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25/06/2011

Traversée du lac d'Orta en Italie (13km)

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Samedi 25 juin 2011, j'ai participé à la 3ème édition de la traversée du lac d'Orta en Italie. C'est un petit lac alpin situé dans le nord de l'Italie entre la Lombardie et le Piémont. Le cadre y est magnifique. Le lac fait 13,4km de long et 2,5km de large.

Avec une centaine de nageurs, nous allons en effectuer la traversée dans sa longueur depuis la petite plage de Gazziano située au sud jusqu'à la ville d'Omegna au nord en passant entre le village d'Orta et l'île de San Giulio, le tout sur une distance de 13,2km et dans une eau à 21°C.

Contrairement à la légende typique d'Orta qui veut que "San Giulio (leur Saint Patron) jeta son manteau sur la surface du lac pour y grimper et à l'aide de son bâton ramer du village jusqu'à l'île pour chasser les monstres et le dragon", nous, nous allons traverser le lac pour le plaisir car « non competitiva » sur l'affiche, en tractant un ballon de plage avec notre numéro d'inscription.

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Le matin de la course notre rendez-vous à lieu à Omegna où un bateau va nous emmener sur le lieu de départ. Je vais effectuer le trajet au côté de Marco, l'organisateur principal et nageur lui aussi. Tout au long du parcours, il nous fait un briefing sur les conditions de ravitaillement, le trajet, les points repérables, ...mais également nous avons droit à des commentaires touristiques sur le lac.

Cette traversée n'étant pas officielle (réglement FINA), tous les nageurs sont en combinaison à l'exception d'une dizaine de nageurs dont je fais parti. On me remet une bouée avec une ficelle à attacher autour du ventre pour la sécurité. Ce n'est pas la première fois que j'effectue une traversée dans ces conditions : j'avais nagé en 1994 dans le lac majeur (entre Brissago et Diranella) en tractant déjà un ballon. En fait, toutes les épreuves en lac dans cette région se font accompagné d'un ballon ! L'avantage c'est qu'on voit les nageurs de loin.

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Le départ est donné un peu après 10 heures sous un soleil éclatant. Il fait 26°C à l'extérieur et pas un nuage à l'horizon. Une superbe randonnée aquatique en perspective. 100 ballons se mettent à avancer en ordre éparpillé dans le lac, encadrés par une vingtaine de bateaux à moteur et une vingtaine de kayak. Tout autour de moi, les montagnes sont verdoyantes et des petits villages sont dominés par les clochers des nombreuses églises. J'évite de me laisser entraîner par le rythme soutenu des premiers nageurs. Après 4,4km et après avoir dû nager quelque mètres à reculon pour récupérer mon ballon que j'avais perdu, j'approche du petit village d'Orta où se situe le premier ponton de ravitaillement. Ce petit village pittoresque à son centre d'intérêt  sur la place du marché où se trouve un palais communal style Renaissance de 1582. Là, j'entends et vois mes supporters, ma femme et mes deux enfants, venus pour m'encourager.

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Sur ma gauche je distingue la petite île de San Giulio avec son cloître baroque et sa grande basilique romane. Le cadre dans lequel je me trouve est magnifique et c'est dans ces moments là que l'on apprécie encore plus la discipline de l'eau libre. Encore quelques mètres et, à hauteur de l'Hôtel de ville, depuis un ponton, on me tend mon premier ravitaillement. Il s'agit d'une nouvelle boisson énergétique que je teste et malheureusement l'essai n'est pas concluant. Me voilà reparti pour ma promenade à la nage. Je quitte le petit village d'Orta et ses splendides habitations pour rejoindre 3,8km plus loin le 2ème point de ravitaillement. Je n'ai pas trop le temps d'apprécier cette partie du paysage, un nageur s'est mis dans mes pieds et me met la pression en me touchant.

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J'étais venu pour un entraînement et maintenant l'esprit de compétition reprend le dessus. Je nage pour essayer de le distancer et me fatigue inutilement. Arrivée au 2ème point de ravitaillement, je m'aperçois que je l'ai distancé et me raisonne pour éviter de me « mettre dans le rouge ». Je repars pour les 5,5km restant. Je peux admirer une cascade et je distingue au loin les maisons d'Omegna, la ville d'arrivée. Le vent vient de se lever et heureusement pour nous dans le bon sens.

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Il arrive parfois que le ballon me rattrape. Mes épaules deviennent lourdes et j'entends de nouveau mes fidèles supporters. La ligne d'arrivée salvatrice n'est pas loin. A ce moment, je vois de part et d'autres, deux nageurs en combi qui me suivent. Il ne me reste plus qu'à faire un petit sprint final pour le fun !!!

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Je termine la traversée à la 18ème place en 3h24'28. Au final, je suis très satisfait de cette traversée que je conseille à tous les passionnés de nage en milieu naturel ...

17/06/2011

L'Ocean's seven dans la presse

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Article du Midi-Libre : Midi Libre mercredi 15 juin 2011.jpg

16/06/2011

La Côte Vermeille 2011 dans la presse

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article de l'Indépendant : article de l'Indépendant du dimanche 19 juin 2011.JPG

11/06/2011

La Côte Vermeille à la nage 2011 (17km)

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Afin de faire parler de France Choroïdérémie (maladie génétique qui entraîne la cécité), association que je soutiens avec mon amie Cathy lors de la plupart de nos exploits sportifs, nous effectuons le samedi 11 juin 2011, une traversée d'Argelès à Cerbère (Pyrénées-Orientales) par la nage (sans combinaison ni palmes) sur 17 km dans une eau à 17C°. Nous allons ainsi longer à la nage toute la Côte Vermeille (en catalan, Costa Vermella) qui est le nom donné à la côte rocheuse qui commence du Sud d’Argelès à l’extrémité de la plage du Racou jusqu’à Cerbère à la frontière espagnole.

