaux de la Compagnie Oceane Quiberon qui font la navette entre l'île et le continent. Un grand Merci à eux car ils ont du dévié de leur trajectoire pour me laisser nager. Au final, 4h23'39 a la nage au lieu de 45' pour les bateaux.

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Une bien belle évasion depuis une île que je recommande pour sa beauté et son état sauvage bien préservé.

 

24/06/2018

Le défi Monte Cristo 2018 (France)

Le défi Monte Cristo est une épreuve d’eau libre en mer qui relie le château d’If au Prado. Cette course est inspirée de l’évasion d’Edmond Dantes, personnage fictif du roman d’Alexandre Dumas, «Le Comte de Monte Cristo ».
Pour son roman, Alexandre Dumas s’est inspiré d’une histoire vraie mais qui ne s’est jamais déroulé en mer et encore moins au large de Marseille. En 1807, alors qu’il devait se marier, Pierre Picaud un riche cordonnier nîmois a été accusé, à tort, par trois de ses prétendus amis jaloux, d’être un espion à la solde de l’Angleterre. Mis au secret et enfermé au château de Fénestrelle (située de nos jours en Italie), Picaud ne sera libéré qu’en 1814 et commencera alors sa vengeance.
Pour le nom de Monte Cristo, Alexandre Dumas n’a pas eu besoin de chercher bien loin l’inspiration. Il s’agissait tout simplement du nom de la propriété de son grand-oncle, le marquis Charles Davy de la Pailleterie (le vrai nom de famille des Dumas).

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Le dimanche 24 juin 2018, je viens d’en terminer avec ma 9ème traversée depuis le château d’if jusqu’à la plage du Roucas-Blanc.

Le château d'If a servi pendant 400 ans de prison. Les deux premiers détenus à y être enfermés furent deux modestes pêcheurs provençaux en 1540 et les derniers furent libérés en 1914. Entre temps se succédèrent sans discontinuité, huguenots, républicains, révoltés et anarchistes… Pendant toute la période, aucune évasion n’a été recensée.

Pour la 20ème édition du défi à la nage de la Monte-Cristo, les 850 futurs évadés sont transférés vers le Château d’If par bateau. Là, pas trop le temps de faire du tourisme, la visite en maillot est interdite. Une ligne est tendue à une cinquantaine de mètres du quai nord du Château d’IF et c'est le départ, direction Marseille en passant par le phare du Soudaras et la pointe d’Endourme. Après avoir contourné 2 portes matérialisées par des bouées, nous effectuons une longue ligne droite dans la bande des 300m en longeant la Corniche Kennedy. Un long boulevard bien connu des marseillais qui longe la Méditerranée depuis la plage des Catalans jusqu’au Prado. Nous passons devant l’anse de la Fausse Monnaie et les Prophètes. L’arrivée s’effectue devant le village du défi sur la plage du Grand Roucas Blanc.

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Le défi Monte-Cristo est devenu au fil des ans un challenge exceptionnel grâce certainement à ce lieu historique et légendaire connu du monde entier qu’est le château d’IF.

 

Le saviez-vous ?

Sur le parcours du défi Monte Cristo, pour ceux qui prendront le temps de regarder devant, lorsque nous passerons l’ilette d’Endoume, il y a sur la Corniche, un bâtiment historique : Le marégraphe de Marseille. Ce bâtiment, classé monument historique, a pour fonction de mesurer le niveau de la mer.

Et oui, toutes les mesures partent de ce point !
A la fin du XIXème siècle, les instances européennes de l’époque décident que le calcul des altitudes se ferait désormais, pour chaque pays à partir d’un point zéro clairement établi. C’est Marseille qui a été choisi pour ses faibles amplitudes de marée. Le point zéro de l’altitude pour la France continentale est fixé au Marégraphe de Marseille Il fallait bien une référence universelle pour savoir que le Mont-Blanc culmine à plus de 4807 mètres.

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11/06/2018

Evasion d'Alcatraz à la nage 2018

Alcatraz

Au milieu de l’eau, dans la baie de San Francisco se trouve une petite île rocheuse. Celle d’Alcatraz, qui fut utilisé dès 1853 comme forteresse militaire avant de devenir une prison militaire au début du XXème siécle puis la prison fédérale la plus redoutée et la plus sûre du pays de 1933 à 1963. C'est notamment le fort courant et une température de l'eau assez fraîche qui rendent cette prison infranchissable.

Afin de rendre ces critères encore plus difficiles pour les prisonniers, ces derniers prenaient uniquement des douches chaudes. Un luxe à l'époque ! En les rendant plus « douillets », les geôliers espéraient pouvoir contenir ainsi leurs captifs. N’étant pas habitués à des températures froides, ils leur étaient encore plus compliqués de s'évader en traversant l'eau parfois glacée de la baie.

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Les évadés d'Alcatraz

Le saviez-vous ? : Durant les trente années de fonctionnement de la prison d'Alcatraz (1934 à 1963), 36 détenus ont essayé de s'évader au cours de 14 tentatives différentes. Sur ces 36 évadés, 23 furent rattrapés, six furent tués par balle et cinq se sont enfuis par la mer et ne furent jamais retrouvés (présumés noyés) à l'exception de ces 3 fameux prisonniers, Lee Moris et les frères Anglin qui la nuit du 12 juin 1962 s'y sont évadés en reliant San Francisco dans le froid et les courants...

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Alcatraz à San Francisco

Après m’être déjà évadé en 2000 d’Alcatraz jusqu’à San Francisco, je viens de récidiver ce lundi 11 juin 2018 avec Pacific Open Water Swim Co. J'ai été accompagné dans cette évasion d'une autre nageuse Ranie Pearce, nous avons mis 50mn pour parcourir la distance de 1.5miles, soit 2.4km séparant « Le Rock » à la terre ferme de l’Aquatic Park de San Francisco dans une eau qui frôle les 13°C et de forts courants. Une traversée 56 ans jours pour jours après l'évasion de ces 3 fameux prisonniers qui s'y sont évadés en 1962 en reliant San Francisco dans le froid et les courants...

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07/06/2018

Evasion d'Angel Island (USA) 2018

Angel Island à Kirby Cove en passant sous le Golden Gate Bridge

Je viens de réaliser la première de mes traversées à la nage prévues dans la baie de San Francisco. Une évasion d'une distance de 10km en 1h58 dans une eau à 14°C depuis Angel Island jusqu’à Kirby Cove sur le continent en passant sous le Golden Gate Bridge. Une arrivée avec en récompense le plaisir de voir de près des baleines.
Angel Island est la deuxième plus grande île de la baie. Elle a été surnommée "la Ellis Island" de l’Ouest car elle a en effet été le premier contact sur le sol américain pour des milliers d’immigrants. Au 19ème siècle, l’armée a réquisitionné les terres et a aménagé des installations. La zone entière a été baptisée “Fort Mc dowell” et a servi de station de quarantaine, de zone de transit pour plus d’1 million d’immigrés chinois et de camp de détention pour prisonniers de guerres Japonais et Allemand. Angel Island partageait des traits communs avec l’île voisine d’Alcatraz, son insularité dissuadait les éventuelles tentatives d’évasion et offrait par ailleurs un isolement idéal pour les cas de mise en quarantaine.

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Merci à Pacific Open Water Swim Co., Sylvia Lacock, Bryan et William Tuset qui ont assuré ma sécurité tout au long du parcours...

20/05/2018

Makronisos 2018 (Gréce)

En Grèce, ce dimanche 20 mai, je viens de m'évader à la nage depuis Makronissos, une île de l'archipel des Cyclades, jusqu'à Lavrion sur le continent. Environ 4km en 1h15 avec un vent de face force 4 et une mer assez houleuse.

Makronissos est une île aride, rocheuse, au relief peu élevé qui servi de lieu de déportation pendant près d'un demi-siècle. Selon les estimations, pendant la guerre civile grecque, de 50 000 à 100 000 personnes de toutes les régions de la Grèce sont passées par Makronissos de 1947 à 1958. En mai 1989, abandonné et protégé, l'îlot est proclamé site historique et il est considéré comme un monument commémoratif de la guerre civile. A ce titre les bâtiments des camps sont conservés. Il n'est pas possible de visiter l'île.
Je tiens à remercier chaleureusement Ioannis Kifonidis, la ville de Lavrion, la lifeguard Tonia Solanaki et les pilotes pour m'avoir permis de réaliser cette nouvelle et belle évasion à la nage

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04/01/2018

1817 : Un grognard de l'armée Napoleonnienne s'évade et traverse la Manche

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Jean-Marie Salati (1796-1879)

C’est en 1815 qu’un dénommé Jean-Marie Salati, originaire de la vallée de Vigezzo en Italie et ancien soldat de la Grande Armée napoléonienne, est fait prisonnier des anglais lors de la bataille de Waterloo. Blessé, il est envoyé en Angleterre et emprisonné à bord d’un bagne flottant anglais. Devant la rudesse et les rigueurs de la captivité il décide de se faire la belle. La seule solution est de s’enfuir à la nage.

