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28/05/2017

Quand utiliser une combinaison néoprène en eau libre ?

Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau règlement FINA sur les combinaisons des nageurs Eau libre est rentré en vigueur.

1 - au niveau FINA, voici les modifications :
- La température de l’eau la plus basse possible pour une compétition FINA en Eau libre reste inchangée à 16 degrés Celsius.
- Entre 16° et 18°, les combinaisons Néoprènes ou de polyuréthanes et bonnet sont obligatoires.
- Entre 18° et 20°, les combinaisons Néoprènes ou de polyuréthanes sont optionnelles.
- Plus de 20°, les combinaisons Néoprènes ou de polyuréthanes sont interdits.

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2 - Au niveau FFN eau libre le règlement FINA sur les combinaisons thermiques a été modifié de la façon suivante (Hors championnants de France :
- La température de l’eau la plus basse possible pour une compétition FFN en Eau libre est de 14°C degrés Celsius.
- Entre 14°C et 17,9°C : Les combinaisons thermiques (Néoprènes ou polyuréthanes) et bonnets sont obligatoires du début à la fin de la course.
- À 18°C et 19,9°C : Les combinaisons thermiques (Néoprènes ou polyuréthanes) sont optionnelles.
- À 20°C et plus : Lorsque la température de l’eau est supérieure ou égale à 20°C, les combinaisons thermiques (Néoprène ou polyuréthane) sont interdites.

3 - France Eau libre FFN : Règlement spécifique aux Championnats de France Eau Libre 2017 sélectifs pour les Équipes de France Eau libre 2017 :
Si les épreuves des championnats de France s’effectuent dans une eau entre 18°C et plus, le recours aux combinaisons thermiques (Néoprènes ou polyuréthanes) ne sera pas autorisé.

Voici un petit tableau récapitulatif pour savoir quand utiliser la combinaison néoprène sur les épreuves en eau libre ?

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 FINA : Fédération Internationale de natation Amateur - FFN : Fédération Française de Natation - CSA : Channel Swimming Association - MSF : Marathon Swimmers fédération - IWSA : Internationale Winter Swimming Association - IISA : Internationale Ice Swimming Association

Point important et non négligeable surtout financièrement : La FINA ne communiquera la liste des combinaisons Néoprène homologuées qu'à partir du 1er janvier 2018. Néanmoins, celles-ci restent obligatoires et d'une épaisseur comprise entre 3 et 5 mm lorsque la température de l'eau est inférieure à 18° C. Par conséquent, les nageurs qui utiliseront des combinaisons Néoprène en 2017 n'auront aucune garantie de pouvoir les réutiliser en compétitions internationales à compter du 1er janvier 2018.

17/02/2017

Stage Raid Eau Libre à palavas 2017

A tous ceux qui désirent traverser la Manche ou réaliser d'autres raids à la nage, j'organise le weekend du 14 au 17 avril 2017, un stage en mer spécial raid eau libre !

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https://www.facebook.com/OTpalavaslesflots/videos/739349519556038/

 

Le stage se terminera le lundi 17 avril avec la possibilité de réaliser le test des 6 heures (pour les solos) et 2 heures (pour les relais) nécessaire pour s'inscrire à la traversée de la Manche si la température de l'eau est inférieure à 15.5°C.

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In the South of France on the Mediterranean Sea. A Channel swim camp in April with the 6 hours and 2 hours pre-requisite swims.

Tarifs : 165€ (hébergement non compris)

Inscriptions : INSCRIPTION AQUALOVE RAID EN MER 2017.pdf

07/10/2016

Plan d'entraînement en vu du Morocco Swim Trek 2016

Voici une planification succincte avec pour objectif final le "Morocco Swim Trek" qui se déroulera du 29 novembre au 4 décembre 2016 :

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Explications du tableau :
La première et deuxième colonne correspondent aux mois et semaines
La troisième colonne correspond au kilométrage à effectuer lors des séances d'entrainements en piscine ou en mer
La quatrième colonne correspond au kilométrage à réaliser lors d'une sortie en mer si possible en fin de semaine

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Une séance d'entraînement en piscine sera décomposée de la façon suivante :
Echauffement : environ 25% de l'entraînement permet de préparer les muscles à l'effort. ne pas hésiter à intégrer des éducatifs
Le corps de séance : environ 60% avec des séries qu'il faut varier à chaque séance pour éviter la monotonie
Récupération, retour au calme : environ 15% qui correspond à une récupération active avec des mouvements amples et relachés.

Exemple d'une séance de 4000m :
Echauffement
- 500m en faisant 75 crawl, 25 dos
- 10 x 50m R=10'' en faisant 50 resp à droite, 50m resp 3tps, 50m resp à gauche, 50m resp devant (voir le plot), 50m en faisant la vrille alternance crawl/dos tous les 3 mouvements de bras, le tout 2 fois
Corps de séance :
- 8x50m R=10'' ; 400m R=1' ; 4x100 R=15'' ; 400m R=1' ; 2x200m R=20'' ; 400m En faisant les 400m de plus en plus rapides par 100m et le dernier 25m du dernier 400m en sprint à fond jusqu'au mur.
Récupération :
- 600 en pullboy en faisant (50m respiration 3 temps, 50m resp 5 tps, 50m resp 3tps, 50m resp 7tps) le tout 3 fois

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Pour les séances en milieu naturel, la règle de sécurité à respecter impérativement :
"Ne jamais nager seul, même le corps le mieux entraîner peut avoir une défaillance"

05/09/2016

Stage eau libre d'automne à Palavas

Le weekend du 30 septembre au 2 octobre 2016, j'organise à Palavas un stage en mer pour ceux qui désirent participer dans l'aventure du Morocco Swim Trek où tout simplement s'initier à l'eau libre !

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In the South of France on the Mediterranean Sea. An open water swim camp in october.

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Tarifs : 130€ (hébergement non compris)

INSCRIPTION AQUALOVE RAID EN MER 2016.pdf

 

11/01/2016

Stage raid eau libre à Palavas !

Le weekend du 15 au 17 avril 2016, j'organise un stage en mer spécial raid eau libre conseillé à ceux qui désirent traverser la Manche ou d'autres détroits à la nage !

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A l'issu du stage sera organisé le test des 6 heures (pour les solos) et 2 heures (pour les relais) nécessaire pour s'inscrire à la traversée de la Manche.

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In the South of France on the Mediterranean Sea. A Channel swim camp in April with the 6 hours and 2 hours pre-requisite swims.

Tarifs : 125€ (hébergement non compris)

INSCRIPTION AQUALOVE RAID EN MER 2016.pdf

12/10/2015

La gamme XTREMSWIMMER d'Aquadeus !

Une gamme en édition limitée pour tous les nageurs passionnés désireux de relever les plus grands défis aquatiques !!! 

Attention, il s'agit d'une édition limitée en pré-commande jusqu'au 20 octobre ! Après il sera trop tard et Noël approche !

 

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11/10/2015

Nage en Mer à Palavas

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LA SECTION NAGE EN MER

Passionnés de nouvelles expériences, nageurs confirmés, en combinaison, avec palmes ou tout simplement en maillot de bain...

Venez nager toute l'année en mer !

AU PROGRAMME

Des entraînements en mer avec des conseils sur la sécurité et les techniques de nage liées au milieu naturel... Des déplacements en groupe pour participer à des traversées en France, en Espagne, en Italie... Des sensations fortes avec des entraînements de nuits...

LIEU

Maison de la Mer à Palavas (Hérault) où nous disposons de vestiaires et de sanitaires/douches chaudes.

