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20/11/2013

Open Water Swimming (livre 2)

open water swimming munatones.jpgOpen Water Swimming : Steven Munatones

Le but ultime de ce livre écrit en anglais est de fournir des conseils aux nageurs et triathlètes pour nager plus vite et avec plus d'efficacité en milieu naturel. L'auteur, Steven Munatones, est un entraîneur professionnel de natation en eau libre aux USA. Il a été entraîneur de l'équipe nationale US lors des championnats du monde eau libre 2004, consultant pour la télé américaine lors du 10km des JO de 2008, membre de la commission eau libre FINA, rédacteur en chef du site "Daily News of Open Water Swimming",... Il est également à l'initiative du grand défi intitulé "Ocean Seven" pour les nageurs de l'extrême. Son livre, "Open Water Swimming", est une mine d'informations et de recommandations fondées sur des observations d’athlètes de haut niveau à l'entraînement et en compétition, des recherches scientifiques solides et les expériences personnelles de l'auteur.

18/11/2013

Magazine "La Vie du Rail" du mercredi 13 novembre 2013

la vie du Rail n3441.jpg

24/10/2013

Le Serpentine Swimming Club de Londres

La Serpentine est un lac artificiel de 11 hectares et d’une profondeur maximale de 12 mètres situé à Hyde Park à Londres en Angleterre. C'est en 1730 que la reine Caroline, épouse de George II, ordonna de créer une retenue sur la rivière Westbourne, dans le cadre d'un réagencement de Hyde Park et de Kensington Gardens. À cette époque, cette rivière formait onze étangs naturels dans le parc. Il fut mené à bien entre 1730 et 1733 par le jardinier royal Charles Bridgeman. creation serpentine.JPG

La Serpentine fut l'un des premiers lacs artificiels conçus pour avoir une apparence naturelle dans le pays. Il comporte également une île dans sa partie orientale. L’espace ouvert de Hyde Park, attirait, comme il le fait aujourd’hui, les londoniens pour les loisirs. Par temps chaud, certains n’hésitaient pas à se rafraîchir dans les eaux du lac et se rencontraient de façon informelle pour nager ensemble. Dès le début du 19ème siècle, des courses sont organisées et attirent un grand nombre de spectateurs. Afin de formaliser leur activité, un groupe de nageurs s’est organisé pour créer un club. serpentine ngeur dessin.JPG

Le Serpentine Swimming Club est un club londonien de natation en eau libre ouvert toute l’année sur la Serpentine et affilié à l’Amateur Swimming Association. C'est le plus vieux club de natation d'Angleterre. « Just get on with it » est le dicton utilisé par les membres du SSC, un groupe de nageurs aguerris et éclectiques. L’activité principale du club tourne autour des courses à handicap qu’elle organise tous les samedis matin à 8h00. Les combinaisons y sont strictement interdites. La plus connue des courses est la « Peter Pan Christmas Race Day », elle se déroule le matin de Noël depuis 1864 sur la distance de 100 yards (91,4m). A cause des risques inhérents à la nage en eau glacée, la course est réservée uniquement aux membres du Serpentine Swimming Club. Pendant les mois d’hiver, la température de l’eau est très faible et le lac est parfois gelé, tandis que l’été, l’eau peut atteindre des températures avoisinant les 20°C.  blog membre.jpg

Pour être membre de l’association il en coutera 20£, mais la séance d’essai est gratuite. Les membres sont autorisés par le « Royal Parks » à nager dans le lac tous les matins entre 6h et 9h30. Lors d’un week-end londonien, je n’ai donc pas hésité à me rendre à Hyde Park afin de me joindre aux membres du Serpentine Swimming Club pour une séance de nage dans les eaux fraîches de la Serpentine. Fin octobre, je me rends donc très tôt à Hyde Park. Il est à peine 7 heures du matin, il fait encore nuit et une légère pluie s’abat sur le parc. En me dirigeant vers le Lansbury's Lido construit en 1930 où se trouve le local du club, je croise des coureurs matinaux qui arpentent les chemins du parc faiblement éclairés. 

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Lorsque j’arrive sur les bords de la Serpentine, qui fut le théâtre de l’épreuve du 10km marathon eau libre des précédents Jeux olympiques d'été de 2012, j’aperçois sur la rive sud l’espace banalisé de la piscine du Lido délimité par des bouées blanches. Il n’y a encore personne dans l’eau (à part des canards et des cygnes) et, lorsque j’arrive devant la porte d’entrée du vestiaire du club, la porte est « closed ». Pour y accéder, il y a un digicode dont seuls les membres connaissent le numéro. J’attends quelques minutes quand une dame qui s’occupe de l’entretien des vestiaires vient gentiment m’ouvrir la porte. Elle me fait remplir les formalités et signer le « Guest Book » pour pouvoir utiliser les installations tout en respectant le règlement. Le vestiaire est mixte et un peu spartiate avec des toilettes où tout y est entassé : bouées de sauvetage, trophées, théière … blog piscine.jpg

Je rejoins le plan d’eau en maillot de bain et bonnet sur la tête, les nageurs en combinaison y sont vus d’un mauvais œil car ils ne rentrent pas dans l’esprit du club. Comme ce n'est pas mon cas, tout va bien ! Dehors il fait environ 13°C et l’eau est annoncée à 11°C. L’espace banalisé dans lequel je suis autorisé à nager fait environ 110 yards et tout le long du parcours j’ai pied. Je vais nager seul au milieu des cygnes et des canards pendant une vingtaine de minutes. Aux environs de 8 heures, les premiers membres du SCC arrivent et me rejoignent dans l’eau. Je fais quelques longueurs avec eux. blog nage.jpg

Après une bonne demi-heure de nage, je rejoins le vestiaire. Il s’est rempli et une dizaine de nageurs se côtoient tout en se préparant pour leur séance matinale. Les membres sont de tous âges et je croise même des enfants d’une quinzaine d’années tout excités d’aller faire un plouf dans les eaux fraîches du lac. Dans le vestiaire, un thermos d’eau chaude est à disposition pour ceux qui désirent se faire du thé ou du café. Ce club a véritablement une âme et je quitte les lieux avec une envie profonde d’y revenir un jour… peut-être en 2014 où le club fêtera ces 150 ans !!!

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Pour ceux qui désirent plonger dans la Serpentine pour le plaisir et dans des eaux plus tempérées, la piscine du Lansbury's Lido est ouverte tous les week-ends de printemps et tous les jours d’été. Le Lido est doté de sauveteurs professionnels et est ouvert au public (payant) de 10h00 à 18h00. En plus de la zone de baignade de 100m, il y a une pataugeoire pour enfants, des tables et des chaises, des chaises longues et un bar.

16/10/2013

The Daily News of Open Water Swimming

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Le "Daily News of Open Water Swimming " est un site américain pour "éduquer, divertir et enthousiasmer tous ceux qui s'aventurent au-delà du rivage". Vous pourrez y consulter plus de 9200 articles sur des exploits en solo, des compétitions Pro, de la natation marathon, des stages eau libre, des personnalités, des entraîneurs, la réglementation, des conseils, des livres, des films, ... et toutes les informations sur les événements qui peuvent avoir lieu dans les océans, les mers, les lacs, les rivières, les ports, les estuaires, les plages, les détroits, ... à travers le monde. Bref toutes les infos !!

13:21 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (0)

07/10/2013

ProSwim Challenge 2013

Un challenge européen par étape ProSwim-Challenge-logo.jpg

Nager et découvrir de magnifiques sites en Europe, tel est l’objectif du ProSwim Challenge, une épreuve « open » d’eau libre par étape en Europe. Pour la première édition de ce circuit de 2013, 2 étapes à 15 jours d’intervalles sont programmés, les deux sites retenus sont l’Escala en Espagne et Bergeggi en Italie. Considéré comme un « Championnat d’Europe amateur en eau libre », il propose 2 challenges : le « Long Swim Challenge » (sur les distances de 6km en Espagne et de 5km en Italie) et le « Classic Swim Challenge » (sur la distance de 3,5km aux 2 étapes). Pour être classé, le nageur doit absolument participer aux 2 étapes du challenge correspondant. Je n’ai donc pas voulu rater cette grande première et me suis inscrit au « Long Swim Challenge » :

 

Etape 1 : « Swim the Costa Brava » à L’Escala en Espagne blogcostabrava.JPG

L'Escala est une station balnéaire catalane en bordure de la Méditerranée. Elle est située sur le littoral de la Costa Brava dans la partie sud du golfe de Rosas. Le départ de la traversée des 6kms est donné sur une petite plage située à l’ouest du port de L’Escala, au pied du parc naturel de Montgri. Nous devons ensuite rejoindre une bouée située à environ 300m vers le large. Devant moi, au loin, je distingue Empuriabrava, Rosas et le cap Norfeu situé pas très loin de la frontière française. Dès que nous contournons la bouée nous nageons en longeant un promontoire côtier rocheux. blog escala.JPG

Au sommet de celui-ci, je distingue une ancienne tour de défense. Il s’agit de la tour de Montgo construite en 1598 afin de permettre aux habitants de la région de se réfugier des pirates d'Afrique du Nord qui alors ravageaient la côte. Elle protège ainsi la calanque de Cala Montgó et la petite plage où doit avoir lieu l’arrivée. Je continue en longeant un 2ème promontoire rocheux qui abrite le parc naturel de Montgri. Je me fais caresser par une « Rhizostoma », une sympathique méduse qui me laissera quelques démangeaisons. Je contourne ensuite une bouée pour revenir en arrière et me diriger vers la plage de Cala Montgó. Je nage au milieu d’une crique de forme arrondie protégée du vent « Tramuntana » et utilisée à l’époque romaine pour le débarquement de la population. Non loin de là, à L’Escala, se trouve d’ailleurs les ruines du port antique gréco-romain d’Empuries. blog arrivee escala.JPG

Je distingue l’arche rouge de la ligne d’arrivée, je nage en direction de la plage de Cala Montgó située dans une zone semi urbaine au pied de la montagne de Montgó. L’arrivée se fait sur la plage de sable fin où on me remet une médaille. Je me dirige ensuite vers les stands du village de la traversée où je peux me ravitailler et me faire masser avant la prochaine étape !!!

