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30/05/2014

La vie marine en eau libre

Lorsque le nageur s’aventure en milieu naturel, il ne doit pas perdre de vue qu’il entre dans un monde peuplé d’innombrables espèces vivantes aquatiques et qu’il est considéré comme un intrus. La crainte d’une mauvaise rencontre existe et il faut l’accepter. Il est nécessaire d’apprendre et de reconnaître les principales espèces, pas forcement très agréables, que tout nageur risque de croiser fréquemment dans nos lacs, mers et rivières.

 

Les algues :

Ce sont des plantes marines qu’il est possible de rencontrer aussi bien en mer, qu’en rivière. Elles flottent généralement, sur ou, près de la surface de l’eau. algues.jpg

Elles ne sont pas dangereuses, mais le fait de nager au milieu des algues peut entraîner chez le nageur un moment de panique et faire en sorte qu’elles s’entourent autour de son corps. Pour cela il est nécessaire de retrouver son calme et de nager tranquillement. Ce n’est pas évident car ces plantes sont visqueuses et peuvent laisser penser à des espèces animales indésirables.

 

Les méduses (en mer) :

Elles peuplaient les océans il y a déjà 600 millions d’années. Il s’agit d’animaux invertébrés au toucher gélatineux qui aiment à flotter à la surface de l’eau et qui suivent généralement les courants. Il en existe de plusieurs variétés. aurelia.jpg

La plus répandue et la plus commune sur nos côtes est celle de couleur transparente et gélatineuse appelée « Aurelie » (Aurelia aurita) ou méduse lune. Généralement la piqûre d’aurélie n’est que peu urticante. Certains nageurs ne ressentent absolument rien, alors que d’autres ressentiront une petite inflammation superficielle de quelques heures. Il n’est pas rare l’été de voir les enfants s’en amuser. Pour le nageur le plus désagréable est de nager dans un ban et sentir une masse gélatineuse entre ses doigts et sur le corps. Pelagia_noctiluca.jpg

La méduse urticante la plus connue sur nos côtes et détestée des nageurs est sans aucun doute la « Pelagia noctiluca ». Elle a la faculté de briller dans le noir lorsqu’elle est dérangée. Elle peut être saisie par le corps mais il faut éviter les tentacules qui possèdent le venin. Un contact avec l’une d’entre elle se caractérise par une sensation violente et soudaine de brûlure voir de décharge électrique. La douleur va croître pendant environ trois quarts d'heure, et des zébrures rouges et gonflées vont strier la peau aux endroits touchés.

Par leur aspect « translucide » elles sont souvent invisibles et il est très difficile en nageant de les situer mais si vous en voyez une ou si l’accompagnateur en signale une, il est raisonnable de la contourner et d’éviter ainsi tout contact. meduses.JPG

Si malgré tout vous entrez en contact avec une de ces méduses, il ne faut pas s’affoler. Le fait de continuer à nager dans l’eau de mer doit apaiser la sensation de brûlure. A la sortie de l’eau voici quelques conseils :

- retirez délicatement les filaments visibles restés sur la peau à l’aide d’une pince à épiler où avec les mains équipées de gants.

- appliquez du sable mouillé et grattez avec une raclette ou une carte type celle de crédit pour enlever les filaments invisibles laisser sur la peau,

- Continuer à nettoyer la piqûre à l’eau de mer, et non à l’eau douce pour éviter d’aggraver les effets du venin, le vinaigre peut être utilisé pour certaines espèces,

- Passer en temps utile une pommade à base de corticoïdes ou un antihistaminique, prescrit par un médecin, pour aider à calmer la douleur et les démangeaisons (se renseigner également auprès de son pharmacien).

 

La dermatite cercarienne (lac et étang) :

Plus communément appelé chez les nageurs la « puce de canard ». Ce parasite microscopique, s’attrape dans certains de nos lacs lors de traversées en eau peu profonde et herbeuse, et provoque une réaction cutanée. Semblable à une piqûre de moustique, elle s’intensifie au cours de la nuit. Elle régresse au bout de quatre à cinq jours. dermatite cercaria.jpg

Pour éviter que ces parasites ne pénètrent dans la peau, le nageur doit à la sortie de l’eau se doucher immédiatement et se frotter à l’aide d’une serviette. Dès l’apparition des premiers signes, apposer de la glace afin de soulager l’irritation puis consulter son médecin ou un pharmacien afin qu’il prescrive une crème. L’éruption disparaît sans laisser de traces en 10 à 20 jours.