HORAIRES NAGE EN MER

Saison 2015/2016 : Les samedis de 14h30 à 15h30

COMMENT S'INSCRIRE ?

http://www.aqualove.fr/nage-en-mer.html

30/08/2014

Entraînement avec les nageurs de Sandycove (Irlande)

sandycove0.jpgLe vendredi 29 août 2014 je débute un week-end d’eau libre en Irlande. A mon arrivée à l’aéroport de Cork en milieu d’après-midi je suis accueilli chaleureusement par Catherine Fravalo et Ned Denison, mes hôtes pour le week-end. Ned est un passionné et une figure de l’eau libre en Irlande et dans le monde, il a traversé la Manche, Catalina, Manhattan, Jersey-France et bien d’autres…Mon frère jumeau de nage en quelque sorte. Pour ce court séjour, il m’a concocté un programme de rêve. Cela commence dès le vendredi soir par 2 séances à Sandycove. C’est une petite île située dans l’estuaire de la rivière Pil près de Kinsale dans le comté de Cork. Elle est peuplée uniquement de chèvres sauvages qui apparaissent sur le logo des Nageurs de Sandycove. Nous arrivons à 18h à la cale de halage en face de l’île. Des nageurs sont déjà dans l’eau et d’autres se préparent. Sandycove1.jpg

Le concept du club est simple : il s’agit tout simplement d’une base d’entraînement pour nageurs de marathons. Les passionnés d’eau libre, une cinquantaine environ, se retrouvent pour nager et faire le tour de l’île, une, deux, voire plusieurs fois au cours d’une séance. Cela permet aux nageurs d’échanger leurs expériences, la plupart d’entre eux ont traversé la Manche et ce site est un endroit idéal pour ceux qui désirent s’y préparer. La température de l’eau est généralement plus froide que dans la Manche et donc idéale pour une bonne préparation. Des évènements en eau libre sont organisés tout au long de l’année autour de l’île. Chaque année, début juillet, Ned organise d’ailleurs un stage d’une dizaine de jours pour ceux qui désirent effectuer la traversée de la Manche ou autre grand raid aquatique… DSCF3188b.jpg

Avant de me mettre à l’eau je prends la température, l’eau est à 15°C mais Ned m’informe que tout autour de l’île on peut avoir des variations de température et qu’en fonction des endroits il peut y avoir facilement 2° de moins ! J’enfile le bonnet des Nageurs de Sandycove que m’a remis Ned et nous partons faire un tour de l’île ensemble. Le tour varie en fonction de la hauteur de la marée et fait environ 1800m que l’on contourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. On se dirige d’abord dans une eau calme en direction de la pleine mer, ensuite l’eau se rafraîchit progressivement et la mer devient de plus en plus houleuse. 

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Derrière l’île, nous sommes exposés à la pleine mer, il faut faire attention de ne pas être emporté vers les rochers par les vagues. Ned est habitué, il nage au plus près de l’île et je me mets dans son sillage car nous nageons à la même vitesse. Puis ensuite nous contournons l’île pour nous retrouver de nouveau dans une eau qui se réchauffe tout en devenant plus calme. Sur l’île verdoyante, j’arrive à distinguer quelques chèvres sauvages mais dans l’eau difficile de voir la faune marine. Je touche parfois quelques algues mais aucune autre surprise. Il arrive parfois, avec un peu de chance, de voir des lions de mer. 10357679_10204551010201764_5808457809175506326_o.jpg

On termine notre tour de l’île en reprenant pied à la cale de halage. Ned m’apprend que parmi ceux qui ont nagé à Sandycove, je suis le 103ème nageur à faire partie de ceux qui ont traversé la Manche. La soirée n’est pas encore finie car un tour de l’île est également organisé chaque année de nuit et cela tombe justement ce soir-là. Après un sympathique BBQ chez Ned, nous retournons pour être à 22h à Sandycove. Nous rejoignons d’autres nageurs, parmi eux 7 ont déjà traversé la Manche et les autres ont déjà participé à de grands marathons à la nage. Il fait beaucoup plus frais qu’en fin d’après-midi mais la mer est moins agitée au large. 

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Nous nous équipons de sticks lumineux accrochés à nos bonnets et me voilà reparti à refaire le tour de l’île. L’eau me semble plus froide que la fois d’avant, il faut dire qu’il y a aussi la fatigue du voyage. Nous nageons en petit groupe, je nage avec Ned et celle qui est à l’initiative de cette petite virée nocturne. Lorsque je nage, j’entends des petits cris au dessus de ma tête. Les chèvres sauvages ont laissé place à ce qui me semble être des chauves-souris. Mais cela ne trouble en rien notre nage et nous terminons notre tour de l’île tranquillement. Je vais avoir du mal à me réchauffer et de retour chez Ned une bonne douche chaude et un bon chocolat chaud de Catherine vont permettre heureusement de me requinquer avant la journée de samedi où il est prévu de nager dans d’autres endroits tout aussi agréables dans la région. loughtHyre.jpg

En dehors de Sandycove, il y a effectivement pleins d’endroits magnifiques près de Cork et même en Irlande en général pour nager. Ainsi dans la journée de samedi, je vais découvrir deux autres sites où les nageurs marathoniens se retrouvent la plupart du temps : Lough Hyre et le lac de Gougane Barra … 

Si vous comptez vous rendre en Irlande, n'hésitez pas à passer à Sandycove, vous y trouverez certainement des nageurs en train de s'entraîner tout au long de l'année, été comme hiver et vous découvrirez une belle région avec des nageurs dévoués à leur passion ... 

06/08/2014

L’île prison de Långholmen en Suède

Stockholm est une ville construite sur 14 îles, elle est riche en paysages aquatiques à la beauté et luminosité hors du commun. Långholmen est une de ces îles située au centre de la ville. Elle est en grande partie non bâtie et est couverte de végétation. 

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Sur cette île se trouve la prison de Langholmen que les suédois appellent « l'île prison ». Pendant plus de 250 ans, et jusqu'à sa fermeture en 1975, le plus célèbre pénitencier du pays de 500 cellules a accueilli les criminels les plus dangereux. 

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Les prisonniers ne pouvaient pas s’évader, mais en jetant un œil aux superbes alentours, on se demande bien pourquoi on voudrait en partir ? Le centre a été fermé en 1975, et a été reconverti en parc public. 

DSCF2709b.jpgAujourd'hui la prison change totalement de vocation, mais pas de peau, elle garde ses cellules qui ne servent plus à enfermer les prisonniers mais plutôt à accueillir les touristes. Les bâtiments ont été restaurés et réhabilités en un hôtel (où ils ont conservés la thématique de la prison) et une auberge de jeunesse.

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L'île de Långholmen est devenue un lieu de baignade incontournable, l´eau du lac qui entoure l´île est suffisamment propre. On y accède par deux ponts qui traversent Långholmskanalen. En suivant le chemin qui longe l'eau ou en remontant le parc vers l'ouest, on accède à la plage principale. Elle est souvent bondée et bruyante, aussi faut-il aller plus loin pour trouver des endroits plus secrets. 

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Voilà une occasion pour moi de réaliser une petite évasion de cette île-prison jusqu'à la terre ferme en traversant le Långholmskanalen large d'une trentaine de mètres environ. Après m'être évadé au milieu des nénuphars, j'en ai profité pour faire un petit entraînement en longeant le canal afin de profiter du calme et admirer le paysage. 

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30/05/2014

La vie marine en eau libre

Lorsque le nageur s’aventure en milieu naturel, il ne doit pas perdre de vue qu’il entre dans un monde peuplé d’innombrables espèces vivantes aquatiques et qu’il est considéré comme un intrus. La crainte d’une mauvaise rencontre existe et il faut l’accepter. Il est nécessaire d’apprendre et de reconnaître les principales espèces, pas forcement très agréables, que tout nageur risque de croiser fréquemment dans nos lacs, mers et rivières.

 

Les algues :

Ce sont des plantes marines qu’il est possible de rencontrer aussi bien en mer, qu’en rivière. Elles flottent généralement, sur ou, près de la surface de l’eau. algues.jpg

Elles ne sont pas dangereuses, mais le fait de nager au milieu des algues peut entraîner chez le nageur un moment de panique et faire en sorte qu’elles s’entourent autour de son corps. Pour cela il est nécessaire de retrouver son calme et de nager tranquillement. Ce n’est pas évident car ces plantes sont visqueuses et peuvent laisser penser à des espèces animales indésirables.

 

Les méduses (en mer) :

Elles peuplaient les océans il y a déjà 600 millions d’années. Il s’agit d’animaux invertébrés au toucher gélatineux qui aiment à flotter à la surface de l’eau et qui suivent généralement les courants. Il en existe de plusieurs variétés. aurelia.jpg

La plus répandue et la plus commune sur nos côtes est celle de couleur transparente et gélatineuse appelée « Aurelie » (Aurelia aurita) ou méduse lune. Généralement la piqûre d’aurélie n’est que peu urticante. Certains nageurs ne ressentent absolument rien, alors que d’autres ressentiront une petite inflammation superficielle de quelques heures. Il n’est pas rare l’été de voir les enfants s’en amuser. Pour le nageur le plus désagréable est de nager dans un ban et sentir une masse gélatineuse entre ses doigts et sur le corps. Pelagia_noctiluca.jpg

La méduse urticante la plus connue sur nos côtes et détestée des nageurs est sans aucun doute la « Pelagia noctiluca ». Elle a la faculté de briller dans le noir lorsqu’elle est dérangée. Elle peut être saisie par le corps mais il faut éviter les tentacules qui possèdent le venin. Un contact avec l’une d’entre elle se caractérise par une sensation violente et soudaine de brûlure voir de décharge électrique. La douleur va croître pendant environ trois quarts d'heure, et des zébrures rouges et gonflées vont strier la peau aux endroits touchés.