 

Etape 2 : « Swim the Island » à Bergeggi en Italie blogswimtheisland.JPGBergeggi est une commune de la province de Savone en Ligurie. Jadis terre de paysans et de pêcheurs, le territoire de Bergeggi est aujourd’hui une station balnéaire très prisée. La traversée s’effectue dans la Réserve marine naturelle protégé de Bergeggi qui est exceptionnellement ouverte pour l’événement. Cette réserve comprend l’île de Bergeggi et la partie de côte voisine. En arrivant à Bergeggi, je suis heureux de retrouver mon coach Anne et sa petite famille venus spécialement depuis Miramas (13) pour m'encourager !P1060891b.jpgLe départ et l’arrivée de la traversée des 5kms s’effectue depuis la Stella Maris Beach, une petite plage de Bergiggi. Dès le départ, sur ma droite, je peux admirer un court promontoire de falaises calcaires, à l’intérieur duquel la mer a creusé des grottes dont la plus célèbre de la Ligurie, la « grotta Marina ». Cette grotte est connue pour les pièces palethnologiques et paléontologiques qu’elle abrite. Après avoir passé une première bouée, je me dirige ensuite vers l’île de Bergeggi qui se dresse à environ 250 mètres du rivage afin de la contourner. P1060820blog.jpgL’île est un petit cône de roche calcaire haut de 60 m, couvert de pins et surmonté d'une tour carrée en ruines. Elle est inhabitée et abrite des ruines romaines et médiévales ainsi que des édifices monastiques. Après avoir contourné l’île, je me dirige vers la plage de Bahia Blanca Beach afin de longer le bord de mer avant de retourner en direction du promontoire de la Pointe Predani distant de l’île de quelques centaines de mètres. En haut de ce promontoire, sur la voie Aurélia, ma femme est là pour m’encourager. Je nage maintenant au milieu d’un environnement naturel absolument spectaculaire avec un fond marin extraordinaire.  P1060823blog.jpgDes poissons argentés et une méduse nagent paisiblement au milieu du fond rocheux. Mais un vent de face rend ma progression plus difficile surtout lorsqu’il faut passer (sous la surveillance des organisateurs) entre les rochers de la Pointe Predani qui se dressent de quelques mètres au-dessus de la mer et avec très peu de profondeur. Puis c’est le retour vers la plage de départ en longeant de plus près la Grotta Marine. En 2 semaines je viens de participer en Europe à 2 épreuves sur de magnifiques sites que je conseille à tous les passionnés de nage en milieu naturel. P1060879blog.jpgEt pour couronner le tout, sur le plan sportif, je remporte la première édition de ce challenge européen !!! La deuxième édition en 2014, prévoit une troisième étape en France…

 

12/09/2013

Journal "Direct Matin - Montpellier Plus" du jeudi 12 septembre 2013

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31/08/2013

Ultra-Marathon de l’Ebre (Espagne) – 30,8km

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L'Èbre est le plus puissant des fleuves espagnols. Sa longueur est de 928 km. Il prend naissance dans les sources de l'Híjar, à Peñalabra, à 1 980 m d'altitude et se jette dans la Méditerranée en Catalogne, par un grand delta de 320 km² près d’Amposta (province de Tarragone). headernou3.jpg

L’Ultra marathon de l’Ebre est une épreuve d’eau libre (descente de rivière) sur un parcours de 30,830km de Tivenys jusqu’à Amposta. Nous avons rendez-vous le vendredi 30 août à Tortosa pour le briefing de l’épreuve dans l’hôtel qui sert de quartier général à la manifestation. La ville se trouve à mi-distance du parcours de la traversée. Tortosa est la capitale de la Comarque (un canton en Espagne) de Baix Ebre dans la province sud de Tarragone et donc la plus grande ville du delta. Elle a été occupée par les Ibères, les Romains, les Musulmans, les Castillans et les Catalans. Il y a de nombreux sites d'intérêt à Tortosa : des beaux parcs, des palais, des collèges royaux, un château et bien sûr, le fleuve Ebre que nous allons devoir descendre à la nage. blog briefing.JPG

Au cours du briefing en catalan qui sera une nébuleuse pour moi, nous allons faire la connaissance de nos accompagnateurs kayakistes. C’est une jeune demoiselle prénommée Angela qui a été désignée pour être mon « ange gardien » lors de cette traversée. Elle ne parle pas un mot de français et c’est au milieu d’un brouhaha sans nom que je vais essayer de lui expliquer la planification de mon ravitaillement pour ce long périple. Elle paraît avoir bien compris ce que j’attends d’elle et à quel moment précis elle doit me passer mes boissons énergétiques… blog dep.JPG

Le samedi 31 août, tous les nageurs et accompagnateurs ont rendez-vous à 5h50 devant l’hôtel de Tortosa afin de prendre les bus qui nous conduirons sur nos lieux de départ. Les nageurs en direction de Tivenys et les kayakistes sur un site plus en aval du fleuve. Avant d’embarquer, je retrouve Angela afin de lui remettre les bouteilles numérotées qu’elle devra me passer aux heures prévues et … une montre car elle n’en possède pas !!! Nous allons mettre une trentaine de minutes pour arriver sur le lieu de départ à Tivenys. Il fait encore nuit et on se dirige vers les vestiaires d’un gymnase pour se changer et s’enduire de crème solaire car la journée est annoncée très ensoleillée. Pas le temps de s’éterniser car le compte à rebours pour le départ a commencé. On se précipite vers le ponton de départ, mais il n’est pas question de se mettre à l’eau tellement le courant est fort. Nous sommes 57 participants à s’agglutiner sur un ponton d’une vingtaine de mètres qui disparaît complètement au fond de l’eau par le poids des nageurs. Ce qui nous permet de prendre involontairement la température de l’eau, un bon 26°C. 1236441_507127546043295_68439113_n.jpg

A 7h00, c’est le départ et, au moment où je me mets à l’eau, je suis emporté par un très fort courant d’une vitesse supérieure à 4km/h, plus question de faire demi-tour ! Je vois le fond caillouteux défiler à toute vitesse. Par endroit, il y a très peu de profondeur, je suis obligé de nager les bras tendus en ne tapant que des pieds. J’assiste sur ma gauche à un magnifique levé de soleil au milieu des arbres qui bordent la rivière. C’est au bout d’une vingtaine de minutes que l’on passe à toute vitesse devant les kayaks qui nous attendent, il ne faut pas se louper. blog passage kayak.JPG

Angela m’a repéré et commence à me suivre. Je sais qu’en dehors du ravitaillement, je ne pourrais pas compter sur elle pour m’indiquer les courants les plus favorables et les meilleures trajectoires. Sur une largeur du fleuve de plus de 50m, je vais faire l’accordéon avec les autres nageurs : un moins bon courant pour moi et les nageurs me doublent, un meilleur courant et je les redouble. Il va en être ainsi jusqu’à Tortosa. Cela fait à peine 2 heures que je nage et j’aperçois déjà le château de Sant Joan ou de la Zuda qui domine la ville et le fleuve de sa silhouette. blog tortosa 2.JPG

Je traverse la ville à toute vitesse, je passe devant une statue implantée en plein milieu du fleuve en évitant de me la prendre de plein fouet, je découvre un magnifique panorama de la ville et de ses ponts. A la sortie de la ville, ma femme est là, sur la rive, et m’encourage. Cela me motive, car Angela n’est pas très expressive et se contente seulement  de me ravitailler aux horaires pré-établis. A la sortie de Tortosa, peu à peu, le courant perd de sa force et l’Ebre s’élargit. Terminé de se laisser entraîner au gré du courant, maintenant il faut fournir l’effort. blog nage.JPG

Je nage à présent le long des rives de l’Ebre, les branches de bois qui bordent le fleuve dessinent avec le soleil matinal des ombres agréables sur et au fond de l’eau. Je peux admirer les oiseaux qui se réfugient dans les branchages de la rive, effrayés par mon passage. Sur ma droite je distingue une montagne au bord du delta de l’Ebre, la Sierra del Montsià, un magnifique mirador sur le littoral et les plaines intérieures. Cela fait 10 jours que j’ai traversé le Beltquerung à la nage sur 21km et après plus de 4 heures de nage la fatigue sur mes épaules commence à se ressentir. Les 5 derniers kilomètres s’annoncent des plus durs. Il n’y a plus de courant et le vent d’Est créé même un contre-courant. Le final va se faire au mental. Quand je distingue au loin un pont suspendu, c’est la délivrance. Ce pont annonce l’arrivée à la ville d’Amposta, la capitale de la comarque de Montsià et la plus méridionale de la Catalogne. blog amposta.JPG

Ce pont suspendu est l’un des symboles architecturaux les plus représentatifs de la ville. Construit en 1915 il fut le premier pont permanent permettant de franchir le fleuve sur sa partie inférieure. Le pont se distingue par ses deux grands pilonnes de pierre en forme d'arc de triomphe s'élevant de part et d'autre du fleuve. La structure du pont, soutenue par des câbles fait penser, en plus petit, à celui du pont de Brooklin à New-York. Lorsque je le franchis, j’entends les encouragements de ma petite famille et distingue la ligne d’arrivée. Je suis talonné de près par 3 nageurs qui vont me faire accélérer sur les 200 derniers mètres. blog arrivée.JPG

Je franchis la ligne d’arrivée après plus de 5h49 de nage et termine à la 16èmeplace sur 57. Avec l’aide du courant, je viens de réaliser les 30,830km du parcours à une vitesse de 1’08 au 100m. Après un tel effort et un mois d’Août riche en traversées, je me précipite entre les mains de la kiné présente à l’arrivée, rien de tel qu’un bon massage aux épaules avant d’attaquer de nouvelles aventures aquatiques … blog massage.JPG

25/08/2013

Résultats de la 7ème traversée de Palavas à la nage 2013

1010971_693498890677272_238870617_n.jpgVoici les résultats complets de la traversée de Palavas à la nage qui s'est déroulée le dimanche 25 août 2013 : Résultats-Traversee-palavas-2013.xls

Prés de 200 nageurs ont participé aux deux épreuves proposées. Les bénéfices des inscriptions sont reversés à l'association France Choroïdérémie, maladie génétique orpheline qui entraîne la cessité.

Un grand merci à tous les bénévoles de Palavas Natation Sauvetage et du club Aqualove sauvetage pour l'organisation de cette 6ème édition

24/08/2013

Le Beltquerung dans la presse

Le "Midi-Libre" du jeudi 5 septembre 2013 :midi libre.jpg

A la une du journal local : P1050925b.jpg

Le "Lübecker NachMihten" du jeudi 22 août 2013 : P1050924.JPG

 

21/08/2013

Le Beltquerung à la nage 2013 (21km)

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La traversée à la nage du Beltquerung est un raid au nord de l’Allemagne dans le détroit de Fehmarn. Ce détroit relie la Baie de Mecklenburg et la Baie de Kiel dans la partie occidentale de la mer Baltique entre l’île danoise de Lolland et l’île allemande de Fehmarn. Le détroit représente une zone de 21 km de large avec des profondeurs de 20 à 30 mètres. Les courants dans le détroit dépendent essentiellement des vents très présents dans la région. La traversée se fait depuis le port de Rødby au Danemark jusqu’à l’île de Fehmarn près du port de Puttgarden ou inversement en fonction des vents. Fehmarn-belt-strait.jpg

Après avoir parcouru en 3 jours plus de 1600 km en voiture, ma petite famille et celle de mon coach Anne arrivons enfin sur l’île de Fehrman. L’île est reliée depuis 1963 au reste de l’Allemagne par un pont de 963 m de long franchissant le Fehmarnsund. Fehmarn possède 78 km de côtes très ventées et est célèbre pour ces spots de kitesurf. Le vent souffle donc très fort (la région présente des champs d’éoliennes à perte de vue), ce qui n’est pas de bon augure si on veut traverser le détroit en nageant. Nous sommes hébergés chez Dietrich Glaesser, le père de l’organisateur de la traversée, dans la localité la plus importante de l’île : le Burg auf Fehmarn. Le fait d’être hébergé chez eux va faciliter les modalités d’organisation : contact avec le pilote, infos sur les prévisions météos, dates et heures de la traversée,…tout sur place !

