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24/04/2006

Midi Libre Sète 24 avril 2006

Article paru à la suite de la 37e traversée à la nage avec palmes de Sète

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23/04/2006

Île-Rousse : championnat de France palmes 2005 sur 20km

Un championnat de France est organisé en Corse en 2005, voilà une bonne occasion de passer des vacances en famille mais aussi de nager dans un cadre agréable. Nous voilà donc partis, ma petite famille, Cathy et son mari, Jean-Marie et les membres de la « Palme Sétoise » vers Marseille pour embarquer sur le Ferry qui va nous conduire à Bastia. Après une nuit à bord, nous arrivons à bon port. Nous allons rejoindre le nord-ouest de l’île en traversant l’arrière pays. Nous empruntons les montagnes de la Balagne pour nous retrouver surplombant les plages. On s’en met plein les yeux, on admire la vue panoramique qui nous est offerte. Nous sommes hébergés avec les autres compétiteurs dans un village vacances situé à quelques kilomètres d’Île Rousse. Les motivations sont différentes pour les uns et les autres. 

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Pour nous, il s’agit avant tout de vacances. Calvi n’est pas très loin et nous allons profiter du séjour pour visiter ces deux villes : port et citadelle pour Calvi, belles plages et place bordée de platanes à l’Île Rousse. C’est aussi l’occasion d’acheter des spécialités Corse : gâteaux sec, fromages, charcuterie… Mais il n’y a pas que le tourisme, il faut nager pour les championnats. Avec Cathy, nous allons participer à l’épreuve des 20 kilomètres. Le principe est de faire dix boucles de 2 kilomètres. A chaque passage, on retrouve pour nous ravitailler un bateau ancré à une bouée de contournement avec à son bord Bernard et les autres accompagnateurs. Le pauvre doit rester pendant quatre heures en plein « cagnas » sans pouvoir bouger. 

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Heureusement pour lui, il n’est pas tout seul et il aura au moins avec qui bavarder sur l’embarcation. Nous sommes qu’une dizaine au départ. Cathy et moi avec nos deux palmes, alors que les autres ont tous une monopalme. Pour nous c’est l’occasion d’un entraînement en endurance avant d’attaquer le programme estival des traversées. Nous allons pouvoir admirer les fonds marins et le paysage, les plages d’Île Rousse sont réputées pour la plongée sous-marine. Je débute ma randonnée aquatique en profitant des fonds marins, l’eau est claire, cela me change de certains endroits en Méditerranée. Mais mon exploration touristique s’arrête très vite, lorsque je m’aperçois que je suis en 4ème position avec deux « monopalmeurs » juste devant moi. L’esprit de compétition revient en moi et je commence à accélérer l’allure. Mon attention n’est plus portée vers les fonds marins mais sur les nageurs situés devant.

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Dans le troisième tour, un des concurrents fait une erreur de trajectoire et je me retrouve à la lutte pour la seconde position. Dans le tour qui suit, un petit coup d’accélération et me voilà seul second. Le premier, un grand champion, est loin devant. Je vais mettre tout en œuvre pour maintenir cette position. Le principe de cette course consiste à finir son tour dès que le premier franchi la ligne d’arrivée, comme en « Formule 1 ». Si le premier termine alors qu’un nageur effectue son huitième tour il ne part pas pour un neuvième. C’est ainsi qu’à la fin de mon neuvième tour le suspens est à son comble. Le champion est en train de nous rattraper et d’en finir avec son dixième et dernier tour. Le troisième est 200 mètres derrière moi et il peut se faire doubler comme il peut enchaîner sur un dernier tour avec moi. Je suis à court d’énergie et un dixième tour peut être fatal. Que faire, ralentir pour terminer en même temps que le vainqueur avec un tour de retard mais au risque de se faire doubler au sprint par le troisième ? Ou bien éviter de se faire rattraper et attaquer un dixième tour avec la possibilité de se faire doubler et terminer troisième ? J’arrive à la bouée de contournement et m’arrête pour me ravitailler. J’en profite pour demander conseil à Bernard qui a une meilleure vision de la situation depuis le bateau. Il faut continuer, c’est trop risqué. Me voilà donc reparti pour un dixième tour, j’ai les épaules hyper lourdes. Je nage principalement avec les bras et « mes palmes ne me servent pas à grand-chose » comme le répète désespérément Jean-Marie. Je vais donc me mettre à nager sur le dos pour récupérer et analyser la situation. Youpi et désolé pour le troisième, il vient de se faire doubler dans les derniers mètres, il n’enchaînera pas sur un autre tour ! J’aborde ce dernier tour plus tranquille. Je peux nager en récupération et terminer ma visite des fonds marins. Cela aurait été dommage de ne pas profiter de ce joli paysage qu’il m’est offert d’admirer, dans et hors de l’eau : au fond la faune marine et sur le côté, les pentes des montagnes de l’arrière pays Corse.