Par leur aspect « translucide » elles sont souvent invisibles et il est très difficile en nageant de les situer mais si vous en voyez une ou si l’accompagnateur en signale une, il est raisonnable de la contourner et d’éviter ainsi tout contact. meduses.JPG

Si malgré tout vous entrez en contact avec une de ces méduses, il ne faut pas s’affoler. Le fait de continuer à nager dans l’eau de mer doit apaiser la sensation de brûlure. A la sortie de l’eau voici quelques conseils :

- retirez délicatement les filaments visibles restés sur la peau à l’aide d’une pince à épiler où avec les mains équipées de gants.

- appliquez du sable mouillé et grattez avec une raclette ou une carte type celle de crédit pour enlever les filaments invisibles laisser sur la peau,

- Continuer à nettoyer la piqûre à l’eau de mer, et non à l’eau douce pour éviter d’aggraver les effets du venin, le vinaigre peut être utilisé pour certaines espèces,

- Passer en temps utile une pommade à base de corticoïdes ou un antihistaminique, prescrit par un médecin, pour aider à calmer la douleur et les démangeaisons (se renseigner également auprès de son pharmacien).

 

La dermatite cercarienne (lac et étang) :

Plus communément appelé chez les nageurs la « puce de canard ». Ce parasite microscopique, s’attrape dans certains de nos lacs lors de traversées en eau peu profonde et herbeuse, et provoque une réaction cutanée. Semblable à une piqûre de moustique, elle s’intensifie au cours de la nuit. Elle régresse au bout de quatre à cinq jours. dermatite cercaria.jpg

Pour éviter que ces parasites ne pénètrent dans la peau, le nageur doit à la sortie de l’eau se doucher immédiatement et se frotter à l’aide d’une serviette. Dès l’apparition des premiers signes, apposer de la glace afin de soulager l’irritation puis consulter son médecin ou un pharmacien afin qu’il prescrive une crème. L’éruption disparaît sans laisser de traces en 10 à 20 jours.

 

Les vives (en mer) :

« Vive » comme la douleur du nageur malchanceux qui pose le pied sur ce poisson. Cet animal marin vénéneux se niche dans le sable à fleur d’eau, il est impossible de le voir. On les rencontre dans l’est de l’Atlantique et de la Méditerranée à la mer Noire. Les vives se tiennent près des côtes l’été et plus au large l’hiver. Le venin est injecté par l’épine dorsale et 2 épines operculaires et sa piqûre est très violente. Elle provoque une enflure locale et des crises de tétanie, mais sans conséquence grave. Même mort, la vive reste dangereuse.vive.jpg

Le pied piqué va être endolorit environ une heure. Il faut savoir que les sécrétions animales sont généralement détruites par la chaleur. Pour cela il faut marcher dans le sable chaud, cela permet également de faire circuler le sang. Sinon, tremper le membre atteint dans l'eau chaude à 40°C pendant 20 à 30 minutes ou approcher à fleur de peau sans la toucher, une cigarette pendant 3 minutes.

Pour le nageur, les risques de marcher sur une vive ne se présentent qu’au départ ou à l’arrivée.

Un conseil pratique pour éviter de rentrer en contact avec cet animal : marcher en traînant les pieds dans le sable afin de provoquer la fuite de l’animal.

 

Les requins (en mer) :

Contrairement à ce que pensent certains nageurs, les requins sont bien présents sur les côtes françaises et notamment en Méditerranée. requin.jpg

Pour les « squalophobes », pas de panique… les requins ont toujours été très nombreux dans nos mers, mais sont la plupart du temps invisibles car très éloignés des côtes et à de grandes profondeurs. Les requins en Méditerranée sont surtout de jeunes spécimens et la plupart des espèces sont inoffensives !

 

Voici énumérées quelques créatures qui espérons le ne vous feront pas reculer devant vos projet d’entraînement ou de course. Car les chances de les rencontrer sont minimes, surtout si vous vous situez dans des zones surveillées. N’hésitez pas à demander conseil aux sauveteurs qui connaissent le secteur et peuvent vous indiquer la présence ou non de ces animaux indésirables. 074.JPG

D’autre part la mer et la rivière offrent d’autres espèces vivantes de toute beauté et inoffensive qui peuvent vous accompagner lors de vos sorties.

30/01/2014

Le marquage des nageurs en eau libre

Lors des épreuves en eau libre chaque concurrent est identifié par un numéro de course qui lui est attribué. En arrivant sur le site de la compétition, le nageur doit se rendre au secrétariat pour s'inscrire ou valider son inscription et récupérer son numéro. marquage secreteriat.jpg

L'organisation procède alors au marquage de chaque nageur sachant que le règlement FINA OWS 6.14 prévoit que : « Tous les nageurs doivent avoir leur numéro de compétition clairement affiché sur le haut du dos, sur les bras et les mains ». 

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En fonction des organisations, cette inscription est réalisée à l’aide d’un gros marqueur indélébile ou, depuis peu, sous formes de transferts résistants à l’eau. Il s’agit de tatouages du style de ceux que l’on trouve dans un chewing-gum "costaud", on pose le papier sur la peau (numéro côté peau), on met de l'eau, on appuie bien, on enlève le papier et hop ! 

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Le numéro colle tout seul. Aucun souci au niveau de l'application, il est juste recommandé de le mettre à un endroit où il n’y a pas ... de poils !

 

 

Très important : l’inscription du numéro ou le transfert sur la peau doivent se faire impérativement avant d’appliquer la crème protectrice et/ou la graisse. marquage graissage.jpg

 

Mon conseil pratique : Une fois l’épreuve terminée et pour éviter de me promener avec mon numéro inscrit sur la peau, j’utilise généralement de l’eau de Cologne ou des lingettes pour bébés pour l’enlever facilement.

 

Pour les épreuves nécessitant un bateau d’escorte, le numéro de compétition du nageur est affiché sur une plaque de telle sorte qu'il soit clairement visible des deux côtés du bateau. Pour les compétitions internationales la plaque doit aussi mentionner  le drapeau national de la Fédération du nageur. marquage bateau.jpg

 

Sur certaines épreuves, les organisateurs peuvent également vous remettre avant le début de la course un ou deux bracelets émetteurs (avec toutes les données du nageur) qui devront obligatoirement être utilisés Cette technologie du "microchip transponder" est capable de donner les temps intermédiaires pendant l’épreuve ainsi qu’à l’arrivée. marquage tranpondeur.jpg

Tous les concurrents ont alors  l’obligation de porter le «microship transponder» durant toute la course : sur le poignet avec lequel le nageur compte toucher la plaque d’arrivée s’il n’y a qu’un bracelet ou bien sur chaque poignet (impérativement lors des championnats internationaux) s’il y en a 2. Il faut savoir que dans le règlement FINA, « tout concurrent qui terminera la course sans un bracelet sera disqualifié ». (OWS 7.2.2) De ce fait si un concurrent perd un de ces bracelets, il doit en informer immédiatement un Officiel responsable sur l’eau afin de procéder au remplacement. 

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16/04/2013

l'hypothermie : la bête noire des nageurs en eau libre

Avant de commencer à se mettre à l’eau, le nageur en eau libre doit connaître le risque principal auquel il peut être confronté : l’hypothermie.

Alors qu’en piscine le risque d’hypothermie est quasiment inexistant, en milieu naturel il est présent à tout moment du fait de l’évolution du nageur dans des températures basses.

L’entraîneur, le nageur, l’officiel et les organisateurs doivent être conscients de ce risque qui peut arrêter net la carrière d’un nageur, et qui présente un danger de mort.hypothermie 1.JPG

Devant ce risque très sérieux, il est important pour les personnes concernées d’être informées sur les symptômes et les effets occasionnés lors de l’entraînement ou pendant la compétition en eau libre.

 

Définition :

L’hypothermie se définie par un abaissement de la température corporelle d’environ 2°C ou plus.

En dessous d’une température de 34°5  c’est le signe certain d’hypothermie chez le nageur.

 

Mécanisme :

Pour comprendre ce phénomène il faut savoir que le corps humain fonctionne en homéothermie, c’est à dire qu’il maintient sa température à un niveau stable d’environ 37°C.

Lorsque le nageur entre dans l’eau pour un entraînement ou une épreuve, son organisme réagit et 2 processus entrent en jeu afin de maintenir la stabilité de sa température interne :

*Diminution des pertes de chaleur par vasoconstriction périphérique. C’est-à-dire le sang est refoulé vers l’intérieur de l’organisme afin d’apporter l’énergie nécessaire pour le maintien de la température des fonctions vitales.

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La réaction à la vasoconstriction est une certaine pâleur chez le nageur qui a froid.

*Augmentation de production de chaleur déclenchée par l’hypothalamus qui se traduit par des contractions musculaires rapides. C’est le « frisson involontaire », néanmoins cette réaction consomme de l’énergie.

Il faut savoir également que le corps s’acclimate et qu’avec le temps le nageur devient moins sensible au froid. Mais il convient de ne pas dépasser ses limites.

