Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/03/2006

Lyon 2004 : la descente du Rhône

medium_logo-thalassa.gifLa troisième semaine de janvier a lieu à Lyon une traversée avec palmes organisée par le club « Thalassa ». Après avoir participé à celle du lac du Bourget et m’être un peu habitué à mon nouveau matériel, je m’inscris à la 24ème édition en 2004. La traversée consiste à descendre la rivière du Rhône depuis le Parc de la Tête d’Or, au nord, jusqu’à la Mulatière au sud, soit 7km environ. En ce dimanche de début d’année, la température est proche du zéro et le Rhône avoisine les 6°C. L’inscription et les vestiaires sont situés à côté de l’arrivée et une centaine de nageurs commencent à s’équiper. Certains vont superposer 2 combinaisons l’une sur l’autre. Pour ma part, je vais inaugurer ma combinaison intégrale achetée la semaine précédente.

medium_bourget_cathy.jpg

Une fois équipés, tous les nageurs attendent le bus qui conduit au point de départ de la traversée. Mais nous allons attendre 30mn à l’extérieur dans le froid et en plein courant d’air, pour certains (dont moi) les pieds nus sur le trottoir. Dès l’arrivée du car, ouf ! c’est la délivrance, il y a le chauffage à l’intérieur. Lorsque nous remontons le Rhône pour nous rendre au départ, nous nous apercevons que dans le fleuve il y a un courant phénoménal avec des tourbillons à hauteur des ponts. Si de telles conditions avaient été constatées deux jours plus tôt, l’épreuve aurait été annulée. Une fois sur l’aire de départ, un organisateur nous recommande de ne pas nous échauffer dans l’eau mais aussi de rester près du bord, en attendant le départ, afin de ne pas être emporté par le courant. Revenir à contre-courant au point de départ était absolument impossible ce jour-là au vue des conditions.

medium_bourget_bouee.jpg


Habitué à m’aider et jouer des courants, dès le signal du départ, je plonge dans l’eau gelée et me dirige le plus vite possible au centre de la rivière. Là, je vais être entraîné par le courant et prendre tout de suite la première position. Sous les ponts, je mets des coups d’accélérations pour passer au plus vite les tourbillons. Avec la vitesse, je n’ai pas le temps de profiter du paysage et jusqu’à la fin je ne serais jamais rattrapé. A l’arrivée, tous les initiés sont surpris de voir un nageur en bi-palmes remporter l’épreuve.

medium_bourget_coupe.jpg

Mais cette victoire, je la dois surtout à l’expérience et la connaissance des courants. Dans des conditions plus calmes, le résultat aurait été peut-être différent. Pour faire les 7kms, j’ai mis moins de 40’ et par la même occasion, battu le record de cette traversée de la ville ... où je suis né !

29/03/2006

Lac du Bourget 2003: première expérience avec palmes

Après avoir participé à la traversée de Sète avec palmes en 2002 (voir note du mois d’avril), je décide avec Cathy d’ouvrir mon champ d’épreuves de longue distance et me lance dans la nage avec palmes. Nous nous inscrivons donc au club de La Palme Sétoise. Là, le président Jean Marie, nous fournis des bi palmes appropriées à ce genre de discipline ainsi qu’un tuba frontal.

medium_matos.jpg

Je mets donc mes « Zoomers » de la traversée de Sète au placard et j’ai une semaine pour faire des essais avec mon nouveau matériel, car nous nous sommes inscrits à la traversée de 20km dans le lac du Bourget. Pour ce qui est des palmes, pas trop de difficultés, mais pour ce qui est du tuba ce n’est pas évident et je ressorts de l’eau avec les sinus remplis d’eau. Je pars vers le Bourget après avoir pris soin de m’acheter un pince nez et en me disant que normalement tout doit bien se passer.

medium_depart.jpg

Là, nous découvrons un nouveau monde, où les nageurs ont une palme unique en forme de queue de poisson (c’est ce que l’on appelle une mono-palme) et d’autres avec 2 palmes comme nous mais avec un gros flotteur pour se reposer dessus (on dit qu’ils nagent avec appui). Habituellement, lors de nos épreuves en eau libre, la combinaison est interdite, mais là elle est autorisée. Heureusement que je le savais et je suis monté avec mon « shorty ». Pour ce 20km, un kayak accompagne le nageur pour le ravitailler.
Dès le départ, je me situe devant avec un nageur en monopalme et un autre avec appui. Nous allons nager ensemble environ 5km après quoi je vais distancer le nageur en monopalme et prendre une légère avance sur celui avec appui. Nous allons longer les bords du lac et découvrir un cadre magnifique avec, entre autre, l’Abbaye de Hautecombe.

medium_bourget_lac.jpg

5 km avant l’arrivée, je suis toujours en tête, mais un vent de dos vient de se lever et le lac commence à s’agiter. Je vais commencer à éprouver quelques difficultés, surtout avec mon tuba mais également avec la combinaison qui m’oppresse et m’irrite au niveau des épaules. Dans le dernier kilomètre, je vais me faire doubler par le nageur avec appui qui profite avantageusement du vent. Je terminerai 2ème de cette épreuve et assez content pour ce premier essai.
La grosse surprise va être en enlevant mes palmes. Mes pieds sont en sang et c’est assez horrible à voir.

medium_bourget_pieds.jpg

Que c’est-il passé ? Là j’apprends que j’aurais du mettre des chaussons ou de la graisse pour me protéger. D’accord, mais c’est un peu tard pour me donner l’info ! ! ! Je vais avoir du mal à marcher pendant 15 jours. Heureusement la prochaine épreuve avec palmes aura lieu dans 3 mois, en janvier, à Lyon. En tous les cas cela m’a servi de leçon et je mets maintenant des chaussons, un bandage ET de la graisse. Malgré tout, lorsque j’enlève mes palmes, j’ai toujours une appréhension de voir ce que je vais découvrir.
Malgré tout je reste bon pied bon œil !