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Quant à Cathy, elle fait une belle troisième place. Nos vacances ont été fructueuses et nous laissent un bon souvenir. Lorsque le lendemain nous reprenons à Bastia, le bateau qui nous ramène sur le continent, pleins de projets aquatiques nous viennent à l’esprit… Nous reviendrons en Corse… C’est sûr !

22/04/2006

Barcelone 1999 : 3km

La traversée d'un des plus grands ports d'Europe

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C’est en septembre 1999 que je participe à la 72ème traversée du port de Barcelone. Elle fait partie des épreuves incontournables en Catalogne Espagnole. La première traversée du port est organisée en 1926 par le club local qui continue toujours de l’organiser : le Club Natacio Athletic Barceloneta. La distance à parcourir est de 3km au milieu des docks. Elle se déroule tous les ans le 4ème dimanche de Septembre. Nous avons rendez-vous devant le « Palau de Mar », un imposant bâtiment qui abrite le musée d’Histoire de la Catalogne. Sur le quai, nous sommes plus de 300 participants à nous entasser sur des embarcations typiques en bois pour nous rendre sur le lieu de départ situé vers la sortie du port.

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L’ambiance est chaleureuse, ça chante, ça crie, ça saute… le tout serré comme des sardines, difficile d'admirer le paysage. Soudain, avant même que le bateau accoste, tous les nageurs se précipitent vers la sortie pour sauter sur le quai. C’est une course d’une vingtaine de mètres pour se retrouver au meilleur endroit. Effectivement, nous sommes plus de 300 à partir sur un petit bout de quai de 30m de large. Cela se bouscule dans tous les sens jusqu’au coup de sifflet libérateur. De plus de 3m de haut, 300 nageurs se plongent les uns sur les autres, dans une eau qui ne paraît pas des plus limpides. Parti devant, je suis obligé de nager en sprint pour ne pas me faire nager dessus. Je m’écarte rapidement vers le milieu du canal du port pour pouvoir me mettre à mon rythme. Au milieu du port, je me sens tout petit au milieu des tankers et des ferries. Sur ma gauche je vois les docks et la petite montagne de Montjuic où se sont déroulés les Jeux Olympiques en 1992. Cette montagne de 184.8m de haut surplombe le port et la vieille ville.

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Nous effectuons, au milieu de quelques nappes graisseuses, une longue ligne droite en direction de «Port Vell», le vieux port historique de Barcelone. Après plus de 2km, nous passons sous le téléphérique qui traverse le port depuis la tour de Saint-Sébastien (La Barceloneta) jusqu’au mirador de Miramar, sur la colline de Montjuic. Puis une nouvelle ligne droite en direction de l’arrivée avec pour repère visuel le « Palau de Mar ». Je terminerai cette traversée à la 24ème place.

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Comme pour toutes traversées, j'aime faire une balade en ville pour visiter. Je vais avoir l'agréable surprise en regardant les plaques des rues, qu'il y en a une qui porte mon nom !

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Je décide de m'y promener et au numéro 1 de cette rue je découvre qu'il y a : UNE PISCINE !!!