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Deux ans après la défaite de Waterloo, en août 1817, il choisit un soir de tempête où la surveillance est relâchée pour s’échapper. Il s’enduit de suif pour se protéger du froid et se rendre invisible puis se jette à l’eau couvert par le tonnerre et le bruit des vagues. Au lieu de nager une dizaine de mètres vers l’Angleterre où il risque d’être capturé à nouveau, il s’en va à la nage en direction des côtes françaises où il est sûr de ne pas être recherché. Il est retrouvé épuisé par des pécheurs sur une plage près de Boulogne-sur-Mer. Jean-Marie Salati a vaincu la Manche et à peine arrivé sur le sol Français, il retourne au bureau de recrutement pour reprendre place au côté des fusiliers marins. L’histoire ne dit pas combien de temps il a mis pour effectuer cette traversée. Cet exploit surprenant ne sera jamais validé comme tel car aucun rapport ne peut affirmer la véracité de la traversée. Elle ne s’appuie que sur la déclaration de Jean-Marie Salati et sa famille.

Cette exploit est relaté auprès de la jeunesse dans le journal "Spirou" du 10 mars 1960 :

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18/10/2017

International Marathon Swimming Hall Of Fame 2018

Je suis très fier et honoré d'apprendre que je suis intronisé au côté des nageurs célébres de légende à l'International Marathon Swimming Hall Of Fame !

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http://dailynews.openwaterswimming.com/2017/10/jacques-tuset-honored-by-hall-of-fame.html?m=1

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont soutenu tout au long de ces dernières années afin de me permettre de réaliser toutes mes aventures aquatiques.

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Je deviens le 3ème Français à y figurer et je me rendrai à Windsor, à Londres, le 31 mars 2018, pour l'intronisation officielle.

A suivre ...

 

25/09/2017

Weekend en Grèce septembre 2017

Un weekend de nage en Grèce dans des endroits exceptionnels avec :


- le samedi 23 septembre 2017, une évasion à la nage en solo de la forteresse de Bourtzi jusqu'à Nauplie. De 1825 à 1930 cette fortification servira de prison, de demeure du bourreau et lieu d'exécution des condamnés à mort avant d'être converti en hôtel jusqu'en 1970. Depuis elle est devenue un monument historique que l'on peut visiter. Une nage de 500m pour ma 26eme évasion depuis une île prison.

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- le dimanche 24 septembre 2017, une course avec la traversée du Canal de Corynthe à la nage. Un canal d'un peu plus de 6km de longueur, 25m de largeur et 8m de profondeur qui sépare la mer Ionienne de la mer Egée faisant du Péloponnèse une île. La tranchée qui semble avoir été coupée au rasoir atteint une hauteur maximale de 63m. Une traversée saisissante à contre courant dans un cadre incroyable avec au final une 5eme place au général et une 1ere place dans ma catégorie.

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09/08/2017

Spinalonga en Crète 2017

Une évasion à la nage en Crête de Spinalonga à Plaka avec mon fils le mardi 8 août 2017 !

Nous avons nagé dans un site somptueux tant au niveau du paysage extérieur que celui aquatique. Une très belle balade à la nage entre l'île de Spinalonga et une plage de Plaka d'environ 1500m avec vent de face et fort trafic...
Pour la petite histoire, sur cette île, en 1715, les habitants de l'île qui étaient des réfugiés de Crêtes ont été emprisonnés sous domination ottomane puis vendus en esclave. Spinalonga a ensuite servi de lieu d'enfermement des lépreux de 1904 à 1957.

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Elle représente ma 24eme ile prison a la nage de réalisé !

03/08/2017

Saint-Marcouf en France 2017

Le mardi 2 août 2017, j'ai réalisé ma 23eme évasion a la nage depuis l'ile du large St-Marcouf jusqu'à Quineville. Sur l'île du large, un fort construit sous Napoléon 1er et consolidé sous Napoléon III a longtemps servi de prison et en 1871, 200 communards y furent emprisonnés dans des conditions inhumaines.
Une traversée qui s'est effectuée dans des conditions de folie avec des courants et des vagues de face en début de parcours puis des vagues latérales sur le reste du parcours. Une douzaine de kilomètres effectuée en 3h20.

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27/10/2016

Swim Mogador Island 2016

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Une île chargée d’histoire

Au large d’Essaouira (ancienne Mogador) se trouve un archipel constitué de deux grandes îles et de petits îlots proches de la côte. Cet Archipel, connu des Romains sous le nom d’iles Purpuraires, du latin purpura, nom de la couleur pourpre qui provient d’une matière première locale étonnante, le Murex. Il s’agit tout simplement d’un coquillage qui, une fois traité, devient une teinture et donne le pourpre. Cet Archipel fut visité durant toute l’Antiquité par les marchands méditerranéens. Des traces révélées par les fouilles archéologiques marquent le passage successif et la présence sur place des Grecs, Chypriotes, Phéniciens, Carthaginois et surtout Romains. L’île principale s’appelle « île de Mogador », « îlot de Mogador » ou « Grande île », elle s’étend sur 30 hectares et fut fortifiée au temps de Mohamed Ben Abdellah (18ème siècle). A l’exception de la présence de mouettes, goélands et de rares faucons Eléonore, l’ile est aujourd’hui déserte et ne laisse entrevoir que quelques ruines. Parmi ses ruines, une mosquée avec son minaret, quelques fortifications abandonnées et la prison de Mogador construite par le Sultan Moulay Abdelaziz au 19ème siècle.

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Cette prison encore bien visible de nos jours est un vaste carré à ciel ouvert de 150m de côtés, fermé par des murailles hautes de 3m, et sans aucune construction au milieu. Des tessons de verre au sommet de la muraille de la prison dissuadent tout visiteur. Pour y pénétrer et en sortir, il existe un passage unique à cinq portes de différentes tailles qui s’enchaînent les unes après les autres de la plus grande à la plus petite. L’histoire raconte que dans les premiers temps, il était permis aux prisonniers de s’installer sous des tentes. Mais l’autorisation fut rapidement retirée, lorsque quelques prisonniers, à la faveur de cet abri, ont tenté de creuser un tunnel pour s’enfuir : les habitants de cette prison ont donc été par la suite exposés été comme hiver à toutes les intempéries. Au début du 20e siècle, la prison fut utilisée pour accueillir les pèlerins à leur retour de la Terre Sainte, pour le contrôle médical réglementaire.
Aujourd’hui, l’île de Mogador est devenue une réserve biologique et ornithologique prisée. Afin de préserver la vie sauvage les îles sont fermées au public et seuls quelques pêcheurs sont autorisés à s’en approcher.

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De l’île de Mogador à Essaouira - 2,2km

Le samedi 22 octobre 2016 au matin, je marche avec mes accompagnateurs à travers les dunes de sable sur la plage d’Essaouira en suivant un dromadaire qui tracte ... notre bateau . A l’horizon, les îles, magnifiquement éclairées par le soleil qui se lève, protègent la baie contre les rouleaux de l’Atlantique. Lorsque nous arrivons au bord de l’eau qui commence à se retirer sous les effets de la marée, nous mettons immédiatement à flot l’embarcation. C’est avec un vent force 3 à 4 et des vagues de bord de presque 2 mètres que j’embarque sur le bateau moteur qui va me conduire 2km plus loin jusqu’à une petite plage située au sud de l’île, au pied de l’ancienne prison. Cette baie d’Essaouira est mondialement connue des véliplanchistes et des surfeurs car ici la force et la régularité des vents en font un « spot » de rêve. A l’approche de l’île, nous sommes secoués par les vagues provenant de l’Atlantique et les courants inverses causés par les effets de la marée. Le bateau ne peut s’approcher et c’est à la nage que je rejoins le lieu de départ de ce qui doit être ma 21ème évasion à la nage d’une ancienne île-prison jusqu’au continent.

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Lorsque je pose le pied sur le sable, je suis accueilli par des centaines de goélands qui tournent autour de moi. Tout comme le vent et les vagues, les cris des goélands font partie de l’atmosphère de l’île. Comme elle est interdite au public, ma présence les intrigues et ils me le font savoir par leur cri strident. Je marche sur le sable où, à demi enfoui, se trouve un canon du temps de la fortification de l’île. Je m’assied à ses côtés en attendant le moment du départ qui devrait être donné par le bateau accompagnateur. Malheureusement l’embarcation a noyé son moteur à cause des fortes vagues et ne peut plus assurer ma sécurité. Les goélands, de leur côté, se sont habitués à ma présence et quelques-uns s’approchent de moi par curiosité. L’attente commence à se faire longue et je profite de l’occasion pour contempler les différentes ruines. C’est un moment privilégié, car les visites sont interdites sauf dérogation à caractère scientifique. J’admire ce cadre magnifique. Evasion, détente, culture, bien-être… Je réalise à quel point mes aventures aquatiques peuvent me faire découvrir des sites extraordinaires.