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Le lundi 19 août, en début d’après-midi, nous faisons une réunion avec le pilote Wolfgang, notre hôte Dietrich, ma coach Anne et mes responsables de l’intendance ma femme et Gilles, le mari de Anne. De ces longs et difficiles échanges liés à la barrière de la langue, il en ressort que le seul jour possible dans la semaine pour tenter la traversée ne peut être que le mercredi suivant. J'apprends qu'il me faudra partir d’Allemagne pour aller vers le Danemark. Après cette date, les prévisions sont pessimistes et les vents ne permettront pas de nager. Le départ de ma traversée est prévu à 8h00 de Puttgarden et mon coach, Anne, va devoir se lever à 3h du matin pour se rendre au port où se situe le bateau accompagnateur et rejoindre mon lieu de départ ! A l'annonce de ces horaires, elle garde pourtant le sourire ! photo prepa.JPG

Le mercredi 21 août, à 7h15, je me rends en voiture avec Dietrich et Gilles sur une plage de Puttgarden située à quelques mètres des départs de ferry qui font la jonction entre les ports de Puttgarden et Rødby sur les deux îles. La liaison ferry, exploitée par la compagnie "Scandlines", est aussi connue sous le nom de "Vogelfluglinie", une traversée dure 45 minutes. Le temps est ensoleillé et il n’y a quasiment pas de vent. La mer est très calme et nous apercevons au large le bateau accompagnateur qui ,parti depuis 4h du matin, arrive sur les lieux du départ. Il est temps que je me prépare et que l’on me passe la crème solaire ainsi que la graisse pour éviter les irritations. blog départ.JPG

Après quelques photos, c’est à 8h00 que je m’élance dans le détroit de Fehmarn. Je rejoins mon bateau d’escorte et entame ma traversée afin de rallier le Danemark à la nage dans une eau à 17,2°C. Il y a de nombreuses méduses mais ce sont des Aurelia aussi appelées méduses bleues ou méduses lune, elles sont non urticantes. J’en traverse des bans à répétition tout au long du parcours. Pendant les 2 premières heures je nage sur les bases du record du monde de la traversée. Les courants sont favorables et le balai incessant des ferrys ne me perturbe qu’à peine. blog bateau.JPG

Ce n’est pas le cas de mon bateau pilote qui à chaque passage de ferry est secoué dans tous les sens. C’est souvent dans des conditions dignes d’un manège de fête foraine qu’Anne me tend courageusement le ravitaillement minutieusement planifié à l’avance. Après 2h05 de nage, j’ai franchi le rail maritime des tankers qui naviguent dans le détroit et Anne m’annonce qu’il ne me reste plus que 10km à parcourir. A cette vitesse, je suis bien parti pour battre le record de la traversée qui est de 4h50. blog nage.JPG

Je vois passer les ferries sur ma droite et ma gauche et je me mets à nager, très motivé, à un rythme plus soutenu. Mais cette euphorie va vite être stoppée net lorsqu’après 3h de nage, mon coach m’annonce qu’il me reste 8km3 à faire. Cela veut dire que je viens de nager 1km500 en 1 heure !! Il faut dire que la mer a bien changé depuis le départ du matin. Un vent de travers s’est levé et la mer est devenue un peu plus houleuse. Les courants qui m’étaient favorables jusqu’à présent ne le sont plus. Les ferries passent au loin sur ma gauche. blog nage bateau.JPG

J’en prends un coup au moral et mes épaules s’alourdissent. Heureusement qu’il y a les encouragements de mon coach et de l’équipage du bateau pour me motiver. Au loin devant, je commence à bien distinguer le port de Rødby que je garde en point de mire. La ville n'est pas très grande et est construite autour du port. Si je termine, je ne pense pas trouver du monde pour m’accueillir en fanfare ! De plus, je dérive vers la droite en direction d’un champ d’éoliennes désertique. Sur le bateau, commence un compte à rebours kilométrique les yeux rivés sur le chrono. Cela fait déjà 5h que je nage et il me reste un peu moins de 3km à faire. Malgré ces conditions défavorables, je peux encore réaliser le 3ème meilleur temps de la traversée. blog anne.JPG

Les encouragements de Wolfgang et Anne se font de plus en plus fort jusqu’à en perdre la voix. Dans l’eau les Aurélia sont rejointes par une autre espèce de méduse beaucoup moins pacifique. Ce sont des méduses de couleur orange avec de longs filaments que j’observe pour la première fois depuis mes traversées. Je ne vais d’ailleurs pas seulement les observer, puisque rapidement je vais faire connaissance avec l'une d’entre elle. Alors que je ne suis plus très loin du but final, devant moi une méduse chapeau vers le bas écarte en V ses nombreux filaments. Je ne pense pas que cela soit en signe de victoire et je n’ai pas d’autre solution que ... de passer au milieu. Des filaments plus fins et très urticants vont me brûler le visage. Je continue tout de même  mon chemin en espérant que la douleur s’atténue. Les côtes Danoises sont de plus en plus proches, le bateau est obligé de s’arrêter pour des raisons de sécurité liées à la profondeur de l’eau et me laisse terminer seul les derniers mètres. blog danemark.JPG

Je pose pied sur les rochers bordant la côte danoise après 5h57 de nage, réalisant ainsi finalement  le 3ème meilleur temps de la traversée en solo. Pour finir, je vais retourner à la nage au milieu des méduses rejoindre le bateau où m’attendent mes accompagnateurs très enthousiastes. Nous allons attaquer une longue traversée de 5h jusqu’au port d’attache où mes supporters (femme et enfants, nos hôtes et Gilles) m’attendent pour une arrivée très conviviale et chaleureuse. Je me vois même remettre une médaille par Victoria la petite fille de Dietrich. blog arrivee.JPG

 

14/08/2013

Le site officiel pour traverser le Beltquerung entre l’Allemagne et le Danemark

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Le Beltquerung est une traversée en solo qui s’effectue entre le Danemark et l’Allemagne. Si vous désirez tenter l'aventure, il vous faudra vous rendre sur ce site pour avoir toutes les informations utiles pour vous inscrire et faire valider votre traversée. Toutes les formalités y seront reprises pour vous aider dans vos démarches.

08:21 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2013

"Ar-Men Raid 2013" dans la presse

Le Télégramme du samedi 3 août 2013 :

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Communiqué de l'AFP paru dans les journaux nationaux :

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Ouest France du jeudi 1er août 2013 :

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Le Télégramme du mardi 30 juillet 2013 :

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Le programme de la "Route de l'Amitié":

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Midi-Libre du dimanche 7 juillet 2013 20130708_092044.jpg

02/08/2013

Ar-Men Raid 2013 : du phare d’Ar-Men au feu de Tévennec (15km)

Un raid pour la protection des phares en mer 

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Ce défi aquatique qui se déroule à l'ouest de la Bretagne à pour objectif de soutenir la "Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises" (SNPB) qui milite pour la prise de conscience de la nécessaire sauvegarde de ce patrimoine menacé. Le vendredi 2 août 2013, avec un autre nageur, Alain Grégis qui a traversé le lac Léman (77km en relais),  nous avons comme objectif de nous mettre à l'eau devant le phare d'Ar-Men pour rallier à la nage la plage des Trépassés près de la pointe du Raz. Nous devons passer au large du phare de Sein, du feu de Tévennec et du phare de la Vieille dans le but de sensibiliser et attirer l'attention des pouvoirs publics sur le mauvais état des phares en mer. Une fois le raid accompli,  il est prévu de se remettre à l'eau dans le port d'Audierne pour une arrivée à la nage « en public » devant la mairie pour lancer l'ouverture des festivités de la "Route de l'Amitié".

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Nous avons rendez-vous le matin à 7h00 sur le port de Sainte-Evette (là où on embarque pour l’île de Sein) avec les joyeux kayakistes du Centre nautique de Plouhinec, les 2 bateaux d’assistance, le Président de la Société nationale des phares et balises Marc Pointud et quelques proches venus nous soutenir. Pour cette traversée, Alain sera accompagné par les kayakistes Hugues Termeau et Patrice Le Roux et, sur le bateau de sécurité, par Yvon Lagadec le patron d'Iroise Mer, Marc Pointud le très motivé président de la SNPB, un médecin et la journaliste Brigitte Godefroy.

 

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De mon côté, je serai accompagné par Jean-Yves Jacq et Julien Martin en kayak et sur le bateau de sécurité le « Chris II » de Pascal et Annie Baudouin, un couple d'Hennebont habitué à l'encadrement d'épreuves nautiques sans oublier leur chien Benji ! Ces naviagateurs participent à la Route de l'Amitié, partenaire de l'événement. Il y aura également à bord 2 journalistes de l’AFP et un journaliste du « Télégramme », Ronan Lavor qui rédigera un « Chrono » de la traversée mais également Sylvianne Grégis, la femme d’Alain, qui optera pour le confort du bateau qui m’a été attribué.

A cette heure si matinale, le temps semble présager d’une belle journée en perspective : 22º3 dans l'air, 18º9 dans l'eau du port. Nous quittons le port avec une petite heure de retard pour nous rendre vers le phare d’Ar-Men. Nous allons naviguer pendant plus d’une heure au milieu d’une mer bien agitée dont les vagues d’environ 1 mètre partent dans tous les sens, suite aux effets combinés des courants et du vent de force 3 qui souffle du sud-ouest.