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La site de la Fédération Française de Natation (FFN)

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Sur le site de la Fédération Française de Natation, vous trouverez toute l'actualité fédérale de la natation en eau libre avec le calendrier et les résultats des étapes de Coupe de France, des championnats de France et des épreuves internationales FINA ... 

le site : http://www.ffnatation.fr/webffn/index.php?idact=eau

08:48 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (0)

12/04/2006

Genève : Coupe de Noël

"Plus qu'une course, un état d'esprit !"

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Je plante le décor : nous sommes au mois de décembre à Genève au bord du lac Leman.

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La température du lac est de , la température de l’air avoisine les 0° ! ! ! Dans quelques instants, 500 individus (500 fous) vont plonger dans le lac et le traverser sur 125m25. Très important les 0.25m …
Comment en sont-ils arrivés là ? Un pari perdu, un bout de pain tombé dans la fondue savoyarde ou encore un repas un peu trop arrosé. Bref, ils sont bien là et il y en même qui ont été refusé pour s’être inscrits trop tard. A mi-septembre les inscriptions sont déjà closes (participation limitée à 500 personnes et pas une de plus ! ! !), le club qui organise la traversée ne rigole pas avec la sécurité et le règlement. C’est ça la Suisse.
Et bien sûr j’y suis allé, et pas une, ni deux, mais 5 fois, et je compte bien y retourner.
On y participe de 2 façons : en compétiteur ou en humoristique. Je l’ai fait 2 fois en compétiteur mais les meilleurs souvenirs sont en humoristiques.
Pour cela, il faut trouver une bande de copains aussi fracassés que soi. Et j’en ai trouvé !

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Présentation de ces nageurs que l’on retrouvera souvent sur ce blog:
Alexandra de Paris, mon coach sur les bateaux lors de mes aventures et nageuse.
Cathy d’Alès, c’est comme ma sœur, toujours prête à tenter l’aventure quand il faut nager longtemps.
Alexandre d’Alés, le fils de Cathy.
François de Bordeaux, notre interprète, il est également Suisse J , et dès qu’il faut nager dans l’eau froide il est toujours présent.
Fabrice de Paris, son rêve : traverser le Lac Titicaca.
Laurent de Fernay, qui se fait toujours enrôler la veille lors de la fondue.

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Le rendez-vous à lieu à la piscine des Vernets. Une quarantaine de séries vont être appelées les unes après les autres toutes les 5mn pour rejoindre les navettes qui vont au lac avec une précision qui caractérise la Suisse. Dans la piscine chauffée, les nageurs se croisent, et c’est la ronde de ceux qui arrivent (ils ont nagé)tout excités et revigorés et de ceux qui partent en se demandant ce qu’ils font là. Pendant ce temps dans les vestiaires, tout le monde s’affaire aux préparatifs. Nous enfilons les déguisements préparés les semaines précédentes (on se décarcasse toujours pour trouver un thème original). Il y a un mélange d’excitation et d’inquiétude. Dans ces moments ce qu’il y a de bien, c’est que l’on se motive, on délire, on se marre quoi !

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Et puis c’est l’appel de notre série, on nous invite à monter dans une fourgonnette surchauffée qui va nous conduire au bord du Lac. Pendant tout le trajet, on fait du tourisme et on plaisante avec le chauffeur. (Je pense que les chauffeurs doivent avoir pas mal d’anecdotes à raconter sur cette épreuve). Arrivés au bord du lac, on nous fait un peu attendre dans la fourgonnette (même en Suisse, il peut y avoir du retard). Puis la porte s’ouvre et l’on entend : « vous pouvez y aller »…

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Au moment où nous posons les pieds sur le sol gelé, nous apercevons une foule de curieux (bien couverts eux) venus nous encourager et là, on se dit que l’on ne peut plus faire marche arrière. Frigorifiés, sous les applaudissements et les rires, nous courons vers le ponton de départ situé non loin du fameux jet d’eau (arrêté à cette date-là pour cause de gel). Là, nous attendent des sceaux accrochés à une ficelle. Ils sont là pour le rituel de cette coupe de Noël : s’arroser avant de plonger. Comme le ponton est trop haut, il est impossible de toucher l’eau et le sceau est là pour pallier à cette hauteur. Vous avez déjà essayé de vous jeter un sceau d’eau à 6° sur tout le corps en hiver ?