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Soudain, les goélands se remettent à voler et crier dans le ciel, des embarcations arrivent aux abords de l’île pour m’accompagner et me font signe de me mettre à l’eau. Je jette un dernier regard vers l’île et sa prison et rentre progressivement dans l’eau. Je plonge dans cet océan Atlantique à 17°C qui me secoue dans tous les sens. Je suis emporté par les courants et repoussé par les vagues, un peu comme dans une « lessiveuse ». Je m’éloigne du bord pour être protégé de l’île et la remonte en la longeant. Je ne distingue que des falaises où se trouvent les fortifications avec leurs canons d’origine puis un petit port où seuls quelques pêcheurs accostent ponctuellement.

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A sa hauteur, je change de direction et me dirige vers la grande plage d’Essaouira. Les vagues me viennent de la droite et légèrement de dos. Je respire donc sur la gauche pour éviter d’avaler de l’eau. A chaque respiration, je distingue la ville d’Essaouira avec son vieux port, ses remparts et sa médina. De temps en temps lorsque je respire sur la droite je distingue les dunes et ses collines d'arganiers. Je me dirige vers la plage, les vagues sont de plus en plus puissantes et m’emportent, certaines font plus de 2 mètres, je nage au milieu des surfeurs et j’en termine avec mon évasion en faisant du bodysurf. Après plus de 2km, je pose les pieds sur la plage où je suis accueilli par la foule venue m’encourager. Parmi eux, il y a les nageurs qui vont prendre part à la 1ère édition du « Swim Mogador Island » ( une épreuve de 4km dans la baie pour promouvoir la natation en eau libre au Maroc), les dirigeants de Fédération Royal Marocaine de Natation et celles que je remercie chaleureusement pour leur incroyable talent d’organisation, Edith Molina et Renata Thieck Alami pour m’avoir permis de m’évader de ma 21ème île-prison.

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A la suite de mon évasion à la nage de l'île de Mogador à Essaouira, j'ai pu participer en collaboration avec la Fédération Royale Marocaine de Natation, à une sensibilisation aux risques de noyades, aux marées, aux courants et apporter des notions de base autour de la natation en eau libre à une cinquantaine d'enfants de l'Association "Au Coeur de L'amitié Euro-Marocaine". Une très belle initiative mise en place par les organisateurs Edith et Renata qui œuvre pour la pratique et le développement de l'eau libre au Maroc !

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17/02/2016

Le remake de "Papillon" en Guyane

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Les îles du Salut au large de Kourou, en Guyane Française, sont surtout connues pour le bagne qu’elles ont abrité. Elles furent d'abord nommées « Îles du Triangle » (en raison de leur disposition) par les premiers explorateurs puis prirent ensuite le nom sinistre d'« Îles du Diable » en raison des forts courants marins qui rendait leur accès très périlleux. C’est Jean-Baptiste de Chanvalon qui leur donna leur nom en 1763, quand il y installa des colons survivants d’une épidémie.

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Ensuite, détenus politiques et condamnés de droits communs vont se succéder de 1849 à 1946. Elles virent passer le Capitaine Dreyfus, Guillaume Seznec et le légendaire Henri Charrière, plus connu sous le surnom de Papillon qui inspira le film avec Steve Mc Queen et Dustin Hoffman en 1973. Les conditions de détention dans ce bagne étaient inhumaines. Il faut dire que le climat chaud et humide, la présence continuelle de moustiques et d’araignées venimeuses n’en faisait pas un lieu idéal de villégiature. Les bagnards ne survivaient en moyenne guère plus de cinq ans dans ces conditions. Si l’idée leur venait de vouloir s’évader, le seul moyen de s’en échapper était la nage et, malgré une eau chaude, ce sont les courants et les requins qui les attendaient, empêchant ainsi toute velléité d’évasion.

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De l’île Saint Joseph à Kourou - 14km

L’Ile St Joseph, l’une des 3 îles que composent les îles du Salut, fut choisie pendant la période du bagne, comme lieu de réclusion cellulaire, d'asile de fous et de cimetière des surveillants. Le traitement des forçats lui valut d'être surnommée « l'île du silence », « la mangeuse d'homme » ou qualifiée de « guillotine sèche ». Des ruines importantes y subsistent, envahies par la végétation, ce qui donne à l'endroit une ambiance très particulière.

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Pour Ned Denison (nageur irlandais de 58 ans), Jills Vanegas (nageur Guyanais de 46 ans) et moi-même, ce sera notre lieu de départ pour tenter de nous évader à la nage. Le mercredi 17 février 2016, revêtus d’un simple maillot, de lunettes et d’un bonnet de bain nous sommes prêts à nous élancer depuis le ponton de l’île pour une traversée dans l’océan Atlantique et relier les 14km qui nous séparent de la terre ferme à Kourou. La météo annonce une mer agitée et des vents soufflant à 30km/h. C’est à 12h33 que nous plongeons dans une mer à 26.6°C, c’est beaucoup plus que les 18°C que l’on connaît habituellement. Il va falloir gérer différemment pour éviter l’hyperthermie.

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Dès le départ, le vent occasionne des clapots et des courants de surface qui nous font dévier de la trajectoire. Nous faisons une totale confiance à notre pilote de bateau qui nous accompagne et nous indique le cap à suivre. Il s’agit de Bruce Foulquier, de l’école de voile de Guyane, un local qui connaît très bien les lieux. Dans cette première partie, on s’oriente vers Cayenne, une direction impensable lorsque l’on veut aller vers Kourou depuis les îles. Mais les courants et le vent nous obligent à nager « en crabe » pour dériver le moins possible.

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Dans l’eau, on ne distingue rien, elle est couleur marron. Quelque part, c'est préférable car cela nous évite de voir la vie marine parait-il abondante dans les parages. A l’époque du bagne, les requins étaient très nombreux. Les morts étaient d'ailleurs jetés en pâture aux requins qui rappliquaient au son de la cloche annonçant le festin…
Tout se passe bien pour le moment, nous écoutons attentivement les consignes de nos accompagnateurs, Andrea Egea et Michael Mac Krabe, sur le bateau chargé de nous ravitailler toutes les 30’. Nous buvons et nous alimentons comme nous pouvons tout en nous laissant dériver par un courant défavorable.

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Après mon premier ravitaillement, je sens une décharge électrique sur mon bras : le filament d’une méduse vient de s’accrocher et le mouvement l’entraîne sur mon épaule. J’ai l’impression que mon épaule est paralysée. Je ne distingue rien dans cette eau marron et j’espère qu’il n’y en a pas d’autres. Celles que j’appelle communément les « Gardiennes des îles-prisons » viennent encore de frapper. Mes compagnons de nage n’ont pas l’air d’y avoir eu droit. La brûlure occasionnée par la piqûre va être douloureuse pendant plus d’une heure trente de nage et me laisser une jolie marque les jours qui suivront.

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Arrivés au milieu de l’Atlantique et une fois moins abrités par les îles, les conditions extrêmes pour nous sont au rendez-vous. On a des creux de 2 mètres, un vent à plus de 30km/h et des courants peu favorables. Nous montons et descendons au gré des vagues, nous avons l’impression d’être dans un manège ou une lessiveuse.

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Arrivés au 2 tiers, nous venons de réaliser le plus dur. Grâce à notre super pilote, nous avons réalisé une très bonne trajectoire. A partir de maintenant, plus nous nous approchons de la côte et plus nous allons nous faire aspirer vers elle grâce aux courants de marée générés par les effets de la marée montante. A grande vitesse, toujours secoués dans une mer agitée et parfois noire comme si on était en pleine nuit, nous nous approchons enfin du rivage.

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Portés par le courant et les vagues, nous atteignons notre but en 3h45. Après s’être embourbés dans les alluvions, nous allons à la rencontre des nombreux supporters venus nous accueillir sur la plage. Nous sommes heureux d’avoir pu réaliser cette très belle traversée à 3 pour la cause que je soutiens qui est celle de France Choroïdérémie !

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Les détails de notre parcours : on s’aperçoit qu'au final, malgré les courants défavorables mais grâce au bons conseils de notre pilote de bateau Bruce Foulquier, notre trajectoire a été parfaite.

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09/02/2016

Le journal "Direct Matin - Montpellier Plus" du 09/02/2016

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26/10/2015

Le journal "La Croix" du lundi 26 octobre 2015

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28/09/2015

Dakar Gorée 2015 (Sénégal)

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Gorée est une île située dans la baie de Dakar au Sénégal. A l’est de l’île se trouve la Maison des Esclaves, haut lieu symbolique de la mémoire de la traite négrière en Afrique, reconnue officiellement par l’ONU en 1978. À la pointe nord de l’île, le fort Estrées bâti par les Français au milieu du XIXe siècle pour protéger la baie fut, dans les années 1970, utilisé comme prison civile aux opposants politiques et un quartier disciplinaire réservé aux fortes têtes de la prison de Dakar. En 1977, après avoir fermé la prison, l’État du Sénégal a cédé le fort d’Estrées à l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan). En lieu et place des anciens cachots donnant sur la place d’armes, douze salles numérotées retracent l’histoire du pays.

