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05/05/2006

Rescue 2006 masters en Australie

Il s’agit des championnats du monde de sauvetage. Il y a trois types de compétitions avec des épreuves en piscine et en mer : Masters, Nations et Interclubs. L’Australie, pour les passionnés de sauvetage, c’est un peu la « Mecque » de ce sport. Avec Sébastien et Ronan d’Aqualove, nous décidons d’être du voyage. C’est dans la catégorie « Masters » (plus de 30 ans) que je vais participer, aussi bien en piscine qu’en mer. Il s’agit de la catégorie des vétérans, rebaptisée en français : «les Maîtres ». La catégorie dans laquelle on nage dépend de notre année de naissance. 

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Après un long trajet de 24 heures et une escale à Singapour, nous voilà arrivés à Melbourne. Pas le temps de faire les touristes, nous embarquons dans la navette qui nous conduit à Geelong, lieu où se déroulent les épreuves de piscine. A peine installé dans mon hôtel, il faut que je me rende au complexe sportif pour assister au briefing et confirmer ma participation aux différentes épreuves. Je débute très tôt le lendemain sur l’épreuve du 200 mètres obstacle. Cette épreuve simule le passage d'obstacles par le sauveteur lors de la recherche d'une personne en détresse en un minimum de temps. Sur un bassin de 50 mètres il y a deux obstacles de 70cm de profondeur placés à 12m50 de part et d’autre du bord. Après le pointage de la veille, nous ne sommes plus que huit nageurs, tous vêtus d’une combi de natation, à prendre le départ dans ma catégorie.

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Eh oui ! J’ai décidé de mettre pour une fois cette fameuse combi qui permet une meilleure glisse et d’avoir un meilleur gainage. Avant nous étions obligés de nous raser pour obtenir cette sensation. Il paraît que l’on gagne pas mal de secondes et comme il s’agit d’un championnat du monde, j’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté. Au bout de 50 mètres je suis dans le groupe qui vire en tête. A mi parcours, je suis en seconde position. C’est génial, si je ne craque pas, je serais sur le podium d’un championnat du monde, même s’il n’est que « master ». Dans la troisième longueur le nageur de tête commence à faiblir et au 150 mètres nous virons ensemble. Dans la dernière longueur, je vais donner toute l’énergie qu’il me reste, malgré la fatigue du voyage.

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Oh, joie ! A l’arrivée je termine premier. Je mets moins de cinq seconde par rapport à mon dernier temps sur la même épreuve et je suis même à une seconde du record du monde dans ma catégorie. C’est quand même incroyable l’effet de ces combinaisons ! L’instant est magique et je savoure ma première place en montant sur le podium.

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Le lendemain, je participe à ma 2ème épreuve en piscine : le 100m mannequin-palmes. Cette épreuve permet au sauveteur d'agir plus vite lors de la recherche de la personne en détresse grâce à un équipement supplémentaire : des palmes de 65cm sur 30cm maxi. Le sauveteur doit effectuer 50m en nage libre avec ses palmes puis plonger vers le mannequin placé entre 1m80 et 3m de profondeur, le remonter et le remorquer sur 50m. Nager vite avec les palmes n’est pas mon fort, je suis plutôt habitué à nager avec, mais sur de longue distance. Je prends le départ de cette épreuve sans trop d’espoir pour terminer, suite à quelques disqualifications, à une incroyable 3ème place !

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Entre les épreuves de piscine et celles de côtier, je vais en profiter pour visiter les alentours. Au programme, une balade à Melbourne avec mes amis d’Aqualove et une journée en mer à la rencontre de la faune marine. 

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Les championnats du monde master ne sont pas terminés pour autant. Il reste encore les épreuves de côtier et je peux peut être renouveler ma performance réalisée en piscine. Mais là, c’est une autre paire de manche. Les Australiens sont beaucoup plus nombreux. Le côtier c’est leur domaine. D’autant plus que l’épreuve de nage qui fait 300 mètres ressemble plus à un course - nage - course. En effet, la marée basse nous oblige à courir pratiquement pendant 100 mètres avant de pouvoir réellement nager. 

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La distance de nage se retrouvant de ce fait réduite. A ce petit jeu, où la course à pied n’est vraiment pas mon fort, les autres compétiteurs atteignent les vagues bien avant moi. C’est là où l’on s’aperçoit que ce sport est complet et ne faire que nager ne suffit pas, il faut s’entraîner aussi en course à pied. Maintenant, il ne me reste plus qu’à faire un effort considérable pour remonter mes prédécesseurs. Mais je n’en ai pas beaucoup le temps, il faut déjà se remettre à courir dans trente centimètres d’eau pour rejoindre la plage et la ligne d’arrivée. Je termine un peu déçu à la 5ème place. Dans le camp français on y croyait, mais les australiens sont meilleurs. 

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La soirée se termine comme dans une célèbre bande dessinée, tous autour d’un barbecue organisé par le club d’Hossegor. Autour du feu, il y des australiens, des canadiens, des belges et les français des clubs de Biarritz, Hossegor, Aqualove, Fronton, Bègles et Sète. Super ambiance ! Au menu, bières australiennes, grillades de Kangourou et frites.

 

La revue de presse de ces championnats du monde

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