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C’est pas évident ! La solution, demander à ces petits copains de le faire pour vous. Et là c’est de l’eau froide (que dis-je, gelée) qui part dans tous les sens.
Une fois bien mouillés, le départ est donné et on se jette à l’eau. Le froid saisi tout le corps, on crie, on s’encourage mais en tout cas on rigole bien.

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La sensation, c’est à peu près la même que lorsque vous mangez une glace trop rapidement, ça vous prend à la tête. Puis après le corps s’habitue, et l’on profite de nos 125m et 0.25m pour nous amuser et rigoler toujours sous les applaudissements (François est le plus fort à cet exercice).

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Une fois arrivés, nous remontons prendre une boisson chaude et là en maillot alors que la température est de 0° nous n’avons plus froid. On savoure ce moment avec le public et nos supporters (femmes, maris, copains).

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Séance photos oblige. Puis nous remontons dans la fourgonnette destination la piscine. Là on nous remet la médaille souvenir, chaque année elle est différente, c’est un « collector ». Puis destination les vestiaires pour une bonne douche chaude qui paraît brûlante.
Cette journée ce finira, un peu comme pour les personnages d’une fameuse BD, autour d’un bon repas dans un resto où tous en cœur nous nous disons :

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« On remet ça l’année prochaine, c’était trop bien »

Lien pour s'inscrire : http://www.coupedenoel.ch/

11/04/2006

Natation Magazine n77

Article paru dans le "Natation Magazine" numéro 77 de mars - avril 2005

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09/04/2006

Nottingham -championnat d'Angleterre 5km 1995

 Ma première dans un bassin d'aviron

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Avec comme objectif de voyager, je me mets en 1995 à rechercher les différents championnats nationaux pouvant exister sur les distances inférieures à 10 km. En juin, je participe aux championnats eau libre de Grande Bretagne sur 5km. Ces championnats ont lieu près de Nottingham. Le site ne se trouve pas dans la forêt de Sherwood où résidait jadis le célèbre Robin des Bois mais dans le hameau de Holme Pierrepont à l’Est de Nottingham. Nous allons nager dans le bassin d’aviron du National Watersports Center. Généralement habitué en eau libre aux grands espaces, cette fois-ci je vais évoluer dans une piscine géante de 2 kilomètres de long et 100 mètres de large. C’est une première ! Je n’ai jamais entendu parler auparavant d’une épreuve d’eau libre dans un tel plan d’eau. Il faut avouer que les conditions sont idéales pour organiser une épreuve de ce type. Le bâtiment principal dispose de salles de conférence (pour le briefing et les récompenses), d’un restaurant, d’un bar et d'un hébergement pouvant accueillir plus d’une cinquantaine de personnes. Lors des épreuves, le public peut suivre les nageurs en longeant la piste aménagée tout au long du parcours. Sur place, il y a tout ce qu’il faut pour la logistique et l’accueil des nageurs.  

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Pour les distances de marathon, il n’y a pas besoin de bateau accompagnateur sur une telle épreuve. Les ravitaillements peuvent se faire depuis un ponton. Sur les gradins du centre nautique; les spectateurs peuvent assister au départ, aux ravitaillements et à l’arrivée des concurrents. Ces conditions idéales vont d’ailleurs séduire les hautes instances de la natation. D’autres épreuves vont se succéder au fil des années dans ce même bassin : championnats du monde masters, coupe d’Europe… Les bassins d’aviron vont devenir un plan d’eau idéal pour l’organisation des différents championnats internationaux d’eau libre. En effet, c’est ce type de plan d’eau qui sera utilisé lors des championnats du monde de natation à Montréal en 2002 et qui va séduire le Comité International Olympique. Cela contribuera ainsi à l’entrée du 10 km en eau libre au programme des Jeux olympiques à partir de 2008. 