28/03/2006

Varna : championnat USIC de Water-polo 1989 en Bulgarie

Comme vous avez dû vous en apercevoir, j’aime bien l’eau et surtout m’amuser dans l’eau. Tout naturellement, j’ai également joué au water-polo pendant 3 ans au club de Canet 66.
En tant qu’agent SNCF, je participe en 1989 à la rencontre internationale de water-polo USIC (Union Sportive Internationale Cheminots) qui a lieu à Varna en Bulgarie.

medium_water_polo.jpg

Pour nous y rendre, il nous faut prendre l’avion. Et là big problème, tous les vols sont complets. Nous allons devoir passer par Bucarest en Roumanie et de là prendre un train pour nous amener jusqu’à Varna. Après maints contrôles douaniers et plusieurs péripéties nous finirons par arriver tant bien que mal à Varna. Nous allons passer une semaine agréable à visiter cette ville, se faire des amis, et surtout jouer. Sur les 6 équipes présentent, nous terminerons 5èmes après avoir battu les Allemands.

medium_water_polo_2.jpg

Devant nous figureront les Russes, les Bulgares, les Hongrois et les Hollandais. Rien d’extraordinaire à raconter sur ces matchs et sur le séjour en lui-même. Le plus anecdotique est ce qui va nous arriver lors de notre retour.

medium_train.jpg

Nous reprenons le train de nuit pour retourner de Varna à Bucarest. Nous nous plaçons dans la dernière voiture et comme il n’y a pas grand monde nous nous mettons 2 par compartiment pour pouvoir nous reposer. Après avoir passé la frontière vers 2 heures du matin, nous roulons paisiblement vers Bucarest. Notre chef de délégation water-polo se tient debout dans le couloir et regarde vers l’extérieur. Tout à coup, nous entendons un grand choc qui nous réveille puis un second, le chef de délégation se jette par terre en nous criant : « on déraille ! ! !» Et là nous allons passer une vingtaine de secondes à être secoués dans tous les sens. Nous allons passer un long moment cramponné tant bien que mal dans nos compartiments en attendant que cela se passe. Puis, il va y avoir un autre grand choc puis la voiture va enfin stopper.

medium_train3.jpg

Nous voulons sortir de la voiture qui se retrouve en travers sur 3 voies, mais nous sommes dans le noir au milieu de nulle part avec en travers de la sortie un fil électrique, pour l’alimentation de la machine, qui n’arrête pas de faire des étincelles. Tout le monde se regarde et personne ne parle. Nous sommes choqués. Dès que nous retrouvons nos esprits, les questions fusent : que c’est-il passé ? que fait–on ?…
Puis le fil électrique va cesser de crépiter et nous allons nous précipiter hors de la voiture avec tous nos bagages.

medium_train2.jpg

Et là nous allons attendre sur un petit chemin en plein milieu de la nature que quelqu’un vienne nous chercher. On s’aperçoit à ce moment qu’il n’y a que notre voiture qui a déraillé et on se dit que l’on a eu beaucoup de chance. Il n’y a aucun blessé. Les seules égratignures sont dues aux bagages qui nous sont tombés dessus. Au bout de 30’ nous apercevons enfin une lumière qui s’approche de nous en marchant. La personne nous parle, mais bien sûr nous ne comprenons rien. Avec des signes, il va nous demander de le suivre sur le chemin. Il nous accompagne en tête du train, arrêté beaucoup plus loin. Là nous nous installons à 6 par compartiment et nous allons finir tout le reste du trajet les yeux grands ouverts à faire des bons à chaque choc de la voiture.
Arrivée à Bucarest, un comité d’accueil nous attend et va nous prendre en charge jusqu'à l’heure de notre avion en fin d’après-midi. Ils vont nous offrir le petit déjeuner, le repas de midi et vont nous faire visiter avec un minibus la capitale roumaine. Tout ça pour nous faire oublier certainement ce qui venait d’arriver ! ! ! Contrairement au voyage-aller, nous n’aurons jamais été contrôlés, même à l’aéroport.
Malgré cet incident, nous gardons tous un très bon souvenir de ce séjour, et lorsque nous nous rencontrons les années suivantes, nous nous remémorons que cet événement. La compétition étant passé au second plan.
J’ai quand même mis plusieurs années avant de pouvoir dormir dans un train la nuit et même encore maintenant je sursaute lorsque l’on est un peu plus secoué que d’habitude, car avec les trains, tout est possible, la preuve !