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De part l'engagement de l'association dans cette aventure, la présidente de FC, Marie-Cath Grès-Faure a su fédérer la générosité des catalans en obtenant notamment l’hébergement gratuit pour nous et nos accompagnateurs dans le centre Azuréva d'Argeles. L'association a aussi tenu d’un stand à Collioure pour faire parler de la recherche sur cette maladie génétique.

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Le départ a eu lieu à midi depuis l’extrémité sud de la plage du Racou par une forte tramontane (force 4 à 5) mais sous le soleil ! Pour une question de sécurité nous étions assistés par des canoë-kayaks du « Central WindSurf » d’Argelès dans lesquels avaient pris place Jean-Yves et Thomas pour nous ravitailler en boissons énergétiques toutes les demi-heures. Tout au long du parcours de cette côte Vermeille et principalement à Collioure les membres de FC ont pu nous encourager.

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Collioure est la première commune devant laquelle je passe en nageant. Cette station balnéaire et port de commerce est célèbre pour son site géographique et son patrimoine, qui a séduit de nombreux artistes. Je distingue l’Eglise Notre-Dame-des-Anges, construite entre 1684 et 1691 dans un style gothique méridional, avec son célèbre clocher. Pratiquement entouré d’eau, elle est renommée pour les peintres qui cherchent l’inspiration de la beauté et des couleurs, c’est un véritable lieu magique… cote vermeil 1.JPG

En haut des Albères, la montagne la plus orientale de la chaîne pyrénéenne, je distingue la Tour Madeloc, une tour de guet du 18èmesiècle servant aujourd’hui de relais télévision et le fort Saint-Elme, une citadelle de guerre située sur la colline en aplomb de Collioure et de Port-Vendres. Je passe ensuite devant le port de commerce de Port-Vendres. Ce port naturel en eau profonde est reconnu dans le monde entier pour les trafics de fruits et légumes en provenance du bassin méditerranéen. La mer était assez agitée (vague de 0,5 à 1 mètre) et lorsque j’arrive au niveau du Cap Béar, les premiers «maux de mer» se sont fait sentir. cote vermeil 2JPG.JPG

J’ai des difficultés à passer le phare du cap Béar situé à 80 mètre au dessus du niveau de la mer sur le mont du même nom. Ce phare entièrement automatisé, télé contrôlé et non gardienné sera inscrit aux monuments historiques quelques mois après la traversée, le 12 octobre 2011. Afin de pouvoir passer ce cap réputé difficile lors de forte tramontane, je dois fournir un effort conséquent qui se fait ressentir par la suite sur mes épaules hyper lourdes. Je passe maintenant au large de Banyuls-sur-Mer où le massif des Albères se jette dans la Méditerranée en y dessinant un paysage de crêtes et de criques. Pour les passionnés de marche et de randonnée, cette station balnéaire est aussi le point de départ ou d’arrivée du sentier de grande randonnée qui traverse la chaîne des Pyrénées de la Méditerranée à l’Atlantique. cote vermeil 4.JPG

C’est sur ses pentes montagneuses dont les vignobles se jettent dans la mer que naissent les vins de Banyuls et de Collioure. Pas question d’en boire, ce ne sera que des boissons énergétiques pour continuer à avancer. Je nage maintenant au milieu de la réserve naturelle de Cerbère-Banyuls créée en 1974. Elle s’étend sur 6,5km jusqu’à Cerbère et sur 2km vers le large. En nageant en surface il est possible de découvrir un écosystème particulièrement riche et diversifié. J’ai de plus en plus de mal à nager mais la motivation est plus forte et sous les encouragements incessants de Jean-Yves, mon accompagnateurs, je me rapproche progressivement de la pointe du Cap Cerbère. Un bateau du club de plongée de Cerbère croise mon chemin et me fait une ovation. En point de repère je distingue le phare du cap Cerbère, c’est l’ultime phare français avant la frontière franco-espagnole. Il est aussi appelé « phare solaire » car ce phare moderne, achevé en 1982, est alimenté par des cellules photovoltaïques le rendant ainsi autonome.

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J’approche de la ville de Cerbère et je distingue en premier l’Hôtel Belvédère. Un bâtiment aux allures de paquebot. Il a été bâtit en 1932 avec tout le confort moderne pour les nombreux voyageurs fortunés en transit à cerbère (écartement des voies ferrées différent entre la France et l’Espagne). Il comprenait une salle de restaurant, une salle de jeu, un cinéma et un court de tennis sur le toit. Le port de Cerbère et la plage où doit avoir lieu l’arrivée se situe dans une anse abritée par le cap Canadell au nord et le cap Cerbère au sud. DSCF6745.JPGJ’entends les encouragements de ma famille et des amis, la plage se situe dans le prolongement de l’Eglise paroissiale Saint-Sauveur édifiée vers 1880. Sur ma gauche je longe un bâtiment qui autrefois était une piscine construite en pleine mer et qui abrite maintenant le club de plongée. Lors de mon arrivée sur la plage de Cerbère je suis accueilli par ma famille, les amis de France choroïdérémie et quelques curieux. Je termine cette traversée de la côte Vermeille après 4h45 d'efforts. Cathy mettra 6h05.

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Les commerçants face à la plage ont tenu à témoigner leur admiration pour la cause et l’exploit sportif en apportant un cadeau-souvenir et en offrant une tournée à notre joyeuse équipe, sans oublier le club de plongée de la ville qui nous a encouragé dans les derniers mètres et prêter leurs installations afin de nous doucher et nous réchauffer !

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