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Lorsque je me mets à l’eau en 1995, loin de moi l’idée qu’un jour la discipline devienne olympique. Mon unique objectif, ce jour-là, est d’accomplir l’aller-retour de cette grande piscine pour mon plaisir. J’apprends alors qu’il y a une catégorie « masters » dont je fais partie. A l’arrivée, je termine 5ème au général et 2nd dans ma catégorie. Mais la grande surprise, c’est lorsqu’un délégué des instances médicales de l’ASA (Fédération de Natation Anglaise) vient me voir alors que je ne suis pas encore sorti de l’eau. Il me fait signer une convocation pour subir un contrôle anti-dopage. Je n’ai jamais gagné à aucune tombola de ma vie, mais là exceptionnellement j’ai gagné ! Le tirage au sort m’a désigné. A partir de ce moment-là, ce délégué ne va plus me lâcher. Tel un « poisson pilote », il va rester collé à moi et ne plus me quitter jusqu’à ce que j’ai « rempli » ma mission.

« Rémora », c’est le surnom que je lui donne pendant la longue attente qui va suivre. Le rémora est une espèce de poisson pilote qu’utilisent les pêcheurs de l'Océan indien ou des Caraïbes pour capturer des gros poissons.

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J’ai une heure pour me rendre dans une chambre où doit s’effectuer mon prélèvement d’urine. La cérémonie des récompenses a également lieu dans une heure. A la sortie de l’eau, mon « Rémora » m’accompagne jusque dans les vestiaires. Il regarde tous mes faits et gestes. Lorsque je vais prendre une douche, il est toujours à côté de moi, je n’ai pas le droit de fermer la porte. Cette situation n’est vraiment pas agréable. Je décide donc d’accomplir au plus vite ce qui m’est demandé pour pouvoir ensuite profiter des réjouissances de la cérémonie et discuter avec les autres nageurs. Mais malheureusement, une fois arrivé au local de contrôle, je n’ai pas spécialement envie d’uriner, sûrement la pression ! Il m’est impossible de remplir les 150 ml qui me sont demandés surtout quand on me regarde faire. Mon attente dans cet endroit risque de durer plus longtemps que ce que j’avais prévu. Je n’ai plus le droit d’en ressortir. Des boissons et des sodas sont à ma disposition pour m’aider. Après deux petites bouteilles d’eau avalée, toujours rien et c’est l’heure des récompenses. « Remora » accepte que je quitte le local pour aller chercher ma récompense. Mais bien sûr sans me décoller. J’ai bien vu le moment où il allait monter sur le podium avec moi. Une fois ma médaille autour du cou, je suis prié de retourner au local sans assister à la suite. Pendant la longue attente qui va suivre, je vais boire, puis boire et encore boire … Pour faire passer le temps je discute avec mon poisson pilote. Il parle français comme moi je parle anglais, mais on arrive à se comprendre. J’apprends qu’une nageuse Française aurait été contrôlée positive dernièrement et mon « tirage au sort à la tombola » du contrôle anti-dopage n’est donc pas anodin. Deux heures après la fin de ma course et plus d’un litre et demi d’eau ingurgitée, j’ai enfin une envie très pressante. Le contrôle peut enfin commencer. Après avoir choisi deux gobelets enfermés dans un sac plastique scellé, je pars en courant aux toilettes toujours en compagnie de « Remora ». J’ai une telle envie que sa présence ne me dérange plus. Il pourrait même y avoir des centaines de spectateurs que cela ne me gênerait pas. Je remplis plus que ce qui est demandé. Ouf ! Mission accomplie. Le temps de remplir les dernières formalités et me voici enfin libéré de mes obligations et de mon poisson pilote. Dans le bâtiment du National Watersports Center il ne reste plus que moi et les organisateurs. La fête est finie et tous les nageurs sont déjà repartis. Il me faut retourner à mon hôtel. Malheureusement, ce contrôle a duré plus de trois heures et il n’y a plus de bus pour le centre de Nottingham. Les seules personnes présentes sont logées à la base d’aviron pour le 25 km du lendemain. Il va me falloir rentrer à pied. J’ai dix kilomètres à faire avec une vessie bien remplie. Un verre ça va, mais plus d’un litre et demi bonjour les dégâts. Lors d’un marathon, je m’arrête toutes les vingt à trente minutes pour me ravitailler. Là je dois m’arrêter tous les quarts d’heure pour me « soulager».