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Traversée de la Voile d’Or à Dakar jusqu’à Gorée (5,2km)

La traversée Dakar Gorée est l’une des compétitions phare de la saison de natation au Sénégal. Si la première traversée a eu lieu en 1985 sur une distance de 3,5 km avec un total de 30 nageurs, aujourd’hui elle attire plus de 500 nageurs sénégalais, expatriés et étrangers. Dimanche 27 septembre 2015, je me rends parmi plus de 500 nageurs sur le site de la Voile d’Or pour récupérer mon bonnet et m'aligner sur la ligne de départ avec en ligne de mire l’île de Gorée se trouvant 4km plus loin.

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Il y a au programme 2 courses, une course A qui concerne les nageurs professionnels d’une distance de 5,2km et une course B réservée aux amateurs qui vont se mesurer sur 4,5km. Ces 2 courses donnent à cet événement un cachet populaire important qui de plus en plus connaît un regain d’intérêt pour les amateurs de natation en eau libre. Je suis au départ de la première vague dans le groupe A.

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En attendant le départ, des nageurs s’échauffent, d’autres dansent et la plupart comme moi s’aspergent sous la douche de la plage tellement il fait chaud !
Sur l'océan, comme un collier de perles multicolores flottant, les barques des pêcheurs Sénégalais, sont en place pour assurer notre sécurité.

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Nous avançons ensuite dans un entonnoir matérialisé par des barrières et de la corde afin de prendre le départ. 3,2,1 Partez ! Plus de 400 fous furieux se jettent à l'eau dans tous les sens pensant prendre la meilleure direction. Au début tout le monde nage sur tout le monde puis rapidement les écarts se creusent. Grand soleil, pas de vent, une eau à 29°C et d’apparence pas de courant marin ... erreur !

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En plein océan Atlantique, cette traversée prend tout son charme. Il y a tous les niveaux, du nageur aguerri au simple débutant, la masse s’étiole et j’assiste au balai incessant des barques de pêche qui partent dans tous les sens en nous indiquant des directions différentes perturbés par un courant latéral. Tout le monde pense connaître la bonne trajectoire à prendre mais nous sommes étalés sur plus de 500m de large. La balise marine servant de bouée de contournement sur la gauche de l’île de Gorée est à peine visible au raz de l’eau. Je nage au feeling avec des barques qui me disent d’aller à droite et des nageurs qui me croisent pour aller à gauche. J’en profite surtout pour admirer le paysage, sur ma droite Dakar et son port et devant j’aperçois de mieux en mieux Gorée.

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Lorsque je respire devant j’aperçois enfin la balise de contournement. Arrivé à sa hauteur je retrouve quelques nageurs éparpillés qui arrivent d’un peu partout, il reste maintenant à nager en ligne droite pour rejoindre Gorée et la plage populaire située près de l’embarcadère des chaloupes qui font la navette entre l’île et le continent. P1130944.jpg

Depuis quelques années, la première féminine de l’épreuve est une expatriée à la peau blanche, cette année encore, elle est présente au rendez-vous. J’arrive à hauteur de l’embarcadère dans les premières places et le speaker n’arrête pas d’annoncer, en voyant mes bras nager, l’arrivée de la première féminine. Tous les enfants qui jouent dans l’eau en attendant l’arrivée des participants sont pliés de rire en me voyant car je ne suis pas la féminine annoncée.

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C’est lorsque je pose les pieds à terre que le speaker se rend compte de son erreur sous les rires et applaudissements de la foule venue encourager les participants. Je suis accueilli chaleureusement par les organisateurs, les responsables de la Fédération Sénégalaise de Natation et des dirigeants du pays. A l’arrivée, c’est une véritable fête où les gens dansent et s’amusent dans l’eau.

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Cette traversée est un véritable succès populaire et un événement sportif Made In Sénégal incontournable pour les passionnés de voyage et d’eau libre !!!

21/07/2015

Le journal "Le Parisien" du mercredi 21 juillet 2015

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01/03/2015

Rottnest Channel Swim 2015

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La Rottnest Island (''Rotto'' pour les australiens), qui signifie ''Nid de rats'' en hollandais, est une île située à une vingtaine de kilomètres de la côte occidentale de l’Australie, près de Fremantle et de Perth. Longue de 11km et large de 4,5km cette  ancienne terre aborigène a émergé des eaux il y a 7 000 ans lorsque la hausse du niveau de la mer a séparé l’île du continent. Elle était auparavant rattachée au reste de l'Australie. P1110449b.jpg

Avant de devenir l'île paradisiaque qu'elle est actuellement, Rottnest Island a servi de prison. D'août 1838 jusqu'en 1903, des prisonniers aborigènes furent envoyés sur l'île. Cette île servit d'établissement pénitentiaire pour les aborigènes du continent condamnés pour vol de bétail, incendie de forêt ou vol de légumes. On estime à 369 le nombre d'aborigènes enterrés sur l'île et à 3 700 le nombre total de prisonniers aborigènes ayant séjourné sur l'île. Pendant les deux guerres mondiales l'île servit de prison pour les ennemis : Allemands et Autrichiens pendant la Première Guerre mondiale, Italiens pendant la Seconde. 
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Aujourd'hui, l'île vit du tourisme, de la pêche et de la plongée. Avec de larges plages de sable blanc et fin, Rottnest Island attire chaque année de nombreux curieux mais aussi des fêtards qui profitent des bars branchés le long de la côte.. Classé réserve naturelle, l'espace insulaire est un bien que les australiens préservent avec ferveur.

Traversée de Cottesloe jusqu’à Rottnest (19,7km)

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Le 24 janvier 1956, Gerd Von Dincklage est la première personne à traverser le Détroit de Rottnest et c’est en 1991 qu’est organisée pour la première fois la course de la Rottnest Channel Swim avec 44 participants (16 en solo et 7 en relais de 4 nageurs). En février 2015, je me rends en Australie pour prendre part à la 25ème édition de cette traversée de 19,7km, qui est devenue au fil des années une épreuve très réputée dans le monde de l’eau libre.

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Le samedi 21 février à 4h00 du matin, le service météorologique prévoit un vent de 60km/h et une houle de 1m pour la journée, mais les gardes-côtes malgré tout donnent le feu vert pour l’organisation et le déroulement de la traversée. A 5h00 du matin, je me retrouve sur la petite plage de Cottesloe avec plus de 2400 autres nageurs.
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Il y a 324 inscrits en solo (40% de plus qu’en 2013) et 2100 nageurs en équipes de 2 ou 4. Dans le cadre de mon challenge des îles-Prisons à la nage je me suis inscrit dans la catégorie des nageurs solos avec le numéro 86. Les départs de la traversée sont prévus par vagues de 80 nageurs environ espacées de 10 à 15mn. Il y a au total 13 séries. Les 4 premières sont pour les nageurs solos et je fais partie de la 2ème vague qui part à 5h55.
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J’ai 45 minutes pour me préparer et comme la journée est annoncée très ensoleillée, mon épouse va me tartiner de crème solaire haute protection en grande quantité afin d’éviter d’être brûlé par le soleil. Je vais également peindre mes avants bras avec de la graisse colorée : vert pour l’avant-bras gauche et bleu pour l’avant-bras droit. Ceci afin d’être reconnu par mon bateau accompagnateur au milieu de tous les nageurs. A 5h45 pile, le départ est donné aux nageurs de la 1ère série, je dois maintenant me rendre dans l’aire de départ. 

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Il fait encore sombre et il y a un feu sur le sable au milieu de la zone de départ pour se tenir au chaud. Je n’ai pas encore plongé que je suis très fatigué. Je n’ai dormi que 2h la nuit dernière et je ressens la fatigue du décalage horaire (+7h) ; mais faire un peu moins de 20km n'est pas si inhabituel pour moi et je reste confiant. Un petit avion survole la plage, il tracte une banderole où il y a écrit : « Good Luck Rotto Swimmers ! » . Puis pour annoncer que le départ est imminent, un homme joue sur un rythme très lourd du Didgeridoo, un instrument de musique traditionnel des aborigènes.  04.jpg