27/03/2006

Mes déboires en triathlon

Dans les années 80, j’arrête de nager en compétition. Faire des longueurs dans une piscine ne me motive plus, malgré mes participations en équipe de France de natation espoir (en 1979) et junior (en 1980) sur 400m, 1500m et 400m 4 nages. D’ailleurs, il faut que je me consacre à mes études. Seulement j’ai besoin de faire du sport. Je passe le début des années 80 à m’essayer dans différentes disciplines sportives mais non aquatiques. Il y a le judo (où j’obtiendrai la ceinture noire) et il y a le football américain avec le premier club en dehors de Paris que je crée à Canet en 1983 : Les « Gladiateurs Catalans ». Mais l’eau me manque et l’été je n’hésite pas à remettre mon maillot, bien ficelé, pour participer aux différentes traversées en Languedoc-Roussillon. Lorsque l’on habite une région au bord de la Méditerranée, il y a de quoi faire : Collioure, Canet, Le Barcarès, Port la Nouvelle, Narbonne, Fleury, Sète… Certaines font même partie d’un circuit de traversées en France. Les prémices d’une coupe de France d’eau libre avant l’heure. En 1985, « ARENA » et la FFN créent un « Tour de France Aréna des Traversées » dont le but est de développer et d’aider les organisations locales dans la mise en place de leurs traversées à la nage.

11cd400f145466e751a98cddb0e56663.jpg

Un challenge national est décerné au premier nageur et à la première nageuse ayant totalisé le plus de points sur l’ensemble des dix épreuves que comprend ce circuit. Les organisateurs locaux gardent leur autonomie et sont seuls juges du bon déroulement de l’épreuve.

Les résultats définitifs sont publiés à l’issue du tour, et les vainqueurs de chaque catégorie sont invités à participer à la traversée de la Martinique ou de la Guadeloupe. De quoi attirer les foules ! Malheureusement, cette opération n’a pas eu le succès escompté et a disparu à sa troisième édition. La raison peut en être attribuée au succès grandissant du triathlon ces années-là.

 Cette vague sportive (nage, vélo, course) venue d’Hawaii, s'étend sur la France avec le triathlon de Nice en 1982. Des images « chocs » diffusées sur Antenne 2 révèlent ce sport au grand public mais aussi au sportif que je suis. Je pense alors que ce sport d’endurance doit parfaitement me convenir et que je vais peut-être obtenir de bons résultats. « Nager », il n’y a pas de problème, c’est ma spécialité. « Courir », je dois m’en sortir, je fais souvent des footings avec le football américain et il m’arrive de participer à des courses sur route. Il n’y a que « pédaler », qui reste une inconnue pour moi mais cela ne doit pas être bien sorcier. Quelle erreur ! Ou plutôt quelle horreur ! Ce n’est pas parce que je vais chercher le pain à la boulangerie tous les week-ends avec mon vélo que le cyclisme est aussi facile.

DSCF5068 [800x600].jpg

Tout a débuté avec le « Triathlon de la Côte des Roses » à Narbonne. Un triathlon de catégorie B, comme ils disent : 1.5km de natation, 68km de vélo et 18km en courant. Un ami narbonnais, à l’aise en vélo, me dit qu’il y a une côte assez dure à monter dans les premiers kilomètres et qu’il vaut mieux que je l’essaie avant. Avec mes parents, toujours fidèles pour m’accompagner dans mes aventures, nous prenons dans le garage le vélo qui me sert pour aller à la boulangerie et nous voilà partis pour Narbonne et sa fameuse côte. Mon vélo, complètement inadapté me lâche. Très vite, je déraille à répétition. Impossible dans ces conditions d’attaquer la montée. Me voilà beau, j’ai mon premier triathlon dans une semaine et je n’ai pas de vélo. Je cours dans la première grande surface pour m’acheter un vélo de course. Là, ravi de ma nouvelle acquisition, je repars très motivé sur Narbonne pour l’essayer. J’effectue les cinq premiers kilomètres de plat à l’aise et plus vite qu’avec mon ancien vélo. Très optimiste, je m’imagine déjà sur un podium. Mais au moment d’attaquer la côte, patatras !!! Je casse la pédale de mon nouveau vélo. Trop de puissance ou mauvais matériel ? Il ne me reste plus que 3 jours et je n’ai toujours pas attaqué cette maudite montée, à part deux fois, en voiture. Heureusement, le grand magasin accepte de changer le vélo sans soucis. Pendant ces 3 jours, je me motive et prépare avec soin mon nouveau matériel. Je fais déjà des plans. Sur le papier, du moins sur mon papier, je compte nager en moins de 20mn, pédaler en moins de 2h00 et courir 1h20. En 3h30 je finirai bien dans les premiers… C’est enfin le grand jour. Mes parents m’accompagnent, ils ne veulent pas rater le spectacle puisqu’ils m’ont toujours suivi lors de mes aventures sportives. Dans le parc à vélo nous sommes plus d’une centaine de concurrents à nous installer et les conversations vont bon train : D’où tu viens ? C’est quoi ta spécialité ? T’as pris quoi en ravitaillement ? Tu sais l’eau est à 14°, t’as pas de combi ? Non pourquoi ? J’apprends qu’en triathlon, la combinaison est autorisée. A l’exception d’une dizaine d’athloniens, car nous ne savons pas encore si nous finirons la première épreuve, tous les concurrents sont équipés d’une combinaison. L’avantage c’est que l’on me repère facilement sur la ligne de départ.