 

Les signes :

Deux nageurs en eau libre ne réagissent pas de la même façon. L’un peut être à l’aise dans une eau à 17°C alors que le second éprouvera des difficultés. C’est pourquoi, l’entraîneur doit connaître parfaitement la tolérance du nageur à l’eau froide et être vigilant aux différents signaux d’alerte.

Ces signes, repérables physiquement, sont des réactions de l’organisme contre l’hypothermie :tableau hypothermie.JPG

 

Dès l’instant où l’entraîneur détecte des signes d’hypothermie, il lui faut, en fonction de la distance restante et de la tolérance du nageur à l’eau froide, prendre la décision de continuer ou abandonner. C’est une lourde responsabilité, mais vaut mieux être raisonnable.

Attention, à vouloir gagner des places sur le podium, l’entraîneur peut faire perdre au nageur sa saison.

Lors des épreuves en ligne, les organisateurs et les officiels peuvent retirer à tout moment un nageur qu’ils jugent inapte à continuer la course.

Par contre, si vous vous aventurez dans un raid, entourez-vous d’un entraîneur compétent et expérimenté ainsi que d’un médecin.hypothermie 3.JPG

 

La protection :

La meilleure protection qui puisse exister pour le nageur en eau libre, c’est d’avoir un taux élevé de gras corporel (adiposité). Mais en contrepartie la prise de poids du nageur diminue sa condition physique.

De ce fait, la femme est plus avantagée par rapport à l’homme dans ce domaine, car elle possède naturellement un taux d’adiposité plus élevé, qui lui permet de mieux résister à l’eau froide.

Le seul moyen artificiel que le nageur ait trouvé pour se protéger du froid est de se passer une bonne couche de graisse avant le départ.parties hypothermie.JPG

Avant de l’appliquer il faut connaître les parties du corps où la chaleur humaine se dégage le plus. Les régions les plus assujetties sont :

la tête

le cou

les aisselles

les cotes

l’aine

Rappelons que la graisse appliquée sur ces endroits n’isole pas, mais diminue la perte de chaleur par les pores et les effets de l’hypothermie.

Pour la tête, d’où 25% de notre chaleur se dégage, il est utile de mettre un ou plusieurs bonnets ainsi que des bouchons pour oreilles. (Autorisés par le règlement FINA OWS 6.9) 

Un autre moyen de se protéger est l’accoutumance à l’eau froide. Avec le temps et une bonne préparation, il est possible d’adapter le corps à devenir moins sensible au froid.

 

Traitement :

Lorsqu’un médecin est présent, il dicte la ligne de conduite à suivre. Dans le cas contraire, si un entraîneur, un organisateur ou un officiel retirent de l’eau un nageur en état d’hypothermie, il leur faut connaître les gestes utiles à effectuer. hypothermie 2.JPG

Deux cas sont à considérer :

Le nageur est en hypothermie légère : le nageur est mis dans une ambiance chaude et se réchauffe tout seul. On peut lui servir une boisson tiède et légèrement sucrée mais il doit boire par petites gorgées, afin d’éviter un réchauffement trop brutal, qui peut causer des hémorragies digestives. Le couvrir à l’aide d’une couverture, d’un peignoir ou d’une serviette et ne pas oublier de le faire examiner par un médecin.

Dans le cas où la situation est plus critique et que le nageur est retiré de l’eau en hypothermie moyenne ou profonde : en attendant l’arrivée des secours, le nageur doit être protégé du froid. En extérieur, le nageur doit être couvert si possible avec une couverture de survie. Il faut le diriger immédiatement vers un centre hospitalier où il sera pris en charge dès son arrivée. Des méthodes de réchauffement plus élaborées lui seront prescrites.

ATTENTION, dans tous les cas, il ne faut surtout pas absorber de boisson alcoolisée et tenter de réchauffer le nageur de manière active rapide (frottement, contact avec un objet chaud, faire faire des mouvements). Il faut privilégier un réchauffement du corps par le centre, sans le réchauffer de l'extérieur.

 

Le nageur en eau libre sera un jour ou l’autre confronté aux effets de l’hypothermie. L’expérience et la connaissance de son corps lui permettront de s’arrêter au bon moment.

03/04/2013

Rôle de l'accompagnateur : l'orientation

Rien ne sert de nager vite, si vous prenez une mauvaise trajectoire, la victoire peut vous échapper. De ce fait lorsqu’un accompagnateur est présent au coté du nageur, c’est lui qui le guide et l’oriente afin de l’aider à prendre la meilleure trajectoire.

 

Les repérages :

Il est utile de repérer à l’avance le parcours en s’aidant du plan généralement fourni ou en discutant avec les organisateurs préparant l’épreuve. Les repères choisis doivent permettre au nageur de prendre la meilleure trajectoire possible. Ils doivent se situer assez haut et se démarquer afin de les distinguer de loin. Un des équipements indispensables pour un accompagnateur est la paire de jumelles. Elles permettent ainsi de mieux appréhender les repères. Elles ont également l’avantage de pouvoir distinguer et repérer les adversaires éloignés.

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Pour la traversée de Capri à Naples, il y a 4 trajectoires possibles...


Lors de votre repérage afin de trouver la meilleure trajectoire, il ne faut pas oublier de tenir compte des aléas du parcours. Entre autre, il faut tenir compte des courants. Il faut voir où ils sont le plus avantageux. Ne pas hésiter à rallonger le parcours si cela vous permet de prendre un courant favorable vous permettant ensuite de dépasser vos rivaux.

Pensez à vous renseigner auprès des habitants et des habitués du site. Ils sont souvent de bons conseils.

Lors de la course, le pilote, en général, connaît bien les lieux. Il est intéressant d’écouter ses conseils voire même de les provoquer quand il n'y a pas de barrière de la langue !

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Le guidage :

Dès que la trajectoire est définie, il faut faire en sorte que le nageur la maintienne. La gestuelle est alors primordiale car le bateau n’a pas le droit de se situer en avant du nageur. Pour cela, l’accompagnateur se place à coté du nageur et pointe généralement le bras dans la direction où le nageur doit se rendre. Si le nageur s’écarte de la trajectoire, le bateau continue dans la bonne direction et l’accompagnateur fait signe au nageur de se rapprocher ou de s’éloigner de lui.

01/03/2013

Rôle de l'accompagnateur : la communication

Lors des épreuves de longue durée en eau libre, la communication entre le nageur et son accompagnateur joue un rôle important dans le résultat final. Ce lien privilégié permet de motiver et d’encourager le nageur tout au long du parcours, ainsi que de lui fournir des informations sur sa situation en cours d’épreuve.

 

La motivation:

Le caractère et lemantal du nageur varient au fur et à mesure qu'il nage.

Au début, il est concentré, motivé et exalté de prendre part à la course. Mais au fil de l’épreuve, la fatigue aidant, il devient agressif, puis silencieux et distant. Il perd toute sa motivation et son dynamisme du départ.

Afin d’éviter d’en arriver là, l’accompagnateur doit garder une communication permanente avec son nageur. Beaucoup d’entre eux gardent un œil attentif sur leur accompagnateur et il est donc souhaitable que ce dernier se tienne à ces cotés et non derrière lui. Dans le cas contraire, le nageur peut se sentir abandonné et s’énerver. Malgré certains mots pouvant être dit par énervement, l’accompagnateur doit essayer de positiver la situation, et éviter d’envenimer les choses. Il doit s’efforcer de ne pas le froisser ou le choquer. Il est de bon conseil d’en aviser le pilote pour éviter quelques ennuis pendant l’épreuve.

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Si la communication vient à être interrompue au cours de l’épreuve, le nageur peut également avoir tendance à ralentir son allure. Le premier risque qu’il encourt est l’hypothermie. En effet, fournissant un effort moindre, il dépense moins d’énergie et à tendance à se refroidir. Pour ne pas en arriver là, et maintenir chez le nageur une motivation constante, un regard, un sourire et des gestes peuvent suffire. Mais le plus intéressant et de le renseigner sur l’évolution de la course. Pour cela, l’accompagnateur dispose de plusieurs moyens de communication.

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Les moyens de communication :

Parler ou crier au nageur ne sert à rien lorsqu’il nage car il est difficile d’entendre dans l’eau. Cela oblige le nageur à s’arrêter et à demander ce qui lui a été dit. Le seul moment où la communication est orale c’est lors des ravitaillements. A ce moment il faut être bref, distinct et positif. Il est désagréable de voir un accompagnateur qui n’y croit plus.

Le meilleur moyen de communication est le tableau. Les indications les plus couramment mentionnées peuvent être : la vitesse de nage, la place, le temps de course, le nom du nageur qui précède ou suit, la direction à suivre, des encouragements, …

L’accompagnateur doit écrire simplement et lisiblement pour éviter de ralentir le nageur. Il faut donc se préparer bien avant la compétition pour que le nageur comprenne l’écriture et les informations portées.

