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10.05.2006
Gibraltar 2004 – l’arrivée
Après avoir nagé 2h30 dans le détroit, je fais le point avec mon bateau, qui m’informe que j’ai dépassé le 2ème rail de navigation et les courants sont favorables. Il me reste 3,5 km à nager et je mettrais donc moins de 3h45. Je repars confiant.
Au bout de 3h20, je distingue la plage et me ravitaille, c’est normalement mon dernier ravitaillement. Les courants me paraissent moins favorables.
20 minutes après, encore un ravitaillement et c’est sûr, c’est le dernier. Mais en nageant, je vois les côtes marocaines à droite mais le bateau se dirige vers l’Est. Je m’inquiète sur la direction et je reste sans réponse. Au même moment, sous moi, j’aperçois une ombre puis un grand mouvement : « qu’est ce que c’est ?». On m’informe qu’il y a une BALEINE dans l’eau.
En fait, je n’ai vu que l’arrière de la baleine mais quelle émotion quand même ! Me voilà reparti mais pas tranquille...
Après 4h15, je m’aperçois que les côtes sont loin et qu’il me reste plus de temps que prévu à nager. A ce moment, je change de rythme de nage, mes épaules deviennent lourdes et mon moral est en baisse. Je suis agacé et énervé. Pourquoi m’emmènent-ils si loin ? Je n’aurai l’explication qu’à l’arrivée. Il ne pouvait pas y avoir de débarquement possible car il y avait un port en construction et à cause des travaux, il a fallu que je fasse un détour (un peu comme avec le tramway à Montpellier). Bref, suivez la déviation !
La température de l’eau chute de 2° et la couleur de l’eau devient blanche et il est impossible de voir à 1 mètre de profondeur. Mon moral est au plus bas. A l’arrivée, deux ouvriers marocains sont venus à notre rencontre pour m’encourager. Je saute le ravito des 5h et tout en nageant, je me dis « fini ces conneries ». Enfin, la plage de Punta Cires, et là, en voulant poser les pieds sur le sable, j’ai du mal à me mettre debout car il y a des vagues assez puissantes J’ai mis 5h11m pour traverser le Détroit.
Je retourne à la nage (comme si je n’en avais pas eu assez) pour rejoindre mon bateau, mais celui-ci, surpris par une vague, accélère pour éviter d’être retourné et passe sans me prendre. Il revient quelques minutes plus tard me chercher.
La satisfaction d’avoir terminé ne m’a gagné que plus tard car trop de facteurs m’avaient contrarié : le temps bien sûr, j’étais déçu de mettre 5h11 alors que j’étais parti pour moins de 4 heures et cette construction du port qui m’a détourné des côtes.
Sur le bateau au retour, nous nous sommes fait arrêter par la police maritime marocaine pour (croyons-nous) un contrôle de passeport. Il demandait : « Il est où le nageur ?». En fait, ils voulaient un autographe ! ! !
Ce qui me réjouit aujourd’hui : je suis officiellement le premier français à avoir traverser le détroit de Gibraltar à la nage le dimanche 11 juillet 2004. Cathy a été la première française quelques jours plus tard. Merci encore à Bernard !
Au bout de 3h20, je distingue la plage et me ravitaille, c’est normalement mon dernier ravitaillement. Les courants me paraissent moins favorables.
20 minutes après, encore un ravitaillement et c’est sûr, c’est le dernier. Mais en nageant, je vois les côtes marocaines à droite mais le bateau se dirige vers l’Est. Je m’inquiète sur la direction et je reste sans réponse. Au même moment, sous moi, j’aperçois une ombre puis un grand mouvement : « qu’est ce que c’est ?». On m’informe qu’il y a une BALEINE dans l’eau.
En fait, je n’ai vu que l’arrière de la baleine mais quelle émotion quand même ! Me voilà reparti mais pas tranquille...Après 4h15, je m’aperçois que les côtes sont loin et qu’il me reste plus de temps que prévu à nager. A ce moment, je change de rythme de nage, mes épaules deviennent lourdes et mon moral est en baisse. Je suis agacé et énervé. Pourquoi m’emmènent-ils si loin ? Je n’aurai l’explication qu’à l’arrivée. Il ne pouvait pas y avoir de débarquement possible car il y avait un port en construction et à cause des travaux, il a fallu que je fasse un détour (un peu comme avec le tramway à Montpellier). Bref, suivez la déviation !