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Nous longeons toute la chaussée de Sein par le nord. La Chaussée de Sein est le prolongement sur 25km vers l’ouest des formations granitiques de la pointe du Raz. Son point le plus élevé constitue l’île de Sein. Elle a toujours été un véritable enfer pour les marins. A marée basse, affleure un semis de roches, autant d'écueils pour les navires qui doivent y affronter également des courants d'une violence extrême. Pour signaler ce danger aux bateaux, l'érection du phare d'Ar Men, sur un îlot à l'ouest de la chaussée, fut décidée en 1867, mais mettra 14 ans à  se concrétiser en raison des conditions épouvantables. Premier phare à l'ouest de la Bretagne, le phare d'Ar-Men est le plus célèbre, le plus photographié et le plus prestigieux des phares du littoral français. Considéré comme un lieu de travail extrêmement éprouvant par la communauté des gardiens de phare, il a été surnommé par ces derniers « l'Enfer des Enfers ». Avec son automatisation en 1990 prit fin un siècle de périlleuses relèves des gardiens qui s'y succédaient au milieu des tempêtes. Aujourd'hui automatisé, le phare d'Ar-Men est laissé à l'abandon à l'image d'autres feux construits en pleine mer : murs fissurés, blocs de pierre prêts à s'effondrer, murets détruits, tâches de rouille… 

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C’est à 9h20 que nous arrivons devant Ar-Men avec un peu de retard sur l'horaire prévu. Nous allons rapidement nous préparer car le bateau est déjà bien secoué. La mer est agitée et les vagues qui heurtent Ar-Men à marée basse passent au dessus de la base du phare. Alain a prévu de nager en combinaison alors que pour moi ce sera comme d’habitude en maillot de bain ! Je me jette vite à l’eau pour ne pas trop rester sur le bateau après avoir pris à peine le temps de m'enduire de crème solaire et de graisse protectrice contre les déperditions de chaleur. L’eau fait 15º9. Mais avant même le départ, très indisposé, je vais me « libérer » de tout mon petit déjeuner. C’est donc le ventre vide que je prends le départ qui sera donné à 9h46 avec pour objectif de rejoindre la côte à la nage pour la noble cause défendue par Marc Pointud qu’est la sauvegarde des phares en mer

 

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Pendant la première heure, nous allons progresser dans une mer souvent hachée et avec des vagues qui arrivent de toutes parts. Ma nage est complètement désorganisée et il est difficile de respirer sans avaler de l’eau. La température de l’eau ne cesse de changer entre 15,9° et 16,9°C. Malgré ces conditions fort désagréables, il semble que j’arrive à tenir la feuille de route que je me suis fixée. Au bout de 45', conformément à mon plan de marche, j’effectue mon premier ravitaillement. Comme les prochains ravitos, il va durer quelques secondes, sans prendre appui sur le kayak. Au menu, de l'eau mentholée et boisson protéinée chocolatée. Le temps de voir le paysage et il semblerait qu’en moins d’une heure j’ai déjà parcouru les 1/3 du parcours entre le phare d’Ar-Men et l’île de Sein. Cela semble de bonne augure. Je distance Alain et file à un rythme assez soutenu bien encadré par mes kayakistes et mon bateau-sécu. 

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Après 2h30 de nage, je distingue avec plaisir le grand phare de l’île de Sein. Ce phare a été  construit entre 1950 et 1951 et succède à un premier phare construit sur l’île en 1839 et détruit en 1944 par les Allemands lors de la seconde guerre mondiale. Cela veut dire que je suis à environ à 5 km du feu de Tévennec, et, si tout va bien, je devrais passer devant en une heure si les courants de marée font leur travail ! Malheureusement, il n’en sera pas ainsi… Lors de mon ravitaillement suivant, le phare semble toujours au même endroit et le feu de Tévennec toujours aussi loin.

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Ma progression semble ralentie. Inquiet, j’interroge mes kayakistes en leur faisant remarquer que je semble faire du sur-place. Pour eux j’avance « petit à petit mais beaucoup moins que par rapport au départ ». Au bord du bateau, Pascal le pilote constate effectivement des courants contraires. Le temps se couvre par le sud-ouest, la mer est hachée et dans les faits les courants de marée sont neutralisés par les effets du clapot des vagues. Les courants au lieu d’être en notre faveur vont nous être contraires. Je nage maintenant à un peu moins de 2km/h. Nous prenons énormément de retard par rapport à nos prévisions et il nous sera impossible de nous aventurer dans le raz de Sein hors de la période d’étale. Je suis découragé, car en plus au loin sur ma gauche j’arrive malgré tout à distinguer le phare de la Vieille construit de 1882 à 1887 et qui sécurise fortement le passage du raz de Sein.

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A environ 3km du feu de Tévennec, Alain annonce qu’il s’arrête. Pour ma part, je décide de continuer au moins jusqu’au feu. Tévennec est un élément emblématique du patrimoine des phares. Abandonné de tout gardiennage depuis 1910, la SNPB projette de faire appel au mécénat privé pour financer une maison d'artistes, après restauration progressive des lieux. La maison est ceinturée par une terrasse qui offre un point de vue exceptionnel à 360° sur le raz de Sein et l'Iroise. Les assauts du mauvais temps et les années d'absence d'entretien ont eu raison de l'état des lieux. Le toit fut d'ailleurs emporté par une tempête en 1910. À l'intérieur, les boiseries et les parquets sont en très mauvais état. Le défi est maintenant de relier les 2 phares les plus emblématiques pour la SNPB.

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Après avoir parcouru 5km en plus de 2 heures, à 14h57, j’arrive enfin au pied de l’îlot. Je viens d’effectuer les 15km qui séparent les 2 phares en 5h11. Après avoir été balloté dans tous les sens par les vagues et avant de remonter sur le bateau qui doit nous ramener au port de Sainte Evette, je vais laisser aux poissons tout ce que j’ai pu absorber comme ravitaillements lors de cette traversée. P1040655b.jpg

 

La journée n’en est pas finie pour autant car à 18h, il nous reste une dernière épreuve beaucoup plus agréable. Nous allons nous remettre à l’eau encadrés par les kayakistes du centre nautique de Plouhinec et nager dans le port d’Audierne pour être accueillis entre pluie et soleil par les applaudissements des participants de la Route de l'Amitié, des élus de la ville et de nos proches. La journée se terminera par un sympathique pot de l’amitié à la Mairie et une Fest Noz conviviale aux Capucins en fin de soirée.

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Nous sommes satisfait et heureux car l’objectif qui consistait à alerter le public sur la situation d'Ar-Men et des autres phares en mer a bien été atteint.

Avis aux amateurs de défis aquatiques, comme le dit Marc Pointud : « Avec un peu d'imagination il y aurait plein de choses à faire ! » et le raid que nous venons de réaliser entre ces 2 phares les plus emblématiques en mer d’Iroise pourrait bien devenir un raid officiel organisé par la SNPB en France comme le sont la Manche ou Gibraltar. A suivre… Kenavo !!!!

 

PS : Un grand merci à notre amie Delphine qui nous a accueilli pendant ce séjours breton en famille ;-)

 

Photos : Brigitte Godefroy et Ronan Lavor (droits réservés)

09/07/2013

Les aléas du Direct sur TV Sud

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Les aléas du direct du 09/07/2013 PARTIE 1

Les Aléas du Direct du 09/07/2013 PARTIE 2

Les Aléas du Direct du 09/07/2013 PARTIE 3

06/07/2013

Le lac de Vassiviere, étape de coupe de France – 15km

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Le lac de Vassivière est un lac artificiel qui fut créé par la construction d'un barrage situé sur la Maulde. Ce plan d'eau est le plus important du Limousin et un des plus grands lacs artificiels de France, il se situe au nord-ouest du plateau de Millevaches, au sein d'une forêt épaisse. C’est un des lieux touristiques majeurs du Limousin et de la Creuse car bordé de forêt, d’un sentier de rive et de nombreuses infrastructures de loisirs. Ces conditions n’ont pas échappé au Comité régional de natation du Limousin qui organise chaque année depuis 2000 une étape de coupe de France de natation en eau libre. Plusieurs distances sont habituellement proposées aux nageurs, mais cette année il y eut une innovation avec un 15km en remplacement du 10km des années précédentes. Avec celle de Cépoy, cette traversée est la 2ème épreuve française de plus de 10km (sans compter le championnat de France du 25km).

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Nous avons rendez-vous à 10h pour le briefing au centre du lac sur l’île de Vassivière. Pour cette première édition du 15km nous sommes 15 nageurs inscrits (8 garçons et 7 filles). La température de l’eau est annoncée à 17,5°C par les organisateurs. Le départ et l’arrivée se font au niveau du pont de l’île de Vassivière. Nous allons devoir effectuer 6 boucles de 2,5km en passant à 2 reprises sous la passerelle qui relie l’île de Vassivière à la presqu’île de Pierrefitte. Cette passerelle est séparée en 2 par un îlot. Nous allons devoir le passer une fois d’un côté, une fois de l’autre. L’intérêt de ce parcours est qu’il permet au public de suivre la course facilement tout en profitant des activités de loisir et culturelles du site. mise a l eau.JPG

C’est à 11h que nous nous mettons à l’eau dans cette vaste piscine de 1.000 hectares. Si on se pose la question de savoir ce qu’il peut y avoir au fond de l’eau, il faut savoir que pour la petite histoire, la mise en eau du site a eu lieu la veille de Noël 1950 et lors de cette mise en eau, huit lieux-dits et villages abandonnés ont été engloutis par la montée de l'eau, dont l'ancien village de Vassivière qui a donné son nom au lac. Ce nom veut dire en ancien Occitan « ensemble des agneaux d'une bergerie ». Sinon, haut lieu de pêche des carnassiers, il ne devrait y avoir dans l’eau que des brochets, sandres ou truites. le depart.JPG

Dès le signal de départ, nous nous dirigeons vers les premières bouées du parcours. Le rythme des premiers est soutenu et je me mets à l’arrière pour effectuer une traversée tranquillement à mon allure. La première bouée est celle qui correspondra au lieu où nous effectuerons, depuis un ponton accolé à l’île, les ravitaillements. Cette île de 70 hectares abrite un centre d’art contemporain créé dans les années 1980. chateau.JPG

En se dirigeant vers la seconde bouée j’arrive à distinguer tout en nageant le château de l’île. Ce bâtiment a été transformé en résidence d’artistes et abrite les bureaux du Centre International d’Art et du Paysage. Lorsque je vire à la seconde bouée, à quelques mètres sur ma droite il y a un drôle de sous-marin décoré faisant parti des œuvres du Centre. Il s’agit du sous-marin SubTiziano d’Alexandre Ponomarev qui était marin avant de devenir créateur. sous marin.JPG

Je me dirige ensuite vers la 3ème bouée en longeant quelques sculptures et bâtiments appartenant au Centre. Dans le prolongement de cette bouée je distingue l’île aux Serpents en référence à une légende selon laquelle ces reptiles s’y seraient réfugiés lors de la première montée des eaux du barrage. Après cette bouée, nous repartons en direction de la passerelle située entre l’îlot et la presqu’île de Pierrefitte. Il n’y a aucun repère visuel, le soleil est en pleine face. Cela m’oblige à lever plus souvent la tête pour m’orienter. Il y a environ 700m à parcourir. La température de l’eau me paraît plus chaude que les 17,5°C annoncés. Il doit y avoir des effets de courants. Lorsque je passe sous les arches de la passerelle, j’entends des encouragements provenant de mes supporters familiaux mais également des touristes qui empruntent le « petit train » pour se rendre gratuitement sur l’île. A ce moment je distingue la quatrième bouée. sous pont.JPG

Lorsque je lève la tête je ne distingue que la forêt de la presqu’île de Chassagnas. Presqu’île que nous longeons d’assez loin pour nous rendre à la 5ème bouée. Enfin, pour terminer le circuit, nous nageons vers une sixième bouée située vers la passerelle dans le prolongement de la ligne d’arrivée. A cette 6ème bouée, nous avons effectué 2,5km, il ne reste plus qu’à refaire encore 5 fois ce parcours ! Après avoir franchi la passerelle, je me dirige vers le ponton de ravitaillement, l’eau se rafraîchit et cela me fait du bien, d’ailleurs je pense que la température de l’eau a été prise à cet endroit. ravito 2.JPG

Sur le ponton, c’est mon fils de 11 ans, devenu apprenti-coach, qui me passe ma boisson, pour une première fois il remplit son rôle à la perfection, je me demande si je ne vais pas l’embarquer sur mes prochaines aventures. Ah, oui ! Il faut d’ailleurs que j’y pense à mes prochaines aventures et que j’évite de trop forcer. Commence alors pour moi une activité cérébrale, calculer mon rythme de nage par rapport au premier car si je veux être classé il me faut arriver dans les 1h30 qui suivent l’arrivée du vainqueur.