DSCF5065 [800x600].jpg

 C’est parti. Je m’élance pour mon premier triathlon. L’eau est vraiment froide, mes pulsations montent à 200 et je viens tout juste de commencer à nager ! J’ai du mal à respirer, tout mon corps est crispé. J’ai l’impression d’avoir la tête dans un étau, un peu comme lorsque l’on mange une glace trop vite. L’envie d’abonner m’effleure l’esprit. Mais après quelques minutes passées dans cette eau glaciale, mon corps s’habitue ou alors il est complètement anesthésié. C’est presque la fin de l’épreuve de nage et je suis de plus en plus gelé, priant pour que je termine cette épreuve qui est ma spécialité. Je sors enfin de l’eau dans les cinq premiers. Devant moi, aucun nageur que je connais. D’où sortent-ils ? Est-ce l’effet combi ? Sur l’aire de transition, je suis incapable de me sécher et d’enfiler mes habits. Je grelotte et claque des dents. Tant bien que mal et je ne sais par quelle force, je me retrouve sur le vélo. Je passe mes 5 premiers kilomètres à faire des zigzags de droite à gauche de la route tellement j’ai froid. Voici enfin la montée fatale, 10 kilomètres de côte. Je viens de récupérer une température corporelle décente. A la vitesse d’un homme au pas, je réussis à franchir la montée alors que de nombreux concurrents me sont passés devant. J’ai l’impression qu’ils ont un moteur. En haut de la montée, il fait 30° à l’ombre, une fournaise. Heureusement, je suis parti avec deux gourdes pleines d’eau qui vont me permettre de compenser les litres de sueur. Tant bien que mal, je termine mon épreuve de vélo. Je n’ai plus d’illusion, une place dans les 10 premiers, ce n’est plus la peine d’y penser : il faut que j’évite une place dans les 10 derniers. Heureusement, je suis bien entraîné en course à pied. Mais comment courir 18km, lorsque l’on tient à peine debout ? Mon père me suit en vélo et m’encourage, je n’en peux plus tant il fait chaud. Je ne rêve que d’une chose, retourner à l’eau, même glacée. A chaque ravitaillement on me présente des éponges sorties d’une énorme poubelle remplie d’eau. Mais l’éponge ne suffit pas, je plonge complètement mon corps dans ces poubelles salvatrices. Mon organisme se remet enfin d’aplomb et je termine les 2 derniers kilomètres comme si rien ne s’était passé auparavant. Les 3h30 prévisionnels sur mon papier ont fait place aux 4h35mn bien réels. Je termine 1h10 après le premier en 102ème position sur les 175 arrivants. Mais c’est promis, terminé on ne m’y reprendra plus…

L’œuvre du temps fait que je m’inscris dans un club de triathlon « l’Amicale Sportive Triathlon Catalan » L’année suivante je participe au premier triathlon de l’année à la Grande-Motte. Comme j’en ai déduit que j’étais nul en vélo, au lieu de me remettre en question, je me suis dis, que c’était la faute du matériel. Tirant enseignement de cette première expérience, je me suis donc acheté un nouveau vélo et pas des moindre, un fait sur mesure pour moi.

Quant à mon épreuve favorite, sur 1500m en piscine je mets 700m dans la vue d’un nageur du club. Dès qu’il met sa combinaison dans le bassin, je ne le bâts plus que de 200m. C’est sûr que dit comme ça c’est tentant. J’ai alors également investi dans une combinaison. Mais la suite est totalement différente.

DSCF5066 [800x600].jpg

A la Grande-Motte, une quinzaine de minutes avant le départ, j’enfile ma combinaison de plongée. Je souris même en voyant les quelques triathlètes néophytes en maillot de bain. Mais je vais vite le regretter. Sans n’avoir fait encore aucun effort, je sue à grosses gouttes dans cette combinaison. Le départ est à peine donné et je suis déjà épuisé avant même d’avoir mis les pieds dans l’eau. Les 100 mètres de course à pied pour rejoindre la mer sont un enfer. Je n’avais jamais couru avec une combinaison, c’est l’horreur !! Je suis déjà à 200 de pulsations. Il ne me tarde qu’une chose, c’est de plonger pour trouver un peu de fraîcheur. Une fois dans l’eau je revis, mais pas pour longtemps, car je n’ai jamais nagé avec une combi non plus. Elle me fait flotter comme un bouchon de liège et je perds tous mes appuis : je ne sais plus nager ! Mes jambes et mes bras se retrouvent à la surface de l’eau et je nage avec une lenteur proportionnelle à l’épaisseur du caoutchouc. C’est horrible, je sors à peine dans les dix premiers. Celui qui m’a inspiré cette combinaison, sort à peine quelques mètres derrière moi. A partir de ce jour-là, c’est promis, je ne mettrais plus jamais de combinaison. Tant pis si l’eau est froide. Le reste de la course en devient banal, je me fais toujours autant doubler en vélo malgré mes progrès en équipement et j’en redouble quelques-uns en course à pied. C’est d’ailleurs à cause du vélo ou de mon incompétence dans ce domaine que je vais arrêter ce sport. Après quatre années de progrès notoires, j’attaque le triathlon de Sète pour essayer de terminer dans les quinze premiers. Je sors de l’eau en tête, et après des soucis mécaniques au parc à vélo, je déraille à plusieurs reprises, je me retrouve alors à la sortie du parc en milieu de classement. Après encore quelques déboires, je termine mon parcours vélo bon dernier. Je crois que je n’ai même pas fait l’épreuve de course. Arrivé à la maison, le vélo a filé directement au grenier. Le triathlon c’est terminé pour moi, nous sommes en 1989.