 

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Toutes ces indications permettent également de maintenir le nageur mentalement en alerte. Lorsqu’il lit sur le tableau, l’accompagnateur surveille les réactions du nageur pour s’assurer qu’il a tout compris.

Lorsque les conditions ne permettent pas l’utilisation d’un tableau : nageur possédant habituellement des verres correcteurs, embarcation trop petite (planche, kayak), oublie, perte,… L’accompagnateur doit être en mesure d’utiliser un autre moyen de communication. Une des solutions est le langage des signes. Bien avant la compétition, accompagnateur et nageur mettent au point des signaux qui leur sont propres. Les indications sont alors moins nombreuses. Au cours de ces séances de travail, il est intéressant de voir avec le nageur les informations qu’il voudra et désirera recevoir lors de la compétition.

 

Toute ces relations entre le nageur et son accompagnateur se préparent  lors des séances d’entraînement, aussi bien dans que hors de l’eau. Le jour même de l’épreuve il sera trop tard. S’il y a incompréhension, les conséquences sont catastrophiques : arrêt fréquents et longs, énervements, démotivation, hypothermie, …

28/02/2013

La natation en l'eau libre

La natation en eau libre correspond à toutes les épreuves qui se déroulent en mer, en lac ou en rivière.

Pour pratiquer cette discipline, le nageur est en maillot de bain et il peut s’équiper de lunettes protectrices, d’un bonnet de bain.

Afin de lutter contre le froid et les irritations dues au sel, il utilise de la graisse (vaseline, lanoline ou graisse à traire) qu’il se passe sur le corps.

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Lors de ces épreuves nautiques, le nageur en eau libre doit faire face aux éléments et il est confronté à une ou plusieurs forces naturelles que sont le vent, les courants ou les marées. Ces éléments ne sont jamais stables, ils peuvent varier tout au long du parcours, que ce soit en force pour le vent, en vitesse pour le courant et en ampleur pour les marées. C’est pourquoi dans la plupart des cas la notion de distance est faussée et l’on préfère parler en temps. Dans certaines épreuves et plus particulièrement celles effectuées en solo, la notion de durée de nage l’emporte sur le kilométrage. 8e466ceba5fff43fc9503503d9ffed7a.jpg

L’eau libre se différencie de la natation en piscine par le fait que le succès ne consiste pas seulement dans la victoire face à un autre concurrent, mais à l’accomplissement d’un parcours et à un dépassement de soi. L’exploit résulte uniquement par le fait d’être allé jusqu’au bout même s’il a fallu mettre deux fois plus de temps qu’un champion.

 

C’est pour ces différentes raisons qu’en natation en eau libre il y a deux formes d’épreuves :

 

La course en ligne :

La plus connue, celle où plusieurs nageurs prennent le départ en même temps et effectuent le même parcours. Ce type de course fait l’objet d’une organisation soumise à une règlementation, régie de nos jours essentiellement par les règles de la Fédération Internationale de Natation Amateur. L’objectif est d’aller jusqu’au bout de l’épreuve tout en essayant de prendre l’ascendant sur ses concurrents. On distingue 

+ La natation en eau libre qui correspond à toute compétition en milieu naturel à l’exception des épreuves de 10km.

+ Le marathon de natation qui est une épreuve en eau libre couvrant une distance de 10km.

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Ces épreuves s’effectuent selon différents types de parcours  :

- La traversée : comme son nom l’indique, cela consiste à traverser d’un point à un autre un bras de mer ou un lac.

- La ligne droite : comme pour la traversée, le nageur part d’un point et arrive à un autre, seulement tout au long du parcours il longe un rivage. Ce type d’épreuve a souvent lieu en rivière, mais également en mer et en lac. L’avantage que procure ce type d’épreuve si le site le permet, c’est qu’il donne aux spectateurs la possibilité de suivre et d’encourager les nageurs tout au long du parcours.

- L’aller et retour : le nageur part et arrive au même endroit après avoir contourné une bouée ou un obstacle naturel. Si le parcours s’effectue le long d’un rivage, les spectateurs ont la possibilité de suivre plus facilement la course. parcours.JPG

- Le circuit : le nageur part et arrive au même endroit après avoir effectué un ou plusieurs tours d’un circuit repéré par des bouées ou des obstacles naturels. Ce type de parcours est fréquent en plan d’eau ayant une surface réduite. Très avantageux pour le public, car s’il y a plusieurs tours, il voit souvent passer les nageurs et il y a possibilité d’un point de ravitaillement fixe.

Dans ces deux derniers cas, les changements de direction sont matérialisés par des bouées ou des embarcations fixes visibles par les nageurs.

Ces courses doivent s’effectuer, comme le règlement le prévoit, dans des eaux soumises à des courants ou des marées de faible importance et d’une température supérieure à 16°C. La profondeur, en tous points de la course, doit être supérieure à 1 mètre, le départ et l’arrivée s’effectuent dans l’eau. Le site doit être convenable et la sécurité physique des nageurs assurée.

 

Les Raids :

De tout temps, les plus médiatisés, il s’agit d’exploits sportifs effectués individuellement, en « solo », sur des distances importantes et souvent dans des conditions difficiles. Le nageur doit souvent lutter contre le froid, les courants, la vie marine, le trafic maritime… Il s’agit souvent de traverser un bras de mer, un estuaire ou de descendre une rivière. L’objectif pour certains est d’aller jusqu’au bout. Pour d’autres il s’agit d'établir un record comme la première traversée réalisée, le temps le plus rapide, le plus jeune ou le plus vieux nageur, la première double ou triple traversée (par exemple 2 ou 3 fois la Manche non stop), ou le plus grand nombre de traversées effectuées par une même personne.

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Le nageur s’organise lui-même en faisant valider sa traversée par l’intermédiaire d’un officiel habilité ou d’un huissier. Il peut également accomplir son raid avec l’aide d’associations qui valident l’exploit. Le règlement de référence utilisé lors des raids est celui établi par la Channel Swimming Association, organisme fondé en 1927 et habilité à valider les traversées de la Manche.

D’ailleurs, le raid le plus connu est sans aucun doute celui de la traversée de la Manche. Chaque été, de nombreux nageurs n’hésitent pas à se jeter à l’eau sur les traces du capitaine Matthew Webb afin de relier à la nage l’Angleterre à la France sur une distance d’environ 33km. Environ deux traversées sur dix aboutissent.

Pour effectuer ces raids, il faut être un nageur confirmé, en bonne condition physique, et avoir effectué une préparation adéquate plusieurs mois à l’avance.

12/11/2012

J'ai testé : la montre Pool-Mate de Swimovate

Il s’agit d’une montre qui offre des fonctions spécifiques pour la natation en plus des fonctionalités habituelles comme donner l'heure, chronométrer et éclairer l'écran.

Elle a déjà fait ses preuves en piscine en apportant une aide précieuse à ceux qui souhaitent améliorer leurs performances. Elle permet de mesurer toutes les données des séances d'entraînement (durée de la séance, longueurs de bassins, énergie dépensée, fréquence des passages de bras…) par des capteurs qui détectent et enregistrent automatiquement les mouvements de bras du nageur.

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Mais pour ma part, j’ai voulu voir ce que cela pouvait donner en eau libre bien que la notice mentionnait qu’elle ne peut s’utiliser dans ce milieu. Afin de me familiariser avec les différents menus du compteur et les abréviations utilisées (une notice en français est fournie avec le compteur) j’ai d’abord fait une séance en piscine, avant d’aller le tester dans mon bassin d’entraînement perso : la Méditerranée.

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Avant de s’élancer, il faut rentrer quelques données : si la montre est portée à la main droite ou gauche, le poids du nageur et la longueur de la « piscine ». Evidemment en eau libre mes longueurs de bassin dépassent celles des piscines. Mais cette montre peut enregistrer une piscine allant jusqu’à 255m. J’ai donc repéré sur mon lieu d’entraînement 255m entre 2 digues et déposé des bouées de repères.

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Une fois les quelques éléments de configuration saisis, j'ai testé ce compteur pendant les vacances de Toussaint à Palavas dans une eau à 13°C. Le programme de ma séance était de décomposer mes longueurs afin de voir comment le compteur réagissait, car autre avantage, il est possible de le mettre sur pause lorsque le nageur est à l'arrêt. Chaque série d'une séance peut être enregistrée séparément ce qui permet ensuite d'analyser finement la vitesse maximale, la fréquence, etc…

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Voici le résultat d’une de mes séances d’entraînement : 6 allers-retours (510 m) progressifs, récupération 15’’

Voici les données récupérées après ma séance :

Sur la montre :

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Sur l’ordi :

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On constate sur cette vue :

En haut à droite les données des séries dans l’entraînement.