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Normalement, cela devrait se faire, alors je mets quand même une petite accélération dans le dernier tour et je termine les 15kms, bon dernier, en 4h30 à 1h15 du premier.

22/06/2013

Des îles Medes aux îles Formigues en Espagne (22,3km)

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Une toute nouvelle traversée sous forme de randonnée aquatique est organisée depuis les îles Medes jusqu’aux îles Formigues au large de Palafrugell en Espagne. Cette traversée, sans classement, organisée par « Neda el Mon » permet ainsi de découvrir par la mer une partie de la Costa Brava. Pour cette première édition, il est prévu que les nageurs effectuent la traversée en plusieurs groupes composés de 6 nageurs de niveaux différents (2,8km/h ; 3km/h ; 3,2km/h ou 3,4km/h) accompagnés d’un bateau pilote. Les nageurs d'un même groupe doivent nager ensembles pendant toute la durée de la traversée. Avant cette première édition de 2013, seul 3 nageurs espagnols ont effectué en solo cette traversée à la nage de 22,3km. 

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Le samedi 22 juin 2013, nous avons rendez-vous à 9h30 avec les 16 autres nageurs inscrits pour le briefing de cette première édition au port de l’Estartit, une station balnéaire de la Costa Brava centrale. La température de l’eau est annoncée à 19°C et des méduses ont été repérées, pour cette raison l’organisateur recommande aux nageurs le port de la combinaison. Malgré tout, nous serons 2 nageurs à ne pas les utiliser. Pour ma part, je vais nager avec 4 autres nageurs dans le groupe inscrit pour une vitesse de 3,4km/h : le groupe bracelet rouge, les plus rapides !

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Vers 10h, nous embarquons sur les bateaux afin de nous diriger vers le lieu de départ de notre traversée. Les Medes forment un archipel de sept îles (dont la plus grande est appelée Meda Gran), situées juste en face de la ville de l’Estartit et qui correspondent à l’extension de la montagne de Montgri. La superficie totale de toutes les îles est d’environ 21,5 ha, et le point le plus élevé atteint les 75m. En chemin, un thon saute devant notre bateau et j’aperçois à mi-profondeur quelques « pélagia », les restes de l’invasion de la semaine précédente sur la côte Espagnole.

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Nous nous mettons à l’eau afin de nous rapprocher au plus près de l’île. La température à cet endroit est plus fraîche d’un à 2 degrés car en profondeur une rivière d’eau douce sous-marine fournit aux Medes de l’eau douce provenant du Montgrí. Accolés aux rochers, les nageurs se motivent et s’encouragent, puis c’est le départ du groupe des rouges dont je fais partie. Nous effectuons une longue ligne droite de 7km au large de la plage de sable de l’Estartit qui reste encore une zone protégée de la spéculation urbaine.

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La mer est calme et le soleil brille ce qui fait que la plupart des méduses se situent à mi-profondeur m’évitant ainsi des contacts qui pourraient s’avérer fatidiques. Nous nageons à un rythme que je trouve assez soutenu pour des nageurs sensés être à 3,4km/h. Toutes les 45 minutes, nous nous arrêtons une à 2 minutes pour effectuer les ravitaillements. Au menu de l’organisateur, des sandwichs chocolatés, de l’eau, des bananes, des boissons énergétiques, pour ma part j’opte pour mon propre ravitaillement à base de boissons énergétiques et de boissons chocolatées protéinées.

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Un peu avant notre 2ème ravitaillement, les nuages font leur apparition alors que nous nous approchons du cap de Begur. Situé entre Aiguafreda et les criques de Sa Tuna, nous avons en point de mire ce qui fut jadis au cap Sa Sal un des plus luxueux hôtels de la Costa Brava dans les années 60 et 70. Durant 16 années, l’établissement a accueilli plusieurs politiciens, intellectuels et artistes de renommée internationale avant de devenir de nos jours des appartements de location.

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Nous longeons ensuite le cap Begur jusqu’à Tamariu où les falaises, les pins, les criques d’eaux cristallines et la côte abrupte en font tout le charme de la Costa Brava. Nous avons à ce moment parcouru la moitié du parcours. Nous nageons toujours avec un rythme soutenu et je me demande combien de temps nous allons pouvoir tenir à cette cadence. Et ce qui devait arriver, arriva : entre le 4ème et le 5ème ravitaillement, moi qui croyais qu’à 3,4km/h de moyenne cela serait une partie de rigolade, j’ai du mal à rester accrocher à mes amis de nage.

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Au 5ème ravitaillement, nous avons dépassé Tamariu et nous longeons le cap de San Sébastian jusqu’à Llafranc. Situé à l’est de Palafrugell sur le mont San Sebastian de la Guarda, ce cap est bien connu pour avoir l’une des plus belles vues de la mer Méditerranée depuis son magnifique belvédère. Vu de l’eau, on distingue bien la Tour de défense du XVème siècle ainsi que son phare construit en 1857 à une hauteur de 165 mètres. C’est le phare le plus important du golfe du Lion et un des plus puissants phares de la mer Méditerranée.

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Mais la beauté du paysage ne permet pas d’oublier la dureté de l’effort. J’ai du mal à rester collé aux autres nageurs et toute la solidarité d’une épreuve sans classement voit le jour. Ils sont unanimes : « Nous arriverons tous ensembles et en même temps !!! » Sur les 4 derniers kilomètres du parcours, ils vont m’attendre et nager à mes côtés. Depuis 2 bonnes heures, la mer s’est formée et le vent et les vagues nous déportent vers la côte, rallongeant notre parcours d’environ 1km et puisant dans le peu d’énergie qu’il me reste. Puis les îles Formigues commencent à se dessiner de mieux en mieux. Formées par roche nue, pratiquement dépourvues de végétation, elles peuvent être pratiquement cachées quand la mer est démontée.

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Les Îles Fourmis (Formigues en Catalan), nom donné par leur petite taille, sont un groupe de 16 îles situé au large de Calella de Palafrugell. Il y a un signal de balise sur l’île dite Formiga Grande avec une portée de 6 miles. C’est à cet endroit que doit s’effectuer l’arrivée. Une vingtaine de mètres avant, les nageurs m’attendent, nous finissons les derniers mètres ensembles et touchons l’île après avoir nagé 5h33’. C’est à ce moment que j’apprends que nous avons nagé à une vitesse de 4,2km/h ! Tous les nageurs se congratulent et se félicitent d’avoir terminé cette magnifique traversée.

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A bord du bateau qui nous ramène au petit village balnéaire de Callela à Port Bo, je commence à mieux comprendre ce qui s’est réellement passé et pourquoi j’ai eu du mal à suivre. Lorsque j’ai commencé à flancher au bout de 4h, nous étions en réalité à 4,4km/h de moyenne. C’était quasi-impossible pour moi de tenir cette vitesse jusqu’au bout et au final j’ai ralenti le groupe en nageant entre 3,8 et 4km/h de moyenne. Ce qui devait être un entraînement pour moi s’est avéré être une épreuve exténuante. Mais bonne nouvelle, j’apprends que j’ai battu le record de la traversée sans combinaison !!!

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Un grand merci à mes amis nageurs qui m’ont accompagné lors de cette superbe journée : Pep Vivas I Elias, Victor Galve Ruiz, Nacho Gash, Ruben Sarlé Laplana (de droite à gauche sur la photo) et l’organisateur-accompagnateur Marc Caballé.

20/06/2013

Le site "Neda el Mon"

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« Neda el Mon » est une organisation Catalane qui propose des traversées à la nage sans classements dans des sites naturels d’exceptions en Espagne et ailleurs. Ces traversées se font dans un esprit convivial et familial, elles peuvent se faire avec ou sans combinaison.

09:20 Publié dans 10 - Liens | Lien permanent | Commentaires (0)

14/06/2013

Rencontre avec les dauphins

En consultant différents sites sur Internet, mon épouse a eu la superbe idée de m’offrir, pour mon anniversaire, un bon cadeau afin de passer une journée inoubliable à «nager avec les dauphins en Méditerranée». Je tiens ici à préciser que l’accroche sur les sites de ces sociétés est assez malhonnête, car on ne nage pas avec les dauphins, les espèces présentes sur les côtes françaises n’acceptent pas le contact de l’homme dans l’eau. On se met plutôt à l’eau mais sans bouger pour tenter de les observer en pleine action. Voici donc le récit de cette journée de navigation de 8 heures au large des côtes varoises :  DSCF0041b.JPG

J’ai rendez-vous tôt le matin avec 5 autres personnes dans la Marina de Mandelieu pour embarquer à bord du bateau qui doit nous emmener au cœur du sanctuaire Pelagos. Ce sanctuaire est un espace maritime de 87 500 km2 faisant l’objet d’un accord entre l’Italie, Monaco et la France pour la protection des mammifères marins qui le fréquentent. Il héberge ainsi de nombreuses espèces de cétacés (dauphins, baleines, cachalots, globicéphales…). DSCF0012b.JPG

Après 2 heures de navigation, nous arrivons dans la zone propice avec toujours aucun cétacé en vue en fait c’est au « petit bonheur la chance ». Puis nous sommes rejoints par l'avion de repérage qui doit effectuer pour nous la recherche des groupes de dauphins. Nous navigons désespérément sur l’eau tout en scrutant l’horizon. DSCF0088b.JPG

Soudain, après une heure d’incertitude, nous apercevons un aileron, puis deux et enfin trois ! La joie est à son comble sur le bateau, tous munis de nos appareils photos, nous essayons tant bien que mal de les photographier. Un dauphin nage devant la proue du bateau, c’est magique… Il s’agit d’un dauphin bleu et blanc, le cétacé le plus courant dans le bassin Méditerranéen. On le reconnait facilement à sa pigmentation gris bleutée (foncée sur le dos) à gris très clair et blanc (flanc et ventre), avec une cape de la tête à l’aileron, et en général une “écharpe ” blanche bien délimitée. Il est souvent rencontré en groupes de 5 à 50 individus et en eaux profondes. DSCF0130b.JPG