C’est le compte à rebours et à 5h55, le départ est donné. Je marche et plonge dans l’océan indien, la température de l’eau est de 23°C. Nous suivons un long couloir matérialisé par 2 longues lignes d’eau, je longe celle située sur la droite comme convenu avec mon pilote de bateau. Après 500m matérialisé par 2 grosses bouées, des kayaks rejoignent les nageurs. Pour ma part je n’en ai pas car cela aurait occasionné un coût supplémentaire. Le kayak est recommandé par l'organisation mais pas obligatoire contrairement au bateau pour cette traversée.
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Le soleil commence à faire son apparition et après 1000m, une porte formée de 2 grosses bouées marque l’endroit où les bateaux peuvent rejoindre les nageurs. Vu depuis l’eau c’est assez impressionnant : il y a près de 800 bateaux qui scintillent par les rayons du soleil et qui attendent leur nageur. Parmi toute cette flottille se trouve celui de Digby, mon pilote, et son frère Tim à bord pour me ravitailler. Je nage la tête hors de l’eau, façon water-polo, pour essayer de distinguer mon bateau où mes accompagnateurs agitent un drapeau Français.
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J’ai 500m pour le trouver car au 1500m, il faut passer ensembles, nageur plus bateau. Une porte matérialise cette limite par un vieux 3 mats et un bateau de l’organisation sinon on est sorti de l’eau. Une centaine de mètres avant la porte fatidique, j’aperçois enfin le bateau de Digby qui me reconnait. Je peux me remettre à nager normalement et c’est parti pour une échappée à la nage de plus de 18km.
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Les conditions météos rendent la progression des plus difficiles, un vent de travers me déporte continuellement sur la droite et je suis ballotté par une houle d’environ 1 mètre. Comme le diront d’autres nageurs, nous sommes dans une « washing machine » (machine à laver). Un bateau accompagnateur d’une équipe relais va même en faire les frais, car après une mauvaise manœuvre par rapport aux vagues, il va se mettre à couler…et ce sera malheureusement terminé pour ce relais ! 483534-855f5496-b96d-11e4-a5f5-f6d8716b3afa.jpg

Comme convenu, toutes les demi-heures Tim va me ravitailler en boisson énergétique à l’aide d’une perche. Avec la houle, cela ne sera pas évident et certaines de mes boissons seront mélangées avec de l’eau salée. Dans l’eau, j’ai longtemps distingué le fond à environ 5 mètres de profondeur. J’ai croisé quelques méduses, une urticante et les autres non puis lorsque c’est devenu plus profond j’ai vu beaucoup de plancton mais heureusement rien de plus inquiétant. Après 3h15 de nage, j’arrive à peine à la bouée des 10kms, psychologiquement, j’en prends un coup, je pensais la passer au bout de 2h30 – 2h45.
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Mais l’état de la mer a certainement réduit ma vitesse et ma fatigue du départ y a contribué aussi. Je pense que maintenant cela va aller mieux, surtout que je vais avoir des bouées plus souvent pour matérialiser les points kilométriques, ce qui est bon moralement. Entre le 10ème et le 12ème kilomètre, à force de boire de l’eau salée mélangée avec ma boisson énergétique et d’être ballotté par les vagues, je vais être hyper nauséeux et commencer à régurgiter tout mon ravitaillement. A partir de ce moment, je ne pourrai plus rien absorber.
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Autour de moi, je sens comme des mouvements anormaux, j’ai l’impression qu’il se passe quelque chose mais Digby et son frère me font signe que tout va bien. J’apprendrai plus tard à la sortie de l’eau, qu’au 10ème kilomètre a été aperçu un requin de 3 mètres qui a été canalisé par les lifegards. Durant toute la compétition, un hélicoptère spécial survolait le site de la compétition pour prévenir d’éventuelle présence de requins. Il me reste encore 7 kilomètres, dans ma tête, je me dis qu’en 2 heures j’en aurai certainement fini.
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Mais là je recommence à voir les fonds marins et ô surprise … je n’avance plus ! Je fais quasiment du sur-place, on m’avait prévenu, mais je n’avais pas imaginé que ce serait à ce point. J’ai l’impression d’être dans un « Flume », vous savez ces piscines à contre-courant. C’est l’horreur !!! Lorsque je m’arrête, j’ai l’impression de reculer. Sous l’eau, j’aperçois des méduses qui passent à toute vitesse. Je ne verrai pas le fond j’aurai l’impression d’avancer vite. Mais là, je fais quasi du surplace.
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Je vais même mettre à un moment 30’ pour faire un kilomètre. A l’esprit, il me revient une information que l’on nous avait donné la veille au brieffing : « A partir du 12ème kilomètre, ceux qui font demi-tour sont déclarés abandon ». Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire, mais maintenant oui ! En fin de compte ceux qui reculent et n’avancent plus sont retirés de l’eau. C’est hyper dur et maintenant pour y arriver tout se passe dans la tête. Je pense à tous ceux qui m’ont encouragé et soutenu avant mon départ, je pense à tous les copains de France Choroïdérémie, à mon épouse qui m’attend à l’arrivée et je me dis qu’il ne faut pas lâcher, malgré la fatigue, le peu de sommeil, je peux y arriver !!! Il faut juste que je tourne les bras et cela devrait passer, à un moment il n’y aura plus de courant contraire.
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Mais en fait il y en aura jusqu’à l’arrivée, même quand on a l’impression que cela diminue, ça continue encore. Je vais faire 9km en 3h30. 700 mètres avant l’arrivée, Digby et son frère vont devoir m’abandonner, car les bateaux n’ont plus le droit de nous accompagner, je vais nager seul avec d’autres nageurs. Tout au long du parcours j’aurai nagé avec du monde devant, derrière, sur les côtés, plus de 2400 nageurs dans l’eau c’est impressionnant.
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J’arrive enfin dans la zone d’arrivée, j’ai du mal à me lever, je suis vidé, épuisé, fatigué,…mais hyper ravi d’en avoir fini avec la 8ème évasion de mon challenge. J’ai mis 6h52’47 ‘’10 pour effectuer 19,7km ce qui correspond à 20’57 du kilomètre. Je n’aurai jamais imaginé cela avant mon départ. Je termine 126ème nageur solo (6ème de plus de 50 ans) sur les 260 qui ont réussi à terminer. A l’arrivée, je vais recevoir mon pack de finisher avec des lots super sympas (sac, veste molletonnée, polo...).
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Je vais mettre une bonne demi-heure avant de récupérer physiquement et me remettre à marcher. Comme certains le disent : « Cette traversée est une bonne préparation pour ceux qui désirent traverser la Manche ». Il y a en même qui disent avoir trouvé la Rottnest plus dur que la Manche !!!
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A 17h, la course est terminée et tous le nageurs solos sont conviés au pied du podium pour la remise des récompenses et la photo de groupe. Comme tous les autres nageurs, je vais recevoir une médaille souvenir gravée à mon nom. Avant de retourner vers Perth, avec mon épouse nous allons profiter d’un bon restaurant au bord de la mer après s’être promenés sur l’île et mis les pieds dans l’ancienne prison qui aujourd’hui est transformé en ... hôtel, le principal sponsor de l’épreuve : Karma Resorts Rottnest Lodge.
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Malgré les difficultés rencontrées ce jour-là, cette traversée fait partie des plus belles que j’ai réalisées à travers le monde avec une organisation hyper rodée. 2400 nageurs pour 19,7km, il n’y a qu’en Australie que l’on peut voir ça !!!

10/02/2015

"Natation Magazine" n°155 de Février 2015

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31/12/2014

L'hebdomadaire de "La Vie du Rail" du 31 décembre 2014

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28/12/2014

L’Indépendant du dimanche 28 décembre 2014

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01/12/2014

Open Water Swimming Magazine de décembre 2014

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06/11/2014

Direct Matin Montpellier Plus du jeudi 6 octobre 2014

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02/11/2014

Deux Français nominés aux ''WOWSA awards 2014''

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Chaque année depuis 2009, l'association mondiale de nage en eau libre (WOWSA – World Open Water Swimming Association) attribue différents Prix aux meilleurs représentants planétaires de la discipline. À cet égard, nous sommes deux Français nominés, Joanes HEDEL, dans la catégorie la plus prestigieuse ''Nageur de l'année'' pour son palmarès et moi-même, dans la catégorie ''Performance de l'année'' pour mes Traversées ''Evasions à la nage''. En s'inscrivant sur le site du WOWSA, vous pouvez nous soutenir en votant pour nous. C'est gratuit et il est possible de s'exprimer dans les deux catégories... 

Merci à vous !!!

12/10/2014

Sainte Marguerite - Cannes à la nage : l'île-prison du légendaire Masque de Fer

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L'île Sainte-Marguerite est la plus grande des quatre îles de Lérins, en face de Cannes. Elle est séparée du continent par un détroit de 1 300 m peu profond. Le Fort royal de l'île Sainte-Marguerite, bâti par Richelieu puis par Vauban, servit de prison d'état. Son prisonnier le plus célèbre, de 1687 à 1698, fut  le fameux « Homme au masque de fer », dont l'identité n'a jamais été établie. Après la révocation de l'édit de Nantes, le fort de l'île de Sainte-Marguerite fut l'un des quatre lieux d'emprisonnement des huguenots… La prison d'État est supprimée après la Révolution et devient prison militaire. masque de fer.JPG

Le maréchal Achille Bazaine y sera détenu après sa défaite contre les Prusses en 1870. Âgé de 63 ans, il réussira en 1874, à s’en évader dans des conditions rocambolesques en descendant une muraille de 23 mètres à l’aide d’une corde puis se rendra en Italie à l’aide d’un bateau de pêche qui l’attendait. Il est le seul prisonnier à s’en être évadé ! Au début du XXe siècle, le fort perd toute activité carcérale. L'armée quitte le fort avant son classement au titre des monuments historiques. Il accueille désormais le Musée de la Mer présentant des collections d'archéologie sous-marine.