Sur le graphique du bas, pour chaque séries : la durée en orange, la distance en bleu, la moyenne des mouvements de bras, la vitesse, la distance par cycle et la fréquence gestuelle, l’efficacité et les calories brûlées en vert (qui me paraît ne correspondre qu’à un rapport poids / distance et non à ce que j’ai vraiment dépensé)  

 

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Pour l’eau libre, l'idéal serait une montre qui au lieu d’utiliser la distance d’un bassin (10m à 255m) utiliserait un GPS pour calculer la distance parcourue. Peut-être un nouveau modèle en perspective…

Plus d'informations et vente en ligne : poolmate.fr

03/11/2012

L'ISHOF SaferSwimmer Float : une sécurité pour les entraînements en eau libre

bouée.jpgLe "SaferSwimmer Float" est une bouée spécialement conçue pour fournir une sécurité au nageur en eau libre. Sans nuire à la performance, cette bouée utilisée lors des entraînements, a 3 fonctions importantes :

1) Elle vous rend visible des plaisanciers, Jet-skis, Kite surfeurs, et tout autre danger potentiel lorsque l'on s'entraîne...

2) Elle peut être utilisée comme un dispositif de flottaison lorsque vous en avez besoin : dans le cas de crampes, d'étourdissements ou de blessures. Elle peut aussi servir à sauver les autres s'ils sont en difficulté.

3) Elle peut contenir des petites affaires (serviette, clés de voiture, Tong,...) pour permettre au nageur de sortir de l'eau à tout moment.

En cas d'un accident plus grave, hypothermie, malaise, accident vasculaire cérébrale ou crise cardiaque, un observateur qui ne voit plus la bouée bouger peu lancer l'alerte.

Cette bouée ne me quite plus lors de mes entraînements en milieu naturel, surtout l'hiver !

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Elle existe en 2 tailles. Si vous désirez vous en procurer une, voici le lien : "SaferSwimmer Float

21/05/2012

Premier stage eau libre à Palavas du 18 au 20 mai 2012

Au cours du week-end de l’Ascension, Cathy et moi avons organisé un stage unique en France dédié à la découverte et au perfectionnement de la natation en eau libre. 18 participants étaient au rendez-vous sur la plage de Palavas pour cette 1ère édition le vendredi 18 mai à 14h. 

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Une mer et un ciel capricieux ne nous ont malheureusement pas permis de remplir le programme comme nous l’avions envisagé ainsi que les différentes interventions : ce sont les aléas de l’eau libre !!! La mer avait perdu  5°C en une semaine et le thermomètre affichait péniblement 15°C. A l’extérieur un vent violent soufflant de la mer, entrecoupé d’averses, créait des creux de plus d’un mètre au large et une mer très agitée au bord. Bref des conditions difficiles pour nos valeureux stagiaires !! 

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Mais ces conditions n’ont pas fait reculer les participants et après quelques conseils sur l’équipement du nageur en eau libre et la distribution des bonnets aux couleurs du stage, c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’ils ont plongé dans la Méditerranée déchainée sous un grand soleil. 

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Tous les âges, styles et niveaux se côtoyaient pour regagner la bouée située au large où devait avoir lieu la première séance sur les repérages et le drafting. Les conditions difficiles ne nous ont pas permis de conseiller, à notre grand regret, chaque nageur individuellement car notre priorité était la sécurité pour nous assurer que personne ne manque à l’appel. 

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La première journée de stage s’est terminée avec une session de nage en pleine nuit afin de faire apprécier les sensations que l’on peut rencontrer lors d’un raid comme la Manche ou autre. Encore une fois, la mer ne nous a pas permis de vivre pleinement cette situation qui s’est transformée, en une baignade nocturne en bord de plage. Tous munis d’un stick lumineux afin d’être repérables, c’est dans une ambiance "bain de Noël" que les apprentis « raideurs » ont effectué pendant plus d’un quart d’heure quelques brassés au milieu des vagues, ce qui restera pour certains un "très bon souvenir".

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Lors de la journée du samedi, les conditions en mer ne se sont malheureusement pas améliorées. La séance du matin, qui devait être consacrée à la découverte du sauvetage, avec une séance où les participants devaient alterner, en binôme, entre nage et planche de sauvetage, s’est transformée en une session de départ contre les vagues et de travail d’arrivée, en s’aidant des vagues en utilisant la technique de Bodysurf. En 2ème partie, les stagiaires ont pu s’essayer aux planches de sauvetage  dans les vagues.

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Après un pique-nique pris en commun et un café chaud, une douzaine de stagiaires ont participé à un course-nage-course organisé par le club de Palavas Natation Sauvetage. Ils y ont tous courageusement et brillamment participé sous nos encouragements, avec une 3ème place pour Frédéric chez les messieurs et une 2ème et 3ème place pour Delphine et Marina chez les dames.

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En fin de soirée, usés par le vent violent de la journée, les stagiaires ont trouvé tout de même les ressources pour terminer par une séance d’une heure en lac près de Montpellier afin de travailler et se mettre en situation avec des virages de bouée et des arrivées en peloton. Les moins fatigués, se sont ensuite retrouvés le soir sur le port de Palavas pour une « Brasucade » organisée par la Mairie et le club de triathlon.

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Pour la dernière matinée, c’est sous des trombes d’eau que nous nous sommes rassemblés devant le local de Palavas. Les éclairs, l'orage et la mer démontée ne nous ont pas permis, pour des raisons de sécurité, de réaliser la dernière séance consacrée à une sortie longue. Nous avons donc fini le stage par une séance en salle, que nous avons pu avoir au dernier moment grâce au club d’Aqualove Sauvetage de Montpellier, afin de présenter un diaporama sur tout ce qu’il faut savoir sur la natation en eau libre. Les stagiaires n’étaient pas avares de questions et nous espérons avoir pu répondre à toutes leurs attentes.


Ce stage s’est terminé par un pique-nique convivial où les stagiaires ont beaucoup échangés entre eux avant de se quitter... sous un soleil radieux !

 

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Nous espérons avoir l’occasion de les rencontrer prochainement sur des épreuves d’eau libre et qu’ils auront l’occasion de mettre en pratique tous les conseils que nous leur avons apportés.

 

Nous comptons renouveler cette expérience l’année prochaine en apportant quelques modifications et espérons-le une meilleure météo….

 

08/08/2010

J’ai testé : Le bracelet magnétique

Le bracelet magnétique waterproof vient de faire son apparition depuis quelques mois dans le monde sportif et déjà il fait pas mal parler de lui.

Comme le dit le concepteur du produit, les bracelets sont munis d’un « disque holographique programmé avec une fréquence qui rétablit l’équilibre électrique de votre corps, afin de faciliter l’échange d'ions positifs et négatifs et d'aligner les voies énergétiques de votre corps… »

Les effets attendus de ce bracelet sont, entre autre « plus d’endurance (meilleure consommation d’oxygène et de récupération), plus de flexibilité et un équilibre gravitationnel grandement amélioré. »

Dit comme ça, pour un nageur de longue distance, c’est vraiment tentant. Mais attention,  si le règlement FINA eau libre est appliqué, il ne peut pas être utilisé en compétition. Le règlement stipule : OWS3.45 : « Tous les nageurs ne portent pas de bijoux, y compris des montres. » et surtout OWS 6.9 : « Aucun nageur n’est autorisé à utiliser ou porter un dispositif qui puisse accélérer sa vitesse, augmenter son endurance ou sa flottabilité ». Mais ce bracelet améliore-t-il réellement les performances sportives ? Alors, marketing ou réalité ?

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Plusieurs sportifs en parlent autour de moi. Les avis sont partagés et pour ma part je suis sceptique quant à l’effet réel de ce bout de caoutchouc holographié. Si réellement ça marche, pourquoi aucune donnée scientifique n’a été rédigée sur le sujet ? Afin de me faire une idée et pouvoir juger par moi-même, j'en ai donc commandé un sur Internet à 25€ (frais de port compris) au lieu de 35€ sans frais de port il y a encore quelques semaines. Est-ce encore les soldes ou bien un grand déstockage ???

A la réception, je décide de faire un test de souplesse. Un test simple et connu de tous : en position debout, il faut essayer de toucher le sol avec les mains sans plier les jambes. Pour ma part je suis très peu souple au niveau des jambes et ce test est idéal pour me convaincre de son efficacité. Je décide de faire d'abord le test avec le bracelet, là mes mains arrivent à 23,5 cm du sol. Ensuite, j’enlève le bracelet et je suis alors à 20,5 cm du sol. Je pense à ce moment que lors de la première tentative les muscles n’étaient pas chauds... Je recommence donc avec le bracelet et je suis de nouveau à 20,5 cm. Je n’ai donc rien gagné en souplesse !