La température de l’eau chute de 2° et la couleur de l’eau devient blanche et il est impossible de voir à 1 mètre de profondeur. Mon moral est au plus bas. A l’arrivée, deux ouvriers marocains sont venus à notre rencontre pour m’encourager. Je saute le ravito des 5h et tout en nageant, je me dis « fini ces conneries ». Enfin, la plage de Punta Cires, et là, en voulant poser les pieds sur le sable, j’ai du mal à me mettre debout car il y a des vagues assez puissantes J’ai mis 5h11m pour traverser le Détroit.
Je retourne à la nage (comme si je n’en avais pas eu assez) pour rejoindre mon bateau, mais celui-ci, surpris par une vague, accélère pour éviter d’être retourné et passe sans me prendre. Il revient quelques minutes plus tard me chercher.
La satisfaction d’avoir terminé ne m’a gagné que plus tard car trop de facteurs m’avaient contrarié : le temps bien sûr, j’étais déçu de mettre 5h11 alors que j’étais parti pour moins de 4 heures et cette construction du port qui m’a détourné des côtes.
Sur le bateau au retour, nous nous sommes fait arrêter par la police maritime marocaine pour (croyons-nous) un contrôle de passeport. Il demandait : « Il est où le nageur ?». En fait, ils voulaient un autographe ! ! !
Ce qui me réjouit aujourd’hui : je suis officiellement le premier français à avoir traverser le détroit de Gibraltar à la nage le dimanche 11 juillet 2004. Cathy a été la première française quelques jours plus tard. Merci encore à Bernard !
09:00 Publié dans 01 - Natation eau libre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note








Commentaires
encore bravo, passionnant, merci de tes récits
Ecrit par : pierrot le zygo | 10.05.2006
Bravo Waterplouf ...il faut un mental d'acier pour faire ce que tu fais mais celà n'aide pas pour flotter !
Ecrit par : ulysse | 11.05.2006
Un tel événement et une date qui ne s'oublie pas puisque c'est le jour de mon anniversiare, ton récit donne l'impression d'être avec toi dans l'eau.
Le bateau marocain, c'est celui qui arrive silencieux avec une grosse mitraillette à l'avant ?
Ecrit par : soezic | 11.05.2006
c'est exactement cela soezic. C'est ce bateau là
Ecrit par : waterplouf | 11.05.2006
Très impressionnant, quand tu es sur un voilier bien silencieux en pleine nuit, et tu te trouves d'un seul coup avec ce bâteau à côté de toi sans l'avoir entendu arrivé, ils te balancent leur projecteur, tu vois le carabinier accroché à sa grosse mitraillette, tu te demandes ce qu'il va se passer.
En tout cas, j'ai toujours plus ou moins suivi tes explois mais je ne savais pas qu'un jour j'aurais le plaisir de te féliciter, et de te dire toute mon admiration pour tes explois de traversées, fan de tout ce qui a un rapport avec les mers et les océans.
Ecrit par : soezic | 11.05.2006
Merci soezic ! Tu devrais nous parler de tes sorties en voilier. Tu as certainement du faire ,aussi, de belles rencontres
Ecrit par : waterplouf | 11.05.2006
Nager pendant 5H11 dans les courants quel exploit ! Félicitations Jacques !!!
Ecrit par : Stéphanie | 11.05.2006
Mouais.
Moi je me demande.
Lé pas un peu maso, non, pour remercier des copains qui le font nager pendant 5h11 ? Et d'abord, il le voit toujours ce Bernard ?
Ecrit par : LA VOISINE | 12.05.2006
Je le vois toujours Bernard, et nous repartons tous ensemble à Corfou et Zurich pour devinez quoi ? NAGER !!!
Ecrit par : waterplouf | 13.05.2006
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