La nuit qui suit est des plus désagréables, je vais passer plus de temps aux toilettes qu’à dormir. Au final, le contrôle est négatif. Normal ! La principale source d’énergie que je consomme est une célèbre pâte à tartiner au chocolat et noisettes, qui ne figure pas sur la liste des produits interdits.

08/04/2006

Kolding : championnat du Danemark 5 km 1993

Dans une eau à 14°C

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Après avoir participé à quelques traversées en France et en Suisse, notre prochain périple, avec Jean Luc, nous emmène au Danemark. Nous apprenons qu’un championnat open du Danemark de longue distance (5km) va avoir lieu à Kolding en 1993.

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 Nous nous inscrivons et partons en train à l’aventure. Après avoir passé 24 heures dans différents trains, nous arrivons à bon port. Nous cherchons dès notre arrivée un hôtel pour passer la nuit. Tous complets ! ! ! Finalement, nous parvenons, tant bien que mal par en trouver un, mais au-dessus d’une boite de nuit !

 

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Super la nuit qui nous attend. Puis nous nous rendons à l’endroit où doit avoir lieu la compétition. Il s’agit d’un Fjord, l’eau est salée et la température de l’eau avoisine les 14°C. Comment allons-nous faire avec notre seul petit tube de graisse ? « On verra demain » me dit Jean Luc philosophe en rentrant à l’hôtel. De nos jours, si la température de l’eau est inférieure à 16°C l’épreuve ne peut avoir lieu. Le règlement a été modifié en 2005 et avant cela le règlement international mentionnait que la température devait être de 14°C minimum, L’épreuve pouvait donc avoir lieu.

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Après avoir passé toute la nuit à attendre que les autres aient fini de danser, nous nous rendons sur le lieu de départ au petit matin. Et là, plus nous nous approchons du lieu de la course, plus notre inquiétude monte. Dans l’eau claire de la veille, flottent des milliers de petits sacs plastiques. Il s’agit en fait de méduses. Je commence à dire à Jean-Luc que je suis beaucoup moins motivé et que l’on devrait plutôt aller faire du tourisme ! ! Lui-même pas très rassuré me dit : « on s’est inscrit, allons retirer notre numéro et on verra après ». Les organisateurs, nous souhaitent la bienvenue, nous remettent un T-shirt et un pain de lanoline. Pour quoi faire ? ? ? Pour s’enduire le corps afin d’éviter l’hypothermie ; rappel l’eau est à 14° et nous nageons en maillot de bain. Nous ne pouvons pas prendre le départ si nous n’en avons pas mis une couche importante. Notre petit tube de graisse paraît vraiment ridicule à côté. Mon manque de motivation ne s’est pas amélioré, car les méduses sont toujours là. On décide de prendre le départ et si cela ne va pas, on s’arrêtera.

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 C’est là que je me rappelle de mes expériences passées et repense qu’il y existe 2 catégories de méduses : celles qui piquent et celles qui ne piquent pas (chouette ! ça rassure vachement !). Par chance, nous plongeons avec celles de la 2èmecatégorie. A l’idée de prendre appui en nageant sur des corps visqueux et flasques, je vais passer 1km à nager la tête hors de l’eau à maugréer contre ce pauvre Jean-Luc. Puis au bout d’un moment, je me mets à nager normalement. A mi-parcours, alors que nous étions tous les deux à la 8ème place, nous allons rattraper tous les nageurs un par un pour finalement terminer aux premières places ! Je finis 1er et Jean-Luc 2ème.

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Une douche chaude va s’imposer et heureusement que nous sommes arrivés les premiers : cela nous permet d’enlever toute la graisse qui restait avant les autres. Il fallait voir l’état des douches au bout du passage de quelques nageurs, une vraie savonnette ! ! !

Après la remise des récompenses, l’organisateur va gentiment nous prendre en charge et nous ramener à la gare pour récupérer nos trains de retour… en attendant de nouvelles aventures !