 

Les vives (en mer) :

« Vive » comme la douleur du nageur malchanceux qui pose le pied sur ce poisson. Cet animal marin vénéneux se niche dans le sable à fleur d’eau, il est impossible de le voir. On les rencontre dans l’est de l’Atlantique et de la Méditerranée à la mer Noire. Les vives se tiennent près des côtes l’été et plus au large l’hiver. Le venin est injecté par l’épine dorsale et 2 épines operculaires et sa piqûre est très violente. Elle provoque une enflure locale et des crises de tétanie, mais sans conséquence grave. Même mort, la vive reste dangereuse.vive.jpg

Le pied piqué va être endolorit environ une heure. Il faut savoir que les sécrétions animales sont généralement détruites par la chaleur. Pour cela il faut marcher dans le sable chaud, cela permet également de faire circuler le sang. Sinon, tremper le membre atteint dans l'eau chaude à 40°C pendant 20 à 30 minutes ou approcher à fleur de peau sans la toucher, une cigarette pendant 3 minutes.

Pour le nageur, les risques de marcher sur une vive ne se présentent qu’au départ ou à l’arrivée.

Un conseil pratique pour éviter de rentrer en contact avec cet animal : marcher en traînant les pieds dans le sable afin de provoquer la fuite de l’animal.

 

Les requins (en mer) :

Contrairement à ce que pensent certains nageurs, les requins sont bien présents sur les côtes françaises et notamment en Méditerranée. requin.jpg

Pour les « squalophobes », pas de panique… les requins ont toujours été très nombreux dans nos mers, mais sont la plupart du temps invisibles car très éloignés des côtes et à de grandes profondeurs. Les requins en Méditerranée sont surtout de jeunes spécimens et la plupart des espèces sont inoffensives !

 

Voici énumérées quelques créatures qui espérons le ne vous feront pas reculer devant vos projet d’entraînement ou de course. Car les chances de les rencontrer sont minimes, surtout si vous vous situez dans des zones surveillées. N’hésitez pas à demander conseil aux sauveteurs qui connaissent le secteur et peuvent vous indiquer la présence ou non de ces animaux indésirables. 074.JPG

D’autre part la mer et la rivière offrent d’autres espèces vivantes de toute beauté et inoffensive qui peuvent vous accompagner lors de vos sorties.

19/05/2014

Le magazine "LAYALINA Montpellier" de mai 2014

layalina mai 2014.jpg

eau-libre.fr : un nouveau site sur l'eau libre en France

site aquablog eau libre.jpgUn tout nouveau site sur la natation en eau libre a été mis en ligne en février 2014. Il s'appelle eau-libre.fr. C'est un site créé par Fabrice Billaud, passionné de nage en milieu naturel, qui a pour but de faire connaître et promouvoir la nage en eau-libre sous toutes ses formes. Avec de nombreux reportages et des annonces d'événements en France et dans le monde, il est à consulter ... sans modération !

20:06 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2014

Le maillot des "7 Prison Island Swims" d'Aquadeus

Le maillot spécial "Evasion" en série limitée des "7 Prison Island Swims" est en vente sur le site d'Aquadeus. Pensez à la fête des pères ou bien à vous équiper d'un maillot d'évadé pour le défi Monte-Cristo ! 

maillot Aquadeus.jpg

07/05/2014

France 3 Languedoc-Roussillon (19/20) du mercredi 7 mai 2014

Reportage télé qui a suivi ma traversée à la nage entre Robben island et Big-Bay au Cap en Afrique du Sud