De l’île Ste-Marguerite jusqu’à Cannes (1,3km)

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Le dimanche 12 octobre au matin, je me rends avec Ned Denison et Jean-Yves Faure à Cannes. Nous avons rendez-vous à la plage située à la pointe Croisette près du célèbre « Palm Beach » avec Jean-Christophe, un kayakiste de Seafirst qui va assurer notre sécurité lors de cette évasion à la nage entre l’île Sainte-Marguerite et Cannes. Nous avons pris l'initiative de faire cette traversée nous-mêmes, ce qui nous permet, une fois sur l’île Sainte-Marguerite, d'effectuer une visite touristique du fort Royal. DSCF3528.jpg

Il y a beaucoup d activités culturelles sur l'île : le Musée de la mer mais aussi des centres d’animation et des séjours pour les jeunes. Nous nous dirigeons sur la « plate-forme aux citernes » où nous avons une vue splendide sur Cannes et sa croisette. Ce magnifique décor donne vraiment envie de s’évader à la nage, c’est alors que nous fuyons par la porte Marine à l’ouest de la forteresse pour nous diriger vers une petite plage en contrebas des remparts. DSCF3554.jpg

Le vent d’Est et le clapot annoncent une évasion qui ne va pas être de tout repos. Vers 11h, comme 3 fugitifs, nous débutons notre escapade en direction de Cannes. Pour la saison, la température de l’eau est agréable, plus de 22°C ! Dans ce détroit qui sépare l’île du continent, il y a peu de profondeur et l’eau claire me permet d’admirer la flore marine. J’observe des herbiers de posidonie, une espèce protégée en France depuis 1988. Ce ne sont pas des algues mais des plantes à fleurs, elles tirent leur nom du Dieu grec de la mer Poséidon et constituent un élément clé dans l’équilibre de l’écosystème marin de la mer Méditerranée. grande-nacre-posidonies-geom.jpg

En regardant bien, je découvre enfiché verticalement dans le sable au milieu de ces herbiers de Posidonie de nombreuses « grandes nacres », le plus grand mollusque bivalve de Méditerranée. Malgré la beauté du site, notre traversée n’est pas de tout repos, je suis gêné par le vent d’Est qui crée des vagues et m’empêche de respirer convenablement à droite. DSCF3560.jpg

Je suis donc obligé de modifier ma respiration et j’en profite pour regarder plus souvent devant moi. Cela permet de voir où nous devons nous rendre et la trajectoire à prendre. Le point de repère pour en terminer avec notre fuite sont les bâtiments du « Palm- Beach », ce lieu de prestige depuis plus de 80 ans où se déroulaient de somptueux gala. Pour la petite anecdote, la piscine de l’établissement fut, en 1946, le lieu du record du monde du relais 4 fois 200m effectué par les champions de l’époque. Après une vingtaine de minutes de nage nous arrivons sur la plage de sable du Palm Beach, quelques petits rochers méritent une certaine prudence pour éviter de se faire mal. DSCF3577.jpg

A la sortie de l’eau, nous sommes ravis de la traversée que nous venons d’effectuer et remercions chaleureusement Jean-Christophe qui nous a suivi et photographié lors de cette évasion. Les 3 évadés que nous sommes faisons le bilan respectif de nos évasions à la nage. Au compteur j’en suis à ma 7ème, Ned à sa 6ème et Jean-Yves sa 2ème … 

11/10/2014

Le Défi du Levant 2014

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L’île du Levant est une des îles de l’archipel d’Hyères (aussi appelées îles d’Or) située en mer Méditerranée face à la corniche des Maures dans le Var. L'île est une longue arête rocheuse qui culmine à 140m et s’étend sur 8 km de long pour seulement 1 km de large. Un dixième de sa surface est accessible au public, l’autre partie de son territoire est un terrain militaire. C’est sur ce domaine militaire que se trouve l’ancienne «colonie agricole» de Sainte-Anne. C’est ainsi qu’étaient baptisés les centres pénitentiaires et bagnes pour mineurs, autorisés par Napoléon III dans le but de vider les villes des orphelins, enfants abandonnés et jeunes mendiants.  

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 En 1855, le comte Henri de Pourtalès (1815-1876) achète l'île du Levant et crée légalement en 1860 une « colonie agricole » privée pour enfants afin d'exploiter l'île. Les premiers arriveront en février 1861 sur la plus sauvage et la plus belle des îles d’Or en Méditerranée. Et l’île, cernée par les flots, constitue une prison parfaite, un endroit difficile d’accès, un lieu où la sortie n’est d’aucun secours si on ne sait pas nager. La colonie pénitentiaire du Levant fonctionnera pendant 17 ans. De 1861 à 1878, une centaine d’enfants (dix pour cent des internés), dont quatre avaient moins de dix ans, sont morts au bagne de l'île du Levant car les conditions de vie austères, la malnutrition, les sévices sexuels et la maladie y avaient fait des ravages. Une « toute petite stèle », récemment posée, rappelle leur histoire...

De l'île du Levant jusqu'à Hyères (25km)

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L’idée de mettre en place une telle évasion a été lancée par Denis Colombe un nageur d’eau libre d’Isle sur Sorgues qui a fait son service militaire sur l’île du Levant et avait imaginé une traversée à la nage de l’île jusqu’au Lavandou soit une distance de 14km. En juin de cette année, il s’est mis en contact avec la municipalité d’Hyères et notamment Jean-Louis Viale l’adjoint spécial au Levant, afin d’obtenir le soutien logistique pour une dizaine de nageurs. Le projet a immédiatement séduit les élus de la ville de Hyères qui ont mis tous les moyens en place pour l’organisation de cette traversée baptisée « Défi du Levant 2014 ». Une seule obligation, l’arrivée doit se faire à Hyères et cela entraîne donc un nouveau parcours d’une distance de 25km. Denis, connaissant mes projets d’évasions à la nage pour France Choroïdérémie, propose aux élus que cette traversée soit également au profit de la recherche contre la maladie. DSCF3360.jpg

Son idée généreuse remporte un vif succès et tout va être mis en place pour ce défi. Le club de Natation l'Aquatic-club Hyérois et sont président Sylvain Barale, va être désigné le club support de événement et toute la logistique va être merveilleusement mise en place pour tous les nageurs et accompagnateurs. Mr Jean-Louis Viale et son épouse Lucienne vont œuvrer pour réserver aux participants un accueil formidable sur l’île du Levant. Pour cette belle aventure, sept amis nageurs ont répondu présents : Ned Denison (nageur irlandais qui m’avait invité en Irlande pour la traversée de Spike Island), Denis Colombe (à l’initiative du projet), Didier Padovani, Alain Barrucand, Philippe Fort, Lionel Guillen et moi-même. DSCF3373b.jpg

Une soirée au profit de France Choroïdérémie suivie d’un repas « spécial nageurs »  est organisée le vendredi soir dans le magnifique restaurant de Jean-Louis et Lucienne : « Le Gambaro ». Il s’agit d’une petite conférence où Jean-Yves et moi-même allons prendre la parole pour expliquer la maladie et les différentes actions menées par l’association. Lors de cette soirée, le discours de Jean-Yves (papa concerné par la maladie) sera très émouvant et grâce aux généreux donateurs présents, France Choroïdérémie récoltera plus de 1000€ de dons pour la recherche ! 10321070_10204272577672212_4685049754411592608_o.jpg

Le samedi 11 octobre au matin j’ai rendez-vous avec les 6 autres nageurs sur la petite plage située à côté du port de plaisance d’Héliopolis sur l’île du Levant. Les conditions météorologiques sont des plus désavantageuses. Le ciel est très orageux et le vent assez fort. Pendant que Jean-Yves, mon accompagnateur, installe les affaires pour mon ravitaillement à bord du bateau de Jean-Louis, je commence à me tartiner de crème solaire. DSCF3368.jpg

Les autres nageurs me regardent en souriant car le temps ne s’y prête pas du tout, mais mon expérience m’a appris que pendant plus de 6 heures de nage il pouvait y avoir des conditions météo complétement différentes. De plus ce produit immuniserait des piqûres de méduses, on va dire que c’est plus psychologique qu’autre chose car lors de ma traversée en Espagne cela n’avait rien fait, j’avais été bel et bien piqué. Je termine ma préparation en mettant de la graisse aux différents endroits où se produisent les frottements, puis avec les autres nageurs nous nous rendons vers le lieu de départ. DSCF3389.jpg

Lorsque nous arrivons au bord de l’eau, la pluie commence a tomber très vite cela devient un véritable déluge : « douche obligatoire !!! » comme avant d’aller à la piscine. On ne distingue même plus l’île de Port Cros située en face de nous, on a une visibilité d’à peine une centaine de mètres. Malgré ces conditions, nous nous mettons à l’eau aux environs de 8h40 et commençons notre évasion à la nage dans une eau à 22°C et des conditions extrêmes. Jean-Yves qui doit me ravitailler et Jean-Louis qui va piloter le bateau ont du mal à me repérer en raison de ces mauvaises conditions. 10700265_10204272612273077_6056008280118503568_o.jpg