 

Notre pilote et son coéquipier nous demandent de plonger dans l’eau et de les observer. N’ayant pas besoin d'enfiler de combinaison, je suis le premier à me mettre à l’eau. Ils sont juste à quelques mètres de moi. Mais les dauphins sont avant tout sauvages et évoluent dans leur milieu naturel, en deux coups de queue, ils sont déjà loin. J’essaye alors de me diriger vers les dauphins qui s’éloignent, soudain dans le haut-parleur, j’entends le capitaine du bateau : « Il ne faut pas nager, vous ne devez pas bouger, vous allez les effrayer !!! » C’est quoi ce délire ??? Depuis quand moi je vais effrayer les dauphins en nageant alors que lui avec son bateau est certainement plus bruyant et plus dangereux que moi ?? … je ne cherche pas à comprendre et suis les instructions, et puis les dauphins sont déjà loin. Pendant une bonne heure, nous allons renouveler cette opération, à chaque rencontre de dauphins que nous croiserons. DSCF0144b.JPG

Nous allons ainsi nous mettre à l’eau une dizaine de fois et à chaque fois ce sera le même scénario : dès que nous sautons, les dauphins plongent à une dizaine de mètres de profondeur et nous passent dessous sans se retourner…puis plus rien. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit bien évidemment d’animaux sauvages et leur observation dans l'eau dépend de leur bon vouloir (nourriture, présence de nouveau-nés, etc...), et de leur curiosité naturelle. Pas de chance ce jour-là nous ne sommes pas tombés sur des dauphins plus familiers que d'autres !DSCF0147c.JPG

Cela reste malgré tout un moment fantastique, même si il est vrai que nous aurions aimé « nager » et jouer avec eux. Comparé à l’instant magique que j’ai vécu lors de ma traversée à Hawaii, je reste un peu sur ma fin…

01/06/2013

Les 25km de la Cabrera Channel reportés

Présentation :

Pendant une semaine, du 25 mai au 1er juin 2013 est programmé un grand évènement d’eau libre aux  îles Baléares en Espagne : Le « Best Fest ». Au programme, 12 épreuves différentes de natation en eau libre, il y en a pour tous les âges et tous les niveaux. 

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En clôture de ce festival, le samedi 1er juin, une épreuve de 25km (pour laquelle je me suis inscrit) doit avoir lieu : la « Cabrera Ultraopenwater ». C’est le « Big one » du festival. Il s’agit d’une randonnée de 25km depuis l’archipel de Cabrera jusqu’à la plage de Sa Rapita à Majorque. L’île est un parc national maritime et avec un peu de chance, il est possible de croiser des tortues et des dauphins ! Cette traversée s’effectue en 2 groupes de niveaux différents, chaque groupe est accompagné d’un bateau pilote (un groupe à 3,5km/h et un groupe à 2,8km/h). Nous devons nager 55’ ensembles et nous arrêter 5’ pour nous ravitailler. Ceux du groupe qui ne parviennent pas à effectuer la distance en 55’ sont disqualifiés. Les nageurs doivent nager ensemble pendant les 22km et les 3 derniers kilomètres sont libres.

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Cette randonnée aquatique peut se faire avec ou sans combinaison. A cette période de l'année, aux Baléares, l'eau est habituellement à 20-22°C et à l'extérieur il doit faire environ 35°C. Avec de telles conditions, j'envisageais donc de faire la traversée comme un entraînement préparatoire à mes traversées estivales à venir...

Le briefing :

A mon arrivée sur l'île de Palma de Majorque c'est un vent de folie qui souffle, avec un thermomètre qui avoisine péniblement les 20°C. Même les habitants sur place ont l'impression que l'hiver n'est pas fini... Je me précipite alors vers la mer pour faire un plouf afin de gouter l'eau et là, le thermomètre a du mal à afficher 17°C !

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Ce que j'imaginais être une simple promenade commence à devenir dans ma tête une dure épreuve où il me sera difficile, sans combinaison, d'attendre les nageurs du groupe et de poireauter 5 minutes en statique pour attendre que tout le monde se ravitaille. Je pars donc au briefing avec une certaine apréhension. Là, on nous explique le règlement de la traversée, le matériel obligatoire à avoir le jour J et les conditions d'annulation (si le vent dépasse force 3, s'il y a des creux de vague de 1 mètre, ...) Devant l'incertitude des conditions météorologiques, les organisateurs répondent que normalement le samedi le vent devrait faiblir et qu'il serait même envisageable de reporter la traversée au dimanche.

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Cette annonce n'est pas du goût de la plupart des nageurs présents car nous avons tous des bateaux ou avions à prendre pour rentrer le dimanche matin. La traversée reste donc programmée le samedi et nous avons rendez-vous le matin à 6h à Sa Rapita (lieu d'arrivée) pour nous rendre ensuite en bateau jusqu'à l'île de Cabrera.

50km en Zodiac :

Lorsque j'arrive à 5h45 sur le lieu du rendez-vous, le vent souffle toujours autant. Malgré tout, les nageurs se préparent à l'abri de la tente blanche dressée près de l'arrivée, prêts à en découdre avec les 25km qui nous attendent.

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Avec 2 autres nageurs plus téméraires nous regardons "les nageurs combi" enfiler leur 2ème peau pendant que nous préparons le matériel obligatoire pour pouvoir participer : une bouée gonflable que l'on doit tracter avec le dossard, un sifflet, une paire de lunettes de rechange et un produit énergétique de plus de 200 k/cal. Une fois équipés, les 25 nageurs et les organisateurs embarquent sur les bateaux qui doivent nous amener sur l'île de Cabrera. Pour ma part, je me retrouve sur un Zodiac avec 3 autres nageurs combi.

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Lorsque nous sortons du port de Sa Rapita, nous commençons un long trajet des plus éprouvants. La pluie fait son apparition et le vent de coté est de force 4. Plus nous approchons de l'île et plus la mer se forme, nous sommes secoués par des creux de plus d'un mètre. Avant d'arrivée sur l'île, les bateaux s'arrêtent et marquent une petite pause, tout le monde se regarde. Nager là-dedans me paraît être de la folie. Dans aucune épreuve en solo, avec des conditions pareilles on ne prend le départ. Et bien là, apparemment si, car les bateaux reprennent leur route. Arrivés à l'île de Cabrera, la pluie a cessé de tomber mais la mer est toujours aussi agitée. Alors que nous dérivons vers les rochers de l'île, je plonge mon thermomètre pour voir affiché un 16,4°C !!  Je me dis que c'est irraisonnable, ils ne peuvent pas nous laisser partir, surtout que certains nageurs sont peu expérimentés et qu'avec ces conditions il sera quasi impossible de tenir le timing. Malgré tout, quelques nageurs en combinaison du groupe des 2,8km/h se préparent à se mettre à l'eau, inconscients de ce qui les attend. Quand soudain, j'entends au talkie-walkie les gardes côtes de Sa Rapita interdire la réalisation de la traversée. Sage décision !!! Nous faisons donc demi-tour et regagnons Sa Rapita en Zodiac à toute vitesse en faisant des sauts au milieu des vagues, un véritable "tape-cul". A l'arrivée, je suis aussi épuisé et secoué que si je l'avais fait en nageant... IMM001_24A.JPG

La décision finale :

Vers 10h du matin, sous la tente de l'organisation, tous les nageurs sont réunis pour connaître le dénouement de cette aventure avortée. A l'extérieur, le vent commence à se calmer et le soleil fait de légères apparitions. La décision est prise : la traversée est reportée au lendemain matin, même heure. Le problème pour la plupart d'entre nous, c'est que le lendemain nous ne sommes plus là car nous avons des avions ou des bateaux à prendre. Un appel est donc fait pour savoir qui pourra être présent le lendemain. Au final, plus d'une dizaine de nageurs participeront à la traversée qui aura bien lieu le dimanche. Pour les autres, comme moi, notre inscription est reportée à l'année prochaine !!!! Hasta luego amigos !

29/04/2013

Ma saison eau libre 2013

Si les conditions météos le permettent, cette année je devrais nager :

Le samedi 1er juin : Le détroit de Cabrera en Espagne - 25km

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Le samedi 22 juin : Des îles Formigues aux îles Medes en Espagne 22,3km

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Le samedi 6 juillet : Le lac de Vassivière - 15km

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Le vendredi 2 août : Du phare d'Ar-men à la plage des Trépassés - 25km pour une association de protection des phares en mer25k ar men.JPG

Entre le lundi 19 et le dimanche 25 août : Détroit de Fehmarn du Danemark à l'Allemagne - 21km21k beltquerung.JPG

Le samedi 31 août : Descente de l'Ebre en Espagne - 30km 30k8 ultraebre.JPG

Entre le samedi 28 et le lundi 30 septembre : L'île de Jersey à la France - 24km

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16/04/2013

l'hypothermie : la bête noire des nageurs en eau libre

Avant de commencer à se mettre à l’eau, le nageur en eau libre doit connaître le risque principal auquel il peut être confronté : l’hypothermie.

Alors qu’en piscine le risque d’hypothermie est quasiment inexistant, en milieu naturel il est présent à tout moment du fait de l’évolution du nageur dans des températures basses.

L’entraîneur, le nageur, l’officiel et les organisateurs doivent être conscients de ce risque qui peut arrêter net la carrière d’un nageur, et qui présente un danger de mort.hypothermie 1.JPG

Devant ce risque très sérieux, il est important pour les personnes concernées d’être informées sur les symptômes et les effets occasionnés lors de l’entraînement ou pendant la compétition en eau libre.

 

Définition :

L’hypothermie se définie par un abaissement de la température corporelle d’environ 2°C ou plus.

En dessous d’une température de 34°5  c’est le signe certain d’hypothermie chez le nageur.

 

Mécanisme :

Pour comprendre ce phénomène il faut savoir que le corps humain fonctionne en homéothermie, c’est à dire qu’il maintient sa température à un niveau stable d’environ 37°C.

Lorsque le nageur entre dans l’eau pour un entraînement ou une épreuve, son organisme réagit et 2 processus entrent en jeu afin de maintenir la stabilité de sa température interne :

*Diminution des pertes de chaleur par vasoconstriction périphérique. C’est-à-dire le sang est refoulé vers l’intérieur de l’organisme afin d’apporter l’énergie nécessaire pour le maintien de la température des fonctions vitales.

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La réaction à la vasoconstriction est une certaine pâleur chez le nageur qui a froid.

*Augmentation de production de chaleur déclenchée par l’hypothalamus qui se traduit par des contractions musculaires rapides. C’est le « frisson involontaire », néanmoins cette réaction consomme de l’énergie.

Il faut savoir également que le corps s’acclimate et qu’avec le temps le nageur devient moins sensible au froid. Mais il convient de ne pas dépasser ses limites.