24/03/2006

l'entrainement - la securité

Vous ne pourrez plus dire : « on ne me l’avait pas dit »

medium_secirite_nageur9.2.gif

Losque vous allez vous entraîner en milieu naturel il est nécessaire de connaître certaines règles de sécurité :

- La première des règles et la plus importante est de ne jamais nager seul. Même si vous êtes en parfaite condition physique. Des ennuis peuvent survenir à tout moment, hypothermie, crampe, fringale, choc… Il faut qu’une personne soit présente pour vous aider et vous ramener en cas de difficulté. Si malgré tout vous vous aventurez à l’eau seul, assurez-vous qu’il y ait toujours quelqu'un sur le bord qui puisse prévenir les secours ou venir vous chercher. Pour cela il est préférable de nager en eau peu profonde. Cela permet à cette personne de venir vous aider même si elle ne sait pas nager ou à vous-même de pouvoir revenir au bord en marchant.
medium_securite_marine.3.jpg

- Si la plage est non surveillée ou la baignade interdite (présence de drapeaux rouges ou pancartes), évitez les risques inutiles en vous mettant à l’eau car il peut y avoir des dangers. De plus vous êtes passible de verbalisation.
Si vous vous aventurez malgré tout dans l’eau et que vous êtes seul c’est plus de l’inconscience que de la nage en eau libre !
medium_securite_waterweb.5.gif

- Si vous désirez vous aventurer pour la première fois dans un nouveau point d'eau, renseignez-vous auprès des nageurs locaux afin qu’ils vous indiquent les éventuels dangers (courants, rochers, …).

- Evitez d’aller à l’eau après avoir fait un très gros repas ou bien si vous ne vous sentez pas à l’aise ou en forme. C’est souvent dans ces moments qu’arrivent les accidents.
medium_securite_nageur8.2.gif

- Evitez de vous mettre à l’eau immédiatement après un long trajet en voiture. Prenez le temps de vous reposer.

- Enfin, n'oubliez pas de vous échauffer avant de rentrer dans l’eau.

Bon entrainement !!!

22/03/2006

Le MANUC

 

bandeau MANUC.JPG

Il faut comprendre le Montpellier Agglomération Natation Université Club (anciennement MUC).
Les dirigeants du club m’ont accueilli au début des années 90 et je les remercie de leur gentillesse à mon égard. Je peux ainsi, grâce à eux, m’entraîner dans de bonnes conditions tout en jonglant avec les horaires atypiques de mon travail. Cela me permet de pouvoir faire tout ce que vous allez découvrir à la lecture de ce blog.
Pour découvrir les différentes activités du MANUC n’hésitez pas à visiter leur site : http://www.muc-natation.org/

15:15 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (2)

21/03/2006

Les canaux de Sète : plus d'une vingtaine de participations

La doyenne des traversées en France

 bandeau sète.JPG
En 1975, j’accepte que mes parents m’inscrivent aux autres traversées de la région, Barcarès, Collioure et celle qui n’a pas pris une ride en 50 ans, la traversée de Sète. C’est LA traversée en Languedoc-Roussillon, elle est la doyenne des traversées en France. C’est la seule à avoir résisté au temps, aux guerres et à la construction des piscines. Elle se nage tous les ans pour les fêtes de la Saint-Louis où elle cohabite en parfaite harmonie avec les joutes qui sont la principale attraction de ces festivités. Plus d’une centaine de nageurs participent à cette traversée de 1800m dans les canaux de la ville. Les meilleurs nageurs français du moment n’hésitent pas à venir à Sète afin d’essayer d’inscrire leur nom au palmarès. Certains disent que « le palmarès de la traversée de Sète est celui de la natation française ». 

P1010353.JPG

Le public est également très nombreux pour encourager les nageurs dans leurs efforts. Il est très facile, tout au long du parcours, de regarder passer les nageurs depuis les quais. Mais pour suivre un nageur, c’est une autre paire de manche. Mon grand-père en a fait l’expérience. A 10 ans, mes parents m’inscrive à la traversée mais n’ont pas la possibilité de m’y amener. Mon grand père se fait un plaisir de m’accompagner.

img050.JPG

Nous voilà parti à Sète, le rendez-vous à lieu à la piscine des Dauphins de Sète, un espace banalisé en bois construit au bord des quais. Nous faisons la queue pour récupérer notre laisser passer et mon bonnet numéroté. A cette époque les bonnets sont en tissu avec des lanières à fixer sous le menton. Ils sont d’une grande valeur apparemment, car il nous faut laisser une caution pour éviter de l’emporter à la maison. 