Je vais ensuite parfaire ce test en faisant un étrange exercice qu’un kiné m'a appris dernièrement : sans bracelet, en position debout, le regard fixe droit devant moi, j’ouvre la bouche le plus grand possible à m’en arracher les maxillaires et ce pendant une minute. Après avoir fermé la bouche, j’essaie de toucher le sol. Et là je ne suis plus qu’à 14 cm du sol !! Le résultat est bluffant ! J’en déduis donc qu’il vaut mieux ouvrir sa bouche ... que son porte-monnaie.

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Le premier test n’est pas du tout concluant mais je ne désespère pas. Mon deuxième test se déroule dans mon élément familier : l’eau. Je vais réaliser en piscine un test d’endurance et en profiter pour voir si j’ai de nouvelles sensations. Je fais le test en bassin de 50 mètres et sans chrono mural pour éviter de me laisser influancer. Je n'ai le temps qu'à l'arrivée. Après avoir fait 500m d'échauffement, je pars pour mon premier 1000m avec le bracelet. Je ne ressens aucune différence au niveau des sensations, je traîne toujours aussi péniblement mes quelques kilos en trop. Quant à l’équilibre, rien à dire, je ne risque pas de tomber de « eau ». Je réalise le 1000m en 13'49''.  Après 2' de repos, j'enchaine sur mon 2ème 1000m cette fois-ci sans bracelet. Je boucle les 20 longueurs de bassin en 13'45''. Puis de nouveau après 2' de repos, je repars pour le dernier 1000m avec le bracelet. Je sens la fatigue qui arrive et j'ai du mal à tenir mon allure. Je réalise un temps de 14'15''.

Au final PAS DE MIRACLE, allez savoir, je fais peut-être parti de ceux pour qui le produit ne marche pas ?

A mon avis, si vous voulez améliorer votre performance sportive, rien ne vaut un bon entraînement et une bonne préparation physique.

17/11/2009

Conseils pour le graissage

Sous forme de tube ou bien en pot, la graisse est un produit indispensable pour le nageur de marathon et elle est autorisée dans toutes les épreuves en eau libre. Qu’il s’agisse de vaseline ou de graisse à traire, le nageur peut les trouver en vente en pharmacie ou dans les grandes surfaces. 

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 Il n’y a pas une marque meilleure que l’autre. L’utilisation de cette graisse à deux effets importants sur le nageur :

- Ce n’est pas un isolant à 100%, mais cela retarde les pertes de chaleur dues à l’eau froide. Il faut l'appliquer sur les parties du corps où la chaleur se dégage le plus (cou, cotes, aines) 

- Elle permet d’éviter les irritations des aisselles, du cou et de l’aine provoquées par les mouvements répétitifs. 

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 Deux conseils pratiques avant d’utiliser la graisse :

 - en cas de temps ensoleillé, il convient de s’enduire d’une crème protectrice solaire (écran total) AVANT l’application de la graisse afin d’éviter d’attraper des coups de soleil.

- il faut éviter de se l’appliquer soi-même, car si par mégarde la graisse entre en contact avec les mains, cela risque de poser des problèmes par la suite : comme la perte de sensation lors de la traction du bras dans l’eau ou encore pire, si vous touchez vos lunettes, vous risquez de ne plus rien voir ou même de les perdre.

L’application de la graisse doit donc se faire par l’entraîneur ou l’accompagnateur. Un conseil pour celui-ci, se servir de gants chirurgicaux utilisés en milieu hospitalier ou de gants de ménage en caoutchouc.

C'est l'idéal puisque ces gants sont jetables (pas dans la mer bien sûr !), peu honéreux et se trouvent dans toutes les grandes surfaces et ailleurs !

Lors de l’application par l’entraîneur, le nageur peut également porter des gants de protection jusqu’au moment du départ afin d’éviter toutes mauvaises manipulations.

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Ces gants font partie de la panoplie du nageur et doivent être en permanence dans son sac au côté de la graisse.

Avant de l’appliquer il faut connaître les parties du corps où la chaleur humaine se dégage le plus : la tête, le cou, les aisselles, les cotes et l’aine.

Rappelons que la graisse appliquée sur ces endroits n’isole pas à 100%, mais diminue non seulement la perdition de chaleur par les pores mais aussi les effets de l’hypothermie.

Pour la tête, d’où 25% de notre chaleur se dégage, il est utile de mettre un bonnet, si possible en silicone.

Un autre moyen efficace de se protéger est l’accoutumance à l’eau froide, bien entendu ! J'ai testé pour vous !!

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Attention, l’application de la graisse a pour effet de boucher les pores afin d’éviter les déperditions de chaleur. Pour cela, il faudra éviter d’en mettre sur toutes les parties fournissant un effort musculaire, en l’occurrence les épaules. Car, là nous aurons l’effet inverse, il y aura surchauffe musculaire entraînant souvent à l’abandon.

16/11/2008

Entraînement à l’eau froide

Les différentes épreuves de natation en eau libre se déroulent en maillot de bain uniquement, dans des températures d’eau à partir de 16°C. Dans certains raids, elle peut même descendre en dessous. Nous savons que tout exercice effectué dans une eau inférieure à 20°C peut créer des problèmes physiologiques. Le corps perd de la chaleur et le nageur se retrouve en hypothermie.

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Nager en eau froide est extrêmement difficile lorsque vous n’êtes pas correctement préparé. Avec le temps et une bonne préparation, il est possible d’adapter le corps à devenir moins sensible au froid.
Ainsi, pour «entraîner » son corps à la résistance au froid, il existe quelques techniques simples qui consistent à :
- diminuer sa protection vestimentaire en utilisant des vêtements moins chauds.
- baisser la température de la maison à un minimum l’hiver
- prendre des douches et/ou des bains froids tout au long de l’année
- à se mettre à l’eau dès le printemps.
La répétition de ces exercices permet au nageur d’habituer progressivement son corps à fonctionner dans un milieu froid.

Lors des baignades en eau froide, des précautions sont à prendre.
Il faut aller dans l’eau doucement pour permettre à l’organisme de s’adapter. Si vous plongez directement dans l’eau froide, il y a perte du souffle, les muscles se tétanisent et empêchent de nager et il peut y avoir perte de connaissance avec arrêt cardiaque, c’est la syncope.

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Pour éviter cela, il est conseillé de marcher progressivement dans l’eau, de tremper ses mains et de se mouiller le visage. Lorsque vos mains et votre tête se sont habitués à la température, continuez la progression par petits sauts, comme un «bouchon », jusqu’à la pénétration complète du corps. Maintenant effectuez quelques mouvements dans l’eau. Si vous avez du mal car vous avez trop froid, revenez au bord attendre quelques instants et recommencez. Lorsque l’organisme s’est ajusté à l’eau froide, nagez 5 à 15 minutes la première fois, puis augmentez progressivement de 5 à 15 minutes par séance selon la température. Laissez votre corps vous guider. Il faut savoir que lorsque vous êtes fatigué ou en état fébrile, l’eau paraît bien sûr plus froide. Il faut donc réduire le temps passé dans l’eau. Si, quelques heures après le bain ou l’entraînement, vous avez encore froid, évitez de rester plus longtemps la fois suivante.

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Ne pas oublier avant et après chaque séance d’effectuer des étirements et de vous couvrir.
« La lutte contre le froid est un combat de tous les instants pour le nageur en eau libre…. Une bonne connaissance de soi et du milieu sont la meilleure des préventions » (Docteur Alain Thomas- «Toute la natation » n°3)

15/11/2008

Equipement : le bonnet de natation

Le bonnet de bain est très utile pour nager en eau libre. C’est un équipement de sécurité non négligeable car il permet d’être distingué. Lors d’un entraînement en milieu naturel, il permet aux sauveteurs de pouvoir surveiller et garder un œil sur le nageur. Cela permet également aux surfeurs et véliplanchistes de vous apercevoir dans l’eau.

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En ce qui concerne les couleurs, il est conseillé de prendre :
lors des entraînements : un bonnet de couleur vive et repérable
lors des compétitions : un bonnet noir ou sombre pour attirer la chaleur si l’eau est froide ou s’il fait mauvais temps, et un bonnet blanc ou de couleur claire lorsque la température de l’eau est chaude et élevée.

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Il existe différentes matières de bonnet en magasin :
Les plus solides sont ceux en silicones. Ils n’absorbent pas l’eau et sont très utiles dans l’eau froide.
Ceux en tissus (lycra), absorbent l’eau au contraire. Ils sont à déconseiller lorsque l’eau est fraîche.

Lors de compétitions en eau libre, l’organisateur peut fournir des bonnets. Ceux-ci sont généralement numérotés et doivent être impérativement portés car ils contribuent à la sécurité et permettent d’identifier le nageur. En sauvetage, le bonnet de club avec sangle est obligatoire. Ces bonnets sont généralement en tissu. Il est possible dans ces deux cas de porter en dessous un deuxième bonnet au choix du nageur.