 

Les signes :

Deux nageurs en eau libre ne réagissent pas de la même façon. L’un peut être à l’aise dans une eau à 17°C alors que le second éprouvera des difficultés. C’est pourquoi, l’entraîneur doit connaître parfaitement la tolérance du nageur à l’eau froide et être vigilant aux différents signaux d’alerte.

Ces signes, repérables physiquement, sont des réactions de l’organisme contre l’hypothermie :tableau hypothermie.JPG

 

Dès l’instant où l’entraîneur détecte des signes d’hypothermie, il lui faut, en fonction de la distance restante et de la tolérance du nageur à l’eau froide, prendre la décision de continuer ou abandonner. C’est une lourde responsabilité, mais vaut mieux être raisonnable.

Attention, à vouloir gagner des places sur le podium, l’entraîneur peut faire perdre au nageur sa saison.

Lors des épreuves en ligne, les organisateurs et les officiels peuvent retirer à tout moment un nageur qu’ils jugent inapte à continuer la course.

Par contre, si vous vous aventurez dans un raid, entourez-vous d’un entraîneur compétent et expérimenté ainsi que d’un médecin.hypothermie 3.JPG

 

La protection :

La meilleure protection qui puisse exister pour le nageur en eau libre, c’est d’avoir un taux élevé de gras corporel (adiposité). Mais en contrepartie la prise de poids du nageur diminue sa condition physique.

De ce fait, la femme est plus avantagée par rapport à l’homme dans ce domaine, car elle possède naturellement un taux d’adiposité plus élevé, qui lui permet de mieux résister à l’eau froide.

Le seul moyen artificiel que le nageur ait trouvé pour se protéger du froid est de se passer une bonne couche de graisse avant le départ.parties hypothermie.JPG

Avant de l’appliquer il faut connaître les parties du corps où la chaleur humaine se dégage le plus. Les régions les plus assujetties sont :

la tête

le cou

les aisselles

les cotes

l’aine

Rappelons que la graisse appliquée sur ces endroits n’isole pas, mais diminue la perte de chaleur par les pores et les effets de l’hypothermie.

Pour la tête, d’où 25% de notre chaleur se dégage, il est utile de mettre un ou plusieurs bonnets ainsi que des bouchons pour oreilles. (Autorisés par le règlement FINA OWS 6.9) 

Un autre moyen de se protéger est l’accoutumance à l’eau froide. Avec le temps et une bonne préparation, il est possible d’adapter le corps à devenir moins sensible au froid.

 

Traitement :

Lorsqu’un médecin est présent, il dicte la ligne de conduite à suivre. Dans le cas contraire, si un entraîneur, un organisateur ou un officiel retirent de l’eau un nageur en état d’hypothermie, il leur faut connaître les gestes utiles à effectuer. hypothermie 2.JPG

Deux cas sont à considérer :

Le nageur est en hypothermie légère : le nageur est mis dans une ambiance chaude et se réchauffe tout seul. On peut lui servir une boisson tiède et légèrement sucrée mais il doit boire par petites gorgées, afin d’éviter un réchauffement trop brutal, qui peut causer des hémorragies digestives. Le couvrir à l’aide d’une couverture, d’un peignoir ou d’une serviette et ne pas oublier de le faire examiner par un médecin.

Dans le cas où la situation est plus critique et que le nageur est retiré de l’eau en hypothermie moyenne ou profonde : en attendant l’arrivée des secours, le nageur doit être protégé du froid. En extérieur, le nageur doit être couvert si possible avec une couverture de survie. Il faut le diriger immédiatement vers un centre hospitalier où il sera pris en charge dès son arrivée. Des méthodes de réchauffement plus élaborées lui seront prescrites.

ATTENTION, dans tous les cas, il ne faut surtout pas absorber de boisson alcoolisée et tenter de réchauffer le nageur de manière active rapide (frottement, contact avec un objet chaud, faire faire des mouvements). Il faut privilégier un réchauffement du corps par le centre, sans le réchauffer de l'extérieur.

 

Le nageur en eau libre sera un jour ou l’autre confronté aux effets de l’hypothermie. L’expérience et la connaissance de son corps lui permettront de s’arrêter au bon moment.

05/04/2013

Un magazine anglais sur l'eau libre : "H2OPEN"

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« H2OPEN » est le seul magazine au monde entièrement consacré à la natation en eau libre. Tout en anglais, on y trouve des conseils pratiques de spécialistes mais également des idées de voyage pour nager à travers le monde...

En complément des informations que vous pouvez déjà trouver sur mon blog, vous pourrez compléter vos recherches et découvrir tous les 2 mois des infos sur la natation en eau libre anglo-saxonne, mais également des conseils pour appréhender la discipline (entraînement et course), des comparatifs sur le matériel ainsi que sur les produits diététiques, des interviews de sportifs, des reportages sur des épreuves classiques ou des raids, les meilleurs sites internet liés à l’eau libre (comme ci-contre ! ;-) ), des lieux agréables pour nager, ainsi que des idées pour passer des vacances aquatiques…

Pour vous abonner : http://www.h2openmagazine.com  

03/04/2013

Rôle de l'accompagnateur : l'orientation

Rien ne sert de nager vite, si vous prenez une mauvaise trajectoire, la victoire peut vous échapper. De ce fait lorsqu’un accompagnateur est présent au coté du nageur, c’est lui qui le guide et l’oriente afin de l’aider à prendre la meilleure trajectoire.

 

Les repérages :

Il est utile de repérer à l’avance le parcours en s’aidant du plan généralement fourni ou en discutant avec les organisateurs préparant l’épreuve. Les repères choisis doivent permettre au nageur de prendre la meilleure trajectoire possible. Ils doivent se situer assez haut et se démarquer afin de les distinguer de loin. Un des équipements indispensables pour un accompagnateur est la paire de jumelles. Elles permettent ainsi de mieux appréhender les repères. Elles ont également l’avantage de pouvoir distinguer et repérer les adversaires éloignés.

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Pour la traversée de Capri à Naples, il y a 4 trajectoires possibles...


Lors de votre repérage afin de trouver la meilleure trajectoire, il ne faut pas oublier de tenir compte des aléas du parcours. Entre autre, il faut tenir compte des courants. Il faut voir où ils sont le plus avantageux. Ne pas hésiter à rallonger le parcours si cela vous permet de prendre un courant favorable vous permettant ensuite de dépasser vos rivaux.

Pensez à vous renseigner auprès des habitants et des habitués du site. Ils sont souvent de bons conseils.

Lors de la course, le pilote, en général, connaît bien les lieux. Il est intéressant d’écouter ses conseils voire même de les provoquer quand il n'y a pas de barrière de la langue !

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Le guidage :

Dès que la trajectoire est définie, il faut faire en sorte que le nageur la maintienne. La gestuelle est alors primordiale car le bateau n’a pas le droit de se situer en avant du nageur. Pour cela, l’accompagnateur se place à coté du nageur et pointe généralement le bras dans la direction où le nageur doit se rendre. Si le nageur s’écarte de la trajectoire, le bateau continue dans la bonne direction et l’accompagnateur fait signe au nageur de se rapprocher ou de s’éloigner de lui.

01/03/2013

Rôle de l'accompagnateur : la communication

Lors des épreuves de longue durée en eau libre, la communication entre le nageur et son accompagnateur joue un rôle important dans le résultat final. Ce lien privilégié permet de motiver et d’encourager le nageur tout au long du parcours, ainsi que de lui fournir des informations sur sa situation en cours d’épreuve.

 

La motivation:

Le caractère et lemantal du nageur varient au fur et à mesure qu'il nage.

Au début, il est concentré, motivé et exalté de prendre part à la course. Mais au fil de l’épreuve, la fatigue aidant, il devient agressif, puis silencieux et distant. Il perd toute sa motivation et son dynamisme du départ.

Afin d’éviter d’en arriver là, l’accompagnateur doit garder une communication permanente avec son nageur. Beaucoup d’entre eux gardent un œil attentif sur leur accompagnateur et il est donc souhaitable que ce dernier se tienne à ces cotés et non derrière lui. Dans le cas contraire, le nageur peut se sentir abandonné et s’énerver. Malgré certains mots pouvant être dit par énervement, l’accompagnateur doit essayer de positiver la situation, et éviter d’envenimer les choses. Il doit s’efforcer de ne pas le froisser ou le choquer. Il est de bon conseil d’en aviser le pilote pour éviter quelques ennuis pendant l’épreuve.

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Si la communication vient à être interrompue au cours de l’épreuve, le nageur peut également avoir tendance à ralentir son allure. Le premier risque qu’il encourt est l’hypothermie. En effet, fournissant un effort moindre, il dépense moins d’énergie et à tendance à se refroidir. Pour ne pas en arriver là, et maintenir chez le nageur une motivation constante, un regard, un sourire et des gestes peuvent suffire. Mais le plus intéressant et de le renseigner sur l’évolution de la course. Pour cela, l’accompagnateur dispose de plusieurs moyens de communication.

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Les moyens de communication :

Parler ou crier au nageur ne sert à rien lorsqu’il nage car il est difficile d’entendre dans l’eau. Cela oblige le nageur à s’arrêter et à demander ce qui lui a été dit. Le seul moment où la communication est orale c’est lors des ravitaillements. A ce moment il faut être bref, distinct et positif. Il est désagréable de voir un accompagnateur qui n’y croit plus.

Le meilleur moyen de communication est le tableau. Les indications les plus couramment mentionnées peuvent être : la vitesse de nage, la place, le temps de course, le nom du nageur qui précède ou suit, la direction à suivre, des encouragements, …

L’accompagnateur doit écrire simplement et lisiblement pour éviter de ralentir le nageur. Il faut donc se préparer bien avant la compétition pour que le nageur comprenne l’écriture et les informations portées.

 

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Toutes ces indications permettent également de maintenir le nageur mentalement en alerte. Lorsqu’il lit sur le tableau, l’accompagnateur surveille les réactions du nageur pour s’assurer qu’il a tout compris.

Lorsque les conditions ne permettent pas l’utilisation d’un tableau : nageur possédant habituellement des verres correcteurs, embarcation trop petite (planche, kayak), oublie, perte,… L’accompagnateur doit être en mesure d’utiliser un autre moyen de communication. Une des solutions est le langage des signes. Bien avant la compétition, accompagnateur et nageur mettent au point des signaux qui leur sont propres. Les indications sont alors moins nombreuses. Au cours de ces séances de travail, il est intéressant de voir avec le nageur les informations qu’il voudra et désirera recevoir lors de la compétition.

 

Toute ces relations entre le nageur et son accompagnateur se préparent  lors des séances d’entraînement, aussi bien dans que hors de l’eau. Le jour même de l’épreuve il sera trop tard. S’il y a incompréhension, les conséquences sont catastrophiques : arrêt fréquents et longs, énervements, démotivation, hypothermie, …

28/02/2013

La natation en l'eau libre

La natation en eau libre correspond à toutes les épreuves qui se déroulent en mer, en lac ou en rivière.