P1010351.JPG

Pendant notre attente, j’apprends qu’il existe une petite traversée réservée aux régionaux de moins de 14 ans. Mais comme je suis inscrit à Lyon Natation, je n’ai pas le droit d’y participer. Je nage donc avec les seniors. Le départ a lieu à hauteur du pont-levis de la Bordigue. Une centaine de nageurs s’amasse le long du canal. Un gamin de 10 ans compressé au milieu des champions de la natation française. Je ne suis pas rassuré, mais mon grand-père est là pour m’encourager et me suivre tout le long du parcours. Le départ est donné, et je suis emporté, je ne sais comment, dans les flots.

img051.JPG

Oh, surprise !!! Je nage plus vite que d’habitude, car à Sète, il y a le courant et l’aspiration des nageurs qui m’entraînent. Mon obsession est de ne pas perdre mon bonnet : il faut récupérer la caution ! Voilà comment porter un stress supplémentaire à un enfant. En cours de route, je touche quelque chose de gélatineux. Tiens ! Il y en a un qui a perdu son bonnet. Erreur ! Le canal est rempli de méduses. Et là, j’apprends sur le tas, qu’il existe aussi des méduses qui ne piquent pas. Celles-là sont translucides et gélatineuses. Ce sont des « Spales et Dolioles », elles sont inoffensives et il n’est pas rare l’été de voir les enfants s’en amuser. Pour le nageur, le plus désagréable est de sentir cette masse gélatineuse entre les doigts et sur le corps, mais il n’y a pourtant aucun risque. Je continue donc mon chemin en jetant un œil sur les quais. Mon grand-père, entraîneur d’un jour, me suit d’un pas rapide, mais il se retrouve dans les 200 derniers mètres dans un cul de sac l’obligeant à faire un long détour.

img052.JPG

A mon arrivée, je suis pris en charge par un organisateur. Il me donne un yaourt et me tape sur les cuisses. Mais que fait-il ? Je viens de nager 1800 mètres et voilà qu’un inconnu me flanque des fessés non méritées ! J’apprends qu’il cherche tout simplement à me réchauffer. Autour de moi des nageurs sont frigorifiés et sont enroulés dans des couvertures. Pour ma part, je n’ai pas vraiment froid et cherche mon grand-père qui porte mes affaires de rechange. Je le vois arriver en courant pour me libérer enfin de ces claques non méritées.

img053.jpg

Je termine à la 36ème place. Nous avons ensuite rendez-vous dans un gymnase pour la remise des récompenses et le vin d’honneur. Nous restituons le précieux bonnet et grâce au laisser passer, nous nous installons sur des gradins. Sur une table, de nombreux lots sont en évidence pour récompenser les nageurs. Je cherche parmi cette caverne « d’Ali-baba », lequel je vais bien pouvoir recevoir. Nous assistons alors à une incroyable remise de récompenses. Le fameux chauvinisme Sétois illustré dans toute sa splendeur. Les récompenses débutent par le premier Sétois. Il reçoit un lot sorti de dessous la table, comme s’il avait été réservé spécialement pour lui. Puis ils enchaînent sur le premier départemental, le premier régional et la première équipe. Lorsqu’un Sétois ne gagne pas et se retrouve derrière des non régionaux, il repart avec un minimum de trois lots toujours sortis de dessous la table. Lorsque l’on arrive enfin au grand vainqueur de la traversée, celui-ci a le choix parmi les lots exposés sur la table…et il repart avec un lot de moindre valeur, jaloux des récompenses du sétois arrivé loin derrière lui. Je vous rassure, après avoir souvent été sifflées, les remises de récompenses à Sète ont bien changées les années qui suivirent.

Je ne me rappelle plus du lot que j’ai pu avoir, mais une chose est sûre aujourd’hui, c’est que mon grand-père n’a pas arrêté de parler du déroulement de cette traversée tout le restant de sa vie. 

P1010335.JPG

Au cours de cette traversée j’ai pu constater qu’en eau libre il y a des courants et qu’il faut en tirer profit au maximum. Parfois le courant n’est pas homogène, il varie en fonction du relief, de la profondeur, des obstacles et des virages. A l’intérieur des virages serrés et derrière des obstacles se crée parfois un phénomène de contre courant. En règle générale, le courant est plus fort au milieu du chenal et moins fort sur les cotés. Dans le sens du courant, il est conseillé de nager au milieu pour profiter au mieux de sa puissance. A contre courant, il est recommandé de nager le plus près du bord, là où le courant est moins fort. Cette expérience, j’aurai l’occasion de la mettre en pratique, justement à Sète en 2000. 

