Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09/09/2001

Septembre 2001 : Chicago

 map_head_bs.jpg

Dimanche 9 septembre 2001, François, mon épouse et moi-même sommes à Chicago aux Etats-Unis. Nous avons fait le voyage pour participer, François et moi, à la « BIG SHOULDERS » littéralement « les grosses épaules » tout un programme ! Il s’agit d’une épreuve de 5km dans le lac Michigan au pied des gratte-ciel de la ville. Le cadre est splendide et assez inhabituel pour nous. Cette épreuve est très renommée aux USA et nous sommes plus de 200 participants à nous élancer pour 2 tours de 2,5km.

course_map chicago.JPG

L'arrivée se fait en courant sur la plage comme c'est le cas pour la plupart des épreuves américaines. Je termine 7ème de la traversée et 1er dans ma catégorie d’âge en 1h04'50. La remise des récompenses est un peu confuse et à l'appelle de mon nom "Toussette" j'ai droit à une jolie médaille souvenir. En fin d'après-midi, nous visitons la ville et montons sur la plus haute tour de Chicago pour admirer le panorama et le site où nous avons nagé.

Si vous désirez participer à cette épreuves au pied des buildings, voici le lien pour vous inscrire : http://www.bigshoulders.org/

medium_jeq_jak_chicago.jpg

Le lundi 10 septembre 2001, nous allons faire un dernier tour de ville et en profiter pour faire du shopping et visiter le musée aux riches collections. Devant une devanture, il y a une magnifique photo de New-York, avec l’East River et dans le fond culminent les Twin Towers. Avec François, on se dit : « dans 2 ou 3 ans, il faut que l’on participe à la Manhattan Island Swimming Marathon. Cela doit être super de nager devant les tours ». Puis on se rend en fin d’après-midi à l’aéroport pour prendre l’avion du retour. Nous avons passé un super séjour dans une ville magique !

medium_chicago.jpg

Le mardi 11 septembre 2001, mon épouse et moi arrivons à Paris vers 8h, fatigués par le voyage. Nous nous dépêchons de prendre le premier train afin de rentrer à la maison pour récupérer du décalage horaire. A notre arrivée, nous allumons la radio puis la télé et allons suivre en direct toute la journée l’EVENEMENT que le monde entier a pu vivre ce jour-là. Nous avons passé le reste de la soirée à répondre aux appels de nos proches, inquiets de savoir si nous étions bien rentrés. Ce jour là restera gravé dans nos mémoires car le 10 septembre 2001, nous étions encore parmi les nuages de Chicago, en haut d’un gratte-ciel…

01/09/2001

Marathon du golfe de Méssénie en Grèce (30km)

 30k messenie.JPG

En juin 2001, je me rends en Grèce dans le sud du Péloponnèse à 300 kilomètres d’Athènes pour participer au 13ème  Marathon International du Golfe de Messénie entre Koroni et Kalamata sur une distance de 30km. Accompagné de mon épouse Fabienne et d’Alexandra pour me coacher nous voilà parti en pays hellénique. Après une soirée et une nuit passées à Athènes à faire les touristes, nous faisons route vers Koroni, le lieu de notre hébergement pour la traversée. En cours de route nous franchissons le canal de Corinthe. Il s’agit d’un canal long de plus de 6 kilomètres et large de 21mètres faisant du Péloponnèse, une île. Nous en profitons pour faire une halte et admirer ce canal construit à l’initiative des Français. Il y a là d’ailleurs, une superbe traversée à organiser : nager du golfe de Corinthe à la mer Ionienne par ce canal. Mais fini de rêver, il faut reprendre la route jusqu’à notre hôtel pour éviter d’arriver trop tard. Nous avons rendez-vous avec le propriétaire d’un restaurant qui fait pension. Nous faisons la connaissance de notre hôte « Zorze » qui va nous héberger et nous nous nourrir pendant le séjour. Le village accroché à la colline fait face à la mer. Les rues étroites dissuadent pas mal d’automobiliste. La vieille ville est nichée en haut et on l'atteint en montant des ruelles et escaliers encadrés de maisons parfois médiévales aux volets colorés. Le village est surmonté d'une forteresse vénitienne et turque aux murs assez bien conservés. On y accède par une unique porte vénitienne située dans le haut du village

