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11/10/2008

A partir de 1927, les marathons en France sont oubliés

Jusqu’en 1926, pour gagner de l’argent les nageurs professionnels bénéficient des grandes manifestations organisées par la LNN et le journal « l’Auto ». Avec la pression qu’exerce la FFNS, on constate une réduction du nombre de nageurs professionnels. La plupart restant, sont des vieux nageurs d’avant guerre qui par le biais des marathons peuvent continuer à ce faire une réputation. C’est le cas des Paulus, Burgess, Lavogade, Pouilley,… Quant aux moins jeunes, leur gabarit de nageur de marathon ne leur permet pas de prétendre à des résultats sur les courses de vitesses orchestrées par la fédération amateur. Aussi, dès 1927, quand l’occasion se présente d’aller faire fortune sur les différents marathons organisés sur le continent américain, les quelques professionnels restant n’hésitent pas à partir.

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Ces épreuves outre-Atlantique remportent un immense succès avec des dotations colossales grâce à l’engagement des industriels américains et canadiens. Plus d’un million de francs pour le vainqueur du marathon nautique du lac Ontario. Georges Michel est un modeste boulanger, mais son activité principale est la natation. En juin 1927, il prend le bateau et arrive à Montréal pour participer à plusieurs épreuves de grand fond. Cette année là, il termine 2ème du lac Ontario et 1er du marathon Montréal – Sorrel, 40 miles dans le Saint Laurent. (L’Auto 8 juillet 1927)

Ce départ des professionnels pour tenter fortune dans les marathons organisés à l’étranger est décisif. En 1927, les marathons professionnels disparaissent de France.

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