P1010349.JPG

Alors qu’avec les 150 participants nous nous dirigeons vers le départ, juste avant le signal du starter, le courant favorable se met à tourner et devient contraire. Arrivés dans le canal, tous les nageurs qui sont devant moi sont stoppés net. La compétition se joue alors à contre courant. Mon expérience va m’être utile à cet instant. Je prends l’ascendant sur tous les autres nageurs comme le souligne la presse locale : « Slalomant entre les bateaux et les bouées, longeant les quais pour nager dans des eaux plus clémentes, le vétéran du MUC offre une prestation spectaculaire… et très efficace, puisqu’il atteint la mi-course avec 60 mètres d’avance ».  Mais cette avance n’est pas suffisante, une fois arrivés dans des eaux plus clémentes, mes deux successeurs plus frais et beaucoup plus jeunes me doublent sur la fin. Le vainqueur, le champion de France sélectionné pour les championnats du monde déclarera à l’arrivée : « La course s’est vraiment jouée sur la fin ; Jacques a failli nous piéger sur la trajectoire. Heureusement je terminai plus frais que lui et je le passe sur les derniers mètres ». Dommage, j’aurais du m’entraîner un peu plus cet été là, mais cela m’a fait très plaisir que « Stéf » me rende ainsi hommage.

Le site de la traversée : http://www.dauphinsdesete.org/dauphins/Eau_Libre.html

Aqualove sauvetage

 

bandeau aqualove.JPG

Je vous présente le club de sauvetage le plus cool, le plus sympa en France ! Les responsables (Aurélie, Christelle, Seb et Aurélien) sont jeunes et dynamiques, sans parler de tous les adhérents.

En plus du sauvetage côtier, ce club propose des formations BNSSA, AFPS et surveillant de baignade. Ils s’occupent d’activités aquatiques comme les bébés nageurs, les cours de natation et l’aquagym. Vous comprendrez aisément que je n’ai pas hésité une seconde à m’inscrire dans ce club et d'en accepter depuis 2007 la présidence.

15:15 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (3)

20/03/2006

Banyoles : 2400m

Une épreuve de masse en Espagne
medium_banyoles_epart.3.jpg

En 1976, j’intègre la section sport étude de Font-Romeu (Pyrénées-Orientales). Là, je rencontre Eric Pétron et Fabien Polin qui seront pendant 3 ans comme des frères. Eric sera d’ailleurs le précurseur du sauvetage côtier en France et nous aurons certainement l’occasion d’en reparler.

img113.jpg

Photo de classe en 4ème à Font-Romeu (1976-1977)

Mais c’est également à Font-Romeu que j’apprend que non loin de là, en Espagne, se déroule chaque 2ème week-end de septembre, une traversée à la nage qui attire plus de 2000 participants ! ! ! Il s’agit de la Traversée de Banyoles avec un grand T.
En 1977, je participe pour la première fois à cette traversée. C’est incroyable le succès qu’elle a (environ 500 participants en jeunes, 800 en filles et 1200 en garçons).
Les clubs s’y rendent en bus et c’est l’occasion d’une journée pour se retrouver, nager, pique-niquer et s’amuser ensemble.
Le rendez-vous à lieu au siège du club de Banyoles. Là, parents, enfants et entraîneurs se cherchent au milieu d’une foule innombrable. Il faut le voir pour le croire…

img110.jpg

2 bétaillères attendent pour emporter les nageurs vers le lieu du départ. Puis c’est le grand moment, il faut monter dans ces camions. Le mot serait plutôt « s’entasser ». Et là, comprimés au milieu des odeurs de camphre et de transpiration, commence un rituel : tous les nageurs se mettent à chanter et à danser en sautant. Je ne vous raconte pas l’état des amortisseurs… Après un long (très long) voyage de 5mn, nous arrivons sur le lieu de départ. Une berge de 100 mètres de large où s’entassent 1200 nageurs derrière un filet en toile de jute. Les organisateurs nous remettent une pastille avec notre numéro de compétiteur que l’on attache à notre maillot. Tiens ! Des nageurs ont 2 maillots ? ? ?.

Et, d’un coup, le filet en toile de jute se baisse et une marée humaine se jette à l’eau. A partir de ce moment, tout ce que vous avez appris sur la technique du crawl à la piscine, peut rester au vestiaire. Une fois vous êtes au-dessus des nageurs une fois vous êtes en dessous, et là on apprend vite une nouvelle technique, pas besoin de maître-nageur. Le passage du bras hors de l’eau, se fait les poings fermés et pour avancer on s’aide des pieds de celui qui est devant ou de son maillot. Je comprends mieux maintenant pourquoi les 2 maillots ! ! ! Pour cette traversée je veille particulièrement à bien attacher mon maillot (voir la note Canet 1972), cela m’évite quelques désagréments.

img111.jpg

Après une « lutte » de 2300m, c’est enfin l’arrivée. Les nageurs s’alignent les uns derrière les autres en file indienne au fur et à mesure de leur arrivée. Un public nombreux se bouscule pour voir ou rechercher des nageurs. Tiens ! Certains nageurs sortent en se cachant sur le coté au milieu des arbustes. Ils ont dû mettre un seul maillot (mal attaché) et ont donc perdu leur numéro. Ils sont disqualifiés pour tenu non réglementaire. :)
Après un pique-nique et une après midi à faire les fous au bord et dans l’eau, c’est la remise des récompenses. Une estrade à ravir un vendeur de coupe tellement il y en a (plus d’une centaine).