Pour pratiquer cette discipline, le nageur est en maillot de bain et il peut s’équiper de lunettes protectrices, d’un bonnet de bain.

Afin de lutter contre le froid et les irritations dues au sel, il utilise de la graisse (vaseline, lanoline ou graisse à traire) qu’il se passe sur le corps.

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Lors de ces épreuves nautiques, le nageur en eau libre doit faire face aux éléments et il est confronté à une ou plusieurs forces naturelles que sont le vent, les courants ou les marées. Ces éléments ne sont jamais stables, ils peuvent varier tout au long du parcours, que ce soit en force pour le vent, en vitesse pour le courant et en ampleur pour les marées. C’est pourquoi dans la plupart des cas la notion de distance est faussée et l’on préfère parler en temps. Dans certaines épreuves et plus particulièrement celles effectuées en solo, la notion de durée de nage l’emporte sur le kilométrage. 8e466ceba5fff43fc9503503d9ffed7a.jpg

L’eau libre se différencie de la natation en piscine par le fait que le succès ne consiste pas seulement dans la victoire face à un autre concurrent, mais à l’accomplissement d’un parcours et à un dépassement de soi. L’exploit résulte uniquement par le fait d’être allé jusqu’au bout même s’il a fallu mettre deux fois plus de temps qu’un champion.

 

C’est pour ces différentes raisons qu’en natation en eau libre il y a deux formes d’épreuves :

 

La course en ligne :

La plus connue, celle où plusieurs nageurs prennent le départ en même temps et effectuent le même parcours. Ce type de course fait l’objet d’une organisation soumise à une règlementation, régie de nos jours essentiellement par les règles de la Fédération Internationale de Natation Amateur. L’objectif est d’aller jusqu’au bout de l’épreuve tout en essayant de prendre l’ascendant sur ses concurrents. On distingue 

+ La natation en eau libre qui correspond à toute compétition en milieu naturel à l’exception des épreuves de 10km.

+ Le marathon de natation qui est une épreuve en eau libre couvrant une distance de 10km.

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Ces épreuves s’effectuent selon différents types de parcours  :

- La traversée : comme son nom l’indique, cela consiste à traverser d’un point à un autre un bras de mer ou un lac.

- La ligne droite : comme pour la traversée, le nageur part d’un point et arrive à un autre, seulement tout au long du parcours il longe un rivage. Ce type d’épreuve a souvent lieu en rivière, mais également en mer et en lac. L’avantage que procure ce type d’épreuve si le site le permet, c’est qu’il donne aux spectateurs la possibilité de suivre et d’encourager les nageurs tout au long du parcours.

- L’aller et retour : le nageur part et arrive au même endroit après avoir contourné une bouée ou un obstacle naturel. Si le parcours s’effectue le long d’un rivage, les spectateurs ont la possibilité de suivre plus facilement la course. parcours.JPG

- Le circuit : le nageur part et arrive au même endroit après avoir effectué un ou plusieurs tours d’un circuit repéré par des bouées ou des obstacles naturels. Ce type de parcours est fréquent en plan d’eau ayant une surface réduite. Très avantageux pour le public, car s’il y a plusieurs tours, il voit souvent passer les nageurs et il y a possibilité d’un point de ravitaillement fixe.

Dans ces deux derniers cas, les changements de direction sont matérialisés par des bouées ou des embarcations fixes visibles par les nageurs.

Ces courses doivent s’effectuer, comme le règlement le prévoit, dans des eaux soumises à des courants ou des marées de faible importance et d’une température supérieure à 16°C. La profondeur, en tous points de la course, doit être supérieure à 1 mètre, le départ et l’arrivée s’effectuent dans l’eau. Le site doit être convenable et la sécurité physique des nageurs assurée.

 

Les Raids :

De tout temps, les plus médiatisés, il s’agit d’exploits sportifs effectués individuellement, en « solo », sur des distances importantes et souvent dans des conditions difficiles. Le nageur doit souvent lutter contre le froid, les courants, la vie marine, le trafic maritime… Il s’agit souvent de traverser un bras de mer, un estuaire ou de descendre une rivière. L’objectif pour certains est d’aller jusqu’au bout. Pour d’autres il s’agit d'établir un record comme la première traversée réalisée, le temps le plus rapide, le plus jeune ou le plus vieux nageur, la première double ou triple traversée (par exemple 2 ou 3 fois la Manche non stop), ou le plus grand nombre de traversées effectuées par une même personne.

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Le nageur s’organise lui-même en faisant valider sa traversée par l’intermédiaire d’un officiel habilité ou d’un huissier. Il peut également accomplir son raid avec l’aide d’associations qui valident l’exploit. Le règlement de référence utilisé lors des raids est celui établi par la Channel Swimming Association, organisme fondé en 1927 et habilité à valider les traversées de la Manche.

D’ailleurs, le raid le plus connu est sans aucun doute celui de la traversée de la Manche. Chaque été, de nombreux nageurs n’hésitent pas à se jeter à l’eau sur les traces du capitaine Matthew Webb afin de relier à la nage l’Angleterre à la France sur une distance d’environ 33km. Environ deux traversées sur dix aboutissent.

Pour effectuer ces raids, il faut être un nageur confirmé, en bonne condition physique, et avoir effectué une préparation adéquate plusieurs mois à l’avance.

20/02/2013

Bernard, un super coach nous a quitté.

Il y a des moments dans la vie d'un nageur d'eau libre qui sont magiques, comme par exemple quand il peut partager sa réussite avec son coach, celui qui l'a accompagné sur le bateau pendant toute une traversée, celui ou celle qui a veillé à prendre la bonne trajectoire, donner des encouragements et bien sûr le ravitaillement. Pour ma part j'ai eu plutot de bonnes expériences et des rencontres fantastiques, Je n'ai pas de coach attitré (ma femme est sujette au mal de mer) alors j'improvise toujours un peu avec un (e) ami (e), un pêcheur du coin, etc...

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Cathy, ma soeur de nage, a toujours pu compter sur son mari Bernard, il a partagé avec elle tant d'aventures, de peines, de joies et d'arrivées dans la délivrance et l'accomplissement de soi ! Il m'a également accompagné lors de ma traversée de Gibraltar, m'a ravitaillé en Allemagne et m'a toujours encouragé lorsque je passai à ses côtés.

 

Hélas Bernard s'en est allé il y a un mois, pour toujours, je pense bien à lui aujourd'hui et j'espère soutenir Cathy dans ses projets sportifs du mieux possible à présent, c'est ce que Bernard aurait aimé je pense.

Repose en paix Bernard Marco.

17/12/2012

Un bain au profit des "Restos du Coeur"

Voici des baigneurs prêts à profiter d'un bain de mer à 13°C en plein mois de décembre sur la plage de Carnon. 

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12/11/2012

J'ai testé : la montre Pool-Mate de Swimovate

Il s’agit d’une montre qui offre des fonctions spécifiques pour la natation en plus des fonctionalités habituelles comme donner l'heure, chronométrer et éclairer l'écran.

Elle a déjà fait ses preuves en piscine en apportant une aide précieuse à ceux qui souhaitent améliorer leurs performances. Elle permet de mesurer toutes les données des séances d'entraînement (durée de la séance, longueurs de bassins, énergie dépensée, fréquence des passages de bras…) par des capteurs qui détectent et enregistrent automatiquement les mouvements de bras du nageur.

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Mais pour ma part, j’ai voulu voir ce que cela pouvait donner en eau libre bien que la notice mentionnait qu’elle ne peut s’utiliser dans ce milieu. Afin de me familiariser avec les différents menus du compteur et les abréviations utilisées (une notice en français est fournie avec le compteur) j’ai d’abord fait une séance en piscine, avant d’aller le tester dans mon bassin d’entraînement perso : la Méditerranée.

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Avant de s’élancer, il faut rentrer quelques données : si la montre est portée à la main droite ou gauche, le poids du nageur et la longueur de la « piscine ». Evidemment en eau libre mes longueurs de bassin dépassent celles des piscines. Mais cette montre peut enregistrer une piscine allant jusqu’à 255m. J’ai donc repéré sur mon lieu d’entraînement 255m entre 2 digues et déposé des bouées de repères.

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Une fois les quelques éléments de configuration saisis, j'ai testé ce compteur pendant les vacances de Toussaint à Palavas dans une eau à 13°C. Le programme de ma séance était de décomposer mes longueurs afin de voir comment le compteur réagissait, car autre avantage, il est possible de le mettre sur pause lorsque le nageur est à l'arrêt. Chaque série d'une séance peut être enregistrée séparément ce qui permet ensuite d'analyser finement la vitesse maximale, la fréquence, etc…

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Voici le résultat d’une de mes séances d’entraînement : 6 allers-retours (510 m) progressifs, récupération 15’’

Voici les données récupérées après ma séance :

Sur la montre :

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Sur l’ordi :

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On constate sur cette vue :

En haut à droite les données des séries dans l’entraînement.

Sur le graphique du bas, pour chaque séries : la durée en orange, la distance en bleu, la moyenne des mouvements de bras, la vitesse, la distance par cycle et la fréquence gestuelle, l’efficacité et les calories brûlées en vert (qui me paraît ne correspondre qu’à un rapport poids / distance et non à ce que j’ai vraiment dépensé)  

 

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Pour l’eau libre, l'idéal serait une montre qui au lieu d’utiliser la distance d’un bassin (10m à 255m) utiliserait un GPS pour calculer la distance parcourue. Peut-être un nouveau modèle en perspective…

Plus d'informations et vente en ligne : poolmate.fr

03/11/2012

L'ISHOF SaferSwimmer Float : une sécurité pour les entraînements en eau libre

bouée.jpgLe "SaferSwimmer Float" est une bouée spécialement conçue pour fournir une sécurité au nageur en eau libre. Sans nuire à la performance, cette bouée utilisée lors des entraînements, a 3 fonctions importantes :

1) Elle vous rend visible des plaisanciers, Jet-skis, Kite surfeurs, et tout autre danger potentiel lorsque l'on s'entraîne...

2) Elle peut être utilisée comme un dispositif de flottaison lorsque vous en avez besoin : dans le cas de crampes, d'étourdissements ou de blessures. Elle peut aussi servir à sauver les autres s'ils sont en difficulté.

3) Elle peut contenir des petites affaires (serviette, clés de voiture, Tong,...) pour permettre au nageur de sortir de l'eau à tout moment.

En cas d'un accident plus grave, hypothermie, malaise, accident vasculaire cérébrale ou crise cardiaque, un observateur qui ne voit plus la bouée bouger peu lancer l'alerte.

Cette bouée ne me quite plus lors de mes entraînements en milieu naturel, surtout l'hiver !

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Elle existe en 2 tailles. Si vous désirez vous en procurer une, voici le lien : "SaferSwimmer Float

31/08/2012

Journal "20 Minutes" Montpellier, 31 août 2012

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