06/04/2006

Venise 1993 : 3km

 Sur les traces de Lord Byron

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A mon sens, voyager avec un but est encore plus excitant que de partir à la découverte d’un nouveau pays comme un touriste lambda. Car même si la rencontre avec de nouvelles personnes et une autre culture sont passionnantes, c’est toujours la concrétisation d’un nouveau projet sportif qui me motive d’abord.

Avec mon ami Jean-Luc, nous nous mettons à la recherche de traversées à la nage intéressantes en France et en Europe. Internet n’existant pas encore, nous envoyons des courriers dans les fédérations pour qu’ils nous adressent leur calendrier. Nous faisons un choix de traversées en tenant compte du lieu et de la possibilité de s’y rendre.

En 1993, la première que nous trouvons, par le biais de la Fédération Italienne de Natation, se trouve à Venise : nager sur les traces de Lord Byron, quelle idée géniale ! ! ! En 1818, ce poète Anglais s’installe à Venise pour commencer la rédaction de son « Don Juan ». Mais ce qui va rester avant tout dans les mémoires c’est sa traversée à la nage qu’il réalise du Lido au Rialto. Ils seront trois à tenter l’exploit, lui seul parviendra à l’arrivée.

Après avoir appris vite fait 3 ou 4 mots d’italien, nous nous inscrivons à cette épreuve. Il faut sans douter, celle-ci n’a pas lieu dans les canaux de Venise mais à une courte distance de « Vaporetto ». Elle se nagera dans la mer Adriatique au large de l’île de Lido di Venezia, une station balnéaire animée mais qui sert avant tout de barrière protectrice pour Venise. Le Grand Canal est désormais bien trop pollué pour renouveler l’exploit de Lord Byron.

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Après une nuit passée dans le train, nous arrivons tôt le matin, fatigués et courbatus sur la presqu’île. Malgré tout, nous allons passer cette journée à visiter la ville de Casanova et des Doges. Le soir, les lits sont les bienvenus. Dormir, à Venise, l’été, avec une pizzeria juste en dessous de votre chambre, c’est mission impossible, sauf enfin vers 3 ou 4 heures du matin.

Pourtant nous nous levons très tôt le matin pour prendre le premier Vaporetto, direction El Lido et le lieu de rendez-vous de la traversée. Nous débarquons au port de « San Nicolo », où Lord Byron pris le départ de sa traversée. Une fois à terre, nous allons traverser l’île à pied par une large rue arborée qui nous mène jusqu’à la plage. Nous passons au milieu de plusieurs édifices et hôtel du 19ème siècle et arrivons sur la plage aux dunes naturelles de sable fin et doré. La mer Adriatique protégé au nord et au sud par deux digues, est claire et calme. Ce magnifique décor est gâché par la présence non loin de là d’usines avec leurs grosses cheminées. Nous apprendrons bien après l’épreuve que la baignade y est déconseillée en raison de la pollution et de la prolifération des algues. 

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Sur la plage, nous sympathisons avec 4 nageurs policiers sortis tout droit d’une caricature italienne. Il ne leur manque plus que le peigne dans le maillot. Ils nous donnent quelques conseils, non pas pour draguer, mais pour la traversée et en profitent pour nous indiquer les endroits à visiter après la course.

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Plus d’une cinquantaine de nageurs prennent part à cette épreuve de 3km. Nous allons effectivement nager au milieu des algues un allez et retour en longeant la plage dans une eau à 20°C. La course se joue entre les 4 policiers et nous. Au final, c’est Jean Luc qui remporte l’épreuve et se voit offrir un joli trophée fabriqué par les ateliers de verre de Murano. Pour ma part, je termine à la 5ème place.

L’après-midi, nous visiterons les endroits qui nous ont été conseillés, en attendant de reprendre le train, vers d’autres destinations !

05/04/2006

Les championnats du monde de sauvetage 2006 dans la presse

Coureur d'Ecumes avril/juin 2006 : 

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Toute la natation d'avril/mai 2006 :

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"Montpellier notre ville" d'avril 2006 :

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Midi-Libre du jeudi 23 février 2006 :

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Montpellier Plus du mercredi 22 février 2006 :

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Montpellier Plus du vendredi 27 janvier 2006 :

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La Gazette de Montpellier du 20 au 26 janvier 2006 :

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