03/05/2014

Freedom Swim 2014 (Afrique du Sud)

bandeau-jacques-ter.jpg

Robben Island (en anglais) ou Robbeneiland (en afrikaans) est une île d'Afrique du Sud, située au large du Cap, dans la Table Bay (baie de la Table) à 7km à l'ouest de la côte de Bloubergstrand. L'« île aux Phoques » (Robben signifie en néerlandais ou afrikaans « phoques ») doit son nom aux nombreux mammifères observés en 1652 par les colons hollandais dans les eaux froides entourant l'île. carte traversée.jpgLe rôle de l'île dans le passé conflictuel de l’Afrique du Sud remonte aux débuts du colonialisme lorsque le premier colon néerlandais à gagner le Cap, Jan van Riebeeck, s’est querellé avec le chef local, Autshumato, qui lui servait d'interprète. Un malentendu culturel a entraîné le bannissement de ce dernier à Robben Island. L’île aux phoques était l’endroit parfait pour une prison, en raison des forts courants et des eaux froides mais l'interprète s’en évada sur une barque à l'aide d'un complice. A de très rares exceptions près, les tentatives d'évasion de Robben Island ont toutes échoué et la plupart des évadés se sont noyés durant la longue nage jusqu'à la côte. blog 1.JPGDe nos jours Robben Island est devenue un symbole mondial des droits de l'Homme, après avoir été utilisée comme prison, léproserie, hôpital psychiatrique et poste militaire de défense. Au 20ème siècle, les opposants noirs au régime de l’Apartheid, condamnés à de longues peines, y furent internés dont notamment trois futurs présidents sud-africains (Nelson Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma) blog 2.JPGAujourd'hui la prison a cédé la place aux touristes et cet ancien site de détention est devenu un véritable challenge pour les nageurs en eau libre. Cette année, dans le cadre des célébrations des 20 ans de la Démocratie en Afrique du Sud, l'épreuve annuelle d'eau libre, la Freedom Swim, s'est déroulée le samedi 3 mai 2014avec comme parcours Robben Island jusqu'à Big Bay, Blouberg près du Cap.

affiche pour blog.jpgC'est dans une eau à 12-13°C et sur une distance d'environ 7,5km au milieu des courants que les nageurs ont participé dans les différentes catégories proposées par les organisateurs : nageurs solo en maillot (25 nageurs), nageurs solo en combinaison (14 nageurs), nageurs en relais en maillot et nageurs en relais en combinaison. Dans le cadre de mon challenge des 7 îles-prisons à la nage, c'est dans la catégorie des nageurs en maillot que je me suis inscrit !!! blog 3.JPGJ’ai rendez-vous le samedi matin entre 7h30 et 8h au Nelson Mandela Gateway, située sur le Waterfront de Cape-Town. Ce quartier portuaire a été transformé en zone de restaurants et de magasins. Sur le chemin qui me mène de l’hôtel au lieu de rendez-vous, je passe devant de nombreuses devantures d’organismes touristiques qui proposent des excursions pour aller à la rencontre des grands requins blancs avec de grandes photos de squales toutes dents dehors ! Voilà de quoi mettre un peu plus de pression et de stress avant la traversée !!! blog 4.JPGJ’arrive sur le lieu de rendez-vous où je suis accueilli par les organisateurs pour le marquage et le docteur (ici en rouge) pour un contrôle médical. Il prend mes pulsations et la température (37.3°C) avant de me donner le feu vert pour participer. blog 5.JPGAux environs de 9h, nous embarquons sur une des navettes rapides, toutes baptisées selon les patronymes de prisonniers politiques embastillés au fil de l'histoire, qui doit nous conduire à la prison de Robben Island. Dans le port, un phoque nage aux abords du bateau ce qui confirme que l’eau n’est pas très chaude. La traversée en bateau s’effectue sous un épais brouillard avec une mer très calme, un peu ambiance des « Dents de la Mer » !!! Mais rassurez-vous, aucun requin blanc n’a été signalé dans cette zone, dixit les organisateurs. blog 6.JPGLorsque nous arrivons dans le port de l’île aux phoques, le brouillard s’est dissipé et laisse entrevoir quelques vestiges sinistres témoins, depuis le 17ème siècle, de ce paysage insulaire. Robben Island et sa prison symbolisent le triomphe de la liberté et de la démocratie sur l’oppression. Tout y est emprunt d’émotion. blog 7.JPGC’est dans ce port que je vais me préparer et m’enduire de graisse. Muni du maillot de bain spécialement dessiné pour moi par Aquadeus et du bonnet fourni par l’organisateur, c’est vers 11h30 que je vais prendre le départ de la traversée avec les autres nageurs. Lorsque je me jette à l’eau, je suis saisi par la température de l’eau qui dépasse légèrement les 13°C. Je me dirige vers la sortie du port où un phoque se dore au soleil. Une fois sorti du port, je rejoins le bateau qui va m’accompagner tout au long de la traversée de la Table Bay (la baie de la Table du nom de la montagne de la Table qui surplombe Cape Town). blog 8.JPGA bord de la petite embarcation pneumatique, il y a Chris et Shaun qui auront pour rôle de s’occuper de ma sécurité, de m’orienter et de me ravitailler… C'est la première fois qu ils font cela ! Quelques minutes à peine après les avoir rejoint, un animal passe en dessous de moi à toute vitesse, j’ai bien l’impression qu’il s’agit d’un dauphin. Le moment est à la fois flippant et magique et Shaun me confirme alors qu’il s’agit d’un dauphin. J’espère avoir l’occasion de le revoir mais cela ne sera plus le cas. Je continue de nager dans cette eau saumâtre et admire le magnifique paysage qui m’est offert lorsque je respire du côté droit. blog 9.JPG