 DSCF5802.JPG

Deux nageurs sont déjà présents sur place. Il y a ni plus ni moins que Michael le « King of the Channel ». Il a traversé la Manche 32 fois, il est un des responsables de la Channel Swimming Association. C’est l’idéal pour nous qui voulons la traverser en 2002. Nous allons le bombarder de questions et il va gentiment nous conseiller. L’autre nageur est Hongrois et fait ses études en Grèce, il s’agit d’Attila, un passionné de natation marathon, il en est à sa 10ème participation. Dès le premier soir nous allons nous lier d’amitié avec eux et passer ensemble le reste du séjour.

 DSCF7415.JPG

La veille au soir de la traversée, a lieu le repas avec toutes les personnes de l’organisation sur la place centrale du village. Nous sommes attablés au milieu des palmiers et des arcades de style vénitien. Mais, c’est l’instant où il faut bien écouter, car c’est l’heure du briefing et du tirage au sort des bateaux. Le briefing est un instant important, il faut être très attentif aux informations et conseils donnés par les organisateurs en grec ! Et bien pour ma part, je n’ai rien compris… Mes pilotes de bateau sont venus rejoindre notre table. Deux pêcheurs grecs, enchantés de nous accompagner. Nous avons échangé tant bien que mal. Ce qui est rassurant pour le parcours, c’est qu’il s’agit d’une ligne droite d’une ville à l’autre. Au pire nous n’aurons qu’à suivre les autres.

DSCF5798.JPG

Le samedi, nous nous levons très tôt et avons rendez-vous avec nos pilotes de bateaux restés tard la veille à faire la fête et boire sur le petit port de Koroni. Ils ont l’air en pleine forme, ça rassure. Alexandra va me « coacher » tout au long de la traversée, elle va bien s’amuser avec les 2 pêcheurs qui ne connaissent que deux mots d’anglais. Mon épouse, se rend, quant à elle en voiture jusqu’à la ville d’arrivée Kalamata. C’est là qu’aura lieu la remise des récompenses et notre dernière nuit d’hôtel.

Koroni.jpg

Le départ est donné, les nageurs et la flottille de bateaux commencent à se disperser alors que le soleil brille sur le golfe. Derrière moi, le Kastro érigé au 6ème ou 7ème siècle sur les ruines de la ville antique de Messénie s’éloigne à chaque passage de bras. Dehors il va faire très vite 30°C, la mer est d’huile et elle est à 27°C. Pour rompre la monotonie de cette course où il n’y a rien à voir à part de l’eau, heureusement, il y Alexandra. C’est la « coach » idéale pour les marathons. Elle a une voix que l’on entend même avec des bouchons dans les oreilles. Elle n’arrête pas, pendants des heures de lancer des : « Allez, Jaaaacques ! ». Elle ne me quitte jamais de l’œil et sait très bien quand ça ne va pas, il ne faut pas oublier qu’elle est nageuse elle-même.

 DSCF5800.JPG

Grâce à ses encouragements, j’arrive à surmonter les 5 derniers kilomètres qui me conduisent vers Kalamata. La ville située au pied du Taygète, est un port industriel au cœur de plantations d’agrumes. Elle fut détruite presque complètement par un tremblement de terre le 14 septembre 1986. Elle a été reconstruite à l’identique. Ces derniers kilomètres vont me paraître durer une éternité mais au final je termine à la 3ème place de ce marathon international, derrière deux américains et devant douze autres nageurs dont Attila et Michael.

DSCF5799.JPG

Le soir, lors d’un grand repas de clôture à Kalamata, à lieu la remise des récompenses. C’est l’occasion d’échanger les mails avec les autres nageurs et grâce à ces liens tissés ensuite sur la toile, je reçois pas mal d’informations de copains « all around the Europe ».