Le bateau me rejoindra après que j’ai parcouru plus d’une centaine de mètres. Mais la pluie redouble de violence, les éclairs et le tonnerre grondent à quelques centaines de mètre de nous et pour couronner le tout le vent et les vagues nous arrivent de face. Je nage au milieu de la passe qui sépare l’île du Levant et l’île de Port Cros. Je distingue à peine le fort de Port-Man situé sur cette île. Il s’agit d’un ancien ouvrage militaire construit au 17ème siècle pour protéger la passe ainsi que l’accès à la rade. DSCF3404.jpg

Les conditions sont tellement désastreuses que j’ai l’impression que le Fort reste toujours à la même hauteur. La traversée s’annonce des plus difficiles !!! Et comme en milieu naturel, il faut faire avec la nature, en plus des conditions météo défavorables se rajoutent les désagréments liés à la vie marine : au fond de l’eau, je distingue des pélagia, ces fameuses méduses urticantes, qui, comme des gardiennes de l’île, semblent être présentes pour nous empêcher de nous évader. Heureusement pour nous, elles sont situées légèrement en profondeur hors de portée de nos bras. D’autres nageurs vont aussi avoir le privilège ou le désagrément de croiser des serpents de mer sur leur chemin. DSCF3411.jpg

Cela ne sera pas mon cas et j’en suis ravi ! La pluie est tellement violente que dans l’eau j’ai l’impression d’avoir un nageur devant moi qui tape des pieds. A ce moment, j’ai une pensée pour mes accompagnateurs qui doivent vivre un moment des plus désagréables et certainement doivent me maudire. Mais ils ne laissent rien paraître et, entre deux coup de tonnerre, ils m’encouragent à l'unisson comme si de rien n’était. C’est très motivant et j’en oublierai même les conditions difficiles… DSCF3415.jpg

Heureusement pour nous après une bonne demi-heure qui en paraissait le double, la pluie cesse et fait place enfin à des éclaircies. Le vent commence également à faiblir et à tourner en notre faveur. La traversée devient plus agréable et je distingue mieux tout ce qui m’entoure. Je suis maintenant dans la rade de Hyères avec, dans mon dos, les îles d’or, et face à moi le massif des Maures. DSCF3430.jpg

Les nuages disparaissent et je commence à me dire que j’ai bien fait de me mettre de la crème protectrice solaire. Jean-Yves me transmet mon ravitaillement toutes les demi-heures et lors de ces haltes requinquantes, je distingue que nous nous rapprochons de plus en plus du cap Bénat, une petite pointe rocheuse qui abrite un sémaphore de la Marine Nationale. Lorsque nous arrivons à au vue du cap, nous changeons de direction pour nous diriger vers Hyères qui se trouvait jusque-là sur ma gauche. DSCF3444.jpg

On effectue un petit détour connu avant notre départ car c’était la trajectoire obligatoire que nous devions emprunter pour des raisons de sécurité et d’autorisations. Maintenant je distingue sur ma droite le fort de Brégançon, cette ancienne résidence d’Etat utilisée comme lieu officiel de villégiature du Président de la République et sur ma gauche les îles d’Or que j’ai quittées il y a un peu plus de 3 heures. DSCF3441.jpg

Les épaules se font lourdes mais les encouragements de mes accompagnateurs et le vent d’est qui me pousse vers la destination finale me donnent de l’énergie. En fait, je ne pense plus à rien et je laisse tourner mes bras tout en regardant les fonds marins !!! Je nage un peu comme une machine qui s’arrête toutes les 30’ pour recharger les batteries. Mes accompagnateurs ne cessent de m’encourager et m’informer de ma situation par l’intermédiaire du tableau blanc, cela coupe à la monotonie de ma nage. 10733572_10204272643553859_6929787584291191334_o.jpg

Lors de mon ravitaillement des 5h30, je commence à bien distinguer les habitations de la ville de Hyères et Denis et Lionel, qui avait malheureusement dû arrêter leur traversée, me rejoignent dans l’eau pour terminer avec moi. Je commence à rencontrer quelques branches et troncs d’arbre. Suite aux fortes pluies, la rivière qui se jette non loin de la ville a drainé dans la mer pas mal de détritus. Certains peuvent même être dangereux. Des branches, telles des épées, peuvent m’embrocher. Denis va éviter de peu une... citrouille avant de jouer avec, tel un ballon. 10481388_10204995012625684_1810750117466238201_n.jpg

L’eau devient marron, on ne distingue plus rien, c’est de moins en moins agréable. Après 6h50 de nage, je pose enfin les pieds sur le sable, je suis accueilli par une haie d’honneur réalisée par les nageurs de l’Aquatic-Club Hyérois venus applaudir les nageurs-évadés à l’arrivée. Je suis félicité par Mr Francis Roux premier adjoint venu représenter le Maire et tout ceux qui ont œuvré pour la réussite de ce magnifique défi. 1462728_10204272636953694_2637824623594672603_o.jpg

Je tiens particulièrement à remercier Denis qui est à l’origine du projet, Jean-Louis et Lucienne Viale pour l’organisation, leur accueil chaleureux, et pour m’avoir accompagné en bateau, Sylvain Barale pour la mise en œuvre de la manifestation, Jean-Yves qui a été un super coach pendant toute la traversée et tous les autres acteurs (nageurs, accompagnateurs, partenaires, …) de cette belle traversée !!!!

 Article de presse : Var Matin 15102014.pdf

31/08/2014

De Spike Island jusqu’à Cobh en Irlande

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L’île de Spike est située dans le sud-ouest de l’Irlande dans le comté de Cork elle est accessible uniquement par voie maritime. Propriété du gouvernement anglais en 1779, elle est devenue par la suite une prison et a été surnommée "l'Alcatraz d'Irlande". Cette île-prison a abrité les prisonniers de l'IRA pendant la Guerre d'Indépendance Irlandaise (de 1919 à 1921) et notamment le fameux Richard Barrett, un des leaders de l'IRA de cette période. spike_island.jpg

Puis, suite au traité Anglo-Irlandais, l'île a été rendue à l'Irlande en 1938. Spike Island est restée une prison et une base militaire pour l’armée Irlandaise pendant des années. Plus récemment, elle a été utilisée comme Centre Correctionnel pour Adolescents, jusqu'à une rébellion générale des "prisonniers" en 1985, qui ont pris le contrôle de la prison en mettant le feu à un des blocs (connu maintenant sous le nom de Burnt Block). Le centre a fermé en 2004. Aujourd’hui l’île est vide et est devenue un site touristique que l’on peut relier par un service de ferries au départ de Cobh. SI2.jpg

Le dimanche 29 août 2014, dans le cadre de mon challenge des 7 îles-prisons à la nage pour France Choroïdérémie, je me rends au port de Cobh avec Ned Denison, spécialiste comme moi des évasions à la nage depuis des îles-prisons, et qui m’a spécialement organisé cette traversée. Sa compagne, Catherine Fravalo va nous accompagner sur le bateau. Nous rejoignons deux autres nageurs qui feront la traversée avec nous : Danny et John Walsh. SI3.jpg

C’est leur père, Dan, qui va nous conduire en bateau sur l’île et nous suivre pendant notre évasion. Dan connaît bien l’île car il y a passé son enfance, son père travaillait à la garnison et avait pour mission de tirer les coups de canon ! Le fils de Danny, Daniel, assurera notre sécurité en kayak, il restera à côté de Ned et moi pendant la traversée. SI1.jpg

C’est donc en bateau que nous nous rendons vers 7h30 sur l’île de Spike. L’activité touristique n’a pas encore débuté et l’île est déserte. Comme nous avons un peu de temps, avec Catherine et Daniel nous en profitons pour faire une petite balade et se rendre jusqu’à la prison. Il y a un très joli panorama sur le port de Cobh et le lieu porte encore les traces de son passé étrange et mouvementé. SI5.jpg

Vers 8h40 nous nous "évadons" et je laisse derrière moi l’île de Spike et sa prison. Je nage dans le deuxième plus grand port naturel au monde et me dirige en direction de Cobh. Plus connu sous le nom de Queenstown avant 1922, c’est aussi un des ports principaux des transatlantiques irlandais et le point de départ de millions d’Irlandais qui ont émigré en Amérique du Nord entre 1848 et 1950. Le Titanic effectua ici sa dernière escale avant de traverser l’Atlantique pour son fatal voyage vers New-York. L’eau est calme et la température de l’eau est de 14,5°C. Avec Ned, nous nageons ensembles côte à côte à un bon rythme. Nous avons lâché les 2 nageurs qui s’évadent avec nous. Daniel nous suit en kayak et Catherine prend des photos de notre évasion depuis le bateau. SI4.jpg

En nous dirigeant vers Cobh, je distingue en haut d'une butte, les pointes de la cathédrale néo- gothique de Saint-Colman qui montent la garde sur la ville. Sur les quais, une rangée de maisons aux couleurs de l'arc-en-ciel égaye le front de mer. Notre trajectoire de nage vers le point d’arrivée s’effectue en direction d’une ancienne église presbytérienne transformée aujourd’hui en musée, située sur la gauche de la ville. SI6.jpg

Nous traversons maintenant l’endroit où il est censé y avoir le plus de trafic. Le service portuaire est avisé de notre passage et en ce dimanche matin très tôt, il n’y a pas trop de circulation maritime. Le plan d’eau est calme, je ne distingue aucune vie marine, il y a 2 mois de cela un orque avait élu domicile dans le port mais il en était déjà reparti... DSCF3133b.jpg

Après 25 minutes de nage environ, nous arrivons à « l’Heritage Center » de Cobh au pied du Mémorial à Annie Moore (et ses 2 frères) qui fut la première immigrante enregistrée à Ellis Island aux Etats-Unis le 1er janvier 1892. Nous sortons de l’eau par un escalier sur les quais, je viens d’en terminer avec ma 5ème évasion à la nage de mon challenge !! SI8.jpg

Ned quant à lui en est à sa 4ème, au cours de ce week-end eau libre en Irlande une grande complicité s'est créée entre nous et je pense que nous allons programmer d’autres évasions ensemble ! !