Cette année là, je terminerais 66ème. Mon meilleur résultat sera 5ème en 1979 et 1980.

img112.jpg

Les années sont passées et la traversée a bien changé. Malgré le nombre augmentant de nageurs, la bétaillère a disparue et les nageurs se sont plus assagis. Mais le clou du spectacle est la remise de récompense où, depuis 1990, pour la petite traversée, le vainqueur remporte son poids en bonbons ! ! !

19/03/2006

Canet-en-Roussillon

Mes premières traversées

Dès 1970, je fais mes premières brasses dans des structures clubs. L’hiver je nage au sein du club de Lyon Natation à la piscine de Lyon-Vaise et l’été je m’entraîne avec le club de Natation Canet en Roussillon.

DSCF5056 [800x600].jpg

A cette époque, il n'y a pas autant de piscines qu'aujourd'hui. A Canet, nous nageons dans le port, dans un bassin de 25 mètres, délimité par des troncs d'arbre et des cordages. Jusqu’en 1976 (date de la construction de la première piscine de Canet), je nage dans ce bassin au milieu des poissons, du plancton et des méduses dans une température changeante, au gré de la météo (15° à 23°).

DSCF5057 [800x600].jpg

Dans le port de Canet

Tous les matins, mon père m’amène au port pour que je puisse me faire plaisir et nager dans l’espace banalisé. Dans l’eau les longueurs ne me font pas peur et je montre des prédispositions pour les épreuves d’endurance. A partir de 1971, le club de Canet organise un des évènements majeurs de la station : la traversée de Canet à la nage. Au début des années 70, les traversées de ville sont nombreuses et attirent foule de nageurs et de spectateurs. Elles sont à la fois conviviales et sportives.

DSCF5058 [800x600].jpg

L’année d’après, c’est au cours d’un entraînement dans le port que mon père apprend l’existence de cette traversée. Il décide donc de m’inscrire. Je participe à ma première traversée à la nage le 28 août 1972. La petite traversée a lieu dans le port sur un parcours en forme de triangle de 800m. A l'époque je nage dans la catégorie poussin, je suis le plus jeune. Pour cette première, je termine à la 12ème place. Je suis fier, je viens de gagner mon premier T-shirt événementiel ! Il traîne encore dans un placard du grenier familial.

DSCF5060 [800x600].jpg

L'année suivante, je reprends part à l'épreuve. Cette année-là, motivé, trop sûr de moi et un peu trop excité, j'en oublie d'attacher mon maillot. Après le départ je me retrouve nu comme un poisson. Après avoir récupéré mon maillot au milieu du banc de nageurs qui me fonce dessus, je fais une superbe remontée et finis 2ème de l'épreuve. Cela va me servir de leçon pour les prochaines fois. Petit détail qui a son importance quand on a 9 ans, l'épreuve est mixte... Mais le plus formidable, c’est que je viens de gagner ma première médaille. Tous les copains ont défilé à la maison pour admirer la récompense bien exposée dans la salle à manger.

C'est au cours de ces traversées que je commence à acquérir de l'expérience sur la nage en milieu naturel qui est très différente de celle en piscine.

DSCF5059 [800x600].jpg

Il faut nager avec les courants, se frayer un chemin au milieu des autres nageurs et surtout savoir s'orienter.

L’orientation, un sens que j’ai développé au cours de mes traversées. Rien ne sert de nager vite, si vous prenez une mauvaise trajectoire, la victoire peut facilement vous échapper. Il est difficile de repérer une bouée en pleine mer. Une mouette sur l’eau peut être confondue avec une bouée. Cela m’est déjà arrivé à l’entraînement. La mouette est un coach impitoyable, elle reculait à chaque fois que je levais la tête. Bonjour, les mètres en plus !!! Tout ça pour dire qu’il est nécessaire de visualiser à l’avance le parcours et de prendre comme repère des éléments fixes faciles à voir, assez hauts et distincts de loin (tour, cheminée d’usine, pic rocheux…), sur les berges ou les rivages. Un conseil qui a son importance, lorsque la mer est agitée, il faut toujours chercher ces repères lorsque l’on est sur la cime de la vague. Dans le creux, vous levez la tête pour rien.

Je commence à prendre goût à cette activité de pleine nature, malgré les bébêtes marines qui ne m’enchantent guère. Parmi ces animaux aquatiques, celles que je redoute le plus sont les méduses. D’ailleurs qui ne craint pas ces animaux invertébrés qui aiment à flotter à la surface de l’eau les jours de fortes chaleurs et qui suivent généralement les courants chauds ? Parmi elles, certaines sont urticantes, la plus douloureuse est la « Pelagia noctiluca ». Elle peut être saisie mais il faut éviter les tentacules qui possèdent le venin provoquant des brûlures et des lésions locales. Lorsque l’on rentre en contact de ces animaux, on ressent comme une décharge électrique suivie d’une douleur vive qui démange ensuite. Un peu comme si vous aviez été au contact d’une ortie. Le fait de continuer à nager dans l’eau de mer apaise la sensation de brûlure. Dès que l’occasion se présente, il ne faut pas hésiter à se passer une pommade à base de corticoïdes ou un antihistaminique, prescrit par un médecin, pour aider à calmer la douleur et les démangeaisons.

Mais lorsque l’on veut nager en mer, il faut faire avec…