J’ai une magnifique vue de la Table Mountain (Montagne de la Table) nom qui provient de sa forme sommitale. Elle culmine à 1086 mètres d’altitude et sa superficie au sommet est de 3km2. Elle est encadrée de part et d’autre de 2 collines Lion’s Head et Devil’s Peak qui laissent penser à 2 endroits pour s’asseoir autour de la table… je ne me lasse pas d’admirer ce magnifique paysage qui vient récemment d’être élu parmi les 7 nouvelles merveilles de la nature au monde. blog 10.JPGJe continue à nager tout en essayant de scruter les fonds marins et dans l'attente d’une éventuelle surprise. Après une heure de nage, par l’effet certainement des courants, l’eau se rafraîchit considérablement et affiche les 12°C. Juste un petit degré de différence, mais c’est énorme lorsque l’on nage. Alors que je ne ressentais pas le froid jusque-là, cette différence de température va m’y faire penser jusqu’à la fin. J’espère à ce moment là ne pas finir en hypothermie. blog 11.JPGJe distingue de mieux en mieux la côte où je dois arriver, mes accompagnateurs me font des signes pour m’orienter vers l’arrivée. A trop les regarder, je ne fais plus attention à ce qu’il y a dans l’eau quand soudain je reçois comme une décharge à l’épaule. Je viens de croiser une méduse. Cela me pique mais la douleur n’est pas forte, j’espère ne pas avoir à en croiser de nouveau. Je suis à 300m de l’arrivée lorsque mon bateau d’accompagnement me quitte pour laisser la place aux sauveteurs de Big Bay. Ceux-ci vont m’accompagner au milieu des vagues avec leur planche de sauvetage jusqu’à l'arche d arrivée. blog 12.JPGJe suis au coude à coude avec un autre nageur et j’effectue mes derniers mètres en courant sur la plage afin de franchir la ligne d’arrivée. Je viens de terminer la 4éme traversée de mon challenge des 7 Îles-prisons au continent à la nage dans un temps de 2h02’57’’. Dès que j’ai franchi le portique d’arrivée, on me remet une médaille, une serviette et un bonnet en laine puis je suis pris en charge par un sauveteur qui va m’accompagner dans un local transformé en hôpital de fortune. blog 13.JPGC’est un passage obligé pour tous les compétiteurs. Un médecin prend mes pulsations et la température : 34,5°C. Je suis obligé de rester tant que ma température n’est pas remontée au dessus de 35°C. J’en profite pour me changer et boire quelques boissons chaudes avec les autres nageurs. Après une vingtaine de minutes, je retourne voir le médecin qui m’annonce 36,3°C. Je peux donc quitter les lieux et rejoindre mon épouse sur la plage pour assister à la fin de la course.  

 

resultats Freedom swim 2014 (nageurs en maillot de bain).pdf

01/05/2014

Le magazine "Coureurs d'Ecume" d'Avril - Juin 2014

CDC avril 2014.jpg