06/08/2014

L’île prison de Långholmen en Suède

Stockholm est une ville construite sur 14 îles, elle est riche en paysages aquatiques à la beauté et luminosité hors du commun. Långholmen est une de ces îles située au centre de la ville. Elle est en grande partie non bâtie et est couverte de végétation. 

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Sur cette île se trouve la prison de Langholmen que les suédois appellent « l'île prison ». Pendant plus de 250 ans, et jusqu'à sa fermeture en 1975, le plus célèbre pénitencier du pays de 500 cellules a accueilli les criminels les plus dangereux. 

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Les prisonniers ne pouvaient pas s’évader, mais en jetant un œil aux superbes alentours, on se demande bien pourquoi on voudrait en partir ? Le centre a été fermé en 1975, et a été reconverti en parc public. 

DSCF2709b.jpgAujourd'hui la prison change totalement de vocation, mais pas de peau, elle garde ses cellules qui ne servent plus à enfermer les prisonniers mais plutôt à accueillir les touristes. Les bâtiments ont été restaurés et réhabilités en un hôtel (où ils ont conservés la thématique de la prison) et une auberge de jeunesse.

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L'île de Långholmen est devenue un lieu de baignade incontournable, l´eau du lac qui entoure l´île est suffisamment propre. On y accède par deux ponts qui traversent Långholmskanalen. En suivant le chemin qui longe l'eau ou en remontant le parc vers l'ouest, on accède à la plage principale. Elle est souvent bondée et bruyante, aussi faut-il aller plus loin pour trouver des endroits plus secrets. 

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Voilà une occasion pour moi de réaliser une petite évasion de cette île-prison jusqu'à la terre ferme en traversant le Långholmskanalen large d'une trentaine de mètres environ. Après m'être évadé au milieu des nénuphars, j'en ai profité pour faire un petit entraînement en longeant le canal afin de profiter du calme et admirer le paysage. 

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12/07/2014

La Cabrera Channel en Espagne (25km)

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Cabrera est une île de l'archipel espagnol des Baléares. Elle est située au sud de Majorque dont elle dépend administrativement. L'île fait partie de la municipalité de Palma de Majorque. L'archipel est classé comme un parc national de 100 km2 comprenant un musée, un château du XIVe siècle et un office de tourisme. Par le passé, l'île fut utilisée comme camp de réclusion pour les prisonniers français durant les Guerres napoléoniennes.

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Le samedi 12 juillet, une randonnée aquatique de 25km est organisée depuis l’archipel de Cabrera jusqu’à la plage de Sa Rapita à Majorque, il s’agit de la « Cabrera Channel » organisée par une société privée « BeWater ». Partir d’une île–prison, cette traversée sera pour moi une nouvelle évasion à la nage même si elle ne s’effectuera pas dans les règles habituelles de l’eau libre. En effet, la traversée se fait en un seul groupe accompagné de 3 bateaux moteur et 2 kayaks. Nous devons nager 55mn ensemble et nous arrêter 5mn pour nous ravitailler. Les nageurs doivent rester groupés pendant les 22km puis les 3 derniers kilomètres sont libres.

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Cette randonnée aquatique peut se faire avec ou sans combinaison mais avec l’équipement d’évasion obligatoire suivant : une bouée avec un dossard, une paire de lunettes de rechange, un sifflet et 200 calories de produits énergétiques. A cette période de l'année, aux Baléares, l'eau est à 25-26°C et à l'extérieur il doit faire environ 35°C. Avec de telles conditions, j'effectue donc, en maillot de bain, la traversée comme un entraînement préparatoire à mes traversées estivales à venir...

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A 7h du matin, nous nous rendons tous en bateau jusqu’aux abords de Cabrera. Là, équipés de tout notre matériel, nous nous mettons à l’eau pour rejoindre le rivage. L’île est un parc national maritime et avec un peu de chance, il est possible de croiser des tortues et des dauphins ! Mais il en est tout autrement et, à défaut, de dauphins, ce sont des « pélagia » qui gardent bel et bien l’île pour dissuader toute échappée à la nage. Badigeonné de la tête aux pieds de « Médusyl » (pommade de protection solaire et contre les piqûres de méduses), c’est confiant que je prends le départ de cette randonnée ! 

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A 8h, le signal du départ libérateur est donné, et après une dizaine de mètres à nager en tractant tout mon bardas, je suis rapidement piqué au visage et à la cuisse par une belle méduse violette que je n’avais pas vu venir. Cela me pique et dans ma tête je pense à toutes les personnes qui me demandaient si le « Médusyl » était efficace. Là, je viens d’être fixé et la réponse est : non !!! Nous nageons en groupe avec un kayak qui nous donne la vitesse.

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Je nage en surveillant devant moi pour éviter une nouvelle rencontre malheureuse. La plupart de mes compagnons de nage, notamment ceux en maillot, auront eux aussi la malchance d’être piqués à leur tour… Mais ces méduses, assez éparses, ne nous arrêtent pas et nous continuons notre randonnée. Au bout de 55mn, nous sommes stoppés par un des bateaux moteur. C’est l’heure du ravitaillement !!! 2 bateaux gonflables sont mis à l’eau avec, dans l’un des boissons énergétiques et de l’eau, dans l’autre de l’alimentation solide (pain jambon-fromage, pain avec de la pâte chocolatée, barres de céréales, bonbons,….)

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Nous avons 5 minutes pour nous ravitailler. C’est plus long que lors de mes courses où en 5 secondes j'ai tout absorbé. J’en profite pour tester le ravitaillement solide et les sandwichs qui nous sont proposés. Le pain mouillé à l’eau salé n’est pas très agréable à avaler mais cela passe. Une fois les 5 minutes écoulées, nous repartons en direction de Majorque, les méduses ont disparu et l’île de Cabrera est déjà 3km derrière nous.

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Le plus dur est de reprendre sa nage car après les 5 minutes d’attente pour se ravitailler, les muscles se sont refroidis. Le rythme n’est pas très élevé, nous nageons à une vitesse d’environ 3,3km/h. Entre 2 ravitaillements, on s’arrête parfois pour attendre les retardataires. Heureusement que l’eau est chaude et que le soleil brille car à partir du 3ème ravitaillement, lors des 5 minutes d’attente je commence à ressentir des frissons et des courbatures avant chaque reprise. Nous nageons en pleine mer et toujours aucun dauphin en vue comme annoncé sur les brochures touristiques, seul un troupeau de nageurs avec des bouées oranges en plein milieu de la Méditerranée.

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A mi-parcours, le vent commence à se lever et la mer se ride rendant plus difficile la nage. Nous continuons notre progression comme elle a été programmée par les organisateurs jusqu’à notre 7ème ravitaillement. A partir de ce moment nous avons parcouru 22km, il nous en reste encore 3 pour finir. L’endroit où nous devons arriver sur la plage de Sa Rapita est à présent bien en vue.

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Un ultime ravitaillement et à partir de ce moment les derniers kilomètres sont libres et les nageurs peuvent aller à leur propre vitesse. Cette randonnée est sans classement mais chacun accélère et se met à nager à un rythme plus soutenu pour atteindre l’arrivée. Les fonds marins deviennent de plus en plus beaux avec du sable blanc et des rochers à quelques mètres sous moi. Je vois passer des raies qui rasent le sable… Les écarts entre nageurs s’agrandissent.

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Je nage mes derniers mètres au coude à coude avec un nageur en combinaison, nous sortons ensembles de l’eau pour franchir à pied en portant nos bouées, l’arche d’arrivée. Cette randonnée aquatique de 25km (un peu plus de 7h30) est une belle épreuve conviviale et je la recommande fortement à ceux qui désirent connaître les sensations de la longue distance ou se préparer en endurance pour des raids…

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La prochaine édition est prévue le samedi 4 juillet 2015 et les inscriptions sont déjà en ligne !

04/07/2014

Le magazine "Men'sHealth" de juillet 2014

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