14/11/2008

Equipement : les lunettes de natation

L’utilisation de lunettes de natation est très primordiale pour nager en milieu naturel. Elles évitent l’irritation des yeux causée par le sel en eau de mer. Elles permettent de mieux se repérer, de voir nettement sous l’eau et de distinguer les différents éléments du milieu aquatique.

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En magasin, il est conseillé de les essayer avant de les acheter pour voir si elles s’ajustent bien au visage et si elles ne procurent pas de gêne. Il faut savoir que lors des départs groupés, il peut y avoir des chocs malencontreux avec les autres concurrents. Pour cela il vaut mieux privilégier des lunettes avec des contours en mousse.
Ensuite, lors des entraînements, il est nécessaire de bien les régler, car il est très désagréable d‘arriver en compétition et d’avoir des lunettes qui prennent l‘eau.
Pour les personnes qui ont besoin de lunettes de vue, certains opticiens fournissent des lunettes de natation avec verres correcteurs.

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Il existe plusieurs couleurs de verre et il faut savoir, lors de son entraînement ou lors d’une compétition, lesquelles utiliser.
- des lunettes teintées marron foncé ou noires lors d’un temps ensoleillé
- des lunettes claires en cas de temps couvert, ainsi que le soir ou très tôt le matin
- des lunettes bleues en cas de brouillard.

Afin d’éviter qu’il y ait de la buée, il est conseillé de mettre une petite quantité de salive ou d’eau à l’intérieur.
D’autre part, si vous devez vous passer de la graisse, attention à ne pas en mettre dessus, vous risquez de ne plus rien voir ou même de les perdre.

09/11/2008

Entrainements marathon et raid natation à Palavas

La plage de Palavas offre un terrain de formation idéal pour les nageurs qui souhaitent se mettre au défi d’entreprendre des raids ou des courses de longues distances à la nage en Méditerranée ou ailleurs.distance_entrainement_Palavas.JPG

Tous les samedis matin (sauf l'été), je m'entraîne régulièrement entre 10h et 12h à la plage St-Pierre de Palavas. Les masters du club d'Aqualove Sauvetage, en pleine séance d'entraînement, assurent ma sécurité. Si vous êtes intéressés pour nager en mer, n’hésitez pas à venir me rejoindre. C'est plus motivant de nager à plusieurs !

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La Manche et le test des 6 heures
La traversée de la Manche est régie par un ensemble rigoureux de règles appliquées par les anglais de la Channel Swimming Association (CSA). Une des obligations pour pouvoir s'inscrire et de prouver que vous êtes capable de nager pedant 6 heures dans une eau à 15°C. Je suis le représentant du CSA pour la France.
Il est donc possible de venir effectuer et valider votre test des 6 heures sur Palavas si vous le désirez...

24/08/2008

Entraînement de nuit à Arcachon

François habite prés de Bordeaux et sa piscine naturelle est le bassin d’Arcachon. L’année qui précède notre traversée de la Manche, il m’invite à plusieurs reprises à venir nager avec lui. Une de nos séances d’entraînement va avoir lieu de nuit. Il se peut que pour la Manche nous ayons à nager de nuit et un petit entraînement nocturne ne nous ferait pas de mal. Nous voilà à 22 heures au bord de la plage centrale d’Arcachon. Les dernières bateaux promenades viennent d’arriver. Nous avons la mer pour nous tout seul et nous sommes motivés pour nager plus d’une heure.

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Nous plaçons des baguettes fluorescentes à nos lunettes afin que l’on puisse nous repérer et nous voilà partis pour faire des aller et retours entre deux bouées distantes de 200 mètres situées à environ 100 mètres du bord. La première impression est agréable à l’exception de mon ventre qui pique suite aux éraflures du matin. Dans l’eau, c’est le noir total, mais je vois bien mes bras de couleur blanchâtre qui me propulsent. J’admire les petites bulles argentées qui se dégagent à chaque fois que ma main pénètre dans l’eau. Le spectacle est nouveau. A l’extérieur, d’un côté il y a leLES%20DENTS%20DE%20LA%20MER.jpgs lumières d’Arcachon, de l’autre le noir total. Ça fait à peine une dizaine de minutes que je suis dans l’eau à m’émerveiller de chaque instant, quand je ne sais pas pourquoi je me mets à penser au film des « dents de la mer ». D’un coup, le spectacle féerique vire au cauchemar. Mon cerveau est hanté par le début de ce film qui correspond à la situation dans laquelle je me trouve. Alors mon envie de nager diminue au fur et à mesure à la vitesse grand V. J’ai l’impression, avec les baguettes fluorescentes, de ressembler à un leurre pour requin. Avec ça, il ne peut pas me rater. Au lieu de regarder les lumières d’Arcachon, je cherche à voir s’il n’y a pas d’aileron. Mais pourquoi Steven Spielberg a-t-il fait un tel film ? Car je me rappelle encore le premier jour où je suis allé voir ce film. C’était en 1975, j’étais en vacances linguistique à Sydmouth, une petite station balnéaire d’Angleterre. Le lendemain de la projection du film en version anglaise, à la mer je ne suis pas allé plus loin que l’eau aux genoux. Toujours est-il que mon entraînement à Arcachon qui devait durer plus d’une heure s’arrête au bout de 20 minutes. Les cinq dernières minutes, je les fais presque au bord de l’eau. C’est terrible, j’espère ne pas avoir ce « flash-back » pendant ma traversée. Malgré tout ce fut une sacrée expérience que j’ai renouvelée ensuite dans des eaux plus rassurantes.

08/02/2007

Entraînement – les éducatifs

La natation en eau libre se différencie de la natation en piscine par le fait qu’il faut s’orienter et se ravitailler sans perdre trop de temps.
Ce travail se fait systématiquement en milieu naturel. Mais l’hiver la majorité des séances se font en piscine et le nageur en oublie la réalité de l’eau libre.
Voici quelques-uns uns des éducatifs qu’il m’arrive de faire, lors du retour au calme, au cours de mes séances d’entraînement.
Ces exercices peuvent se pratiquer tout au long de l’année en piscine comme en milieu naturel.

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Pour l’orientation :
- nager 5 mouvements la tête hors de l’eau, puis 5 mouvements la tête dans l’eau
- relever la tête tous les 10 mouvements de bras (respiration vers l’avant)
- nager en diagonal en piscine s’il y a de la place
Pour surveiller ses partenaires de compétition:
- nager en crawl et, tous les 5 mouvements de bras, faire la vrille (crawl-dos-crawl)
- nager sur le dos, tête relevée, en fixant un point au raz de l’eau
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Pour se ravitailler :
- nager en avançant en rétropédalage
- nager en reculant en rétropédalage
- ramasser un pull-buoy sur le bord du bassin sans s’agripper
Pour les changements de direction :
- en piscine ne pas faire de virage culbute, mais repartir comme si vous contourniez une bouée
- Longer les bords de la piscine sans toucher aux angles.

Voici énumérés quelques éducatifs, mais rien ne vous empêche d’en créer vous-même...

24/03/2006

l'entrainement - la securité

Vous ne pourrez plus dire : « on ne me l’avait pas dit »

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Losque vous allez vous entraîner en milieu naturel il est nécessaire de connaître certaines règles de sécurité :

- La première des règles et la plus importante est de ne jamais nager seul. Même si vous êtes en parfaite condition physique. Des ennuis peuvent survenir à tout moment, hypothermie, crampe, fringale, choc… Il faut qu’une personne soit présente pour vous aider et vous ramener en cas de difficulté. Si malgré tout vous vous aventurez à l’eau seul, assurez-vous qu’il y ait toujours quelqu'un sur le bord qui puisse prévenir les secours ou venir vous chercher. Pour cela il est préférable de nager en eau peu profonde. Cela permet à cette personne de venir vous aider même si elle ne sait pas nager ou à vous-même de pouvoir revenir au bord en marchant.
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- Si la plage est non surveillée ou la baignade interdite (présence de drapeaux rouges ou pancartes), évitez les risques inutiles en vous mettant à l’eau car il peut y avoir des dangers. De plus vous êtes passible de verbalisation.
Si vous vous aventurez malgré tout dans l’eau et que vous êtes seul c’est plus de l’inconscience que de la nage en eau libre !
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- Si vous désirez vous aventurer pour la première fois dans un nouveau point d'eau, renseignez-vous auprès des nageurs locaux afin qu’ils vous indiquent les éventuels dangers (courants, rochers, …).

- Evitez d’aller à l’eau après avoir fait un très gros repas ou bien si vous ne vous sentez pas à l’aise ou en forme. C’est souvent dans ces moments qu’arrivent les accidents.
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- Evitez de vous mettre à l’eau immédiatement après un long trajet en voiture. Prenez le temps de vous reposer.

- Enfin, n'oubliez pas de vous échauffer avant de rentrer dans l’eau.

Bon entrainement !!!